SocGen, une communication leader sectorielle à étayer (part 1/4)

1- Objet

Face à l’Environnement normatif & référentiels, législatif (GRI, Grenelle II, Agenda 2030 … SA8000, séries ISO14000, ISO26000…), au Décret relatif aux obligations de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale, aux obligations de reporting sociétal pour les Entreprises cotées et extension aux entreprises de +500 salariés…

Une communication renforcée, lisible et accessible est dorénavant attendue et observée par les différentes parties prenantes (actionnaires et agences de notation, salariés, société civile, ONG…).  Le pouvoir des Parties prenantes et de la Société prend ascendance sur la réputation de l’entreprise.

Aussi, votre communication…

  • rend-elle compte de votre posture sociétale ?
  • est-elle en ligne avec les lignes directrices des normes et/ou référentiels adoptés ?
  • décrit-elle les bénéfices opérationnels de votre engagement en matière de responsabilité sociétale ?
  • comprend-elle la formalisation des mécanismes de votre gouvernance ?
  • concerne-t-elle vos réponses aux attentes des parties prenantes ?
  • informe-t-elle sur les impacts de vos activités ?

 

La question devient … « comment caractériser vos contenus ? » Pour y répondre LOG’ins Consultants propose 3 niveaux d’indicateurs… ESS, SIM, Expert.

La cotation ESS de LOG’ins Consultants positionne SOCIETE GENERALE  dans le groupe leader de son panel de 15 entreprises cotées sur le marché EURONEXT.  Sa position varie selon les années.


2- Notre méthodologie

Notre méthode consiste à indexer votre corpus (rapport, normes, communiqué …) par retraitement avec un système expert, à extraire les données linguistiques, à pré-qualifier logiquement les données extraites puis à les sur-qualifier en sollicitant  l’appui d’experts sociétaux, à établir et livrer des indicateurs opérationnels et à documenter les livrables.

Tout document est l’union lexicale de milliers de mots et/ou d’expressions (mots composés, juxtaposition de mots, verbatim). Leur regroupement par niveau de sens/lignée de sens (lexical ou sémantique) permet de créer une arborescence (taxonomie linguistique ou sémantique) au titre de « référentiel ».  Chaque lignée de sens est qualifiée, notée, cotée.

Il est donc possible de générer un référentiel (un scenario) pour une thématique donnée : écologie, management, handicap,  mécénat, gouvernance…

LOG’ins Consultants s’est donc dotée d’un référentiel sémantique ISO 26000, regroupant les expressions clés de la norme, et de référentiels thématiques.

Par comparaison à une ou n normes, cet outillage permet
– de coter/positionner les écrits d’une organisation par rapport ceux de sa concurrence ;
– d’en explorer finement le contenu à des fins de mise en avant-miroir.

 

3- L’enrichissement des référentiels sémantiques

La particularité de notre approche méthodologique est de pouvoir enrichir les branches des scénarii, en y insérant des expressions dites voisines (de sens voisin). Par exemple : la norme ISO26000 porte attention à la loyauté des pratiques (l’une des 7 questions centrales). Dans cet agrégat terminologique, on y associera « concurrence loyale », « concurrence déloyale », voire « lutte contre la corruption ». Selon la cotation et/ou la pertinence sociétale de cette expression, l’arbre des lignées de sens s’en trouvera abondant et fécond en terme de communication et d’affirmation des engagements pris.

 

4- Le corpus SOCGEN

Nous nous sommes intéressés aux différents documents de référence (DDR), déposés annuellement auprès de l’AMF (Autorités des Marchés Financiers) et rendus accessibles via sa plate-forme en ligne.

Ces documents concernent les années fiscales 2013 (DDR 2014) à 2018 (DDR 2019). Notre analyse porte sur les pages dédiées à la RSE, RESPONSABILITÉ SOCIALE D’ENTREPRISE, telle que mentionnée dans les documents (pages « Sommaire ») et accessibles au chapitre lié à « la déclaration consolidée de performance extra-financière ».

 

5- Volumétrie du corpus

Depuis 2013, le nombre de pages globales des DDR est en augmentation (486p vs 568p pour 2019). On notera toutefois un « pic » en 2015 (573p).

La progression du nombre de pages RSE est également observée, mais une baisse est constatée pour 2019. Pourquoi ?

(c) LOG’ins Consultants

 

Toutefois, la densité lexicale (nombre de mots par page), révélatrice de la richesse du contenu, est en constante augmentation.

Commentaire : on observe, en moyenne, une constante évolution du nombre de pages des documents de références, quelque soient les secteurs d’activités. 

(c) LOG’ins Consultants

 

6- Cotation « SIM »

Le Groupe SOCIETE GENERALE est identifié par le code 641 dans la nomenclature d’activités française NAF.

La cotation ESS de LOG’ins Consultants positionne SOCIETE GENERALE  dans le groupe leader de son panel de 15 entreprises cotées sur le marché EURONEXT.  Sa position varie selon les années. A l’analyse de notre baromètre SIM, les scores présentent des fluctuations, non observées chez ses « concurrents » identifiés par le même code NAF.

 

(c) LOG’ins Consultants

 

On notera 2 scores en baisse : DDR 2017 (fiscale 2016) et DDR 2019 (fiscal 2018).

Notre baromètre SIM révèle des scores fluctuants d’année en année, non observés chez ses « concurrents » identifiés par le même code NAF 6419Z

 

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-SQ

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L’Éthiopie plante 350 millions d’arbres en un jour

Ethiopia and FAO accelerate implementation of Great Green Wall Initiative

L’Éthiopie a annoncé avoir planté plus de 350 millions d’arbres en l’espace d’un jour. Un nouveau record établi dans le cadre d’un programme ambitieux visant à mettre en terre au cours des prochains mois 4 milliards d’arbres pour lutter contre la déforestation et le changement climatique.

Si l’Ethiopie recèle des écosystèmes et une biodiversité très riches, elle a perdu une grande partie de sa végétation. On estime qu’au XXe siècle, la couverture forestière représentait environ 35% de la surface du pays. Ce chiffre est aujourd’hui tombé à environ 12% selon les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

photo: @PMEthiopia

C’est pour combattre la dégradation des écosystèmes que le gouvernement éthiopien a lancé sa vaste initiative de reforestation « Green Legacy » qui doit avoir lieu avant la saison des pluies, soit d’ici le mois de septembre prochain. Le 29 juillet dernier, se tenait ainsi la première opération d’envergure. L’objectif était d’atteindre les 200 millions d’arbres plantés en 12 heures, mais les chiffres auraient dépassé les attentes.

Sources : geo.frfao.org

Les grandes entreprises consomment de plus en plus d’eau…

Malgré les risques de stress hydrique, les grandes entreprises consomment de plus en plus d’eau… titre une publication de Novethic.

Prélèvements en eau des entreprises (en bleu : nombre d’entreprises ayant des objectifs de réduction / en orange : nombre d’entreprises réalisant un reporting sur leurs prélèvements)
Source : CDP 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’accès à l’eau est un enjeu mondial majeur pour les populations, que ce soit en termes de santé, d’alimentation ou de lutte contre les inégalités. Il s’agit de l’un des 17 objectifs considérés comme prioritaires (ODD) pour permettre un développement durable au niveau mondial selon l’ONU. C’est aussi une ressource primordiale pour l’économie. Aujourd’hui, 70 % des prélèvements mondiaux en eau proviennent des chaînes d’approvisionnement agricoles et 19 % de l’industrie.

Dans ce cadre, les grandes entreprises doivent faire le grand écart entre l’utilisation d’une ressource qui leur est indispensable pour leur production et/ou leurs produits et sa nécessaire préservation. Une quadrature du cercle si l’on en croit la dernière étude du CDP (1), publiée ce 22 mars à l’occasion de la journée mondiale de l’eau.

 

Tags : #DocDeRef #CDP #ClimateChange #ChangementClimatique #Sécheresse

Sécheresse et ‘guerre des barrages’

Les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie divergent sur la place à donner aux retenues d’eau. Le premier prône une relance des projets, au point mort depuis le drame de Sivens. Le second, qui s’est donné pour premier objectif d’économiser la ressource, ne l’envisage qu’au compte-gouttes.

Les retenues d’eau ont un rôle à jouer dans la préservation et la répartition de la ressource, mais elles ne sauraient être « la panacée », selon Emmanuelle Wargon, la secrétaire d’Etat à la Transition écologique.

(…) il y a quelques jours au Sénat qu’une instruction venait d’être envoyée dans tous les départements « pour autoriser la construction de retenues d’eau multi-usages qui doivent permettre l’irrigation de l’agriculture ».

Source : lesechos

Le pouvoir du collectif

Extrait de l’un de mes articles publiés sur la plateforme de Cqfd Cadres78

Si l’entreprise veut conserver son leadership et/ou se développer, elle doit endosser pleinement son rôle de vecteur de la transformation (managériale, digitale, comportementale), notamment via la mise en place d’une culture de l’innovation et de la reconnaissance de l’intelligence collective. La transformation des entreprises est une aventure collective [Manpowergroup.fr], culturelle et sociétale. Le management évolue profondément, la génération Z imposant un renouveau du management.

En partage, je vous invite à parcourir 2 articles sur l’intelligence collective

Extraits

Parce qu’un être seul, même brillant, ne peut être plus intelligent qu’un groupe d’individus.

Plusieurs études, et notamment les recherches d’une équipe de Carnegie-Mellon et du MIT, ont démontré que le QI d’un groupe dépendait plus de la qualité des relations et des connexions entre ses membres que de la hauteur des QI individuels. Cela remet directement en cause un certain nombre d’idées reçues à la base des critères de sélection et de promotion des leaders au sein de nombreuses grandes organisations. Le pouvoir du collectif et sa capacité à résoudre des problèmes complexes ou des situations de crise dépendraient ainsi de la confiance et des liens créés entre chacun, de la fluidité et de la qualité de la communication, de la capacité de tous à apprendre de l’autre et à interagir entre pairs dans le respect et le dialogue.

(…)

Dès lors, savoir laisser chacun exprimer son talent, ses idées et donner le meilleur de lui-même pour la réussite du projet demande de déconstruire un certain nombre d’idées reçues sur ce qui « fait » un leader.

(…)

L’intelligence collective, c’est à dire l’addition des compétences de chaque collaborateur, et non pas une sorte de résurgence d’un bon sens collectif, est un levier d’efficacité opérationnelle sans pareil. L’intelligence collective, ce n’est pas un concept abstrait, c’est une mutualisation ordonnée, structurée et réfléchie. Comme toute construction, elle doit se faire avec une idée bien précise de finalité, et même de rentabilité.

Pour gagner en efficacité et en performance, rien de mieux que de parier sur le groupe. Cela implique, pour l’entreprise comme pour le salarié, de sortir de sa zone de confort et surtout, de faire primer les compétences et l’expérience sur le périmètre de poste. Un défi, certes, mais avec à la clé l’assurance de prendre l’avantage sur la concurrence.

 

… une remise en cause de son mode de fonctionnement et la volonté politique d’une conduite du changement. Comme souvent face à ces mutations, on retrouve trois types d’acteurs : ceux qui y sont hostiles, pour de bonnes ou mauvaises raisons, ceux qui en parlent, et ceux qui l’appliquent. Une chose est certaine, mettre en place ces nouvelles politiques, c’est prendre aujourd’hui un avantage qui sera décisif demain.

Société générale et achats responsables : déploiement d’un plan de vigilance

Le Groupe Société générale affirme ses Politiques et outils de gestion des risques

« Le plan de vigilance a été préparé par les Directions de la Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE), des Ressources Humaines (RH) et des Achats, en association avec la Direction juridique, les représentants de la Direction de la Conformité, du programme Culture & Conduite, de la Direction de la Sécurité.

(…) Le premier plan de vigilance du Groupe a été présenté aux organisations syndicales représentatives en France en 2018 ainsi qu’à des parties prenantes externes dans le cadre d’ initiatives de place. »

Extrait Document de référence 2019

#DocdeRef

Réfuter une rumeur ou la loi de Brandolini

Cette « loi », énoncée pour la première fois en 2013 par un informaticien italien, stipule que la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter une idiotie est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour la produire. C’est une sorte de principe d’asymétrie dans l’argumentation : répandre une rumeur ou affirmer un fait sans preuve est rapide, surtout à l’ère d’Internet. Mais la réfutation nécessite beaucoup de temps, dix fois plus selon cette « loi » de Brandolini.

(…) parce que bien souvent les informations propagées sont accusatrices et alarmistes, celui qui essaie d’apporter un peu de bon sens et de fournir des faits vérifiables est souvent soupçonné d’être à la botte d’un lobby, de vouloir minimiser une souffrance ou d’étouffer un scandale. Le monde des rumeurs et des fausses informations est souvent binaire : le vrai, le bon et le juste seraient dans le même camp.

 

Source : Science & pseudo-sciences

RSE en open source : les entreprises se mettent à nu

Laisser libre accès aux données brutes d’une entreprise concernant l’emploi des femmes ou l’impact environnemental de ses activités, c’est la nouvelle tendance. S’y mettent des sociétés publiques comme la SNCF, des industriels comme Vallourec, des banques et des assureurs. Cette transparence poussée à l’extrême vise améliorer le dialogue avec les parties prenantes et à accroître l’attractivité et l’innovation.
Source : Novethic

Appro : les entreprises françaises frileuses sur leur « devoir de vigilance » ?

Soja et déforestation : quelle est la vigilance des entreprises françaises sur leur approvisionnement ? Deux ans après le vote d’une loi pourtant contraignante dans l’Hexagone, trois associations écologistes font un bilan très négatif des efforts accomplis.

Au Paraguay, les champs de soja grignotent la forêt. Jim Wickens/Ecostorm/2017

Le soja est négligé par les entreprises françaises pourtant soumises à un devoir de vigilance sur leur approvisionnement direct ou indirect depuis deux ans. Les ONG France Nature Environnement, Mighty Earth et Sherpa ont adressé un questionnaire à 20 groupes français identifiés comme les plus gros utilisateurs de soja, dans les secteurs de l’alimentation animale, de la viande, des produits laitiers, de la restauration collective et de la grande distribution.

Trois seulement sont en voie d’acquisition d’un plan : Bel et Danone (produits laitiers), et Carrefour (grande distribution).

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Devoir de vigilance : un long combat porté par le CCFD-Terre Solidaire et la société civile

L’adoption de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales le 27 mars 2017 est le fruit d’un long combat porté par le CCFD-Terre Solidaire avec la société civile, et des politiques engagés. Retour sur l’histoire de cette loi hors du commun.

(…) comment mettre au cœur de l’agenda politique la question des violations commises par les grandes entreprises et la reconnaissance des victimes dans les pays en développement ? L’idée d’un front uni de la société civile s’impose. Elle naît des réseaux dans lesquels le CCFD-Terre Solidaire est impliqué, comme le Forum citoyen pour la responsabilité sociale des entreprises [1] coordonné par l’association. « On n’aurait jamais réussi sans le travail en coalition », affirme Antonio Manganella.

La thématique est portée pour la première fois comme proposition politique du CCFD-Terre Solidaire lors des élections européennes en 2009, dans une campagne plus large sur la Responsabilité sociale, environnementale et fiscale des entreprises. » [2]

building rana plaza, Dacca, Bangladesh, 2013

[2014] Le cabinet de Christiane Taubira, garde des Sceaux, le confirmera : la loi est l’une des « top priorités » de l’Association française des entreprises privées (Afep) et du Mouvement des entreprises de France (Medef) qui multiplient les rendez-vous au gouvernement pour la faire bloquer.

(…) En janvier 2015, EELV avec Danièle Auroi, passe à l’offensive. Le groupe minoritaire à l’Assemblée nationale inscrit la PPL à l’ordre du jour. L’idée : forcer le gouvernement à sortir du bois ! Bercy n’a désormais plus le choix. Sans surprise, le ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron, freine des quatre fers. « Cette première PPL, soutenue par l’ensemble des syndicats et partis de gauche, est beaucoup plus en phase avec ce que nous souhaitions en tant qu’ONG », explique Carole Peychaud, chargée de plaidoyer à partir de 2015. Outre la dimension de responsabilité pénale, le nombre d’entreprises captées par la loi était alors bien plus large.

(…) Le gouvernement finit par l’inscrire à l’ordre du jour du Sénat, en seconde lecture. Et le 13 octobre 2016, la PPL 2 est adoptée par le Sénat. Mais des amendements la vident totalement de sa substance.

Changement de ton

Six mois avant la fin de la mandature, une course contre la montre s’engage pour les défenseurs de la loi. Mais le remaniement ministériel et la nomination, le 30 août 2016, de Michel Sapin à la tête du ministère de l’Économie et des Finances va jouer en leur faveur. Le ministre propose aux 5 ONG motrices, rejointes par la CFDT, un face-à face inédit avec son cabinet, arbitré par le député Potier, pour élaborer une ultime version du texte. Les rencontres se déroulent à huis-clos à l’Assemblée nationale.

(…) La PPL sur le devoir de vigilance est définitivement adoptée le 27 mars 2017.

Si la loi française est désormais citée comme modèle dans beaucoup de pays européens, dont certains tentent de faire évoluer leur cadre législatif comme la Suisse ou l’Espagne, elle fait aussi figure d’exemple au niveau international, dans le processus actuel d’un traité à l’échelle onusienne [4]. Un combat auquel contribuent le CCFD-Terre Solidaire et ses alliés. Cette loi inédite, « c’est la victoire d’une initiative « 100 % ONG » », salue Dominique Potier.


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-Si

Source : CCFD-Terre Solidaire


[1Lieu d’échanges et d’expertise, d’expression publique et de plaidoyer sur toutes les questions relatives à la responsabilité sociale, environnementale et sociétale des entreprises, créé en 2004.

[2Hold-up international, pour que l’Europe régule ses multinationales », menée conjointement avec Oxfam France-Agir.

[4Traité international contraignant sur les sociétés transnationales et autres entreprises, et les droits humains.

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