Discours d’Emmanuel Macron : répondre à l’état d’urgence économique et sociale ? (10déc2018)

Discours d’Emmanuel  Macron à la Nation, le 10 déc. 2018

Ce 10 décembre 2018, à 20h, le Président de la République, Emmanuel Macron,  s’est adressé aux Françaises et aux Français, en prononçant un discours retransmis à la télévision.  Moment très attendu par la société civile, les « gilets jaunes » et la classe politique, après les événements de crise vécus de ces dernières semaines.

Le contenu du discours

D’entrée, le  ton est donné en ce qui concerne le désordre et l’anarchie, car quand la violence se déchaîne, la liberté cesse.

  • Les événements de ces dernières semaines dans L’Hexagone et les Outre-Mer ont troublé profondément la Nation.
  • Ils ont mêlé des revendications légitimes et un enchaînement de violences inadmissibles et je veux le dire d’emblée.

… rappelant le jeu des opportunistes qui ont essayé de profiter des colères sincères pour les dévoyer et pointant les irresponsables politiques dont le seul projet était de bousculer la République.

En deuxième lieu,  le contexte social, économique, financier, politique, sociétal que vit la population reflète quarante années de malaise qui ressurgissent. Le malaise est profond qu’il émane des travailleurs, des territoires, villages comme quartier : altération du cadre de vie, disparition des services publics, et/ou du citoyen qui développe le sentiment de ne pas être entendu.

Et de décréter … l’état d’urgence économique et sociale.

Le discours est construit autour de 10 thèmes clés

Le discours est construit autour de 10 thèmes clés, composé de 2 socles :

– Une introspection personnelle et situationnelle : Le sentiment, Le comportement

– L’annonce de mesures immédiatement mises en œuvre et/ou programmées dans les semaines et mois à venir : La politique; Le temps; La Nation, le pays, le peuple, la France ; Les impôts; Le droit; La communication et le dialogue; L’emploi

 

La politique :

… et d’annoncer des mesures :

  • Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent. Il devra se dérouler au niveau national dans nos institutions, chacun y aura sa part : gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ; vous y aurez votre part.
  • un tel débat n’est pas seulement affaire de représentants institutionnels ; il doit se dérouler aussi partout sur le terrain et il est des interlocuteurs naturels, des citoyens qui doivent en recevoir les demandes et s’en faire les relais : ce sont les maires ; ils portent la République sur le terrain.
  • Dès demain, le Premier Ministre présentera l’ensemble de ces décisions aux parlementaires.
  • le devoir d’apprendre pour être un citoyen libre,
  • la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis.

 

Le temps :

  • entendre la détresse du couple de salariés qui ne finit pas le moiset se lève chaque jour tôt
  • écouter ces femmes de courage, la mère de famille célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n’a pas les moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois et n’a plus d’espoir.

… et d’annoncer des mesures :

  • supprimer toutes les augmentations prévues pour le début d’année prochaine;

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019
  • de verser une prime de fin d’année à leurs employés
  • Pour ceux qui touchent moins de 2. 000 euros par mois,
  • nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ;
  • et prendrai des décisions en ce sens dès cette semaine.

 

La Nation, le pays, le peuple, la France :

  • Nombre d’autres pays traversent ce mal vivre
  • c’est notre vocation au travers de l’Histoire d’ouvrir ainsi des chemins jamais explorés pour nous-mêmes et pour le monde. Je le veux pour nous tous Français parce qu’un peuple qui se divise à ce point, qui ne respecte plus ses lois et l’amitié qui doit l’unir est un peuple qui court à sa perte.
  • Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.
  • Nous voulons bâtir une France du mérite, du travail,
  • une France où nos enfants vivront mieux que nous.

… et d’annoncer des mesures :

  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises
  • Je veux que soit posée la question de l’organisation de l’Etat, de la manière dont il est gouverné et administré depuis Paris, sans doute trop centralisé depuis des décennies. Et la question du service public dans tous nos territoires. 
  • Nous voulons une France où l’on peut vivre dignement de son travail ? (…)Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur.

 

Le sentiment :

  • je n’oublie pas qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous, peuvent la partager (…)je ne veux pas la réduire aux comportements inacceptables
  • ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !
  • Leur détresse ne date pas d’hier mais nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond,
  • malaise démocratique où se développe le sentiment de ne pas être entendu ;
  • Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. que ce n’était pas mon souci,
  • par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.
  • Mon seul souci, c’est vous ; mon seul combat, c’est pour vous. 

NDLR : employer le terme « souci » dans ce contexte peut prêter à confusion, à interprétation. Ici, il faut comprendre le terme souci comme un état d’esprit de quelqu’un qui s’inquiète à propos d’une personne à laquelle il accorde de l’importance. (Cntrl)

 

Le comportement :

  • ces violences ne bénéficieront d’aucune indulgence.
  • Nous avons vu tous le jeu des opportunistes qui ont essayé de profiter des colères sincères pour les dévoyer.
  • Aucune colère ne justifie qu’on s’attaque à un policier, à un gendarme,
  • qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous,
  • je ne veux pas la [ie la colère des Gilets Jaunes] réduire aux comportements inacceptables que je viens de dénoncer.
  • Ce fut d’abord la colère contre une taxe
  • mais cette colère est plus profonde,
  • ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !
  • Si je me suis battu pour bousculer le système politique en place, les habitudes, les hypocrisies,
  • J’entends que le gouvernement poursuive l’ambition des transformations de notre pays

 

Les impôts :

  • Je sais que certains voudraient dans ce contexte que je revienne sur la réforme de l’impôt sur la fortune

      … et d’affirmer

  • Conformément aux engagements pris devant vous, cet impôt [ISF] a été supprimé pour ceux qui investissent dans notre économie et donc aident à créer des emplois

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019.
  • c’est pourquoi je demanderai à tous les employeurs qui le peuvent, de verser une prime de fin d’année à leurs employés et cette prime n’aura à acquitter ni impôt ni charge.
  • nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ;
  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises, qui y font des profits doivent y payer l’impôt,
  • nous répondrons à l’urgence économique et sociale par des mesures fortes, par des baisses d’impôts plus rapides, par une meilleure maîtrise des dépenses plutôt que par des reculs.
  • Je veux que soit posée la question de l’équilibre de notre fiscalité

 

Le droit :

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l’impôt, c’est la simple justice.

… et d’annoncer des mesures à mettre en œuvre :

  •  Cependant, le gouvernement et le Parlement devront aller plus loin pour mettre fin aux avantages indus et aux évasions fiscales.
  • la possibilité de voir les courants d’opinion mieux entendus dans leur diversité, une loi électorale plus juste,
  • pour qu’elle [ie. question de l’équilibre de la fiscalité] permette à la fois la justice et l’efficacité du pays.

 

La communication et le dialogue :

  • par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.

… et d’annoncer des mesures à mettre en œuvre :

  • la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis.
  • Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent.
  • gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ;
  • et il est des interlocuteurs naturels, des citoyens … ce sont les maires.

Et d’ajouter :

  • C’est pourquoi je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région, pour bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la Nation.

 

L’emploi :

  • afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l’année prochaine.
  • que le surcroît de travail accepté constitue un surcroît de revenu ;
  • alors même que nous sommes en train de recréer des emplois dans tous les secteurs.
  • nous avons devant nous à conduire une réforme profonde de l’Etat, de l’indemnisation du chômage et des retraites.

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019.

 

Les autres thèmes

D’autres thèmes sont évoqués. Entre autres on citera

  • la formation (L’investissement dans la Nation, dans l’école et la formation est inédit… Cela ne peut se faire que par une meilleure école, des universités, de l’apprentissage et des formations)
  • les territoires (C’est pourquoi je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région,)
  • la famille (C’est celle des retraités modestes qui ont contribué toute leur vie et souvent aident à la fois parents et enfants et ne s’en sortent pas.)
  • les modes de vie (malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance.)
  • le climat (que soit posée la question de notre quotidien pour faire face aux changements climatiques)
  • le handicap (C’est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap dont la place dans la société n’est pas encore assez reconnue. Leur détresse ne date pas d’hier… nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond, tout se passait comme s’ils étaient oubliés, effacés.)

 

Certains sujets ont été « effleurés » : l’Europe, l’immigration, les parties prenantes, le commerce et les petits commerçants, les travailleurs précaires, les travailleuses à temps partiel, créer des emplois…

 

Certains thèmes n’ont pas été évoqués : l’écologie, le transport et la mobilité, l’industrie, les infrastructures, la protection sociale et son modèle, l’ancrage local des entreprises, l’adoption de mesures en faveur de l’environnement, le climat et les catastrophes naturelles, l’agriculture et les circuits courts, l’approvisionnement, le droit international, le droit européen, l’égalité des chances, le pouvoir d’achat, le vieillissement de la population …

 

 

La forme du discours

L’utilisation du « je » est certes employé, mais il est à mettre en regard du « nous » (Je le veux pour nous tous Français)  et du « vous » (Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. Je veux ce soir être très clair avec vous.).

Plutôt dynamique et porté dans l’action, le discours s’est construit autour d’adverbes d’intensité, tels que plus, moins, tous, à bien des égards, beaucoup…

 

Les termes les plus utilisés

On citera (par ordre décroissant) :

  • nation, France, question, année, travail, impôt, français, colère, changement, malaise, mois, gouvernement, devoir, citoyen…
  • vouloir, devoir, pouvoir, voir, vivre…

 

Source : site de l’Elysée


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L’économie circulaire a le vent en poupe…

En février 2017, 33 grandes entreprises s’engageaient en faveur de l’économie circulaire. Presque deux ans après, l’Afep dresse un premier bilan. Selon l’association patronale, 95 % des promesses suivent le rythme prévu ou sont en avance. Dix exemples prouvent que la mobilisation est bien lancée.

L’heure du bilan a sonné pour les 33 entreprises engagées en faveur de l’économie circulaire. Selon l’Afep, 79 % des engagements pris en février 2017 suivent le rythme prévu et 16 % sont même en avance. « Il y a plus que jamais des entreprises moteurs, les choses avancent« , se réjouit Brune Poirson, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire. Elle organisait jeudi 25 octobre un colloque à l’hôtel de Roquelaure rassemblant les acteurs du secteur.

Novethic a sélectionné dix exemples illustrant cette dynamique.

(c) Afep

L’Afep a organisé avec 5 autres associations d’entreprises (C3D, EpE, France Industrie, INEC, OREE) à l’Hôtel de Roquelaure le 25 octobre 2018, le colloque « Économie circulaire : les entreprises dans la boucle ! ». L’Afep a rendu publics à cette occasion le suivi 2018 des 100 engagements économie circulaire pris en 2017 par 33 entreprises, et 21 nouveaux engagements de 12 entreprises, en soulignant le besoin que l’État poursuive avec les acteurs économiques les engagements pour la croissance verte.

 

Sources : Novethic ; Afep

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La culture joue un rôle dans la reconstruction des villes (UNESCO/Banque mondiale)

La Banque mondiale et l’UNESCO évoqueront le rôle essentiel que joue la culture dans la planification et le financement de projets pour les villes victimes de la guerre et des catastrophes à l’occasion de la présentation d’un nouveau document d’orientation intitulé La culture dans la reconstruction et le relèvement des villes, le 16 novembre (17 h 30) au siège de l’UNESCO.

La croissance rapide de l’urbanisation dans le monde expose les villes et leurs habitants aux effets dévastateurs de conflits d’une complexité croissante et de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes. D’ici 2030, on estime que les catastrophes coûteront aux villes du monde entier quelque 314 milliards de dollars par an, soient près de deux fois plus que la moyenne des 15 années précédentes. L’approche décrite dans CURE (1) intègre la culture dans les politiques de développement urbain durable pour aider à créer des environnements urbains inclusifs, sûrs, résilients et durables pour tous.

Les deux organisations mènent actuellement des projets opérationnels conjoints en Arménie, en Chine, en Géorgie, en Haïti, au Mali, au Pakistan et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.


 

Source ; UNESCO

(1) Le programme CURE s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large qui fait suite à la signature d’un Mémorandum d’accord entre l’UNESCO et la Banque mondiale en juillet 2017.

 

DDR18 (exercice fiscal 2017) et scores RSE : les sociétés cotées attentives à leurs obligations légales

Conformément à la directive européenne de 2014, les entreprises doivent établir une déclaration de performance extra-financière dans leur rapport annuel de gestion, pour les exercices ouverts depuis le 1er septembre 2017. La transposition dans le droit français a été établi par ordonnance le 19 juillet 2017 [1] et par décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 [2].  L’article 225 de la loi Grenelle II du 12 juillet 2010 et son décret d’application du 24 avril 2012 constitue le cœur du dispositif en matière de transparence [3].

Afin de renforcer la cohérence et la comparabilité des informations non financières publiées dans l’ensemble de l’Union, certaines grandes entreprises devraient établir une déclaration non financière comprenant des informations relatives au moins aux questions d’environnement, aux questions sociales et de personnel, de respect des droits de l’homme et de lutte contre la corruption.

Le panel des DDR 2018 (exercice fiscal 2017)

Peu d’entreprises cotées Euronext (5%) déposent leurs DDR au cours des 2 premiers mois de l’année.  Le plus grand nombre (70%) cible les mois de mars/avril (clôture d’exercice au 31 décembre).

Plus de 85% d’entre elles déposent leur document de référence au 1er semestre de l’année.

ELIOR GROUP, COMPAGNIE DES ALPES, EXEL INDUSTRIES ont transmis leurs documents à l’AMF (Aurorité des Marchés Financiers) au cours du mois de janvier, pour un exercice fiscal clôturé au 30 septembre.

DDR 2018 : les caractéristiques textuelles

En moyenne, le nombre de pages et la densité lexicale des DDR ont tendance à légèrement diminuer sur 4 exercices continus. Ces caractéristiques sont à la fois dépendantes du corpus texte et de la base d’images insérées.

Des différences marquées existent entre 2 années successives. Par exemple, pour l’exercice 2017, en citant les premiers documents par ordre alphabétique, ALTAREA, AMOEBA, ARGAN, AXWAY SOFTWARE, COMPAGNIE DES ALPES ont augmenté leurs données informatives extra-financières, tandis que ACCOR, ALBIOMA, ALTRAN TECHNOLOGIES, ATOS SE, AUREA les ont « diminuées ».

DDR 2018 : les déclarations RSE « mieux disantes »

Quelles thématiques liées aux recommandations portées par la norme de comportement ISO 26000 sont plus présentes dans les DDR 2018 vs DDR 2017 ? Les constats portent sur un échantillon de 45 documents de référence, que nous avons sélectionnés d’après leur nomenclature NAF/APE et selon leur score RSE (haut, moyen, bas).

La progression la plus nette concerne l’univers des obligations légales :

(…) le risque de non-respect des obligations légales dans la conduite de projet. (…) Les déchets sont gérés globalement par le propriétaire ou par des sous-traitants externes, conformément aux obligations légales locales. (…)  Au delà des obligations légales, à l’occasion de la rénovation des locaux, l’accessibilité de nos centres aux personnes circulant en fauteuil roulant est prise en compte. (…) En outre, sont instituées des sanctions pénales en cas d’inobservation par un exploitant de ses obligations légales et réglementaires, (…) Les dépenses de sécurité engagées à la suite d’obligations légales. (…) En 2017, le groupe a consacré plus de 32 millions d’euros, des moyens financiers significatifs et supérieurs aux obligations légales et conventionnelles, (…) les entités mettent en oeuvre dans leurs procédures les obligations légales et les recommandations professionnelles (…) respecter leurs obligations légales (locales, françaises, réglementaires)

… et d’ajouter

Au sein du Groupe, outre les éventuels dispositifs légaux existants, certaines filiales ont mis en place des programmes volontaires d’intéressement des salariés aux résultats de la filiale.

On citera : développement local et développement des compétences ; contribution au développement local ; les communautés locales ;  la communication avec les parties prenantes et les ONG ; les violations des droits de l’homme…

L’attention portée à la vie personnelle et à la vie professionnelle est plus marquée.

(…) différentes actions ont été mises en oeuvre sur le périmètre français visant à favoriser l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle des salariés (..) et concilier un équilibre vie professionnelle/vie personnelle – Être exemplaire dans l’exercice de nos valeurs RSE (…) Par ailleurs, [X] salariés bénéficient, au titre de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, d’aménagement d’horaires. (…) et anime un réseau d’acteurs impliqués dans le domaine de la parentalité en entreprise et de la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. (…) Cette volonté se traduit par la mise en place d’une charte d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, l’accompagnement des salariés dans les événements de leur vie (parentalité, maladie, accidents, etc.

La notion d’erreur et la prévention associée font l’objet de programme de gestion des risques.

(…) Risques d’erreur de traitements des opérations ; le risque lié aux erreurs humaines ou aux erreurs de codes ; et de contrôler les risques d’erreur et de fraude. (…) La police relative à la séparation des tâches (SOD) définit les responsabilités pour la mise en oeuvre et le suivi de mesures organisationnelles et techniques proportionnées aux risques d’erreurs et de fraudes. (…) un manque de transparence ou des erreurs dans sa communication ou des erreurs en particulier sur ses résultats financiers pourraient impacter sa réputation. (…) la corruption de données conservées électroniquement, les violations de la réglementation, les erreurs humaines et les attaques terroristes. (…) la responsabilité du Groupe pourrait être mise en cause en cas d’erreur de conception d’un produit,

… et de maitriser

(…)  les risques résultant de l’activité de l’entreprise et les risques d’erreurs et de fraudes, en particulier dans les domaines comptable et financier. (…) la maîtrise des risques d’erreurs, inexactitudes ou omissions d’informations significatives (…) anomalie significative résultant d’une erreur (…) Son automatisation permet de limiter les risques d’erreurs liées à la manipulation humaine. (…) mise en place d’une démarche visant à mieux comprendre l’erreur humaine (…) détecter et réparer les conséquences de ces erreurs. (…) Ce travail a été accompagné par une sensibilisation autour de l’erreur humaine.

Les effets négatifs, les impacts des activités notamment les impacts sur l’environnement ou ceux liés aux décisions sont particulièrement scrutés.

(…) qui pourrait avoir des effets négatifs sur les cycles naturels de l’eau, les sols, la biodiversité et les écosystèmes. (…) La survenance de tels événements pourrait avoir des effets négatifs sur l’image de X (…) éviter les effets négatifs importants (…) afin de minimiser leurs effets négatifs sur la santé et l’environnement ; le Groupe s’efforce de réduire son impact négatif dans les domaines … (…) limiter l’impact négatif sur l’environnement de la gestion des activités du Groupe (…) La stratégie bas carbone s’engage à minimiser les impacts négatifs sur l’environnement, en particulier via une politique de limitation de ses émissions de CO. (…) [s’assurer] que les impacts négatifs potentiels ont été identifiés (…)

DDR 2018 : les déclarations RSE « en retrait » par rapport à l’exercice précédent

On notera que certaines thématiques « RSE minded » (ou ISO 26000 compatibles) ont perdu de leur « intérêt » dans les rapports 2018 par comparaison avec 2017. On citera :

  • Codes de conduite ; Comportement éthique
  • Cycle de vie
  • Gaz à effet de serre ; Utilisation durable des ressources
  • Associations de consommateurs ; Groupe de consommateurs ; Protection des consommateurs
  • Auto évaluation
  • Incidents
  • Handicap
  • Normes internationales

DDR 2018 : le score RSE d’après notre baromètre Sim26k (Indice de Convergence avec la norme ISO 26000)

Sur les documents de référence, LOG’ins Consultants applique sa méthode d’analyse via sa gamme de services ConvergenceRSO [4], qui comprend :

  • un positionnement relatif (par comparaison avec un panel) > Quartile d’un panel de contenus similaires (standard ou personnalisé).
  • un positionnement détaillé, relevant d’expressions terminologiques (ET) et d’expressions voisines (EV) de l’univers de référence normatif.

En moyenne, le score RSE augmente sur 4 exercices continus. On notera une croissance du score (+2,6%) entre 2016 et 2017, qui marque ainsi le fait que les entreprises cotées visent la conformité aux obligations de transparence et de reporting extra-financier, ainsi que celui d’une structuration des données en matière sociale et environnementale.

Les entreprises dédient dorénavant un chapitre à la RSE. Sur la base d’un échantillon de documents et pour ceux qui avaient consolidé leurs données, le nombre de pages dédiées a fortement augmenté. A titre d’exemple, on citera FAURECIA (de 13p à 42p), GL EVENTS (de 7 à 28p), GUERBET (de 4p à 18p). Rapport intégré et consolidation ont apporté une rigueur à la communication extra-financière.

 

Classement SIM26k des 20 entreprises les « mieux disantes » : rang 2017 ; évolution du classement 2017 par rapport à celui de 2016

 

Classement SIM26k pour les entreprises immatriculées sous le code NAF 58 (secteur de l’édition): rang (score ranking) 2017 vs 2016

 

 


1- Ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises

2- Décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 pris pour l’application de l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises

3- Décret n° 2012-557 du 24 avril 2012 relatif aux obligations de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale

4- Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000


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L’accompagnement du dirigeant de PME et la réaffirmation de son rôle sociétal

L’accompagnement, comme outil d’aide à la décision

 

Bien que représentant 99,9 % des entreprises françaises, les TPE-PME sont mal connues. Mieux les comprendre passe par l’intérêt porté à leur dirigeant, central mais paradoxalement très isolé.

Au-delà de l’amélioration attendue des performances économiques, accompagner le dirigeant peut lui permettre d’opérer une distanciation le réaffirmant dans son rôle sociétal essentiel.

En PME, un dirigeant central mais isolé

Bien qu’encore très minoritaire dans la recherche académique, la PME « ordinaire » fait l’objet, depuis plusieurs années, de nombreux travaux.

Ceux-ci ont permis de mieux en cerner les spécificités, la caractérisant, notamment, par un « mix de proximité » :

  • Une proximité hiérarchique, caractérisée par un dirigeant proche, physiquement (partageant le lieu et les conditions de travail de ses salariés) mais aussi humainement (connaissant chacun individuellement) ;
  • Une proximité fonctionnelle, qui se manifeste par l’absence de séparation des tâches et des fonctions, mais aussi par l’omniprésence et la polyvalence du dirigeant ;
  • Des systèmes d’information de proximité, la communication interne étant généralement simple et peu formalisée et les mécanismes de coordination souples et directs ;
  • Une proximité temporelle, avec un horizon court terme et une vision entrepreneuriale qui se confond avec la vision stratégique du dirigeant ;
  • Une proximité territoriale, qui passe par un marketing de proximité, dans un espace marchand relativement restreint, le plus souvent à l’échelle locale ou régionale, mais également par un réseau de voisinage, à l’intérieur duquel la PME recrute préférentiellement.

Cette analyse, comme d’autres, met en évidence le rôle central du dirigeant, même si tous ne se ressemblent pas. Certains sont plutôt « PIC » (cherchant prioritairement la pérennité et l’indépendance, la croissance ne venant qu’en troisième position). D’autres, à l’opposé, plutôt « CAP » (centrés sur la croissance et l’autonomie, mais beaucoup moins sur la pérennité).

Or, face à son rôle de décideur, le dirigeant de PME semble bien démuni. Selon l’enquête BPI 2016, les responsabilités face à un environnement complexe et incertain s’avèrent particulièrement lourdes. S’y ajoutent le manque de reconnaissance et les préjugés à l’égard des dirigeants de PME, la difficulté à s’entourer (en interne comme en externe), mais aussi les difficultés ponctuelles de trésorerie et la délicate conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Ces deux constats – centralité et isolement – rendent nécessaire de s’interroger sur, d’une part, la façon dont le dirigeant élabore sa vision stratégique, véritable sésame pour assurer une activité pérenne voire une croissance de l’entreprise et, d’autre part, l’accompagnement à prodiguer au dirigeant de PME, afin de l’aider dans ses décisions stratégiques, sans pour autant se substituer à lui.

La vision stratégique en PME : de l’intérêt d’un accompagnement

La vision stratégique consiste en la mise en tension vertueuse de l’entreprise. Elle est issue de l’écart entre ses objectifs et les moyens qu’elle va devoir mobiliser pour les atteindre. En PME, elle est d’autant plus cruciale que la stratégie y est peu formalisée, consistant à fixer des buts et des objectifs à l’initiative quasi exclusive du dirigeant propriétaire.

Ainsi, avant même d’évaluer la pertinence des décisions du dirigeant au regard de la vision, il convient de formuler (même implicitement) cette dernière. Certaines méthodes peuvent aider le dirigeant de PME, mettant l’accent sur la nécessité d’accompagner le dirigeant sur l’explicitation de sa vision stratégique, préalable indispensable à un nécessaire partage avec les autres membres de l’organisation, donc à la cohésion de l’entreprise.

Afin d’accompagner le dirigeant dans l’explicitation de sa stratégie – ce qui ne signifie pas élaborer la stratégie à ses côtés et encore moins se substituer à lui – le recours à un consultant peut s’avérer nécessaire.

Cependant, si le dirigeant attend parfois des « recettes » à contenu technique, lui permettant de résoudre immédiatement un problème qui se présente (par exemple, le recours à l’expert-comptable face à une demande spécifique des services fiscaux), l’accompagnement comporte une autre facette, moins visible mais plus ambitieuse : celle du partenaire de réflexion.

Et pour que l’accompagnement puisse porter ses fruits, il convient en amont que le dirigeant accepte d’être accompagné, donc fasse preuve de proactivité stratégique.

Permettre la distanciation

À travers une étude exploratoire portant sur cinq cas de PME ayant eu recours à une prestation d’accompagnement sur une durée de 2 ans, nous mettons en évidence trois niveaux d’analyse : l’effet positif de l’accompagnement sur la performance économique de la PME ; le travail de distanciation que l’accompagnement produit sur le dirigeant ; le caractère dynamisant d’une telle prestation.

Tout d’abord, la demande d’accompagnement est souvent liée à des difficultés financières. L’accompagnement prodigué permet une vraie amélioration de la performance économique, grâce à une meilleure proactivité et à un certain nombre de prises de décisions tant internes qu’externes.

Mais il convient de rappeler que les résultats financiers d’une entreprise ne témoignent que très imparfaitement de sa situation, et a fortiori de sa performance. En effet, cette dernière n’est pas seulement chiffrée, mais aussi sociale. Réussir à améliorer le résultat net ne passe pas par une compression purement mathématique des coûts, mais par la conduite de projets fédérateurs et partagés, le consultant aidant le dirigeant à repérer les meilleures méthodes de conduite du changement et de développement du potentiel humain.

Ensuite, le dirigeant se focalise en priorité sur des décisions opérationnelles. Il a de ce fait des difficultés à s’extraire du quotidien pour s’intéresser à des situations plus complexes et stratégiques pourtant nécessaires au développement et à la pérennité de son entreprise.

Ici, la prestation d’accompagnement peut permettre d’enrichir le dirigeant dans sa dimension stratégique. Les effets portent certes sur la performance économique de l’entreprise – qui constituent ce qui est d’abord attendu par le dirigeant en termes de résultats. Mais ils impactent aussi sa dimension plus personnelle, notamment par la distanciation qu’il va opérer.

En effet, le processus d’accompagnement permet au dirigeant de prendre du recul par rapport à la gestion quotidienne de son entreprise à travers trois relations structurantes :

  • Son rapport à l’environnement (concurrence) et/ou
  • Son rapport à son entreprise (activité et collaborateurs) et/ou
  • Son rapport à soi-même (en tant qu’individu et manager).

Enfin, un tel accompagnement, initié par une démarche proactive du dirigeant, agit comme une redynamisation entrepreneuriale. Celle-ci lui permet de « se penser lui-même dans son rapport avec l’entreprise » et son environnement, réaffirmant le dirigeant de PME dans son rôle sociétal essentiel.

Ainsi, alors que la plupart des PME restent frileuses vis-à-vis des consultants, peut-être est-il temps de réhabiliter l’accompagnement du dirigeant de PME en tant qu’outil central dans la formalisation de la stratégie.


Cet article a été publié sur The Conservation, le 9 novembre 2017, 22:06 CET

Auteurs

  1. Anne Albert-Cromarias

Enseignant-chercheur HDR, management stratégique, ESC Clermont

  1. Christophe Combaudon

Chargé de cours en management des organisations, Université Clermont Auvergne

Vers une responsabilité territoriale des entreprises

La Plateforme RSE a analysé les multiples stratégies d’ancrage territorial des entreprises, les formes variées de coopération, les différents instruments de mesure ainsi que les freins existants. Elle formule onze recommandations pour mieux connaître, organiser et favoriser les pratiques de coopération.

Télécharger l’avis de la plateforme RSE « Vers une responsabilité territoriale des entreprises »

La Plateforme RSE a constitué en 2017 un groupe de travail « RSE et territoires » pour élaborer un état des lieux et des propositions. Plusieurs axes de travail ont été retenus :

  • un diagnostic sur l’ancrage territorial des entreprises et des recommandations adressées aux différentes parties prenantes  ;
  • l’analyse des enjeux et des conditions de succès des initiatives locales en matière de RSE et une réflexion sur les modalités d’articulation de ces initiatives avec les travaux de la Plateforme RSE  ;
  • le suivi de la mise en œuvre de l’expérimentation de labels sectoriels.

La Plateforme RSE s’est fondée sur une analyse des enjeux : la notion de territoire, les différentes stratégies d’ancrage territorial développées par les entreprises et leurs mesures, l’importance de la coopération pour le développement des territoires et les freins existants.

Source : strategie.gouv.fr


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Démarche HSE : d’une logique de contraintes à une logique d’opportunités

Les responsables en charge de la fonction Hygiène, sécurité et environnement (HSE) sont très souvent perçus comme des  »empêcheurs de tourner en rond ». Pour faire évoluer leur image, il est nécessaire d’adopter des dispositifs de communication de sorte à valoriser leur action, selon Bernard Fort, président de Tennaxia, une entreprise spécialisée depuis 2001 dans le domaine de la performance durable des organisations.

Pour faire évoluer leur image, il est nécessaire d’adopter des dispositifs de communication de sorte à valoriser leur action, selon Bernard Fort.

Source

Faut-il s’inquiéter de l’impact des technologies sur l’avenir de l’humanité ?

Extraits de l’article de Flavien Chantrel, le 2 juillet 2018, publié sur blogdumoderateur.com

Jean-Christophe Bonis

Une des conférences les plus intéressantes de l’édition 2018 du web2day était celle donnée par Jean-Christophe Bonis, « Homo Deus ou le syndrome de Peter Pan. »

Ce futuriste, dirigeant de la société Oxymore, abordait le thème des conséquences que la technologie peut avoir sur notre vie quotidienne, aujourd’hui et dans le futur. A une époque où la science-fiction est devenue réalité, et sans parler de bien ou de mal, jusqu’où peut-on aller dans le développement de technologies aux contours moraux flous ? Quelle est notre responsabilité face au futur que cela peut engendrer ? Quels contrôles existent pour ne pas tomber dans un futur dystopique ? Cette conférence nous a donné envie d’aller plus loin dans l’échange. Dans cette interview, Jean-Christophe Bonis revient sur l’importance de se poser les bonnes questions sur la technologie, d’avoir des penseurs qui s’emparent du sujet et sur les risques et opportunités qui s’offrent à nous.

L’introduction de l’imprimerie au quinzième siècle a créé une rupture majeure de l’évolution humaine. Elle a permis de mettre à la disposition de monsieur et madame tout le monde la possibilité de transmettre ses idées, il était donc désormais possible de diffuser des idées autres que la pensée étatique ou religieuse imposée.

C’est l’origine de ce qu’il s’est passé au siècle des Lumières, qui a eu des implications très importantes dans le futur de l’humanité, notamment avec les théories émises par Descartes. Sa pensée se basait sur le fait que nous ne sommes plus une unité, mais chacun de nous est un élément autonome qui peut penser. Pendant ce siècle, la France était le leader intellectuel et culturel du monde. De grands penseurs ont alors émergé et ont donné leur vision du monde.

Il est très important qu’au vingt-et-unième siècle, des hommes et des femmes se posent de nouveau les bonnes questions. Non pas pour y répondre de manière péremptoire, mais pour éviter de toujours faire les mêmes erreurs. Parmi ces questions, il y a celle de l’évolution des technologies et de leur contrôle par le privé. Il n’y a aucune coordination mondiale, aucun organe de contrôle qui peut juger l’éthique ou le bien-fondé des innovations en cours. Il faut revenir sur des schémas de béotiens, se poser les vraies questions, nourrir les gens pour qu’ils puissent développer leurs propres réflexions. Interroger et transmettre !

Sécurité au travail, une obligation indissociable de la santé au travail

La santé et la sécurité au travail est partie intégrante des domaines d’action mentionnés dans la norme internationale ISO 26000 et dans ceux propres à la Responsabilité Sociétale des Organisations (RSE/RSO).

Le domaine de la santé et de la sécurité au travail concerne la promotion et le maintien du degré le plus élevé de bien-être physique, mental et social des travailleurs ainsi que la prévention d’effets négatifs sur la santé liés aux conditions de travail. Il porte également sur la protection des travailleurs contre les risques pour la santé et sur l’adaptation de l’environnement de travail aux besoins physiologiques et psychologiques des travailleurs. [6.4.6 Relations et conditions de travail]

Une directive-cadre du 12 juin 1989 a rassemblé les principes généraux dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail, dans l’optique d’améliorer les conditions de travail et les relations au travail. Cette directive est en application depuis le 1er janvier 1993.

Dans le droit français, l’obligation de sécurité de l’employeur est spécifiée dans le Code du travail (articles L4121-1 et L4121-5), ainsi que les Droits d’alerte et de retrait du salarié (articles L4131-1 à L4131-4). L’employeur met en oeuvre les mesures sur le fondement des principes généraux de prévention. Le non respect de ces obligations entraîne de fait la faute inexcusable de l’employeur.

La culture de sécurité au travail, adossée à la Politique de maîtrise des risques professionnels, englobe les différents aspects comportementaux, managériaux et techniques de maîtrise des risques d’un groupe de travail. Cette culture vise à être renforcée, à développer une perception du risque partagée par tous les membres de l’entreprise, à optimiser les comportements et les pratiques sécuritaires réduisant significativement la fréquence et la gravité des accidents.

L’e-Presse est fort diserte sur ce sujet, tant au plan de la presse nationale que locale, comme également les blogs et communications des internautes. On notera l’implication des parties prenantes (citoyen/salarié à titre personnel, IRP, syndicats de travailleurs et/ou organisations patronales).

Santé et Sécurité (ou vice versa) sont intimement liés, ainsi que Formation. Une analyse ciblée sur les thèmes rattachés au domaine de « la sécurité au travail » montre que :

  • Au premier semestre 2018, l’e-Presse a concentré son corpus sur les domaines suivants :
    • sécurité : règles de prévention et de sécurité au travail afin de préserver sa santé et sa sécurité ainsi que celle des autres; fonction HSE (Hygiène-Sécurité-Environnement); point infos sécurité aux employés; sûreté des entreprises…
    • prévention : formation des étudiants en santé sécurité; formation des élus; formation syndicale; prévention; transports-logistique ; prévention incendie; Prévention des risques professionnels; prévention au travail; HSE…
    • accident : accidents du travail chez les jeunes formés à la sécurité; accidents professionnels; incidents et accidents; effets de la prévention sur les risques d’accident; accidents et victimes; accidentologie, accidents routiers…
    • mort : décès (agriculteurs, travailleurs, mineurs, chauffeurs…)
    • norme : ISO 9001 ; ISO 14001, ISO 45001, normes de sécurité…
    • environnement de travail : santé publique et environnement; risques routiers…
    • gestion des ressources : gestion urbaine; humaines (les « talents »); matières dangereuses; ressources minières; ressources matérielles équipement…
    • syndicat : renforcer les missions de la recherche en sécurité au travail, équité de la santé et de la sécurité au travail, interdire les dépistages aléatoires de drogue…
    • amélioration : démarche santé et sécurité au travail; bonnes pratiques; amélioration de la santé des travailleurs; horaires de travail…
    • qualité : management de la santé-sécurité au travail ; qualité de vie au travail, sécurité au travail et qualité…

  • Tandis qu’en 2017, risque (risques professionnels, gestion des risques, pénibilité, risques psychosociaux, accidentologie) et changement (impacts des modifications technologiques, contexte situationnel des salariés en alternance, réforme du Code du travail et du droit du travail) ont été mieux cités, avec pour objectifs de changer la relation entre le travail et la santé.

La culture de sécurité résulte de l’ensemble des phénomènes techniques et organisationnels mais aussi beaucoup du comportement des individus vis-à-vis de la sécurité. Naturellement, la culture de l’entreprise interagit sur son niveau de culture de sécurité du travail.

En fonction de l’information véhiculée dans l’entreprise, on distingue plusieurs types de culture : Culture « pathologique », Culture « bureaucratique », Culture « générative ».  Lire + sur la typologie de Ron Westrum .

Document de référence 2018 : quels sont les thèmes-clés rattachés au domaine de la Sécurité au travail ?

Pour y apporter un premier niveau de réponse, nous avons exploré un lot de 20 documents de référence (DDR), publiés sur le site de l’AMF au cours du mois d’avril 2018. Les secteurs d’activités des entreprises choisies sont : l’immobilier, l’industrie lourde, l’industrie automobile, la banque, l’assurance et prévoyance, l’industrie agroalimentaire, le commerce de gros, les sociétés holding, l’énergie, les logiciels applicatifs… Le processus de forage utilisé pour l’e-Presse a été appliqué.

Santé et Sécurité (Sécurité et Santé), Sécurité au travail sont partie intégrante de la culture des entreprises, à une exception près (1 DDR sur 20).

On y trouvera la notion d’engagement, de bien-être, de prévention, de protection, de risques professionnels, de réglementation, d’identification, de procédures adaptées et de qualité de travail. Sécurité des personnes (ou des salariés / collaborateurs / travailleurs / consommateurs), critères HSE et/ou Management de la sécurité y sont également mentionnés et adossés à des stratégies de politique générale (conduite d’amélioration, accord d’entreprise…). 30% des documents de référence citent le « lanceur d’alerte ».

La sécurité au travail est un domaine auquel participent étroitement syndicat, délégué du personnel, management, comité mixte.

Le terme « Sécurité » est employé entre 30 et 40 fois par corpus (moyenne des occurrences par rapport au nombre total de mots des 20 DDR – 3 107 000 mots). On notera les taux de fréquence des expressions suivantes : « santé et sécurité » (20 fois), « sécurité au travail » (1,9 fois), « santé et sécurité au travail » (2,6 fois), « santé au travail » (1,3 fois).

On citera :

  • [Peugeot] améliorer la sécurité et le bien-être au travail, en particulier par des mesures de détection du niveau de stress (prévention des risques psychosociaux.
  • [BPCE] Outre les dépenses liées à des opérations spécifiques d’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurisation des environnements de travail des collaborateurs, les entreprises mettent en œuvre les dispositifs classiques de suivi et de prévention.
  • {ERAMET] par ailleurs la priorité aux formations relatives d’une part à la sécurité et d’autre part au développement des compétences métiers visant à apporter notamment une meilleure maîtrise des procédés et de leur environnement.
  • [PCAS] une démarche forte d’amélioration de la sécurité visant une réduction du nombre d’accidents de travail sur nos sites de production a été engagée.
  • [LISI] (démarche d’amélioration) Ceci démontre que le changement de culture sécurité est bien un travail à long terme. Sur l’ensemble des sites de production du groupe, 55 maladies professionnelles ont été déclarées en 2017.

De manière générale, sur le terrain de la « sécurité au travail », les « préoccupations » des internautes rejoignent les déclarations des entreprises. Une communication plus ciblée et plus explicite sera de nature à « rassurer ».

 


Sources documentaires :

  • Legifrance, Code du travail
  • Sécurité et santé au travail : obligations de l’employeur – [service-public.fr]
  • Les 9 principes généraux de prévention – [INRS] – Les 9 principes généraux de prévention sont inscrits dans le Code du travail (article L. 4121-2). Ils doivent être mis en œuvre en respectant les [valeurs essentielles et les bonnes pratiques de prévention].
  • L’obligation d’évaluer les risques professionnels – La Directive cadre et sa transposition dans les pays de l’UE-15 (Octobre 2007) – [Eurogip]
  • SST = Santé et sécurité au travail
  • Journée Mondiale de la Sécurité et de la Santé au Travail – avril 2015 [OMS]
  • 3 Types of Culture – [Three Cultures Models, by Dr. Ron Westrum – Excella]

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La pyramide de Maslow, revue et adaptée à notre époque

Pédagogue pour entreprise et Éditeur de livres et de contenus pour emmener dans le changement, sur des sujets durables, Karin Boras nous invite à revoir les concepts de la représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, élaborée dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow.

En partant de ses observations et de ses constats, Karin propose d’adapter la Pyramide de Maslow à nos nouveaux modes de fonctionnement et de motivation, en la recentrant non sur des « quantités » mais sur notre « conscience collective » et « l’intelligence collaborative dans des projets de bien commun ». La symétrie du sablier représente la dualité de 2 sens contraires pour trouver l’équilibre : équilibre dans le déséquilibre, l’ordre dans le changement.

 

La Pyramide de Maslow, revue et adaptée par Karin Boras

(Extrait)

La pyramide de Maslow me semblait incomplète face à nos grandes mutations.

En effet, après avoir été centrés sur nous, notre petit nombril, un grand mouvement positif et discret s’est engagé sur une nouvelle voie : celle du bien commun, de l’intérêt collectif.

Nous nous sommes rendus compte d’une part, que nous ne vivions pas dans un désert, et d’autre part, que les conséquences de nos actes nous obligent à résoudre des grands enjeux sociétaux. Et nous avons pris conscience que nous ne pourrons les résoudre, que tous ensemble.

Merci à Karin pour avoir impulsé ce modèle disruptif, mais en phase avec notre évolution. Ce thème est bien à propos en ces temps où la Loi Pacte et la quête de sens bouleversent la notion de gouvernance.
Sources :

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-LK

Mise à jour : 26-09-2018

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