Chercher le sens au sens ne manque pas de sens

L’agence de communication Wellcom a créé l’Observatoire du Sens afin de comprendre le… sens de cette quête absolue des marques.

La quête de sens a t-elle réellement du sens? Cette question pourra ressembler à un mauvais jeu de mots mais elle ne manque pourtant pas de… sens. « Depuis plusieurs années, le sens est entré au coeur de nos sociétés », assure Thierry Wellhoff, le président du cabinet de conseil en communication Wellcom « Ce lot est dans la bouche de tous les communicants et des spécialistes du marketing. Mais chacun voit le sens à sa porte. Nous avons donc cherché à comprendre ce que signifiait réellement ce terme ».

Étymologie

Le sens est, par son étymologie, associé au jugement et à la capacité de discernement : “avoir du bon sens”. Il s’oppose en cela à la folie qui est justement sa perte (“perdre le sens”). On pense aussi à percevoir le “sens (profond)” des choses, en faisant appel à son intuition, à la dimension sensorielle des 5 sens, voire à son 6e: ne dit-on pas “je le sens bien / mal” ?
Fabriquer du sens, c’est donc s’adapter en contexte à l’alter qui écoutera / sentira / lira / goûtera les signes émis. On fabrique du sens avec pédagogie.

Synonymie 
Le sens désigne la « faculté de bien juger » , la « direction privilégiée d’une chose (…) l’orientation selon laquelle s’effectue un mouvement » [Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales]
Le sens du progrès, de la science. L’acte bon est celui qui va dans le sens de l’histoire, l’acte mauvais celui qui s’y oppose: le progrès de l’humanité, voilà donc la norme suprême qui permet de juger de la valeur morale de l’action (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 20).
  • synonymes : esprit, sentiment, jugement, tendance, opinion…
  • antonymes : absurdité, aliénation, contresens, déraison, folie… 

Êtes-vous plutôt « engagés » ou « enracinés »

Le premier enseignement de cette enquête est qu’environ 6 Français sur 10 attachent de l’importance à la notion de sens et ce besoin est croissant pour 58% des sondés. Les consommateurs ne définissent toutefois pas la notion du « sens » de la même manière. Les publics « engagés » (29%) accordent une priorité absolue à l’éthique. Les « sceptiques » (26%) privilégient l’expérience client alors que les « libéraux » (25%) préfèrent l’utilité économique. Les « enracinés » (20%) pensent, eux, qu’il faut avant tout protéger l’environnement.

Source(s) : influencia.netwellcom.fr
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DDR18 (exercice fiscal 2017) et scores RSE : les sociétés cotées attentives à leurs obligations légales

Conformément à la directive européenne de 2014, les entreprises doivent établir une déclaration de performance extra-financière dans leur rapport annuel de gestion, pour les exercices ouverts depuis le 1er septembre 2017. La transposition dans le droit français a été établi par ordonnance le 19 juillet 2017 [1] et par décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 [2].  L’article 225 de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010 et son décret d’application du 24 avril 2012 constitue le cœur du dispositif en matière de transparence [3].

Afin de renforcer la cohérence et la comparabilité des informations non financières publiées dans l’ensemble de l’Union, certaines grandes entreprises devraient établir une déclaration non financière comprenant des informations relatives au moins aux questions d’environnement, aux questions sociales et de personnel, de respect des droits de l’homme et de lutte contre la corruption.

Le panel des DDR 2018 (exercice fiscal 2017)

Peu d’entreprises cotées Euronext (5%) déposent leurs DDR au cours des 2 premiers mois de l’année.  Le plus grand nombre (70%) cible les mois de mars/avril (clôture d’exercice au 31 décembre).

Plus de 85% d’entre elles déposent leur document de référence au 1er semestre de l’année.

ELIOR GROUP, COMPAGNIE DES ALPES, EXEL INDUSTRIES ont transmis leurs documents à l’AMF (Aurorité des Marchés Financiers) au cours du mois de janvier, pour un exercice fiscal clôturé au 30 septembre.

DDR 2018 : les caractéristiques textuelles

En moyenne, le nombre de pages et la densité lexicale des DDR ont tendance à légèrement diminuer sur 4 exercices continus. Ces caractéristiques sont à la fois dépendantes du corpus texte et de la base d’images insérées.

Des différences marquées existent entre 2 années successives. Par exemple, pour l’exercice 2017, en citant les premiers documents par ordre alphabétique, ALTAREA, AMOEBA, ARGAN, AXWAY SOFTWARE, COMPAGNIE DES ALPES ont augmenté leurs données informatives extra-financières, tandis que ACCOR, ALBIOMA, ALTRAN TECHNOLOGIES, ATOS SE, AUREA les ont « diminuées ».

DDR 2018 : les déclarations RSE « mieux disantes »

Quelles thématiques liées aux recommandations portées par la norme de comportement ISO 26000 sont plus présentes dans les DDR 2018 vs DDR 2017 ? Les constats portent sur un échantillon de 45 documents de référence, que nous avons sélectionnés d’après leur nomenclature NAF/APE et selon leur score RSE (haut, moyen, bas).

La progression la plus nette concerne l’univers des obligations légales :

(…) le risque de non-respect des obligations légales dans la conduite de projet. (…) Les déchets sont gérés globalement par le propriétaire ou par des sous-traitants externes, conformément aux obligations légales locales. (…)  Au delà des obligations légales, à l’occasion de la rénovation des locaux, l’accessibilité de nos centres aux personnes circulant en fauteuil roulant est prise en compte. (…) En outre, sont instituées des sanctions pénales en cas d’inobservation par un exploitant de ses obligations légales et réglementaires, (…) Les dépenses de sécurité engagées à la suite d’obligations légales. (…) En 2017, le groupe a consacré plus de 32 millions d’euros, des moyens financiers significatifs et supérieurs aux obligations légales et conventionnelles, (…) les entités mettent en oeuvre dans leurs procédures les obligations légales et les recommandations professionnelles (…) respecter leurs obligations légales (locales, françaises, réglementaires)

… et d’ajouter

Au sein du Groupe, outre les éventuels dispositifs légaux existants, certaines filiales ont mis en place des programmes volontaires d’intéressement des salariés aux résultats de la filiale.

On citera : développement local et développement des compétences ; contribution au développement local ; les communautés locales ;  la communication avec les parties prenantes et les ONG ; les violations des droits de l’homme…

L’attention portée à la vie personnelle et à la vie professionnelle est plus marquée.

(…) différentes actions ont été mises en oeuvre sur le périmètre français visant à favoriser l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle des salariés (..) et concilier un équilibre vie professionnelle/vie personnelle – Être exemplaire dans l’exercice de nos valeurs RSE (…) Par ailleurs, [X] salariés bénéficient, au titre de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, d’aménagement d’horaires. (…) et anime un réseau d’acteurs impliqués dans le domaine de la parentalité en entreprise et de la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. (…) Cette volonté se traduit par la mise en place d’une charte d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, l’accompagnement des salariés dans les événements de leur vie (parentalité, maladie, accidents, etc.

La notion d’erreur et la prévention associée font l’objet de programme de gestion des risques.

(…) Risques d’erreur de traitements des opérations ; le risque lié aux erreurs humaines ou aux erreurs de codes ; et de contrôler les risques d’erreur et de fraude. (…) La police relative à la séparation des tâches (SOD) définit les responsabilités pour la mise en oeuvre et le suivi de mesures organisationnelles et techniques proportionnées aux risques d’erreurs et de fraudes. (…) un manque de transparence ou des erreurs dans sa communication ou des erreurs en particulier sur ses résultats financiers pourraient impacter sa réputation. (…) la corruption de données conservées électroniquement, les violations de la réglementation, les erreurs humaines et les attaques terroristes. (…) la responsabilité du Groupe pourrait être mise en cause en cas d’erreur de conception d’un produit,

… et de maitriser

(…)  les risques résultant de l’activité de l’entreprise et les risques d’erreurs et de fraudes, en particulier dans les domaines comptable et financier. (…) la maîtrise des risques d’erreurs, inexactitudes ou omissions d’informations significatives (…) anomalie significative résultant d’une erreur (…) Son automatisation permet de limiter les risques d’erreurs liées à la manipulation humaine. (…) mise en place d’une démarche visant à mieux comprendre l’erreur humaine (…) détecter et réparer les conséquences de ces erreurs. (…) Ce travail a été accompagné par une sensibilisation autour de l’erreur humaine.

Les effets négatifs, les impacts des activités notamment les impacts sur l’environnement ou ceux liés aux décisions sont particulièrement scrutés.

(…) qui pourrait avoir des effets négatifs sur les cycles naturels de l’eau, les sols, la biodiversité et les écosystèmes. (…) La survenance de tels événements pourrait avoir des effets négatifs sur l’image de X (…) éviter les effets négatifs importants (…) afin de minimiser leurs effets négatifs sur la santé et l’environnement ; le Groupe s’efforce de réduire son impact négatif dans les domaines … (…) limiter l’impact négatif sur l’environnement de la gestion des activités du Groupe (…) La stratégie bas carbone s’engage à minimiser les impacts négatifs sur l’environnement, en particulier via une politique de limitation de ses émissions de CO. (…) [s’assurer] que les impacts négatifs potentiels ont été identifiés (…)

DDR 2018 : les déclarations RSE « en retrait » par rapport à l’exercice précédent

On notera que certaines thématiques « RSE minded » (ou ISO 26000 compatibles) ont perdu de leur « intérêt » dans les rapports 2018 par comparaison avec 2017. On citera :

  • Codes de conduite ; Comportement éthique
  • Cycle de vie
  • Gaz à effet de serre ; Utilisation durable des ressources
  • Associations de consommateurs ; Groupe de consommateurs ; Protection des consommateurs
  • Auto évaluation
  • Incidents
  • Handicap
  • Normes internationales

DDR 2018 : le score RSE d’après notre baromètre Sim26k (Indice de Convergence avec la norme ISO 26000)

Sur les documents de référence, LOG’ins Consultants applique sa méthode d’analyse via sa gamme de services ConvergenceRSO [4], qui comprend :

  • un positionnement relatif (par comparaison avec un panel) > Quartile d’un panel de contenus similaires (standard ou personnalisé).
  • un positionnement détaillé, relevant d’expressions terminologiques (ET) et d’expressions voisines (EV) de l’univers de référence normatif.

En moyenne, le score RSE augmente sur 4 exercices continus. On notera une croissance du score (+2,6%) entre 2016 et 2017, qui marque ainsi le fait que les entreprises cotées visent la conformité aux obligations de transparence et de reporting extra-financier, ainsi que celui d’une structuration des données en matière sociale et environnementale.

Les entreprises dédient dorénavant un chapitre à la RSE. Sur la base d’un échantillon de documents et pour ceux qui avaient consolidé leurs données, le nombre de pages dédiées a fortement augmenté. A titre d’exemple, on citera FAURECIA (de 13p à 42p), GL EVENTS (de 7 à 28p), GUERBET (de 4p à 18p). Rapport intégré et consolidation ont apporté une rigueur à la communication extra-financière.

 

Classement SIM26k des 20 entreprises les « mieux disantes » : rang 2017 ; évolution du classement 2017 par rapport à celui de 2016

 

Classement SIM26k pour les entreprises immatriculées sous le code NAF 58 (secteur de l’édition): rang (score ranking) 2017 vs 2016

 

 


1- Ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises

2- Décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 pris pour l’application de l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises

3- Décret n° 2012-557 du 24 avril 2012 relatif aux obligations de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale

4- Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000


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Loi Mobilité : une responsabilité collective

Juillet 2018, Nicolas Hulot, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, présente la loi d’orientation Mobilités, adossée à un plan ambitieux de développement de la mobilité et des modes de transport. Un des objectifs :  Diviser par deux le nombre de personnes voyageant seules dans leur véhicule.

On citera l’édito :

Nous ne pouvons plus attendre. La pollution atmosphérique nuit à la santé de millions de personnes et à notre qualité de vie. Le secteur des transports est le premier contributeur aux émissions d’oxydes d’azote. Par ailleurs, ses émissions de gaz à effet de serre continuent de croître alors que le réchauffement climatique est engagé.

Nos mobilités doivent se transformer en profondeur, nous pouvons inverser la tendance. C’est pourquoi j’en ai fait un enjeu prioritaire du Plan climat que j’ai présenté il y a un an. L’objectif est clair : nous devons atteindre collectivement la neutralité carbone pour nos mobilités à l’horizon 2050.

Pour réussir, cette dynamique doit être collective. L’État crée un cadre réglementaire et fiscal favorable à cette transformation, les collectivités organisent sur leurs territoires les mobilités, les entreprises et chaque citoyen adoptent, à chaque fois que cela est possible, un mode de transport le plus efficace et le plus propre possible.

Quels sont les thèmes-clés liés à la Mobilité  ?

Avec nos outils terminotiques et notre méthode d’analyse, nous avons exploré différentes sources non consanguines (1) évoquant le domaine de la Mobilité.  Il en ressort quatre groupes de thèmes-clés :

  • covoiturage, vélo et plan vélo, transports en commun, mode de transport, déplacement domicile travail ;
  • qualité de vie ;
  • pollution de l’air, qualité de l’air ;
  • transition énergétique.

 

(c) LOG’ins Consuttants – 2018

 

Quelques thèmes singuliers abordés :

Pour les internautes, le développement de la mobilité devient un enjeu majeur et outille la lutte contre la pollution. La notion de « mobilité » pour les grandes villes se décline en mobilités douce, durable, électrique, inclusive, propre et partagée. Les véhicules électriques et/ou propres et le vélo en ville représentent des alternatives et des solutions. La gratuité des transports est cité. Il est proposé des voies réservées et des zones à faibles émissions (id. loi Mobilités). 

L’e-Presse cite les enjeux de santé publique (pollution atmosphérique et impacts sur la santé), au travers des émissions de co2, émissions de polluants. Il convient d’adapter et de développer le réseau de transport, ainsi que la mobilité durable. Une réelle politique et un engagement fort sont soulignés.

On regrettera que la loi Mobilités ne cite pas la mise en place de dispositif(s) adapté(s) aux seniors et personnes handicapées [personnes en situation de handicap] : adultes, enfants.

Quelques solutions formulées par la loi des mobilités :

  • S’appuyer sur l’émergence de nouveaux marchés liés à la mobilité propre, grâce à un assouplissement du cadre réglementaire et un soutien financier fort de la puissance publique ;
  • Développer le marché des plateformes de mobilités partagées en particulier dans les zones peu denses ; le marché du vélo et autres engins de déplacements personnels ;
  • Dans les zones urbaines, opter pour des voies réservées ou des zones à faibles émissions;
  • Utiliser les services de covoiturage : financement du service, installation de places de stationnement réservées au covoiturage.

(1)  sources / biblio (1er semestre 2018) : loi d’orientation mobilité, flux d’actu  Twitter, e-Presse, blogs


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Sécurité au travail, une obligation indissociable de la santé au travail

La santé et la sécurité au travail est partie intégrante des domaines d’action mentionnés dans la norme internationale ISO 26000 et dans ceux propres à la Responsabilité Sociétale des Organisations (RSE/RSO).

Le domaine de la santé et de la sécurité au travail concerne la promotion et le maintien du degré le plus élevé de bien-être physique, mental et social des travailleurs ainsi que la prévention d’effets négatifs sur la santé liés aux conditions de travail. Il porte également sur la protection des travailleurs contre les risques pour la santé et sur l’adaptation de l’environnement de travail aux besoins physiologiques et psychologiques des travailleurs. [6.4.6 Relations et conditions de travail]

Une directive-cadre du 12 juin 1989 a rassemblé les principes généraux dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail, dans l’optique d’améliorer les conditions de travail et les relations au travail. Cette directive est en application depuis le 1er janvier 1993.

Dans le droit français, l’obligation de sécurité de l’employeur est spécifiée dans le Code du travail (articles L4121-1 et L4121-5), ainsi que les Droits d’alerte et de retrait du salarié (articles L4131-1 à L4131-4). L’employeur met en oeuvre les mesures sur le fondement des principes généraux de prévention. Le non respect de ces obligations entraîne de fait la faute inexcusable de l’employeur.

La culture de sécurité au travail, adossée à la Politique de maîtrise des risques professionnels, englobe les différents aspects comportementaux, managériaux et techniques de maîtrise des risques d’un groupe de travail. Cette culture vise à être renforcée, à développer une perception du risque partagée par tous les membres de l’entreprise, à optimiser les comportements et les pratiques sécuritaires réduisant significativement la fréquence et la gravité des accidents.

L’e-Presse est fort diserte sur ce sujet, tant au plan de la presse nationale que locale, comme également les blogs et communications des internautes. On notera l’implication des parties prenantes (citoyen/salarié à titre personnel, IRP, syndicats de travailleurs et/ou organisations patronales).

Santé et Sécurité (ou vice versa) sont intimement liés, ainsi que Formation. Une analyse ciblée sur les thèmes rattachés au domaine de « la sécurité au travail » montre que :

  • Au premier semestre 2018, l’e-Presse a concentré son corpus sur les domaines suivants :
    • sécurité : règles de prévention et de sécurité au travail afin de préserver sa santé et sa sécurité ainsi que celle des autres; fonction HSE (Hygiène-Sécurité-Environnement); point infos sécurité aux employés; sûreté des entreprises…
    • prévention : formation des étudiants en santé sécurité; formation des élus; formation syndicale; prévention; transports-logistique ; prévention incendie; Prévention des risques professionnels; prévention au travail; HSE…
    • accident : accidents du travail chez les jeunes formés à la sécurité; accidents professionnels; incidents et accidents; effets de la prévention sur les risques d’accident; accidents et victimes; accidentologie, accidents routiers…
    • mort : décès (agriculteurs, travailleurs, mineurs, chauffeurs…)
    • norme : ISO 9001 ; ISO 14001, ISO 45001, normes de sécurité…
    • environnement de travail : santé publique et environnement; risques routiers…
    • gestion des ressources : gestion urbaine; humaines (les « talents »); matières dangereuses; ressources minières; ressources matérielles équipement…
    • syndicat : renforcer les missions de la recherche en sécurité au travail, équité de la santé et de la sécurité au travail, interdire les dépistages aléatoires de drogue…
    • amélioration : démarche santé et sécurité au travail; bonnes pratiques; amélioration de la santé des travailleurs; horaires de travail…
    • qualité : management de la santé-sécurité au travail ; qualité de vie au travail, sécurité au travail et qualité…

  • Tandis qu’en 2017, risque (risques professionnels, gestion des risques, pénibilité, risques psychosociaux, accidentologie) et changement (impacts des modifications technologiques, contexte situationnel des salariés en alternance, réforme du Code du travail et du droit du travail) ont été mieux cités, avec pour objectifs de changer la relation entre le travail et la santé.

La culture de sécurité résulte de l’ensemble des phénomènes techniques et organisationnels mais aussi beaucoup du comportement des individus vis-à-vis de la sécurité. Naturellement, la culture de l’entreprise interagit sur son niveau de culture de sécurité du travail.

En fonction de l’information véhiculée dans l’entreprise, on distingue plusieurs types de culture : Culture « pathologique », Culture « bureaucratique », Culture « générative ».  Lire + sur la typologie de Ron Westrum .

Document de référence 2018 : quels sont les thèmes-clés rattachés au domaine de la Sécurité au travail ?

Pour y apporter un premier niveau de réponse, nous avons exploré un lot de 20 documents de référence (DDR), publiés sur le site de l’AMF au cours du mois d’avril 2018. Les secteurs d’activités des entreprises choisies sont : l’immobilier, l’industrie lourde, l’industrie automobile, la banque, l’assurance et prévoyance, l’industrie agroalimentaire, le commerce de gros, les sociétés holding, l’énergie, les logiciels applicatifs… Le processus de forage utilisé pour l’e-Presse a été appliqué.

Santé et Sécurité (Sécurité et Santé), Sécurité au travail sont partie intégrante de la culture des entreprises, à une exception près (1 DDR sur 20).

On y trouvera la notion d’engagement, de bien-être, de prévention, de protection, de risques professionnels, de réglementation, d’identification, de procédures adaptées et de qualité de travail. Sécurité des personnes (ou des salariés / collaborateurs / travailleurs / consommateurs), critères HSE et/ou Management de la sécurité y sont également mentionnés et adossés à des stratégies de politique générale (conduite d’amélioration, accord d’entreprise…). 30% des documents de référence citent le « lanceur d’alerte ».

La sécurité au travail est un domaine auquel participent étroitement syndicat, délégué du personnel, management, comité mixte.

Le terme « Sécurité » est employé entre 30 et 40 fois par corpus (moyenne des occurrences par rapport au nombre total de mots des 20 DDR – 3 107 000 mots). On notera les taux de fréquence des expressions suivantes : « santé et sécurité » (20 fois), « sécurité au travail » (1,9 fois), « santé et sécurité au travail » (2,6 fois), « santé au travail » (1,3 fois).

On citera :

  • [Peugeot] améliorer la sécurité et le bien-être au travail, en particulier par des mesures de détection du niveau de stress (prévention des risques psychosociaux.
  • [BPCE] Outre les dépenses liées à des opérations spécifiques d’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurisation des environnements de travail des collaborateurs, les entreprises mettent en œuvre les dispositifs classiques de suivi et de prévention.
  • {ERAMET] par ailleurs la priorité aux formations relatives d’une part à la sécurité et d’autre part au développement des compétences métiers visant à apporter notamment une meilleure maîtrise des procédés et de leur environnement.
  • [PCAS] une démarche forte d’amélioration de la sécurité visant une réduction du nombre d’accidents de travail sur nos sites de production a été engagée.
  • [LISI] (démarche d’amélioration) Ceci démontre que le changement de culture sécurité est bien un travail à long terme. Sur l’ensemble des sites de production du groupe, 55 maladies professionnelles ont été déclarées en 2017.

De manière générale, sur le terrain de la « sécurité au travail », les « préoccupations » des internautes rejoignent les déclarations des entreprises. Une communication plus ciblée et plus explicite sera de nature à « rassurer ».

 


Sources documentaires :

  • Legifrance, Code du travail
  • Sécurité et santé au travail : obligations de l’employeur – [service-public.fr]
  • Les 9 principes généraux de prévention – [INRS] – Les 9 principes généraux de prévention sont inscrits dans le Code du travail (article L. 4121-2). Ils doivent être mis en œuvre en respectant les [valeurs essentielles et les bonnes pratiques de prévention].
  • L’obligation d’évaluer les risques professionnels – La Directive cadre et sa transposition dans les pays de l’UE-15 (Octobre 2007) – [Eurogip]
  • SST = Santé et sécurité au travail
  • Journée Mondiale de la Sécurité et de la Santé au Travail – avril 2015 [OMS]
  • 3 Types of Culture – [Three Cultures Models, by Dr. Ron Westrum – Excella]

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Document de référence 2018 – Gouvernance d’ELIOR et administrateurs indépendants

Gouvernance d’ELIOR …
le conseil d’administration est composé majoritairement d’administrateurs indépendants


ELIOR Groupe est un acteur international de la restauration collective et de la restauration de con-cession. Il sert environ 5,5 millions de consommateurs chaque jour dans environ 25 000 restaurants et points de vente dans le monde. Le Groupe propose également des services de soft facility management. Le Groupe emploie environ 127 000 salariés dans 16 pays à travers l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et l’Asie.
DDR18(FY17) – page 14


Par comparaison avec le document de référence 2017 (année fiscale 2016), l’édition 2017 (année fiscale 2017) renforce le déclaratif en matière de gouvernance et de gestion des risques.

On citera une croissance des références textuelles sur l’actionnariat salarié, l’administrateur représentant les salariés, notamment au sein des conseils d’administration de ses filiales, et à l’administrateur indépendant et/ou administratrice indépendante.

« La présidence du comité d’audit et du comité des nominations et des rémunérations est assurée par des administrateurs indépendants. »

Les organes de gouvernance les plus citées concernent le dirigeant mandataire social, le comité des rémunérations, le comité des nominations, les cadres dirigeants.

En matière de gestion des risques, con-trôle interne et procédures de contrôle sont régulièrement cités. L’audit interne est renforcé « l’audit des processus et de certains risques transverses par la direction de l’audit interne Groupe ». Les démarches d’identification des risques sont plus nombreuses.

Les références à la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et la responsabilité sociale sont en nette progression.

La prise en compte de l’hygiène est plus marquée. On citera : le respect des bonnes pratiques d’hygiène, les instructions en matière d’hygiène alimentaire, le suivi HACCP, les contrôles permanents d’hygiène et de sécurité alimentaire. Pour 2017, Elior sensibilise activement ses fournisseurs en vue d’anticiper les potentielles évolutions réglementaires sur les perturbateurs endocriniens.

Toutefois, on regrettera que la protection des personnes et/ou la protection des travailleurs ne soient pas mentionnées. Que peu ou prou, la santé au travail ou healthcare ne soient pas plus marquées, comme pathologies, sinistralité, allergène, antibiotiques, alors que le Groupe est soumis à différentes normes en matière de sécurité des aliments, d’hygiène et de standards de nutrition (…).


Scorage ConvergenceRSO.

L’indicateur Sim26k positionne ELIOR Group dans le TOP 30 des meilleures places (Ranking).

Le score 2017 est identique à celui de 2016. (statistiques sur 281 ddr répertoriés sur le 1er semestre 2018AMF)

Le nombre de pages du document de référence a progressé de 11% pour une densité lexicale identique


Data Presse pour l’année 2017

Analyse de sources non consanguines

Télécharger la Newsletter RSO-newsletter20v2_std

 

Elior, Vivendi et SFR épinglés pour des problèmes de gouvernance (Haut Comité)

Pour la première fois, le gendarme de la gouvernance – qui indique avoir envoyé cette  année une trentaine de courriers aux entreprises pour leur signaler des écarts par rapport au code Afep-Medef – a toutefois décidé de publier le nom de quelques sociétés « persistant dans la non-application des règles ».

Parmi elles se trouve le groupe de restauration collective Elior, épinglé pour une « déviation grave » par rapport aux règles dites du « say on pay« , voulant que la rémunération des dirigeants mandataires sociaux soit soumise au vote consultatif des actionnaires.

Source (oct 17) : lentreprise.lexpress.fr

 

Elior supprime le poste de PDG, l’intéressé décide de partir

Le groupe français de restauration collective et commerciale Elior Group a annoncé mercredi que son PDG, Philippe Salle, partira fin novembre, après la décision du conseil d’administration de dissocier les fonctions de président et de directeur général. Le groupe justifie sa décision par « le temps important que le président devait consacrer à la gouvernance des comités et du conseil« , jugé « pas compatible avec l’exercice simultané de la fonction de directeur général ».

Source (juil 17)lepoint.fr

 

Elior : pas d’amélioration en vue

Les perspectives du groupe de restauration collective déçoivent. Le titre recule de plus de 5%.

Source (déc 17) : lerevenu.com

 

Fresnes : le géant de la restauration collective assure-t-il la sécurité des salariés ?

Car c’est surtout d’avoir  « manqué à son obligation de résultat en matière de santé et de sécurité au travail « , que Zakaria Saaif accuse Elres, filiale du géant de la restauration collective Elior. Et de dénoncer des défaillances matérielles et accidents du travail réguliers, et l’ambiance délétère qui règne au sein de cette cuisine centrale…

Source (avr 17) : Le Parisien

 

Travailler chez Elior : Avis de salariés

Note : 3,2 – ‎447 avis

Source (avr 17) : Indeed

Points positifs : Environnement de travail agréable, environnement propre, Contact humain (clients et personnels), Accompagnement au travail, Professionnalisme…

Points négatifs : Mauvaise formation, Pas d’évolution possible, Manque de professionnalisme et respect du salarié en matière de droit du travail, Travail récurrent, Gaspillage alimentaire, turnover, …

 

Elior Group veut faire de ses collaborateurs des ambassadeurs 2.0   –  

Le géant de la restauration collective ou concédée organise son Digital Day, une journée de formation express qui sera la 1ère étape d’un programme baptisé #WeAreSocializers destiné à faire des collaborateurs du groupe des ambassadeurs 2.0 de l’entreprise.

Source ((jan 17) snacking.fr

 

Elior Services publie un ebook pour repenser l’environnement de travail

Recueil de nombreux exemples éclairés par des experts du secteur, cet eBook propose de repenser l’environnement de travail et offre des pistes d’actions concrètes pour les entreprises, à partir du critère essentiel et prioritaire de l’industrie hôtelière : la qualité de l’expérience utilisateur.

A propos d’Elior Services : Acteur de référence de l’Hôtellerie de Santé, de la Propreté et du Facility Management, Elior Services a choisi, depuis sa création, de mettre l’innovation au cœur de sa stratégie de croissance. Elior Services a pour ambition d’inscrire son développement dans une démarche globale de progrès environnemental, sociétal et économique afin d’être encore plus force de proposition et créateur de valeur pour ses clients.

Source (juin 17) : tendancehotellerie.fr

 


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Marketing RH… des algorithmes et des hommes

Des algorithmes et des hommes, quel avenir pour le recrutement  ?

Par cette question, Mickaël Cabrol, CEO fondateur d’Easyrecrue, oppose intelligence artificielle et marché du recrutement traditionnel.  L’algorithme va-t-il concurrencer le RH, le recruteur : simplification des embauches, mise en concurrence des entreprises au profit des profils recherchés ? Stupeur et tremblements...

 

Notre avis.

La prise en compte des soft skills pour un matching de candidats est déjà opérante (Est-elle toutefois opérationnelle et répond-elle aux critères exprimés par l’entreprise ?).

Apporter au recruteur des outils objectifs « d’aides à la décision par le sens » (1) est irrémédiablement une richesse opérationnelle. Cette démarche ne sera efficiente que si le profil de poste est correctement décrit et convenu entre les parties prenantes (recruteur, RH, direction opérationnelle…).  Utiliser les ressources d’une machine, d’une intelligence artificielle, d’un algorithme porte l’objectivité d’un résultat, d’un « tri ». La décision finale revient au décideur… l’homme reste toujours le gardien du sens.

(1) Lire : L’écrit … révélateur de compétences !?

 

Extraits de l’article

Ces perspectives, au lieu de la scléroser, doivent stimuler la réflexion critique sur l’avenir du recrutement, et notamment sur l’avenir de la part humaine qui s’y applique. Demain, l’algorithme sera-t-il roi ? Les recruteurs sont-ils pour autant enclin à disparaître ? À défaut d’y voir clair, tâchons de penser juste.

Une première remarque, en forme de paradoxe : à l’heure même où l’automatisation fait craindre un net recul de l’intervention humaine dans les processus de recrutement, les entreprises misent de plus en plus sur les compétences humaines des candidats, voyant dans les soft skills un critère de différenciation efficace. En d’autres termes, il y aurait d’un côté l’intelligence artificielle qui viendrait se substituer aux têtes chercheuses du recrutement ; et de l’autre, l’intelligence émotionnelle, permettant de distinguer les vrais talents des bêtes de concours.

Ce qui change, donc, avec les perspectives ouvertes par le recrutement dit « prédictif », ce n’est pas vraiment la capacité d’anticipation elle-même ; c’est la vitesse de calcul d’une adéquation possible, d’un matching a priori. On pourra ainsi établir en un temps record une short list des meilleurs talents possibles pour un poste donné.

L’intervention in fine d’une subjectivité positive, d’une sensibilité corrigée par l’expérience, demeure une nécessité. Le feeling incarne la part irréductible de la fonction de recruteur.

…l’automatisation laissera plus de place aux soft skills des candidats et des recruteurs. L’avenir du recrutement sera humain, ou ne sera pas.

Lire l’intégralité de l’article

 

RSE. Les Français toujours plus attentifs aux politiques des grandes entreprises…

Les Français s’intéressent plus fortement à la politique de RSE des grandes entreprises. Jusqu’à en faire un critère d’achat, selon une étude sur la RSE des grands groupes vue par les Français, réalisée par Denjean & Associés. Les Français se disent prêts à boycotter les entreprises qui auraient des pratiques sociales ou environnementales destructrices.

Premier enseignement de l’enquête : l’opinion des Français sur les grandes entreprises apparaît très fortement influencée par la politique de celles-ci en matière de responsabilité sociale et environnementale. En effet, 90% de nos compatriotes déclarent que d’une façon générale, ils apprécient plus les groupes qui ont une bonne politique de RSE que ceux qui se désintéressent de cette question!  82% sont prêts à changer d’avis…
Second enseignement de l’enquête : les Français (env 50%) s’inquiètent des nuisances infligées par les entreprises à l’écosystème… et sont plus « sévères » (env 60%) pour les actions des entreprises qui ont des impacts négatifs sur l’économie.
  • « Nos concitoyens sont révulsés par les pratiques sociales barbares »
    « Une bonne ou une mauvaise politique de RSE constitue un critère important de différenciation des grands groupes dans l’opinion publique »
  •  « Les Français rejettent en bloc le blanchiment d’argent, la corruption, les fausses factures et toutes les techniques d’évasion fiscale »

    « … »

     

Une enquête intéressante, pointant sur non seulement les effets de déviance sociétale ou d’une « mauvaise réputation », mais également sur l’opinion des salariés sur leur entreprise, les articles de presse pouvant être de nature à modifier sensiblement les opinions et/ou les comportements.

 

Distorsion entre communication corporate et attentes de la société civile.

Notre analyse des documents de référence [DDR] publiés par les groupes cotés Euronext (et accessibles sur le site de l’AMF) fait émerger les « plus disants » et/ou les « mieux disants » en matière de RSE / ISO 26000 .

  • On constatera que Bureau Véritas (DDR18) a élaboré son plan de vigilance en association avec les parties prenantes de la Société, et que les mesures se mettent progressivement en place et seront plus largement déployées au cours de l’année 2018.
  • De même,  EDF (DDR18) a fait évoluer son dispositif d’alerte éthique et conformité existant.

Parmi les préoccupations des grandes entreprises cotées, on citera (entre autres) le devoir de vigilance, le travail des enfants ou le travail forcé, les impacts sur l’environnement, la sécurité au travail,  la cartographie des risques (voir notre infographie sur les risques). Ces éléments de langage présentent une forte occurrence.

Toutefois, on regrettera que la sécurité des consommateurs, les données personnelles, la concertation avec les organisations syndicales, la consommation durable,  les impacts potentiels (externalités positives/négatives) ou les ressources renouvelables, … n’aient pas une exposition plus marquée.

L’enquête réalisée par Denjean & Associés révèle que les Français accordent une confiance de 5/10 aux campagnes de publicité ou aux informations que l’entreprise publie sur sa page Facebook.

Pourquoi les gouvernances et les politiques font-elles si peu référence aux « valeurs » de la RSE ?

Source(s) :

  • RSE, les Français toujours plus attentifs aux politiques des grands groupes (ouest france)
  • Devoir de vigilance, la difficile question de l’évaluation des tiers (usine nouvelle)

Autres articles :


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Les réseaux sociaux comme Think tank numérique et laboratoires d’idées novatrices

(extrait du Livre Blanc « L’accès à l’information et aux Réseaux Sociaux rend-il plus innovant.e ? »… propulsé par Alban Jarry, spécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication et de l’influence).

Qu’entend-on par innovation ? Sémantiquement parlant, trois termes évoquent le concept : le changement, la transformation et la nouveauté. Tous les domaines d’activités sont concernés. On parlera d’innovation technologique, industrielle, sociale, sociétale, managériale, organisationnelle, agricole, énergétique, écologique… Pour l’entreprise, une démarche d’innovation permanente, continue, progressive s’inscrit dans un plan stratégique de développement économique.

L’innovation désigne l’action induite par le fait de ne pas être satisfait d’une situation, d’un usage, d’un contexte; ou bien le souhait de changer, le besoin de transformer comme le renouvellement des pratiques. La recherche d’une alternative à un échec, un blocage, un frein… peut également en être un déclencheur. L’observation d’un environnement ou d’un écosystème peut conduire à générer une idée, une vision, une expérimentation pour une application opérationnelle (bio mimétisme, par exemple). Individus, groupe d’individus, parties prenantes sont les moteurs et animateurs de la transformation.

L’innovation représente également le résultat de l’action. Signe d’une évolution, elle devient donc partageable, partagée, diffusée, généralisée. Si la Société se l’approprie, elle en transmet la pertinence et l’usage, tout en faisant connaitre les caractéristiques et/ou atouts essentiels, par viralité. Elle est, de fait, créatrice de valeur. Certains disent que « la créativité est contagieuse ».

Les réseaux sociaux comme Think tank numérique et laboratoires d’idées novatrices

Via le partage et la confrontation des pensées, l’imagination collective (Collective Imagination) adossée à l’intelligence collective suscite des représentations complémentaires, voire disruptives. Des sources de progrès sur lequel société civile et entreprises positionnent le curseur des enjeux (économiques, environnementaux, sociaux, sociétaux…). Le numérique a permis d’abaisser les barrières de l’engagement (convergences.org).

Je suis particulièrement intéressé (et séduit) par la vitalité qu’offre les médias sociaux au plan professionnel comme au plan personnel. La richesse informative et le dynamisme des échanges sont une force, à condition de n’être pas seulement utilisateur, mais acteur et intrapreneur pour découvrir, rencontrer, échanger…

« Les technologies ne sont qu’un potentiel : c’est à nous de décider de ce que nous en ferons » souligne Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE (Conseil d’Orientation et d’Emploi).

Lire également :

  • la contribution de Alban Jarry à ce blog « RSE et Réseaux Sociaux : « Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent »« 
  • Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité » (dans ce blog)

Consultez également :

  • Le numérique, un réel allié pour l’innovation sociétale [ici]
  • Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité » [ici]
  • L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ? [ici]
  • Twitter peut-il aider les salariés à devenir plus innovants ? [ici]
  • #612rencontres

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Publié le 06/04/2018 – MàJ du 21/06/2018

Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité »

Livre Blanc « L’accès à l’information et aux Réseaux Sociaux rend-il plus innovant.e ? »… propulsé par Alban Jarry (1) en proposant à sa communauté (186 participants) de partager réflexions, opinions, avis.

Honoré d’y avoir contribué, je vous invite à parcourir les pages de cette analyse/étude.

Composé de deux tomes, le premier en français et le second en espagnol, ce 5eme livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information et de l’innovation, propose le regard de plus de 180 participants sur les résultats d’une étude publiée dans la  » MIT Sloan Management Review «  qui indiquait que les utilisateurs de Twitter seraient plus innovants que les autres ! Interrogeant sur les sources d’inspiration permettant le développement de l’innovation et la découverte de nouvelles idées, ce livre blanc vise à partager des avis variés sur ce thème.

Plus innovant grâce à l’information et aux réseaux sociaux ?

Ce 5ème livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information, aux réseaux sociaux et à l’innovation, continue d’explorer l’utilisation professionnelle des réseaux sociaux. Ce livre blanc explore les sources de la génération d’idées à l’heure de l’ultra connexion, de l’ultra diffusion et de l’infobésité.

Ce Livre Blanc est consultable et téléchargeable gratuitement sur les plateformes slideshare.net

Jean-Gabriel Giraud, consultant-associé LOG’ins Consultants

(1) spécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication et de l’influence. Découvrir son blog.


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Devoir de vigilance : les sociétés cotées répondent à leur obligation de compliance

Selon l’ISO 26000 :2010 , le devoir de vigilance est une démarche globale, proactive d’identification, visant à éviter et atténuer les impacts négatifs sociaux, environnementaux et économiques, réels et potentiels, qui résultent des décisions et activités d’une organisation sur tout le cycle de vie d’un de ses projets ou activités. En l’occurrence, une organisation peut être considérée comme complice lorsqu’elle aide autrui à commettre des actes fautifs qui ne sont pas en cohérence avec les normes internationales de comportement…  et s’inscrit dans la politique RSE de l’entreprise, au titre de domaine d’action de responsabilité sociétale.


Le devoir de vigilance s’inscrit donc dans le principe d’anticipation. Ainsi, un professionnel ne devrait pas attendre passivement les événements porteurs de risques. (1)


Effondrement d’un immeuble à Savar, faubourg ouest de Dacca, la capitale du Bangladesh

L’événement du Rana Plaza (24 avril 2013) a déclenché une « prise de conscience ». En mars 2016, l’instance de décision du Conseil de l’Europe, le Comité des Ministres, a adopté une recommandation incitant les États membres à légiférer sur une mise en oeuvre effective de l’obligation de diligence raisonnable des entreprises vis-à-vis de leurs activités économiques impactant les droits humains.

 

LE DEVOIR DE VIGILANCE EN FRANCE

Vu la décision du Conseil constitutionnel n° 2017-750 DC du 23 mars 2017, la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre a été publiée le 28 mars 2017 et fait obligation de mettre en œuvre un plan de vigilance, propre à leurs activités.  Ce plan englobe les activités de leurs principaux fournisseurs et sous-traitants (chaine d’approvisionnement, chaine de valeur, Supply Chain, sphère d’influence…) (2). Il comprend « des actions adaptées d’atténuation des risques ou de prévention des atteintes graves » et comporte « les mesures de vigilance raisonnable propres à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves ».


La responsabilité ne pourra être engagée que si le manquement à l’obligation de vigilance est la cause d’un dommage.


En contrepartie, selon la loi, « lorsqu’une société mise en demeure de respecter les obligations prévues au I n’y satisfait pas dans un délai de trois mois à compter de la mise en demeure, la juridiction compétente peut, à la demande de toute personne justifiant d’un intérêt à agir, lui enjoindre, le cas échéant sous astreinte, de les respecter ».

 

Les marqueurs sociétaux de la loi

capture du Journal Officiel

  • Mettre en œuvre des mesures de vigilance raisonnable.
  • Identifier les risques et prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés. fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement.
  • Intégrer les parties prenantes dans l’élaboration du processus et en concertation avec les organisations syndicales représentatives.
  • Cartographier les risques et établir des procédures d’évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants ou fournisseurs.
  • Établir un mécanisme d’alerte et de recueil des signalements relatifs à l’existence ou à la réalisation des risques.

 

Quelles sanctions ?

Lorsqu’une société mise en demeure de respecter les obligations prévues (…) n’y satisfait pas dans un délai de trois mois à compter de la mise en demeure, la juridiction compétente peut, à la demande de toute personne justifiant d’un intérêt à agir, lui enjoindre, le cas échéant sous astreinte, de les respecter.

 

Quelles réponses au devoir de vigilance des sociétés mères cotées ?

En ligne avec sa méthodologie,  LOG’ins Consultants a exploré les contenus des documents de référence (DDR), publiés en 2018 (du 1er janvier au 8 mars) sur le site de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers).

 

Société Générale est soumise à la loi du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre (ou loi sur le devoir de vigilance). Elle s’astreint à un devoir de vigilance et d’alerte [mécanisme d’alerte] et s’appuie sur le pilier Ressources Humaines et Sécurité qui vise à prévenir les risques d’atteintes graves aux droits humains et aux libertés fondamentales.(…).

 

Pour ELIOR, le Groupe peut voir sa responsabilité engagée du fait de ses employés. (…) Il a mis au point une charte d’achats responsables (…) signée par 95 % des fournisseurs à fin septembre 2017 en France et adjointe aux contrats dès janvier 2018. Cette charte leur demande de réduire leur empreinte environnementale, d’agir en tant qu’employeur responsable, notamment en respectant le droit des enfants et en condamnant le travail clandestin, d’être un fournisseur responsable et de réaliser un bilan de leurs actions de progrès (bilan RSE). Cette charte a été mise à jour, intégrant, d’une part, les principes éthiques du Groupe et, d’autre part, la nécessité de renforcer la vigilance sur sa chaine de valeur et sa sphère d’influence.

 

En 2017, HSBC France a mis en œuvre un plan de vigilance afin de répondre à l’exigence de la Loi sur le Devoir de Vigilance (…) a cartographié les risques liés à ses fournisseurs, (…) a mis en place la politique de gestion des risques de développement durable,  concernant l’impact des financements de la banque sur des atteintes potentielles aux droits humains et à la préservation de l’environnement (…)

 

Atos a recensé en 2017 les pratiques existantes qui constitueront, sous réserve d’ajustements à la marge, la base du plan de vigilance du Groupe (…)

 

Chez VINCI, le processus de suivi des comportements éthiques a été renforcé en 2017, en phase avec l’évolution du devoir de vigilance pour les entreprises et donneurs d’ordre. (…) Le 1er janvier 2018, une direction Éthique et Vigilance, directement rattachée au président-directeur général de VINCI, a été créée (…).

 

Chaque membre du Conseil d’administration du groupe BNP PARIBAS est tenu à un devoir de vigilance quant à la conservation, à l’usage et, le cas échéant, à la restitution des outils, des documents et des informations mis à disposition. (…) le Groupe a intégré dans sa démarche de vigilance les risques d’atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes et l’environnement.

 

Afin d’affiner les principaux risques environnementaux et sociétaux associés au devoir de vigilance d’Air Liquide, une cartographie couvrant l’ensemble des activités du Groupe a été déclinée à partir de la cartographie des risques globaux du Groupe.

 

Code de conduite des fournisseurs (Suppliers code of conduct), évaluations RSE des fournisseurs, adhésion à des initiatives sectorielles [TfS (Together for Sustainability) ; PSCI (Pharmaceutical Supply Chain Initiative)] font partie des instruments de la politique Achats responsables de SANOFI. Elle a été revue en 2017 dans le cadre de la mise en oeuvre de la loi française sur le devoir de vigilance des sociétés-mères et entreprises donneuses d’ordres (…)

 

Mise en oeuvre d’un plan d’action

Sur la base du verbatim extrait, HSBC apparait comme le « mieux disant » en matière de prise en compte des obligations de la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre.

 

Source.s / Bibliographie

N° 1524 ASSEMBLÉE NATIONALE PROPOSITION DE LOI (rapport du groupe de travail de l’Assemblée nationale, 6 nov. 2013 – Rapport de M. Dominique Potier, au nom de la commission des lois, n° 2628)

Proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre (Petite Loi du 30 mars 2015)

LOI n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance …

Avis « Relations responsables entre donneurs d’ordre et fournisseurs (Plateforme RSE, 9 juil. 2017)

Code Middlenext (16 sept. 2016)

Loi sur le devoir de vigilance des multinationales – Questions … (Amnesty International, 19 juil. 2017)

FAQ à propos de la loi sur le devoir de vigilance des sociétés-mères … (CRID, 26 juil. 2017)

 

En complément…

Lettre de la Gouvernance KPMG 15 (28 mars 2017)

Recommandations du GAFI (15 févr. 2012)

Pour une obligation de vigilance des entreprises transnationales (Amnesty International, 3 mars 2016)

Guide lanceur d’alerte (Transparency International, 8 déc. 2017)

Note loi vigilance FR VF – Entre les lignes entre les mots (Organisations syndicales, 14 juin 2017)

Le Devoir de Vigilance – Institut International Audit Social (Jacques Igalens, Professeur, Président d’honneur de l’IAS et de l’AGRH, 24 jan. 2018)

 

D’autres articles de ce blog peuvent vous intéresser : consulter la requête « Vigilance« 


  1. citation extraite de la synthèse des travaux préparatoires de la loi, nov. 2013
  2. le concept de « sphère d’influence » a été initié par le Global Compact (2000). L’ISO 26000 en donne la définition suivante : portée/ampleur des relations politiques, contractuelles, économiques ou autres à travers lesquelles une organisation a la capacité d’influer sur les décisions ou les activités de personnes ou d’autres organisations

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