Ovseo : Gloria Paraiso-Jossou sur les pratiques RSE au Sénégal

Le panel RSE au Sénégal/Afrique et ODD présenté par la directrice de RS Consulting lors de la cérémonie de lancement officiel des activités de l’Observatoire des valeurs sociétales et éthiques des organisations (Ovseo) et présidée par Mme Ramatoulaye Dieng Ndiaye a permis « d’apprécier les  pratiques de la RSE/RSO au Sénégal à la lumière de la norme l’ISO 26000 et  à  l’aune des ODD », a martelé Mme Paraiso-Jossou. Qui poursuit que ce « panel a non seulement permis de découvrir la norme « hors norme » qu’est l’ISO 26000 considérée comme la référence sur le plan international en matière de responsabilité sociétale, mais également a permis de situer la perception qu’ont les entrepreneurs sénégalais en particuliers, et africains en général de la RSE/RSO ».

Source : Étiquette – ISO 26000

Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise?

Est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

En septembre 1970, l’économiste Milton Friedman publie dans The New York Times Magazine un texte qui suscite beaucoup d’opposition. Il a comme sous-titre La responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître ses profits. (extraits 1)

Récemment, quinze personnalités françaises publient un collectif prônant « pour la France de jouer un rôle décisif dans le développement d’une économie responsable. »(extraits 2)

Ainsi, la question se pose : est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

Source : Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise? | Revue Gestion HEC Montréal

 

(1) Quand je vois l’éloquence d’hommes d’affaires qui parlent des « responsabilités sociétales de l’entreprise dans un système de libre entreprise », cela me rappelle la merveilleuse citation à propos du Français qui découvre à l’âge de 70 ans que toute sa vie il a fait de la prose. Les hommes d’affaires croient défendre la libre entreprise quand ils déclament que l’entreprise ne se préoccupe pas « simplement » du profit mais aussi de la promotion d’objectifs « sociétaux » désirables (…) Les discussions sur la « responsabilité sociétale des entreprises » sont remarquables pour leur faiblesse analytique et leur manque de rigueur. Qu’est-ce que cela signifie de dire que « l’entreprise » a des responsabilités ? Seuls les hommes peuvent avoir des responsabilités. (…) Vraisemblablement, les individus qui doivent être responsables sont les hommes d’affaires, donc les propriétaires individuels ou les dirigeants d’entreprise.

 

(2) Le consensus est de plus en plus fort : la financiarisation du capitalisme est une erreur. Ce consensus, appuyé par les efforts toujours plus nombreux de différents acteurs du monde de l’entreprise et de l’investissement, ne suffit pas à garantir la mutation nécessaire. (…) La poursuite excessive d’une finalité exclusive – maximiser les profits pour les actionnaires – a isolé l’entreprise et nourri la suspicion à son égard. (…) La société (SA, SAS, SARL…) est un véhicule juridique qui permet la réalisation du projet d’entreprise. (…) Nos sociétés contemporaines attendent de l’entreprise qu’elle joue un rôle prépondérant dans la recherche d’une croissance raisonnée, génératrice de bien-être et de progrès.

COP22 : pour un « écoféminisme » d’urgence

Le changement climatique est un défi lancé au développement durable, avec de larges incidences sur l’environnement et sur le développement.

(…) Les femmes représentent un important levier de la mise en œuvre des politiques pour une gestion plus durable. Aujourd’hui, tous les spécialistes du développement le soulignent : un programme conçu sans prise en compte des femmes est moins efficace que le même programme planifié avec leur aide.

(…) Qu’il s’agisse de femmes immigrées qui deviennent « ambassadrices vertes » au Danemark ou de femmes indiennes qui créent des coopératives agricoles traditionnelles, les occasions d’agir sont démultipliées lorsque l’inégalité des sexes est prise en compte.

(…) en 1992, l’un des principes de la déclaration de Rio sur l’environnement stipulait que « les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d’un développement durable. » Entre 1996 et 2010, la part des femmes dans les délégations envoyées par les pays négociateurs est passée de 20 % à 30 %. Et celle des chefs de délégation, d’à peine 12 % à 15 %.

Source : COP22 : pour un « écoféminisme » d’urgence – JeuneAfrique.com

Innovation : quand l’écologie booste les entreprises marocaines -…

Dans un pays qui s’est doté depuis plusieurs années d’un programme solaire et éolien très ambitieux, le secteur privé aussi commence à s’intéresser au développement durable.

Valorisation des déchets, utilisation rationnelle de l’eau, investissements dans les énergies renouvelables ou encore efficacité énergétique ainsi que construction de bâtiments écologiques… autant de domaines dans lesquels le Maroc a réalisé d’importantes avancées ces dernières années.

Pourtant, les défis sont également énormes. En matière de traitement des déchets, par exemple, un plan de réhabilitation des décharges a été mis en place dès 2008, mais il reste encore loin de ses objectifs initiaux. S’il prévoyait de mettre en place, pour une échéance en 2015, des décharges contrôlées dans la totalité des communes urbaines du royaume, seulement 48 % des ordures sont aujourd’hui traitées dans des déchetteries aux normes environnementales.

Source : Innovation : quand l’écologie booste les entreprises marocaines -…

Mode : une révolution éthique et durable

myriam-underwood-travaille-au-lancement-de-la-nouvelle-collection_revolution-textile2-241x300Que savons-nous des vêtements que nous portons ? Souvent, pas grand-chose. Une toute jeune marque toulousaine, vegan et écolo, entend révolutionner le secteur de la mode en affichant la traçabilité complète de chaque pièce de sa collection…

Après avoir travaillé dans la mode, Myriam Underwood décide de lancer sa propre marque : JUSTE, la révolution textile. « Dans les bureaux, nous étions complètement déconnectés de la fabrication des produits », explique-t-elle. « Du coup, la valeur numéro 1 que je voulais intégrer à ma marque était la traçabilité », poursuit l’entrepreneure, qui s’est vite aperçue qu’il s’agissait là, d’un « gros challenge ».

Source : Mode : une révolution éthique et durable

Revue de presse RSE/RSO (2016-08)… agriculture

ConvergenceRSO vous propose un extrait de sa curation (cf. Pertinences sociétales –  Risques, Santé, EnvironnementL’Effet Lepidoptera), pour illustrer une actualité que nous considérons comme marquante.

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Agriculture

Les réseaux sociaux et les médias sociaux font l’écho de nombreuses initiatives en matière d’agriculture biologique, auxquelles sont ajoutés des programmes de sensibilisation, de prévention…  En terme d’externalités négatives, les actualités citent régulièrement la pollution, les produits phytosanitaires, les pesticides, les sanctions….

Que cible « agriculture » : l’agriculture biologique, l’agriculture urbaine, la permaculture, l’agriculture industrielle, l’agroécologie…

L’agroécologie est un choix de durabilité pour l’agriculture. C’est un mouvement de fond.” [Stéphane Le Foll / l’interview du Figaro du 17 février 2015]

Rien n’est meilleur que l’agriculture, rien n’est plus beau, rien n’est plus digne d’un homme libre. Elle suffit amplement aux besoins de notre vie.”  [De Damase Potvin (1882-1954) / Restons chez nous]

On citera :

  • L’agriculture urbaine s’organise à Lyon avec Refarmers, qui utilise la technologie ZipGrow, et dont il détient d’ailleurs l’unique licence européenne. Venu des Etats-Unis, ce procédé hydroponique permet aux plantes de pousser avec un arrosage automatique goutte à goutte qui permet d’économiser 90% d’eau.
  • Embarras autour d’un rapport explosif sur la nocivité des pesticides, que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié, lundi 25 juillet au soir, sur son site.
  • Le monde agricole est-il en voie d’extinction ? Pas selon Maximilien Rouer, coauteur du livre « Les agriculteurs à la reconquête du monde » et ingénieur agronome, fondateur de la start-up BeCitizen. Dans un entretien à « We Demain », il explique pourquoi, selon lui, l’agriculture de demain sera plus productive, plus écologique et plus rentable. « Grâce au numérique, l’agriculture va dire adieu aux intermédiaires traditionnels » …
  • L’agroforesterie progresse dans le monde. Une étude menée par huit organisations internationales réévalue l’importance de ce système agronomique mêlant cultures et arbres. 43% des surfaces agricoles mondiales comptent au moins 10% d’arbres. Grâce à des politiques incitatives, le Brésil, l’Indonésie, la Chine et l’Inde connaissent la plus forte augmentation d’arbres en terres agricoles, tandis que l’Argentine, le Myanmar et la Sierra Léone enregistrent la plus forte baisse.  Pour arriver à ce résultat publié dans Scientific reports, les chercheurs ont utilisé les données obtenues par les images du satellite MODIS et comparé l’utilisation des sols entre 2000 et 2010.
  • L’agro-écologie urbaine, ambition du Val-de-Marne. Avec 4 % de son territoire consacré à l’agriculture, le Val-de-Marne est le premier département agricole de la petite couronne parisienne.
  • Le Maire de Baraigne [département de l’Aude et la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées] dit non aux produits phytosanitaires…
  • « Nous devons gérer l’eau sans pénaliser l’activité agricole« , déclare Anne-Claire Vial, Présidente de la Chambre d’agriculture de la Drôme, membre du comité de bassin Rhône-Méditerranée. Un plan de gestion de la ressource sur le bassin versant de la Drôme est lancé pour faire face à la rareté de l’eau.
  • Tunisie et Travailleuses agricoles… Une main-d’œuvre saisonnière sans couverture sociale.
  • Vendanges…toujours autant de pesticides dans les vignes. Lorsque l’on fait analyser les vins par des laboratoires, on retrouve des traces de pesticides dans 100 % d’entre eux, y compris dans les vins bio, contaminés par les pesticides déversés sur les champs voisins.

 

Aquaculture

Ostréiculture, algoculture, culture maritime, biotechnologie marine …

  • La collecte des algues vertes devient un modèle… L’Ouest breton sert de modèle sur la gestion des algues vertes à des représentants de Jersey.
  • Algoculture. Spiru’breizh, producteur de spiruline marine, construit le premier chantier, au monde, de spiruline à l’eau de mer.
  • le projet Blue Train . Ce projet de formation, mené par la Station biologique de Roscoff (SBR) vise à former l’ensemble des acteurs de l’économie maritime aux évolutions du secteur des biotechnologies marines, en plein essor sur le territoire.

 

Sources citées… geekandfood.fr ; lemonde.fr ; wedemain.fr ; bretagne-bretons.fr ; entreprises.ouest-france.fr ; sciencesetavenir.fr ; campagnesetenvironnement.fr ; ladepeche.fr ; http://www.sauvonsleau.frhttp://www.anses.fr ; blog.actioncontrelafaim.org ; evene.lefigaro.fr/citations ; directinfo.webmanagercenter.com; http://www.consoglobe.com…

 

Mots clés saillants :  agriculture, pesticide, agriculteur, expert, groupe, groupement, exposition, comité, impact, pratiques, santé…

Tags ISO 26000 : impact environnemental, bonnes pratiques, chaîne d’approvisionnement, développement local, qualité de vie…

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L’économie collaborative,  source de progrès environnemental ?

En favorisant la mutualisation et le partage de biens ou de connaissances entre individus, l’économie collaborative propose de nouveaux modèles économiques porteurs de promesses environnementales.

Aurélien Acquier (Professeur – Stratégie, Organisations et Société, ESCP Europe), Damien Demailly (Chercheur, économiste, Coordinateur du programme Nouvelle Prospérité, Iddri) et Valentina Carbone (Chair professor, ESCP Europe) livrent leurs constats sur les différentes formes d’offres de service. Je vous invite à lire cet article, pertinent et documenté.

Si l’économie collaborative n’est pas intrinsèquement bénéfique pour l’environnement, elle sera ce qu’en font les acteurs publics et privés. L’économie collaborative constitue un réservoir d’innovation à alimenter par les institutions académiques (écoles de design, de management ou d’ingénierie), les entreprises et les acteurs publics pour en maximiser le potentiel environnemental. Avec une ambition simple : mettre l’économie collaborative au service de l’économie circulaire.

Source : L’économie collaborative est-elle source de progrès environnemental ?

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Michel Rocard: le succès en matière d’accès aux services essentiels suppose une démocratie participative

20/04/2016 – Tanger, Maroc

De plus en plus, la question des enjeux liés à l’urbanisation s’invite dans l’actualité. Pourtant, ce phénomène d’urbanisation n’est pas nouveau : en 2008, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le nombre de citadins a dépassé le nombre de ruraux et depuis, le rythme de la croissance urbaine ne cesse de s’intensifier, tout particulièrement dans les pays en développement.

Or, pour autant qu’elle soit accompagnée et maîtrisée, l’urbanisation peut profiter au développement économique. Une urbanisation maîtrisée commence par la fourniture à tous d’un habitat décent et salubre, ce qui implique un accès facilité à l’eau, à l’assainissement, à l’électricité,  etc. Au contraire, une urbanisation non maîtrisée accroît inévitablement le risque de violence civile et de dureté des rapports entre les hommes. (…)

Source : Michel Rocard: le succès en matière d’accès aux services essentiels suppose une démocratie participative

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Les Français incités à produire et consommer leur propre électricité

La ministre de l’énergie, Ségolène Royal, présente mercredi un projet d’ordonnance sur le sujet.

Un double coup de pouce va être donné par l’Etat en ce sens, alors que seuls 15 000 foyers français et quelques dizaines d’entreprises se sont pour le moment lancés dans l’aventure de l’autoconsommation.

Source : Les Français incités à produire et consommer leur propre électricité

La pêche en eaux profondes interdite par l’Union Européenne

C’est une belle victoire pour les défenseurs de l’environnement. L’Union européenne a en effet annoncé jeudi 30 juin 2016 l’interdiction de la pêche en eaux profondes à plus de 800 mètres de profondeur. Cet accord, passé entre les États membres de l’Union Européenne ainsi que la Commission et le Parlement, met fin à plusieurs années de négociations.

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