Le numérique, un réel allié pour l’innovation sociétale

En moins d’une décennie, les nouvelles solutions numériques ont bouleversé les usages et les comportements, impactant profondément jusqu’aux racines mêmes de certains modèles socio-économiques pourtant solidement établis. Plus encore qu’une simple modification des propositions de valeurs, ce sont les notions même de lien et de conception de l’Homme qui sont questionnées. La conduite du changement exige donc d’être à la hauteur des enjeux adressés.

Un cheminement plus long qu’il n’y paraît

Depuis 12 ans, Le RAMEAU observe la manière dont le numérique impacte l’innovation sociétale. Comme aime à le souligner Frédéric Bardeau, président et fondateur de Simplon,  » la numérique est à la fois le poison et le remède ». C’est en effet ce que notre laboratoire de recherche empirique sur la co-construction du bien commun a pu analyser. Même si les risques ont été à la fois identifiés et modélisés [2] , il est incontestable que le numérique offre aussi des moyens nouveaux de réduire les fragilités et de faire émerger de nouveaux moteurs de croissance et d’emploi. Si les enjeux numériques n’apparaissent pas dans les priorités des citoyens, des maires, des dirigeants d’entreprises et des responsables associatifs [3], c’est sans doute parce que la pédagogie reste encore à faire.

C’est cette étape de mi-chemin qu’a voulu marquer Le RAMEAU en mettant en ligne le centre de ressources « Numérique & Innovation sociétale ». Il y retrace le chemin parcouru depuis une décennie.

Conserver le récit du parcours

Ce nouveau centre de ressources numériques s’inscrit comme l’un des 3 leviers de transformation que souhaite mettre en avant Le RAMEAU en 2018. Après avoir souligné l’urgence d’une nouvelle méthode, fondée sur la co-construction, au travers du centre de ressources « Co-construction du bien commun », mis en ligne en janvier, celui de ce mois-ci sur le numérique précède celui qui sera mis en ligne en fin d’année sur l’innovation sociétale. Aussi, après avoir mis en avant l’enjeu politique de promouvoir la co-construction, et avant d’en donner les modalités stratégiques au travers du mouvement d’innovation sociétale, Le RAMEAU souhaite rappeler l’importance de maîtriser les outils innovants qui contribuent à faire émerger des réponses à la hauteur de nos défis collectifs. Le numérique est sans aucun doute l’un des plus puissants pour aider à déployer les solutions pertinentes. Comme pour tous les outils, encore faut-il qu’il soit utilisé avec perspicacité. Pour cela, un retour en arrière sur le cheminement des 12 dernières années sur les usages du numérique au service de l’innovation sociétale n’est pas inutile.

Retrouvez l’intégralité de cet article sur Carenews


Consultez également :

  • Les réseaux sociaux comme Think tank numérique et laboratoires d’idées novatrices [ici]
  • Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité » [ici]
  • L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ? [ici]

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Métiers de la communication : « nous sommes passés dans le temps de la conversation » (MC Lanne )

Marie-Christine Lanne participe activement à la réflexion sur la transformation de son métier. Pour la directrice de la communication, de l’influence et des engagements sociétaux de Generali France, les contenus changent la donne.

(…) Certaines marques conservent un point de vue hégémonique : je parle de ma marque, de moi, de mes équipes, de mes produits. Cela ne créé aucun engagement. Si on fait le parallèle avec la vie de tous les jours, la « morale » relationnelle, c’est d’être avec les autres, de s’intéresser à eux, de trouver un espace d’intérêt commun… pas de se placer au centre de la conversation. Il ne faut pas oublier que communication signifie mettre en commun.

Pourquoi cette crainte de sortir du discours de marque ?
Certains DirCom craignent qu’en parlant d’autre chose, il n’y ait pas d’attribution à la marque. Certes, c’est un travail de plus longue haleine.
Sur mes réseaux, ce n’est pas quand je parle de Generali que j’ai le plus d’engagement, c’est quand je parle des risques, de la RSE, du digital. Ces sujets sont au cœur des politiques de Generali mais vont bien au-delà pour toucher à l’intérêt général. Vous intéressez si vous parlez d’autre chose que de vous-même.
L’assurance, de prime abord, c’est un thème peu attractif. Mais, si je parle des niveaux de risque dans la société, de leur impact dans le quotidien, cela touche aux mêmes sujets vu d’un angle différent et cela intéresse davantage les gens. Prenons l’exemple du climat, un sujet qui m’est cher, si tout le monde a un comportement plus responsable, si on émet moins de CO2, il y aura moins d’ouragans tels qu’Irma pour les habitants de Saint Martin ou de tempêtes Xynthia pour ceux de La Rochelle. C’est une façon d’aborder l’assurance par la question des risques. Or dans le monde d’aujourd’hui, les risques sont de plus en plus globaux et systémiques.
Aujourd’hui, la marque doit s’interroger sur sa raison d’être : pourquoi j’existe, quelle est ma création de valeur sociétale au-delà de mon activité commerciale. La marque Patagonia, par exemple, parle de sa vision d’un monde plus responsable à partir des méthodes de fabrication de ses vêtements.
De mon point de vue, il faut 60 à 70% de sujets d’intérêt général et le reste sur la marque. Il faut que la marque soit présente, mais pas omniprésente. Il faut être « intéressant avant d’être intéressé » pour créer de l’engagement.

 

Retrouvez l’intégralité de cet article sur Content-First.fr


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L’Université Paris-Saclay agit pour l’égalité femmes-hommes

Cette année, l’enjeu est de travailler en lien avec les étudiant.e.s et associations d’étudiant.e.s sur une thématique susceptible de mobiliser cette population : le sexisme ordinaire, que Brigitte Grésy définit, dans son Petit Traité contre le sexisme ordinaire, comme « des stéréotypes et des représentations collectives qui se traduisent par des mots, des gestes, des comportements ou des actes qui excluent, marginalisent ou infériorisent les femmes ».

Le sexisme ordinaire vu par Catel. Université Paris Sacaly (Catel)

Le dessin pour débusquer le sexisme ordinaire

La dessinatrice Catel a créé, en collaboration avec la Mission Égalité – Diversité – Handicap de l’Université Paris-Saclay, une exposition originale à partir de témoignages d’étudiant.e.s. Elle a ainsi mis en image des situations de sexisme ordinaire, dans les différents champs de la vie personnelle, académique et professionnelle. Cette exposition permet de débusquer, comprendre et combattre les mille et un traits du sexisme ordinaire à travers des situations vécues. Une sensibilisation pour réfléchir aux raisons de la reproduction des inégalités femmes-hommes et œuvrer ensemble pour les réduire.

 

Lire l’intégralité de cet article dans The conversation (7 mars 2017)

Pourquoi évaluer la perception des discriminations à l’université ?

Dans le cadre de leurs activités d’enseignement et de recherche, les universités s’intéressent aux discriminations à travers de nombreuses disciplines, du droit à la gestion, en passant par l’économie ou les sciences humaines et sociales. Des expériences démontrent l’effet délétère de ces comportements, mais aussi la facilité avec laquelle chacun peut en être le protagoniste. Les évaluer, c’est tout d’abord se donner les moyens d’en réduire l’expression et les effets.

Documentaire « La leçon de discrimination » (Radio Canada, 2006) dans le préambule de la ressource en ligne « Discrimination et gestion de l’égalité et la diversité »

La politique de prévention et d’alerte à l’égard du harcèlement sexuel a été réaffirmée par la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dès le 4 décembre 2017 en demandant aux établissements en retard sur ce programme de « mettre en place un dispositif d’écoute et d’alerte au sein de chaque établissement et organisme pour aider à repérer le harcèlement sexuel. »

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

La RSE, un outil pour se développer à l’international

S’intéresser aux politiques de RSE, c’est bien sûr regarder comment les entreprises tiennent compte de leurs parties prenantes, externes notamment. Ainsi, dans le cadre de leurs activités sur le territoire national, les médias font parties des principales parties prenantes que les entreprises françaises choient, la dimension de communication étant encore significative. A l’international, ce n’est pas le cas : l’orientation est clairement business. Les clients sont considérés comme étant le groupe de parties prenantes le plus influent dans le développement économique de l’entreprise devant les pouvoirs publics, les investisseurs, les institutions internationales et la société civile.

En Europe, les questions liées à l’environnement, à l’égalité hommes-femmes, au handicap, à l’innovation, et à l’insertion professionnelle sont mises en avant. En Amérique latine ou en Afrique, le respect des droits de l’homme et les droits du travail sont plus souvent cités. De manière générale, la question du « licence to operate », de plus en plus comprise comme la capacité à se faire accepter par les parties prenantes locales, est essentielle.

« Innover pour le progrès social »

Limités jusqu’à présent aux grands groupes (Danone, Véolia, Orange, Essilor pour citer quelques exemples connus), ces nouveaux modes de développement se multiplient dans les pays émergents. 80% des entreprises pratiquant le social business indiquent en faire notamment par le biais du financement (ou la participation financière) de projets avec des associations ou des entrepreneurs. L’enjeu pour les entreprises est d’être très clair sur l’objet de cette participation : il ne s’agit pas de simples dons ou de mécénat mais bien d’une logique de développement commercial associant des pratiques de RSE. A terme, cet investissement sociétal doit permettre un développement économique pérenne au niveau local.

La maturité sur la question de la RSE et du développement international dispose encore d’une marge de progrès.

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Ferme pédagogique de Gabès : Agroécologie au service des handicapés

Tunisie : À la découverte de la ferme pédagogique de Gabès, un projet se sensibilisation à la préservation de la biodiversité et d’insertion socio-économique de personnes en situation de handicap grâce à l’agroécologie et à l’écotourisme.

Le projet «Emplois verts» est financé par l’Union européenne dans le cadre du PGE Gabès, à hauteur de 300.000€, et mis en œuvre par Handicap International, l’Union tunisienne d’aide aux déficients mentaux de Gabès (UTAIM), et l’Agence tunisienne de l’emploi et du travail indépendant (Aneti), sur une période de 24 mois (28/09/2016-27/09/2018).

Le développement durable, c’est aussi aider les plus vulnérables à trouver leur place dans la société.

L’impact le plus important est sans doute l’autonomisation des jeunes handicapés. «Travailler avec eux est très enrichissant. Ils ont tellement à nous apprendre et font preuve d’une motivation sans faille, bien supérieure à celle des “valides”. Ils prennent chaque tâche comme un défi», souligne Marwa Kaabi, qui gère le projet pour l’UTAIM.

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Marketing RH… des algorithmes et des hommes

Des algorithmes et des hommes, quel avenir pour le recrutement  ?

Par cette question, Mickaël Cabrol, CEO fondateur d’Easyrecrue, oppose intelligence artificielle et marché du recrutement traditionnel.  L’algorithme va-t-il concurrencer le RH, le recruteur : simplification des embauches, mise en concurrence des entreprises au profit des profils recherchés ? Stupeur et tremblements...

 

Notre avis.

La prise en compte des soft skills pour un matching de candidats est déjà opérante (Est-elle toutefois opérationnelle et répond-elle aux critères exprimés par l’entreprise ?).

Apporter au recruteur des outils objectifs « d’aides à la décision par le sens » (1) est irrémédiablement une richesse opérationnelle. Cette démarche ne sera efficiente que si le profil de poste est correctement décrit et convenu entre les parties prenantes (recruteur, RH, direction opérationnelle…).  Utiliser les ressources d’une machine, d’une intelligence artificielle, d’un algorithme porte l’objectivité d’un résultat, d’un « tri ». La décision finale revient au décideur… l’homme reste toujours le gardien du sens.

(1) Lire : L’écrit … révélateur de compétences !?

 

Extraits de l’article

Ces perspectives, au lieu de la scléroser, doivent stimuler la réflexion critique sur l’avenir du recrutement, et notamment sur l’avenir de la part humaine qui s’y applique. Demain, l’algorithme sera-t-il roi ? Les recruteurs sont-ils pour autant enclin à disparaître ? À défaut d’y voir clair, tâchons de penser juste.

Une première remarque, en forme de paradoxe : à l’heure même où l’automatisation fait craindre un net recul de l’intervention humaine dans les processus de recrutement, les entreprises misent de plus en plus sur les compétences humaines des candidats, voyant dans les soft skills un critère de différenciation efficace. En d’autres termes, il y aurait d’un côté l’intelligence artificielle qui viendrait se substituer aux têtes chercheuses du recrutement ; et de l’autre, l’intelligence émotionnelle, permettant de distinguer les vrais talents des bêtes de concours.

Ce qui change, donc, avec les perspectives ouvertes par le recrutement dit « prédictif », ce n’est pas vraiment la capacité d’anticipation elle-même ; c’est la vitesse de calcul d’une adéquation possible, d’un matching a priori. On pourra ainsi établir en un temps record une short list des meilleurs talents possibles pour un poste donné.

L’intervention in fine d’une subjectivité positive, d’une sensibilité corrigée par l’expérience, demeure une nécessité. Le feeling incarne la part irréductible de la fonction de recruteur.

…l’automatisation laissera plus de place aux soft skills des candidats et des recruteurs. L’avenir du recrutement sera humain, ou ne sera pas.

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Aidant.e.s/accompagnant.e.s, mais qui êtes-vous ?

Aidants, aidantes, accompagnants ou accompagnantes : «personnes qui viennent en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne».

Parmi eux, 58 % sont des femmes et 51 % sont des actifs. Que nous soyons enfants, parents, grands-parents, conjoints, amis, voisins, nous sommes tous concernés. La seule question qui se pose à nous, tient en un seul mot : « Quand ? » le serons-nous vraiment.

Il existe en France 11 millions d’aidants familiaux qui accompagnent un proche. Ce chiffre est proprement hallucinant. Il signifie que, au moins un Français sur six soutient au quotidien un parent, un enfant ou un proche en situation de dépendance.

C’est une situation que dans la plus grande majorité des cas on ne choisit pas. Et cela peut s’avérer être un piège inextricable…

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Lire également :  Les personnes âgées, … un précieux nœud de réseau !

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La « réparabilité », pilier de l’économie circulaire

Parmi les mesures annoncées par le gouvernement pour réduire les volumes de déchets, figure la création d’un « indice de réparabilité » des produits de consommation courante. A rebours du « tout jetable« , une économie du solide et du durable est de retour.

Les conclusions de l’étude, menée par le Conseil économique et social européen en 2016,  montrent que cette information [étiquettes de durée de vie des appareils] a bien une influence sur la décision d’achat des articles choisis à l’exception des TV. Ainsi, sur les lave-linge, 90% de l’échantillon s’est déclaré prêt à payer 102 euros de plus pour un appareil de la gamme de 300 à 500 euros assurant une durée de vie supérieure de deux ans. Autre enseignement de l’étude qui devrait rassurer les industriels : les produits à plus longue vie verraient leurs ventes augmenter de 56% en moyenne.

Une dynamique liée au « bon sens » et à l’engagement sociétal. La prolongation de la durée de vie passe aussi par la réutilisation. Vieux métier: Emmaüs est un des prolongateurs du métier centenaire de chiffonnier. Le secteur de la réparation/réutilisation se dynamise. Il est clé de le soutenir pour entrer dans une économie vraiment circulaire.

Et de citer… Recommerce, Spareka

Out l’obsolescence programmée ! Finis les objets à durée de vie courte et programmée par le constructeur ! Bonjour à une société basée sur la solidité des objets et sur leur durée de vie. C’est en tout cas l’objectif programmé du Premier ministre Edouard Philippe lors de la remise de sa « feuille de route économie circulaire ». Il semble que le gouvernement suive l’air du temps. Ainsi, l’affichage de la durée de vie du produit devrait séduire les consommateurs…

Lire l’intégralité de l’article sur sciencesetavenir.fr

 


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Les salariés de Danone deviennent coactionnaires

capture d’écran – Europe1

C’est une initiative inédite. Le Français Danone, l’un des leaders mondiaux des produits laitiers, va offrir à chacun de ses salariés une action du groupe. Une démarche qui vise à intégrer davantage les employés dans le processus de restructuration de l’entreprise à l’horizon 2030. Ce sont ainsi plus de 100.000 salariés qui vont devenir co-actionnaires et co-décisionnaires de Danone. « C’est beaucoup plus que symbolique, ça donne du sens. L’opposition entre le social et l’économique a mis le monde à l’envers« , commente ainsi vendredi matin Emmanuel Faber, le PDG du groupe, invité de la matinale d’Europe 1.

Une autre vision du capitalisme. « La société se sent  sous la contrainte de l’économie, qui se sent sous la contrainte de la finance, alors que la finance devrait servir l’économie et l’économie la société« , développe le dirigent pour justifier sa vision. « Le capitalisme, tel qu’il est écrit dans les manuels, et tel qu’il est guidé par la finance aujourd’hui, n’est pas tenable. Nous, on construit une entreprise dans l’horizon court, moyen et long« , assure-t-il.

source : europe1.fr


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