Métiers de la communication : « nous sommes passés dans le temps de la conversation » (MC Lanne )

Marie-Christine Lanne participe activement à la réflexion sur la transformation de son métier. Pour la directrice de la communication, de l’influence et des engagements sociétaux de Generali France, les contenus changent la donne.

(…) Certaines marques conservent un point de vue hégémonique : je parle de ma marque, de moi, de mes équipes, de mes produits. Cela ne créé aucun engagement. Si on fait le parallèle avec la vie de tous les jours, la « morale » relationnelle, c’est d’être avec les autres, de s’intéresser à eux, de trouver un espace d’intérêt commun… pas de se placer au centre de la conversation. Il ne faut pas oublier que communication signifie mettre en commun.

Pourquoi cette crainte de sortir du discours de marque ?
Certains DirCom craignent qu’en parlant d’autre chose, il n’y ait pas d’attribution à la marque. Certes, c’est un travail de plus longue haleine.
Sur mes réseaux, ce n’est pas quand je parle de Generali que j’ai le plus d’engagement, c’est quand je parle des risques, de la RSE, du digital. Ces sujets sont au cœur des politiques de Generali mais vont bien au-delà pour toucher à l’intérêt général. Vous intéressez si vous parlez d’autre chose que de vous-même.
L’assurance, de prime abord, c’est un thème peu attractif. Mais, si je parle des niveaux de risque dans la société, de leur impact dans le quotidien, cela touche aux mêmes sujets vu d’un angle différent et cela intéresse davantage les gens. Prenons l’exemple du climat, un sujet qui m’est cher, si tout le monde a un comportement plus responsable, si on émet moins de CO2, il y aura moins d’ouragans tels qu’Irma pour les habitants de Saint Martin ou de tempêtes Xynthia pour ceux de La Rochelle. C’est une façon d’aborder l’assurance par la question des risques. Or dans le monde d’aujourd’hui, les risques sont de plus en plus globaux et systémiques.
Aujourd’hui, la marque doit s’interroger sur sa raison d’être : pourquoi j’existe, quelle est ma création de valeur sociétale au-delà de mon activité commerciale. La marque Patagonia, par exemple, parle de sa vision d’un monde plus responsable à partir des méthodes de fabrication de ses vêtements.
De mon point de vue, il faut 60 à 70% de sujets d’intérêt général et le reste sur la marque. Il faut que la marque soit présente, mais pas omniprésente. Il faut être « intéressant avant d’être intéressé » pour créer de l’engagement.

 

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La RSE, un outil pour se développer à l’international

S’intéresser aux politiques de RSE, c’est bien sûr regarder comment les entreprises tiennent compte de leurs parties prenantes, externes notamment. Ainsi, dans le cadre de leurs activités sur le territoire national, les médias font parties des principales parties prenantes que les entreprises françaises choient, la dimension de communication étant encore significative. A l’international, ce n’est pas le cas : l’orientation est clairement business. Les clients sont considérés comme étant le groupe de parties prenantes le plus influent dans le développement économique de l’entreprise devant les pouvoirs publics, les investisseurs, les institutions internationales et la société civile.

En Europe, les questions liées à l’environnement, à l’égalité hommes-femmes, au handicap, à l’innovation, et à l’insertion professionnelle sont mises en avant. En Amérique latine ou en Afrique, le respect des droits de l’homme et les droits du travail sont plus souvent cités. De manière générale, la question du « licence to operate », de plus en plus comprise comme la capacité à se faire accepter par les parties prenantes locales, est essentielle.

« Innover pour le progrès social »

Limités jusqu’à présent aux grands groupes (Danone, Véolia, Orange, Essilor pour citer quelques exemples connus), ces nouveaux modes de développement se multiplient dans les pays émergents. 80% des entreprises pratiquant le social business indiquent en faire notamment par le biais du financement (ou la participation financière) de projets avec des associations ou des entrepreneurs. L’enjeu pour les entreprises est d’être très clair sur l’objet de cette participation : il ne s’agit pas de simples dons ou de mécénat mais bien d’une logique de développement commercial associant des pratiques de RSE. A terme, cet investissement sociétal doit permettre un développement économique pérenne au niveau local.

La maturité sur la question de la RSE et du développement international dispose encore d’une marge de progrès.

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RSE. Les Français toujours plus attentifs aux politiques des grandes entreprises…

Les Français s’intéressent plus fortement à la politique de RSE des grandes entreprises. Jusqu’à en faire un critère d’achat, selon une étude sur la RSE des grands groupes vue par les Français, réalisée par Denjean & Associés. Les Français se disent prêts à boycotter les entreprises qui auraient des pratiques sociales ou environnementales destructrices.

Premier enseignement de l’enquête : l’opinion des Français sur les grandes entreprises apparaît très fortement influencée par la politique de celles-ci en matière de responsabilité sociale et environnementale. En effet, 90% de nos compatriotes déclarent que d’une façon générale, ils apprécient plus les groupes qui ont une bonne politique de RSE que ceux qui se désintéressent de cette question!  82% sont prêts à changer d’avis…
Second enseignement de l’enquête : les Français (env 50%) s’inquiètent des nuisances infligées par les entreprises à l’écosystème… et sont plus « sévères » (env 60%) pour les actions des entreprises qui ont des impacts négatifs sur l’économie.
  • « Nos concitoyens sont révulsés par les pratiques sociales barbares »
    « Une bonne ou une mauvaise politique de RSE constitue un critère important de différenciation des grands groupes dans l’opinion publique »
  •  « Les Français rejettent en bloc le blanchiment d’argent, la corruption, les fausses factures et toutes les techniques d’évasion fiscale »

    « … »

     

Une enquête intéressante, pointant sur non seulement les effets de déviance sociétale ou d’une « mauvaise réputation », mais également sur l’opinion des salariés sur leur entreprise, les articles de presse pouvant être de nature à modifier sensiblement les opinions et/ou les comportements.

 

Distorsion entre communication corporate et attentes de la société civile.

Notre analyse des documents de référence [DDR] publiés par les groupes cotés Euronext (et accessibles sur le site de l’AMF) fait émerger les « plus disants » et/ou les « mieux disants » en matière de RSE / ISO 26000 .

  • On constatera que Bureau Véritas (DDR18) a élaboré son plan de vigilance en association avec les parties prenantes de la Société, et que les mesures se mettent progressivement en place et seront plus largement déployées au cours de l’année 2018.
  • De même,  EDF (DDR18) a fait évoluer son dispositif d’alerte éthique et conformité existant.

Parmi les préoccupations des grandes entreprises cotées, on citera (entre autres) le devoir de vigilance, le travail des enfants ou le travail forcé, les impacts sur l’environnement, la sécurité au travail,  la cartographie des risques (voir notre infographie sur les risques). Ces éléments de langage présentent une forte occurrence.

Toutefois, on regrettera que la sécurité des consommateurs, les données personnelles, la concertation avec les organisations syndicales, la consommation durable,  les impacts potentiels (externalités positives/négatives) ou les ressources renouvelables, … n’aient pas une exposition plus marquée.

L’enquête réalisée par Denjean & Associés révèle que les Français accordent une confiance de 5/10 aux campagnes de publicité ou aux informations que l’entreprise publie sur sa page Facebook.

Pourquoi les gouvernances et les politiques font-elles si peu référence aux « valeurs » de la RSE ?

Source(s) :

  • RSE, les Français toujours plus attentifs aux politiques des grands groupes (ouest france)
  • Devoir de vigilance, la difficile question de l’évaluation des tiers (usine nouvelle)

Autres articles :


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Réputation : aider les dirigeants à devenir une marque à part entière

Les médias sont aujourd’hui à la recherche d’un discours disruptif, d’une personnalité qui va incarner des valeurs et des messages. Les journalistes et blogueurs sont intéressés par les porte-paroles qui inspirent confiance et dialoguent dans la transparence. Ils doivent en effet trouver des idées d’articles, recueillir l’information nécessaire à la rédaction, rechercher ou créer des illustrations appropriées, mettre en forme avant de mettre en ligne, etc.

Deux chiffres soulignent l’importance de la réputation du dirigeant pour l’image de l’entreprise :

  • 75 % des cadres français affirment que la réputation d’un dirigeant a une influence allant de modérée à très forte sur la réputation de l’entreprise ;
  • 37 % des cadres français considèrent que l’image du dirigeant comptera encore plus dans la construction de la réputation de l’entreprise dans les années à venir.

Le rôle de dirigeant nécessite de pouvoir échanger sur tous les sujets, de partager sa vision unique d’un marché ou de convaincre de ses compétences les différents interlocuteurs, médias, clients, salariés… Aussi, cet exercice exige de se mettre en scène et de sortir du discours stéréotypé. Il peut parfois s’avérer plus difficile que prévu.

Lire l’intégralité de l’article

Les réseaux sociaux comme Think tank numérique et laboratoires d’idées novatrices

(extrait du Livre Blanc « L’accès à l’information et aux Réseaux Sociaux rend-il plus innovant.e ? »… propulsé par Alban Jarry, spécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication et de l’influence).

Qu’entend-on par innovation ? Sémantiquement parlant, trois termes évoquent le concept : le changement, la transformation et la nouveauté. Tous les domaines d’activités sont concernés. On parlera d’innovation technologique, industrielle, sociale, sociétale, managériale, organisationnelle, agricole, énergétique, écologique… Pour l’entreprise, une démarche d’innovation permanente, continue, progressive s’inscrit dans un plan stratégique de développement économique.

L’innovation désigne l’action induite par le fait de ne pas être satisfait d’une situation, d’un usage, d’un contexte; ou bien le souhait de changer, le besoin de transformer comme le renouvellement des pratiques. La recherche d’une alternative à un échec, un blocage, un frein… peut également en être un déclencheur. L’observation d’un environnement ou d’un écosystème peut conduire à générer une idée, une vision, une expérimentation pour une application opérationnelle (bio mimétisme, par exemple). Individus, groupe d’individus, parties prenantes sont les moteurs et animateurs de la transformation.

L’innovation représente également le résultat de l’action. Signe d’une évolution, elle devient donc partageable, partagée, diffusée, généralisée. Si la Société se l’approprie, elle en transmet la pertinence et l’usage, tout en faisant connaitre les caractéristiques et/ou atouts essentiels, par viralité. Elle est, de fait, créatrice de valeur. Certains disent que « la créativité est contagieuse ».

Les réseaux sociaux comme Think tank numérique et laboratoires d’idées novatrices

Via le partage et la confrontation des pensées, l’imagination collective (Collective Imagination) adossée à l’intelligence collective suscite des représentations complémentaires, voire disruptives. Des sources de progrès sur lequel société civile et entreprises positionnent le curseur des enjeux (économiques, environnementaux, sociaux, sociétaux…). Le numérique a permis d’abaisser les barrières de l’engagement (convergences.org).

Je suis particulièrement intéressé (et séduit) par la vitalité qu’offre les médias sociaux au plan professionnel comme au plan personnel. La richesse informative et le dynamisme des échanges sont une force, à condition de n’être pas seulement utilisateur, mais acteur et intrapreneur pour découvrir, rencontrer, échanger…

« Les technologies ne sont qu’un potentiel : c’est à nous de décider de ce que nous en ferons » souligne Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE (Conseil d’Orientation et d’Emploi).

Lire également :

  • la contribution de Alban Jarry à ce blog « RSE et Réseaux Sociaux : « Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent »« 
  • Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité » (dans ce blog)

Consultez également :

  • Le numérique, un réel allié pour l’innovation sociétale [ici]
  • Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité » [ici]
  • L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ? [ici]
  • Twitter peut-il aider les salariés à devenir plus innovants ? [ici]
  • #612rencontres

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Publié le 06/04/2018 – MàJ du 21/06/2018

Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité »

Livre Blanc « L’accès à l’information et aux Réseaux Sociaux rend-il plus innovant.e ? »… propulsé par Alban Jarry (1) en proposant à sa communauté (186 participants) de partager réflexions, opinions, avis.

Honoré d’y avoir contribué, je vous invite à parcourir les pages de cette analyse/étude.

Composé de deux tomes, le premier en français et le second en espagnol, ce 5eme livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information et de l’innovation, propose le regard de plus de 180 participants sur les résultats d’une étude publiée dans la  » MIT Sloan Management Review «  qui indiquait que les utilisateurs de Twitter seraient plus innovants que les autres ! Interrogeant sur les sources d’inspiration permettant le développement de l’innovation et la découverte de nouvelles idées, ce livre blanc vise à partager des avis variés sur ce thème.

Plus innovant grâce à l’information et aux réseaux sociaux ?

Ce 5ème livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information, aux réseaux sociaux et à l’innovation, continue d’explorer l’utilisation professionnelle des réseaux sociaux. Ce livre blanc explore les sources de la génération d’idées à l’heure de l’ultra connexion, de l’ultra diffusion et de l’infobésité.

Ce Livre Blanc est consultable et téléchargeable gratuitement sur les plateformes slideshare.net

Jean-Gabriel Giraud, consultant-associé LOG’ins Consultants

(1) spécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication et de l’influence. Découvrir son blog.


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L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ?

Plus innovant grâce à l’information et aux réseaux sociaux ?

Ce 5ème livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information, aux réseaux sociaux et à l’innovation, continue d’explorer l’utilisation professionnelle des réseaux sociaux. Composé de deux tomes, le premier en français et le second en espagnol, il propose le regard de plus de 180 participants sur les résultats d’une étude publiée en 2015 par la « MIT Sloan Management Review » qui indiquait que les utilisateurs de Twitter, dans le monde professionnel, étaient plus innovants que les autres (1) ! Ce livre blanc interroge sur les sources de la génération d’idées à l’heure de l’ultra connexion, de l’ultra diffusion et de l’infobésité.

Quand Alban Jarryspécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication et de l’influence, m’a proposé de « produire » un article sur le thème de l’Innovation, en répondant à la question « L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ?« , c’est avec plaisir que j’ai « planché » sur le contenu. Les Réseaux sociaux, comme « Think tank » mondial !

Publication ce 20 mars, journée du printemps 2018.

Lire

  • la contribution de Alban Jarry à ce blog « RSE et Réseaux Sociaux : « Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent »« 
  • celle de Aliss Hatmanu « RSE : « Le changement de pratiques n’implique pas nécessairement des contraintes »« 

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DDR17 : quels sont les risques mentionnés ? #Infographie (1)

La notion de « risque » est largement mise en avant dans les documents de référence. La présentation des résultats et de certaines informations extra-financières conditionne notamment le fait d’aborder et de mentionner les risques financiers. Ce type de risques concerne 100% des documents.

LOG’ins Consultants vous en révèle d’autres : cf infographie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le panel des documents de référence

En ligne avec sa méthodologie proposée,  LOG’ins Consultants s’est intéressée aux contenus des 325 documents de référence (DDR), publiés en 2017 (du 1er janvier au 31 décembre) sur le site de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) .

 

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Infographie via canva.com

DDR17 : la ligne éditoriale des messages des dirigeants. Ut dicunt ?

Le contexte législatif et réglementaire

Les entreprises cotées et non cotées doivent dorénavant publier leurs documents de reporting RSE et répondre aux obligations de transparence en matière sociale et environnementale. L’arsenal réglementaire et législatif s’est récemment doté de la transposition en droit français de la directive 2014/95/UE , via l’ordonnance du 19 juillet 2017 (publication d’informations non financières et d’informations relatives à la diversité par certaines grandes entreprises et certains groupes).

Afin de renforcer la cohérence et la comparabilité des informations non financières publiées dans l’ensemble de l’Union, certaines grandes entreprises devraient établir une déclaration non financière comprenant des informations relatives au moins aux questions d’environnement, aux questions sociales et de personnel, de respect des droits de l’homme et de lutte contre la corruption. Cette déclaration devrait contenir une description des politiques, des résultats et des risques liés à ces questions et être incluse dans le rapport de gestion de l’entreprise concernée.

Les informations extra-financières portant sur la Responsabilité sociale des entreprises sont incluses dans les documents de référence et les rapports RSE (reporting RSE, Environnement et social, Développement durable…).

Les enjeux des informations extra-financières

La publication de ces données est stratégique, tant pour contribuer à l’évaluation, au suivi et à la gestion des performances des entreprises et de leurs incidences sur la société que pour leur réputation (indice de perception) (1) et la crédibilité de leurs actions et activités (description des politiques, des résultats et des risques) (2). La nouvelle génération d’entrepreneur.e.s (3) et/ou d’intrapreneur.e.s sont sensibilisé.e.s aux problèmes sociétaux et environnementaux. Ils/elles en attendent des réponses fortes et concrètes (4), quitte à s’investir personnellement et à créer leurs propres entreprises (5) dont l’objet social mettra au cœur de leur business model une mission sociale, sociétale ou environnementale.

Social Business aux Philippines_camion, espoir

La loi PACTE (et le succès de la consultation publique) et la « réponse » de l’Afep-Medef (6) au projet du gouvernement sur l’extension de l’objet social de l’entreprise (révision du code de gouvernance) en sont des marqueurs sociétaux (7).

La crédibilité des actions entreprises, et de leurs impacts par conséquences, est directement liée aux engagements des dirigeants (8) et à la communication qui en découle.  L’importance des mots, un enjeu considérable et réputationnel !  Votre communication rend-elle valablement compte de vos comportements sociétaux ?  Est-elle en convergence avec les lignes directrices des référentiels que vous affirmez avoir adoptés ?  (9).

Le panel des documents de référence

En ligne avec sa méthodologie proposée (10),  LOG’ins Consultants s’est intéressée aux contenus des documents de référence (DDR), publiés récemment sur le site de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) .  Un panel de 39 DDR (publiés en 2016 et en 2017) a été constitué pour analyser les liminaires de ces documents (édito, interview, entretien, message…) rédigés avec ou par les dirigeants des sociétés cotées sur le marché Euronext : président-directeur-général, président du conseil de surveillance, président du directoire, directeur général, gérant, fondateur….  15% des entreprises ont fait appel à 2 dirigeants (P-Dg/DG ;  P-Dg/Fondateur…) soit séparément, soit en commun.

  • 56% des DDR16 (60% pour les DDR17) publient un liminaire.
  • 23% des DDR16 (30% pour les DDR17) avec liminaire mentionnent la « RSE » : responsabilité environnementale et sociale / Responsabilité Sociale d’Entreprise / responsabilité sociétale de l’entreprise / RSE

Que disent les dirigeants ?

  • Les items incontournables dans la communication :
    • performance (57%)
    • offre de services, offre de produits, offre de qualité (37%) ;
    • actions (20%) ;
    • niveau de satisfaction, de rentabilité, de marge opérationnelle, de dette ;
    • marque ;
    • assemblée générale ;
    • environnement (concurrentiel ; économique et financier difficile, agressif, en mutation, très défavorable, contrasté, peu porteur, morose, dégradé ; porteur, favorable).

 

  • Les items ou marqueurs du discours (par ordre décroissant) communs aux 2 années de publication et présents dans plus de 60% des messages : Groupe – Année – Croissance – Client – Développement – Résultat – Productivité – Marché – Activité – Création – Performance – Changement.

=> On y ajoutera les évocations à  Actionnaire – Service – Travail – Entreprise – Achat –Position – Équipe – Ensemble – Investissement – Stratégie – But

Verbatim illustratif

  • verbatim « croissance » : politique de croissance, croissance externe, croissance importante du bénéfice, croissance des résultats, vecteurs de croissance, croissance organique significative, potentiel de croissance, réserve de croissance, dynamique de croissance vertueuse, croissance solide et durable, modèle de croissance…

 

  • verbatim « client » : l’expérience client, clients institutionnels, attentes des clients, nouvelles clientèles, clients professionnels, besoins de nos clients, clientèle internationale, clientèle européenne, attention permanente aux clients, clients satisfaits, remercier tout spécialement nos clients, relation aux clients, servir efficacement nos clients, offrir à nos clients, la vie de nos clients, apporter à nos clients,…

 

  • verbatim « développement » : accélérer le développement, stratégie de développement, soutenir le développement, développement futur, développement à l’international, développement de nouvelles technologies, conditions de travail et développement professionnel, développement de solutions, développement de nos services, stratégie de développement, poursuite du développement, projets de développements, développement soutenu, développement en pays émergents…

Analyse de discours

Dans les DDR17, le discours est plus factuel, plus objectif et argumenté, mais moins affirmatif. Le rédacteur reste attaché au contexte présent. Son discours est toutefois plus nuancé, voire prudent et soumis à conditions, pour évoquer et se projeter dans le futur. Le « je » est nettement moins utilisé en 2017, le « vous » est en retrait par rapport au « nous ».

Illustration (cas de ELIOR)

ELIOR – Nuage de mots – Document de référence 2016 (année fiscale 2015)

 

 

ELIOR – nuage de mots – document de référence 2017 (année fiscale 2016)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spécificités des discours

Items 2016 absents en 2017

  • territoire,
  • cap,
  • attention (au sens de prévention et vigilance),
  • accompagnement (des clients),
  • parcours (achat, client)

 

Nouveaux items en 2017

  • proximité (managers de proximité, proximité avec les clients)
  • performance financière (génération de trésorerie, de cash-flow) et contexte (taux d’intérêt)
  • événementiel (salons professionnels, expositions)
  • professionnalisme (visant à la satisfaction client)
  • majeur (avancées, éléments, enjeu…)

 

On notera  une évolution de langage entre 2016 et  2017 : les entités sont remplacées par filiales.

 

Items communs aux 2 années 

Le risque est peu ou prou mentionné (3,7%). On citera

  • SOCIETE GENERALE (Le coût du risque, au plus bas, témoigne de la qualité structurelle de notre portefeuille de crédits et de notre gestion des risques) et
  • MANUTAN (Nos clients ont désormais accès à une offre de plus en plus vaste, émanant de sources nombreuses et variées. Cela constitue bien sûr un risque, mais aussi une formidable opportunité. À nous de la saisir !).

 

Les nouveaux items en 2017, moins fréquents, mais représentant néanmoins des marqueurs RSE :

  • Autonomie : Nous donnons aux équipes sur le terrain une autonomie totale pour atteindre un objectif donné dans un cadre fixé par le Management. [COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN]
  • Intérêt général : à nous de devenir leur partenaire d’intérêt général [ALTAREA]
  • Renommée : une société de renommée mondiale avec un milliard de jeux téléchargés. [VIVENDI]
  • Entrepreneuriat : L’ADN de Vicat tient dans cette histoire : innovation, éthique, entrepreneuriat, famille. [VICAT]
  • Transparence : ceci distinguant notre transparence et la qualité de notre gouvernance d’entreprise. [TELEPERFORMANCE] – En ligne avec notre volonté d’être un acteur bancaire de tout premier plan au niveau mondial pour nos réalisations RSE et notre transparence, [SOCIETE GENERALE]

 

Les items 2016 (absents en 2017), moins fréquents, mais représentant néanmoins des marqueurs RSE

  • Adaptation : s’attache non seulement à l’adaptation de ce matériau et de ses usages aux besoins modernes, [VICAT]
  • Conditions de travail : améliorant encore le niveau d’engagement des collaborateurs qui se situe déjà à un niveau élevé grâce à l’attention portée aux conditions de travail et au développement professionnel de chacun. [COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN]
  • Détection : L’objectif est d’étendre notre présence sur toute la chaîne d’accompagnement des talents : détection, production, promotion… La marque Olympia sera le fer de lance de ce dispositif. [VIVENDI]
  • Nouvelles technologies : Ainsi, même à l’heure du numérique et du développement de nouvelles technologies révolutionnaires, l’humain reste et continuera de rester au coeur de notre activité. [TELEPERFORMANCE]
  • Prévention : puis proposant à nos clients collectivités la fourniture de solutions pour la prévention d’escarre [BASTIDE]
  • Protection : Notre ambition est d’être pour tous nos clients et nos parties prenantes une référence de solutions synonymes de valeur ajoutée, de confort et de préservation de l’environnement. [COMPAGNIE DE SAINT-GOBAIN]
  • Sauvegarde : Entre septembre 2013 et octobre 2015, ce sont une procédure de sauvegarde qui a été efficacement conduite, des cessions d’actifs non stratégiques et des restructurations qui  ont optimisé notre périmètre d’activité [GROUPE PARTOUCHE]

 

Malgré la prise de conscience des enjeux environnementaux, l’organisation de la COP21 en décembre 2015 et le paradigme sociétal qui émerge… les citations sur la préservation de l’environnement  et les actions respectueuses associées sont à la marge.

Évolution à suivre pour les DDR18.

 

Bibliographie, références, blogs

  1. 97% des Français prêts à boycotter des entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices – Après les politiques, les entreprises face à l’interpellation citoyenne
  2. L’entreprise à l’épreuve de ses risques extra-financiers
  3. Réinventer le MEDEF pour une France en croissance
  4. Tous en quête de sens au travail : Le sens au travail fait certes débat dans les entreprises, pour autant toutes les études menées sur le sujet indiquent son importance cruciale pour tous les salariés, cadres ou non, jeunes ou moins jeunes, y compris pour les entrepreneurs. –  Que met-on derrière la notion de ‘sens au travail’ ?
  5. Social Business aux Philippines : quand les entrepreneurs sociaux de Gawad Kalinga et Smokey Mountain changent la vie des Philippins
  6. La consultation est ouverte en ligne pendant six semaines à partir du 28 février.
  7. Loi Pacte : ne pas faire du profit le seul but des entreprises provoque un schisme au sein du patronat
  8. Que pensent de leur entreprise les cadres RSE / Développement Durable ? Réponse avec l’étude Birdeo, en partenariat avec le C3D –  Les chargés RSE pas convaincus de la sincérité de leurs employeurs
  9. Manpower France, l’une des entreprises les « mieux disantes » en RSE
  10. Valorisation par le Sens

 

We’re The Superhumans – Yes I can

Rio Paralympics 2016

Vidéo : We’re The Superhumans – Yes I can

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