• Articles récents

  • Archives

  • Méta

  • Publicités

Grand Débat : « accès » et « accessibilité », de fortes attentes sociétales

Grand débat national… Pour parer toute critique et par exigence de transparence, le gouvernement publie régulièrement toutes les données collectées, accessibles sur la plate-forme data.gouv.fr

Suivre sur Twitter : #GrandDébat #granddébatnational

Notre méthode

En ligne avec sa méthodologie proposée,  LOG’ins Consultants s’est intéressée aux contenus publiés (champs des questions ouvertes) et a appliqué sa méthode sémantique de forage et profilage de thésaurus sur les Contributions déposées au 17/02/2019 sur l’espace de participation « L’organisation de l’État et des services publics« .

Notre attention s’est portée sur les « signaux faibles », qui doivent faire l’objet d’une écoute anticipative, appelée veille, dans le but de participer à l’élaboration de choix prospectifs en vue d’établir une stratégie, et de réduire l’incertitude (wikipédia).

… et de proposer le verbatim, lié aux concepts « accès et/ou « accessibilité »

credit photo : Skitterphoto, Pixabay

Référence étymologique

  • l’accès désigne une action, un moyen ou une manière. Il fait référence à une facilité de mouvement et, souvent, est associé à un qualificatif tel que facile, aisé, difficile, libre
  • l’accessibilité désigne la propriété, la qualité de ce qui est accessible. Elle est attachée à un lieu, à une personne ou à une fonction. Comme exemple, on parle usuellement d’emploi accessible , de lieu accessible aux personnes en situation de handicap.

Quels types d’accès ?

Le concept d’accès indiqué dans le corpus est lié/rattaché à l’éducation, à l’emploi, au travail, à la justice, aux personnes, la santé, aux services, au(x) soin(s), à la formation, à l’information, au métier, à l’éducation, à l’eau, aux services publics, au droit…

Les marqueurs sociétaux

Accès aux services essentiels :

    • Il y a en province une qualité de vie, des capacités de logement existantes et des gens qui veulent y vivre à condition d’offrir les conditions de mobilité nécessaires d y garantir l’accès aux services essentiels.
    • Renforcer l’accès aux services publics en zone rurale, maintenir des services essentiels, tels que l’eau, l’énergie, transport publics et ferroviaires, aéroports, télécoms/poste, voirie/autoroutes, hôpitaux, éducation, etc…

 

Accès aux services –  accès aux services publics –  sont 2 expressions grandement citées dans le corpus.

  • les citoyens mentionnent que l’État, les centres hospitaliers, les services de santé et/ou de soins, administrations et collectivités, les services sociaux, la Justice devraient viser une meilleure accessibilité et une réelle égalité, sans notion de rentabilité. L’adéquation des horaires aux rythmes de vie de la population, la proximité des lieux et/ou centres (administratifs, hospitaliers, fiscaux, …) devraient faire l’objet de réflexions et de mises en pratiques. Le citoyen pointe la fracture territoriale, mettant en exergue les différenciations entre zones urbaines et zones rurales, voire une désertification organisée des campagnes et petites villes en coupant tous les moyens, supprimant les transports.
    • Le millefeuille administratif ne cesse de grossir (métropole,  communauté de communes etc..). 
    • Il faut se déplacer de plus en plus loin pour avoir accès aux services publics ;
    • un accompagnement pour les personnes défavorisées.
    • L’accès aux services de l’état doivent être repenser. 
    • Le problème n’est pas l’accès aux services mais la complexités des services et des processus.
    • Le télétravail, la télémédecine, l’accès aux services dématérialisés permettraient de reconnecter ces territoires délaissés.
    • offrir une amplitude horaire d’accès aux services administratifs.
    • Les personnes les plus en difficultés et qui ont le moins accès aux services administratifs sont les petits villages.
    • faciliter l accès aux services administratifs en lignes pour les exclus du numérique. Les usagers urbains, éduqués ont sans doute la possibilité d’accéder à des services en ligne 24h/24 7j/7 .
    • Re-développer les services dans les territoires, les commerces, l’accès aux services public. 

 

  • le citoyen alerte fréquemment sur une proximité qui se dégrade (services moins nombreux sur les territoires ruraux, le monde rural), impactant la mobilité, les temps de déplacement, les temps de traitement, les relations et créant des disparités. État ou collectivités sont visés. L’accès aux services de santé dans les territoires moins densément peuplés est un sujet de préoccupation (obligation de faire de nombreux kilomètres pour accéder aux services régaliens, à des soins médicaux de qualité dans les hôpitaux). Un Service Public de Transport Urgent gratuit et sur demande pourrait être étudié, voire un dispositif de services itinérants.

 

Accès à la formation

L’accès à la formation est un domaine souvent lié aux perspectives d’évolution professionnelle, en convergence avec le droit d’accès à la formation tout au long de sa vie.  Bien que certains citoyens mentionnent leur satisfaction quant aux dispositifs proposés, d’autres estiment que cet accès s’avère être un vrai chemin de croix, complexe et illisible, voire inefficace.

Or il faut faciliter encore plus l’accès à la formation à tous les âges. Les formations pour les jeunes sont privilégiées et empêchent les plus de 45 ans d’accéder aux formations continues. On regrette que les enseignants n’ont presque pas accès à la formation et on constate que les départements ne proposent pas la même diversité de formations.

On regrette que les demandeurs d’emploi ayant suivi une formation ne trouvent pas d’activité professionnelle. Certains estiment que les fonds dédiés à la formation professionnelle sont une catastrophe et que les formations ne sont pas adaptées.

 

credit photo : Pezibear, Pixabay

Notre analyse sur les signaux faibles à portée sociétale – RSE/RSO

Accès à l’eau : En référence à la norme internationale de comportement ISO 26000 et aux droits fondamentaux,  l’accès à l’eau et/ou l’accès à l’eau potable sont des services essentiels de base.  est-il normal qu’un accès à l’eau et à l’énergie pour tous ne soient pas à des tarifs abordables. Ces services doivent rester des services publics. Le service public n’est pas forcément « gratuit » ou supporter par l’impot. Il doit être juste.

    • L’état devrait reprendre à son compte et arrêter la privatisation des services publics (la poste, EDF/GDF, SNCF, autoroutes….) et ce ré-interrogé sur les domaines qui doivent être considérés comme des services publics (impôt, accès à l’eau, accès à l’énergie, sécurité, accès au transport, droit à un logement, accès à une alimentation décente, santé….).

Amélioration : la notion d’amélioration continue (mise en oeuvre de processus, appliquer les règles…) est fortement citée par les contributeurs. En lien avec cette notion, ils évoquent l’amélioration de l’accès aux services, l’amélioration de la qualité de service, l’amélioration des conditions de travail, l’amélioration de la crédibilité de la fonction publique et des engagements politiques.

    • la Qualité de vie et l’amélioration de la qualité de vie devrait résulter d’une politique volontariste de décentralisation permettant de contribuer au rééquilibrage entre les métropoles et la France Périphérique. Même chance pour tous
      • en soutenant l’activité économique dans les secteurs en déclin, en favorisant l’accueil de proximité des services publics, en réhabilitant l’immobilier en déshérence, en libérant des locaux publics et des logements dans les zones tendues.
      • en baissant le coût de transport pour les particuliers, en aménageant la mobilité à des fins de réduction de temps de trajet et en fluidifiant le flux des trajets en voiture.
      • en œuvrant sérieusement à favoriser l’amélioration de la qualité de vie au travail.
      • en remettant des services publics locaux et en situant l’administration au plus près du citoyen. Les services administratifs, les établissements de santé et scolaire doivent être dans les territoires et non pas
        en centres industriels ou plateformes nationales.
      • en supprimant la disparition des services publics de proximité ayant accentué la précarité des citoyens dans les zones rurales.

 

Ancrage territorial : les citoyens souhaitent que les objectifs d’une politique intentionnelle et affirmée soient portées sur le développement local et la proximité des institutions et des compétences. Le sentiment que Paris et l’Ile de France régissent l’économie de la France, au détriment des régions est fort, comme celui qui abonde les zones urbaines par rapport aux zones rurales. La fracture territoriale est le leitmotiv.  Des actions correctives sont donc essentielles pour redonner aux collectivités ses lettres de noblesse et témoigner de son réel savoir-faire, les collectivités territoriales étant les mieux placées pour déterminer là où il était pertinent de le faire, au lieu d’une mise en place unilatérale. Ce serait donner des preuves de l’unité de L’État en répartissant ces services et institutions sur l’ensemble du territoire. Il n’est que temps d’apporter la preuve que L’État central est partout chez lui, et pas seulement confiné dans quelques arrondissements Parisiens.

    • maintenir un nombre suffisant de députés pour assurer l’ancrage territorial et la proximité avec les électeurs.
    • conserver un ancrage territorial (guichet unique multifonction), être plus prêt du terrain.
    • avoir un ancrage intermédiaire dans les territoires, créer une solidarité entre collectivités.
    • encourager l’ancrage local et définir des régions plus petites.
    • organiser un service public d’aide à la transition écologique et à la préservation de l’environnement avec ancrage physique fort dans les territoires.
    • redonner confiance aux territoires, c’est aussi lier une compétence nationale à un ancrage territorial équivalent. 
    • par une représentation locale permettre un ancrage au plus près des territoires et des habitants tout en désengorgeant les services publics des grandes agglomérations aujourd’hui saturés.
    • les collectivités territoriales étaient les mieux placées pour déterminer là où il était pertinent de le faire, au lieu d’une mise en place unilatérale. En règle générale, toute décision ayant un ancrage local doit être décidé, ou au moins ajusté, par les collectivités territoriales.
    • redynamiser les territoires en créant de réelles zones franches défiscalisées.

 

 


Licence de réutilisation des données

Afin de déterminer les droits et les devoirs des réutilisateurs, la mission Grand Débat a adopté la licence ouverte d’Etalab, que vous vous engagez à respecter en téléchargeant les données mises à disposition sur ce site ou en utilisant les API.
Voici les principales caractéristiques de cette « Licence Ouverte / Open License » :

  • une licence ouverte, libre et gratuite, qui apporte la sécurité juridique nécessaire aux producteurs et aux réutilisateurs des données publiques ;
  • une licence qui promeut la réutilisation la plus large en autorisant la reproduction, la redistribution, l’adaptation et l’exploitation commerciale des données ;
  • une licence qui s’inscrit dans un contexte international en étant compatible avec les standards des licences Open Data développées à l’étranger et notamment celles du gouvernement britannique (Open Government Licence) ainsi que les autres standards internationaux (ODC-BY, CC-BY 2.0).
  • une exigence forte de transparence de la donnée et de qualité des sources en rendant obligatoire la mention de la paternité.

 

credit photo : Pexels, Pixabay

 


Publié le 07/03/2019 –

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-Qa

Publicités

Trouver l’ikigai, c’est trouver sa raison d’être

La méthode japonaise de l’« ikigai » aide à décoder les mécanismes de la pensée. Elle peut être utile pour prendre des décisions en harmonie avec ses envies profondes.

Cet article paru sur lemonde.fr liste et décortique les seize biais qui empêchent de se connaître et de faire les bons choix. Les 16 bais cités sont tellement révélateurs de ce qui se fait, se vit par tout un chacun, à tous les niveaux de la sphère sociale. La totalité d’entre nous est concerné !

 

Pour les Japonais, trouver l’ikigai, c’est trouver sa raison d’être. Source – Agence Semaweb (semaweb.fr)

 

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-PX

« Accès aux services essentiels », question centrale ISO26000

« Accès aux services essentiels », une question centrale de responsabilité sociétale et de responsabilité de l’État.

Assurer, garantir, améliorer, éliminer les obstacles… telles sont les attentes exprimées par la communauté web et la société civile.

 

  • droit à la satisfaction des besoins fondamentaux
  • santé et accès aux soins
  • accès à l’eau et assainissement
  • accès au logement et à un logement décent
  • cadre de vie
  • réseaux de transport et mobilité
  • emplois et accès à l’emploi
  • éducation et accès à l’enseignement

 

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-PJ

Tech, Numérique : l’embauche des femmes, un enjeu sociétal

L’embauche des femmes, enjeu majeur des entreprises de la Tech

Le numérique commence à souffrir économiquement du manque de parité. Des idées, parfois des initiatives, commencent à fleurir en particulier dans les start-up du numérique, où les femmes sont très fortement minoritaires, dans la création comme dans les effectifs.

« Grammaticalement, l’entrepreneuriat est féminin. Financièrement, ce n’est pas le cas », alors que « les femmes doivent, autant que les hommes, être parties prenantes dans l’élaboration des usages, biens et services qui définiront le monde de demain. C’est un enjeu sociétal majeur ».

Une étude du Boston Consulting Group a conclu que les entreprises fondées par des femmes sont plus profitables que celles fondées par des hommes.

Source


Autres sources :

Les TPE dirigées par des femmes sont plus solides…

Les TPE dirigées par des femmes sont plus solides, mais moins nombreuses

Selon le 5e baromètre parité de Manageo, le nombre de petites entreprises créées et dirigées par des femmes est en baisse pour la première fois en 6 ans. Dans le même temps, les TPE dirigées par des femmes ont 40 % de risque en moins de déposer le bilan.

Source

Infographie

 

 

‘Pouvoir d’achat’ … une expression « bannie » des discours du Président Macron ?

« Un sondage met le pouvoir d’achat comme priorité des Français, loin devant l’emploi » titre un récent article paru dans le quotidien Ouest France, tandis que le mouvement des Gilets jaunes conserve un soutien de 55 % des sondés, malgré une nouvelle légère baisse.

Un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et « Le Figaro », qui pointe que 55% des Français souhaitent que le mouvement se poursuive (publié le 03/01/2019). S’il est encore soutenu par près des deux tiers des ouvriers (64%), à l’inverse, les deux tiers des cadres (66%) souhaitent que le mouvement cesse.

Image « Éditorial. Réinventer le débat citoyen » (OuestFrance)

La crise sociale impulsée par les ‘Gilets jaunes’ fait émerger 2 France, celle des « urbains » opposée à  celle des « ruraux », celle des « employables » opposant celle des « déclassés ». Les gilets jaunes sont donc d’abord un mouvement lié à un sentiment de déclassement et d’injustice dans des territoires où l’on n’a pas les mêmes accès à l’emploi et aux services, fait remarquer le sénateur Ronan Dantec (lire l’article de reporterre.net).

Le déficit de réels projets d’aménagements des territoires, la concentration des décisions d’investissements structurels sur les zones urbaines, le développement intercommunal (la course au « gigantisme » ?) au détriment du local, de la proximité, de l’humain… créent un ensemble de fractures sociale, économique, sanitaire, sociétale. « C’est la grande diagonale du vide et les territoires qui sont à 40, 50 km et qui n’ont pas leur place dans la dynamique métropolitaine. Comme ils ne sont pas attractifs, le logement n’y est pas cher, et ils récupèrent des populations avec un niveau de vie très contraint. Ce sont ces territoires-là qui concentrent les frustrations et nourrissent les gilets jaunes« , rappelle Ronan Dantec.

La conduite de politiques déconnectées de la réalité quotidienne que vit et ressent une grande partie de la population française, la non prise en compte d’un contexte sociologique fragilisé et vulnérable, l’absence de critères ou marqueurs sociétaux dans la définition du pouvoir d’achat (différence entre l’évolution du revenu des ménages et l’évolution de l’indice des prix), les bouleversements économiques et technologiques impactant des appropriations à deux vitesses amènent à une disruption sociale.

En septembre 2018, fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion
membres de la Commission lutte contre la pauvreté de l’UNIOPSS et des collectifs inter-associatifs locaux mentionnent que « les mesures annoncées demeurent insuffisantes pour corriger les effets néfastes des choix politiques antérieurs, sur lesquels la stratégie pauvreté ne revient pas : baisse drastique des contrats aidés, diminution des APL, fragilisation des bailleurs sociaux, augmentation de la CSG, annonces sur la non-indexation de certains minima sociaux alors que l’inflation accélère.
Ces mesures ont notamment un impact sur le pouvoir d’achat des ménages modestes et pauvres, que la stratégie ne corrige pas. » Le renforcement prévu des contrôles de Pôle Emploi risque d’alourdir l’incompréhension.

Or, face à la crise né du mouvement des Gilets Jaunes, les réponses apportées par Emmanuel macron, président de la république française, dans sa communication institutionnelle occultent entièrement la notion de « Pouvoir d’Achat », nœud modal de la cristallisation du mouvement social. Aucun de ses récents discours (10 décembre et 31 décembre 2018 à l’occasion des vœux) ne mentionnent l’expression « Pouvoir d’Achat » !

Et de citer « je n’oublie pas qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous, beaucoup de Français peuvent la partager« .

Le nombre de messages Twitter mentionnant le « pouvoir d’achat » émergents en octobre et novembre a « explosé » en décembre, notamment après le jour de Noël.

On notera quelques glissements linguistiques entre les 2 discours :

  • changements climatiques <=>  lutter contre le réchauffement climatique
  • créer des emplois <=>  accéder à un travail … maîtrise de sa vie
  • évasion fiscale <=>  lutter contre les intérêts profonds
  • nouveau contrat pour la Nation <=>  fraternité quotidienne, surmonter ensemble les égoïsmes nationaux

Le débat national est commun aux 2 discours

 

Documentation :

  • Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté (cp) – sept. 2018
  • Présentation détaillée de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté (dossier) – oct. 2018
  • Discours du Président Macron :  allocution du 10 décembre ; vœux du 31 décembre
  • Dix principes pour penser dans un monde complexe [article de Ousama Bouiss (Doctorant en stratégie et théorie des organisations, Université Paris Dauphine – PSL)]
  • 8 mesures pour votre pouvoir d’achat (brochure pdf) (sept. 2017)

 


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-P3

Les PDG qui ont des filles dirigent leur entreprise de façon plus éthique

Dans une étude relayée par la Harvard Business Review, deux professeurs d’écoles de commerce ont établi un lien entre le fait pour un PDG d’avoir une fille et le management éthique de son entreprise. Henrik Cronqvist, de l’Université de Miami, et Frank Yu, de la China Europe International Business School, ont analysé le classement de centaines de grandes entreprises en matière de responsabilité sociétale dans des domaines comme la diversité, les relations entre employés ainsi que le respect de l’environnement et des droits de l’homme.

Les chercheurs ont constaté que lorsqu’un PDG avec au moins une fille dirigeait une entreprise, ses indicateurs de RSE étaient en moyenne 11,9% plus élevés que la médiane.

Sources : slate ; hbr

article publié par slate en nov 2015

Discours d’Emmanuel Macron : répondre à l’état d’urgence économique et sociale ? (10déc2018)

Discours d’Emmanuel  Macron à la Nation, le 10 déc. 2018

Ce 10 décembre 2018, à 20h, le Président de la République, Emmanuel Macron,  s’est adressé aux Françaises et aux Français, en prononçant un discours retransmis à la télévision.  Moment très attendu par la société civile, les « gilets jaunes » et la classe politique, après les événements de crise vécus de ces dernières semaines.

Lire également : ‘Pouvoir d’achat’ … une expression « bannie » des discours du Président ?

Le contenu du discours

D’entrée, le  ton est donné en ce qui concerne le désordre et l’anarchie, car quand la violence se déchaîne, la liberté cesse.

  • Les événements de ces dernières semaines dans L’Hexagone et les Outre-Mer ont troublé profondément la Nation.
  • Ils ont mêlé des revendications légitimes et un enchaînement de violences inadmissibles et je veux le dire d’emblée.

… rappelant le jeu des opportunistes qui ont essayé de profiter des colères sincères pour les dévoyer et pointant les irresponsables politiques dont le seul projet était de bousculer la République.

En deuxième lieu,  le contexte social, économique, financier, politique, sociétal que vit la population reflète quarante années de malaise qui ressurgissent. Le malaise est profond qu’il émane des travailleurs, des territoires, villages comme quartier : altération du cadre de vie, disparition des services publics, et/ou du citoyen qui développe le sentiment de ne pas être entendu.

Et de décréter … l’état d’urgence économique et sociale.

Le discours est construit autour de 10 thèmes clés

Le discours est construit autour de 10 thèmes clés, composé de 2 socles :

– Une introspection personnelle et situationnelle : Le sentiment, Le comportement

– L’annonce de mesures immédiatement mises en œuvre et/ou programmées dans les semaines et mois à venir : La politique; Le temps; La Nation, le pays, le peuple, la France ; Les impôts; Le droit; La communication et le dialogue; L’emploi

 

La politique :

… et d’annoncer des mesures :

  • Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent. Il devra se dérouler au niveau national dans nos institutions, chacun y aura sa part : gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ; vous y aurez votre part.
  • un tel débat n’est pas seulement affaire de représentants institutionnels ; il doit se dérouler aussi partout sur le terrain et il est des interlocuteurs naturels, des citoyens qui doivent en recevoir les demandes et s’en faire les relais : ce sont les maires ; ils portent la République sur le terrain.
  • Dès demain, le Premier Ministre présentera l’ensemble de ces décisions aux parlementaires.
  • le devoir d’apprendre pour être un citoyen libre,
  • la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis.

 

Le temps :

  • entendre la détresse du couple de salariés qui ne finit pas le moiset se lève chaque jour tôt
  • écouter ces femmes de courage, la mère de famille célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n’a pas les moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois et n’a plus d’espoir.

… et d’annoncer des mesures :

  • supprimer toutes les augmentations prévues pour le début d’année prochaine;

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019
  • de verser une prime de fin d’année à leurs employés
  • Pour ceux qui touchent moins de 2. 000 euros par mois,
  • nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ;
  • et prendrai des décisions en ce sens dès cette semaine.

 

La Nation, le pays, le peuple, la France :

  • Nombre d’autres pays traversent ce mal vivre
  • c’est notre vocation au travers de l’Histoire d’ouvrir ainsi des chemins jamais explorés pour nous-mêmes et pour le monde. Je le veux pour nous tous Français parce qu’un peuple qui se divise à ce point, qui ne respecte plus ses lois et l’amitié qui doit l’unir est un peuple qui court à sa perte.
  • Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.
  • Nous voulons bâtir une France du mérite, du travail,
  • une France où nos enfants vivront mieux que nous.

… et d’annoncer des mesures :

  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises
  • Je veux que soit posée la question de l’organisation de l’Etat, de la manière dont il est gouverné et administré depuis Paris, sans doute trop centralisé depuis des décennies. Et la question du service public dans tous nos territoires. 
  • Nous voulons une France où l’on peut vivre dignement de son travail ? (…)Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur.

 

Le sentiment :

  • je n’oublie pas qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous, peuvent la partager (…)je ne veux pas la réduire aux comportements inacceptables
  • ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !
  • Leur détresse ne date pas d’hier mais nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond,
  • malaise démocratique où se développe le sentiment de ne pas être entendu ;
  • Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. que ce n’était pas mon souci,
  • par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.
  • Mon seul souci, c’est vous ; mon seul combat, c’est pour vous. 

NDLR : employer le terme « souci » dans ce contexte peut prêter à confusion, à interprétation. Ici, il faut comprendre le terme souci comme un état d’esprit de quelqu’un qui s’inquiète à propos d’une personne à laquelle il accorde de l’importance. (Cntrl)

 

Le comportement :

  • ces violences ne bénéficieront d’aucune indulgence.
  • Nous avons vu tous le jeu des opportunistes qui ont essayé de profiter des colères sincères pour les dévoyer.
  • Aucune colère ne justifie qu’on s’attaque à un policier, à un gendarme,
  • qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous,
  • je ne veux pas la [ie la colère des Gilets Jaunes] réduire aux comportements inacceptables que je viens de dénoncer.
  • Ce fut d’abord la colère contre une taxe
  • mais cette colère est plus profonde,
  • ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !
  • Si je me suis battu pour bousculer le système politique en place, les habitudes, les hypocrisies,
  • J’entends que le gouvernement poursuive l’ambition des transformations de notre pays

 

Les impôts :

  • Je sais que certains voudraient dans ce contexte que je revienne sur la réforme de l’impôt sur la fortune

      … et d’affirmer

  • Conformément aux engagements pris devant vous, cet impôt [ISF] a été supprimé pour ceux qui investissent dans notre économie et donc aident à créer des emplois

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019.
  • c’est pourquoi je demanderai à tous les employeurs qui le peuvent, de verser une prime de fin d’année à leurs employés et cette prime n’aura à acquitter ni impôt ni charge.
  • nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ;
  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises, qui y font des profits doivent y payer l’impôt,
  • nous répondrons à l’urgence économique et sociale par des mesures fortes, par des baisses d’impôts plus rapides, par une meilleure maîtrise des dépenses plutôt que par des reculs.
  • Je veux que soit posée la question de l’équilibre de notre fiscalité

 

Le droit :

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l’impôt, c’est la simple justice.

… et d’annoncer des mesures à mettre en œuvre :

  •  Cependant, le gouvernement et le Parlement devront aller plus loin pour mettre fin aux avantages indus et aux évasions fiscales.
  • la possibilité de voir les courants d’opinion mieux entendus dans leur diversité, une loi électorale plus juste,
  • pour qu’elle [ie. question de l’équilibre de la fiscalité] permette à la fois la justice et l’efficacité du pays.

 

La communication et le dialogue :

  • par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.

… et d’annoncer des mesures à mettre en œuvre :

  • la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis.
  • Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent.
  • gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ;
  • et il est des interlocuteurs naturels, des citoyens … ce sont les maires.

Et d’ajouter :

  • C’est pourquoi je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région, pour bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la Nation.

 

L’emploi :

  • afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l’année prochaine.
  • que le surcroît de travail accepté constitue un surcroît de revenu ;
  • alors même que nous sommes en train de recréer des emplois dans tous les secteurs.
  • nous avons devant nous à conduire une réforme profonde de l’Etat, de l’indemnisation du chômage et des retraites.

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019.

 

Les autres thèmes

D’autres thèmes sont évoqués. Entre autres on citera

  • la formation (L’investissement dans la Nation, dans l’école et la formation est inédit… Cela ne peut se faire que par une meilleure école, des universités, de l’apprentissage et des formations)
  • les territoires (C’est pourquoi je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région,)
  • la famille (C’est celle des retraités modestes qui ont contribué toute leur vie et souvent aident à la fois parents et enfants et ne s’en sortent pas.)
  • les modes de vie (malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance.)
  • le climat (que soit posée la question de notre quotidien pour faire face aux changements climatiques)
  • le handicap (C’est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap dont la place dans la société n’est pas encore assez reconnue. Leur détresse ne date pas d’hier… nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond, tout se passait comme s’ils étaient oubliés, effacés.)

 

Certains sujets ont été « effleurés » : l’Europe, l’immigration, les parties prenantes, le commerce et les petits commerçants, les travailleurs précaires, les travailleuses à temps partiel, créer des emplois…

 

Certains thèmes n’ont pas été cités : l’écologie, le transport et la mobilité, l’industrie, les infrastructures, la protection sociale et son modèle, l’ancrage local des entreprises, l’adoption de mesures en faveur de l’environnement, le climat et les catastrophes naturelles, l’agriculture et les circuits courts, l’approvisionnement, le droit international, le droit européen, l’égalité des chances, le pouvoir d’achat, le vieillissement de la population …

 

 

La forme du discours

L’utilisation du « je » est certes employé, mais il est à mettre en regard du « nous » (Je le veux pour nous tous Français)  et du « vous » (Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. Je veux ce soir être très clair avec vous.).

Plutôt dynamique et porté dans l’action, le discours s’est construit autour d’adverbes d’intensité, tels que plus, moins, tous, à bien des égards, beaucoup…

 

Les termes les plus utilisés

On citera (par ordre décroissant) :

  • nation, France, question, année, travail, impôt, français, colère, changement, malaise, mois, gouvernement, devoir, citoyen…
  • vouloir, devoir, pouvoir, voir, vivre…

 

Source : site de l’Elysée

 

La gestuelle du discours

L’analyse non-verbale du discours d’Emmanuel Macron après le mouvement des gilets jaunes. Youtube avec FabienOlicard 


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-OA

L’économie circulaire a le vent en poupe…

En février 2017, 33 grandes entreprises s’engageaient en faveur de l’économie circulaire. Presque deux ans après, l’Afep dresse un premier bilan. Selon l’association patronale, 95 % des promesses suivent le rythme prévu ou sont en avance. Dix exemples prouvent que la mobilisation est bien lancée.

L’heure du bilan a sonné pour les 33 entreprises engagées en faveur de l’économie circulaire. Selon l’Afep, 79 % des engagements pris en février 2017 suivent le rythme prévu et 16 % sont même en avance. « Il y a plus que jamais des entreprises moteurs, les choses avancent« , se réjouit Brune Poirson, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire. Elle organisait jeudi 25 octobre un colloque à l’hôtel de Roquelaure rassemblant les acteurs du secteur.

Novethic a sélectionné dix exemples illustrant cette dynamique.

(c) Afep

L’Afep a organisé avec 5 autres associations d’entreprises (C3D, EpE, France Industrie, INEC, OREE) à l’Hôtel de Roquelaure le 25 octobre 2018, le colloque « Économie circulaire : les entreprises dans la boucle ! ». L’Afep a rendu publics à cette occasion le suivi 2018 des 100 engagements économie circulaire pris en 2017 par 33 entreprises, et 21 nouveaux engagements de 12 entreprises, en soulignant le besoin que l’État poursuive avec les acteurs économiques les engagements pour la croissance verte.

 

Sources : Novethic ; Afep

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-Ol

La culture joue un rôle dans la reconstruction des villes (UNESCO/Banque mondiale)

La Banque mondiale et l’UNESCO évoqueront le rôle essentiel que joue la culture dans la planification et le financement de projets pour les villes victimes de la guerre et des catastrophes à l’occasion de la présentation d’un nouveau document d’orientation intitulé La culture dans la reconstruction et le relèvement des villes, le 16 novembre (17 h 30) au siège de l’UNESCO.

La croissance rapide de l’urbanisation dans le monde expose les villes et leurs habitants aux effets dévastateurs de conflits d’une complexité croissante et de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes. D’ici 2030, on estime que les catastrophes coûteront aux villes du monde entier quelque 314 milliards de dollars par an, soient près de deux fois plus que la moyenne des 15 années précédentes. L’approche décrite dans CURE (1) intègre la culture dans les politiques de développement urbain durable pour aider à créer des environnements urbains inclusifs, sûrs, résilients et durables pour tous.

Les deux organisations mènent actuellement des projets opérationnels conjoints en Arménie, en Chine, en Géorgie, en Haïti, au Mali, au Pakistan et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.


 

Source ; UNESCO

(1) Le programme CURE s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large qui fait suite à la signature d’un Mémorandum d’accord entre l’UNESCO et la Banque mondiale en juillet 2017.

 

  • Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

  • Catégories

  • Suivez-moi sur Twitter