Rapport 2017 du Comité 21 sur l’appropriation des ODD, un constat mitigé !

Quelle appropriation des ODD par les acteurs non étatiques français ?

Fin juin 2017, le Comité 21, premier réseau d’acteurs du développement durable en France, publie un rapport de 76 pages destiné à évaluer le niveau d’appropriation de l’Agenda 2030 et ses 17 ODD par les acteurs non-étatiques français. « Ces « ODD » ne sont pas des instruments technocratiques qui ne concerneraient pas les peuples, mais au contraire un plan mondial pour préserver à la fois notre planète et ses habitants« , rappelle Bettina Laville, Présidente du Comité 21.

Malgré une « sensibilisation accrue des acteurs » et une « réelle évolution de la prise de conscience des acteurs français« , le constat est mitigé.

capture page de garde du rapport 2017 publié par Comité 21

Le rapport détaille les constats, ainsi que les actions, démarches et initiatives engagées sur les 17 ODD. Il est à noter que les auteurs des contributions formulent de nombreuses recommandations susceptibles d’améliorer la connaissance et l’appropriation des ODD par la société civile [cf. cp-rapport-appropiation-23062017.pdf]. Certains organismes proposent la labellisation des démarches volontaires de RSE « label démarche de Développement durable [DD] et de responsabilité sociétale« , appuyées sur un « guide de compétences RSE » (référentiel des bonnes pratiques).

Les rédacteurs du rapport classe ces recommandations en plusieurs groupes : la mobilisation politique et stratégique ; les plateformes et les réseaux ; les outils d’évaluation et de suivi ; les moyens financiers ; la participation et la citoyenneté ; l’aide au développement et la coopération internationale.

Notre lecture du rapport

Appliquant sa méthode de cotation RSE/RSO (1) de différents contenus sur ce rapport, LOG’ins Consultants vous en propose les principaux marqueurs. A noter, une évolution de la conscience de la société civile et des citoyens, des niveaux d’engagements différents dans l’appropriation des notions ODD et la mise en œuvre de plans d’actions. La volonté politique doit être plus marquée, ainsi que l’implication de la société civile (institutionnaliser des représentants de la société civile à toutes les étapes).

  • L’appropriation des ODD ne reste que partielle et est reconnue comme une action à développer (sensibilisation, explication, formation, adaptation). Le vocabulaire et les objectifs ne sont compris que par les professionnels métier du DD. L’implication des multi-acteurs (collectivités territoriales, établissements d’enseignements, organisations agricoles…) est fondamentale.

 

  • Les politiques (Développement durable, Ecologie, RSE, Energie…) coexistent, mais, pour une meilleure efficience, appellent à une meilleure coordination entre les ministères et la concordance des activités économiques et sociales de la société civile avec les Objectifs de développement durable. Il apparaît qu’au titre de la complexité d’appropriation des ODD, et malgré les actions concrètes déployées par les Départements, la méconnaissance de la thématique reste présente. Il conviendrait, via un soutien politique, de mobiliser l’ensemble des citoyens et l’intelligence collective pour atteindre de façon pertinente chaque ODD.

 

  • L’accès à l’énergie [ODD7], au cœur des engagements politiques mondiaux, est un thème clé développé dans le rapport. Des disparités persistent dans le monde en matière d’accès à l’énergie. Les enjeux climat et énergie sont des piliers de la mutation de la société vers un modèle plus sobre et plus respectueux de notre environnement. Les opérateurs, à ce titre, proposent et mettent en place un grand nombre de solutions innovantes.

 

  • L’égalité entre les sexes (ODD5) fait l’objet d’une prise de conscience des acteurs français sur l’ODD 5 […] liée à […] des cadres législatifs, la percée de femmes influentes dans de nombreux domaines, l’existence de données sexo-spécifiques, et un relais émergent dans les médias. La situation est loin d’être satisfaisante. Par exemple, 84% des collectivités locales sont présidées par des hommes. Au niveau, « les enjeux prioritaires (transition énergétique, protection sociale) laissent de côté la dimension genre, non traitée de façon transversale dans l’ensemble des domaines« , déplore Véronique Moreira, Présidente, Women Engage for a Common Future (WECF)

 

  • Les actions (phasage, pistes d’actions concrètes, leviers d’action, priorités d’action, action publique, développement d’actions, outils d’action, actions correctrices, actions de terrain, implication des ONG…) sont nombreuses et éminemment illustratives. Pour obtenir les résultats attendus en 2030, l’action doit être immédiate pour ne pas rater cette dynamique mondiale de rééquilibrage vers un développement plus durable, souligne Renaud Bettin, Responsable solidarité climatique, Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités-GERES.

 

  • Le tourisme responsable. En 1967, l’ONU avait consacré la première année internationale au tourisme « passeport pour la paix ». L’année 2017 est déclarée « année internationale du tourisme durable pour le développement ». Les impacts du tourisme sont indéniables, tant au plan interculturel que pour l’avènement de sociétés pacifiques [ODD16]. L’adoption des Objectifs de développement durable par les Nations Unies en 2015 n’a pas été médiatisée à la hauteur des enjeux, déplore Julien Buot, Directeur, Association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR), et de citer « le voyage permet la rencontre, la rencontre permet la connaissance, la connaissance permet la confiance » (proverbe bambara).

 

  • Suivi et résultats quantifiables sont déjà actifs. Toutefois, il est proposé une consolidation de l’existant et un renforcement des moyens: plateforme multiacteurs de suivi, outils d’évaluation et de suivi, mise en place d’instances de suivi et d’évaluation.

 

Soit un ensemble d’enjeux pour forger une nouvelle citoyenneté, à la fois planétaire et locale, susceptible de faire projet de société.

 

Autres sources d’information :

Nos actualités 

… Nos curation RSO, curation RSE

… Les impacts des décisions sur la santé et l’environnement (actualités RSE/RSO)

L’Effet Papillon ou la Représentation de l’influence d’un phénomène sur une situation ultérieure… (actus du Web)

Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000 ? Pour illustrer les résultats, nous vous invitons à lire notre livre blanc  Téléchargez le Livre Blanc (jan15) et à parcourir les pages de notre blog ConvergenceRSO et sa rubrique Cotation

Twitter : #docderef  RSO92 @GIRcontact

Dirigeants et managers : vos mots parlent !

Acquise depuis l’enfance, la langue maternelle comporte des variations importantes. On distingue en effet des niveaux de langues différents : familière, soutenue, technique, savante, populaire, argotique, « jargonnante » … Ces variations sont sources d’ambiguïté mais heureusement, la plupart du temps, elles ne nous empêchent pas de communiquer et de nous comprendre. Notre utilisation de notre langue maternelle traduit nos pensées, nos intentions ainsi que nos ressentis. Elle peut aussi nous trahir car elle est souvent interprétée et nos mots sont des miroirs de nos relations.

Source : Dirigeants et managers : vos mots parlent ! | Francis GIRARD | Pulse | LinkedIn

Prix de l’Entrepreneur EY. Posson Packaging, entreprise familiale et sociale [vidéo]

La société Posson Packaging, implantée près de Sablé (Sarthe), est spécialisée dans la fabrication d’emballages carton. Mais son ambition est aussi de respecter des valeurs sociétales et environnementales. Elle est candidate au Prix de l’Entrepreneur EY dans le Grand Ouest, qui sera remis le 19 septembre à Rennes.

Installée dans la zone d’activité Ouest Park à Sablé-sur-Sarthe depuis dix ans, l’entreprise Posson Packaging est implantée depuis 1942 dans la région. Spécialisée dans la fabrication d’emballages en carton imprimés en technologie offset, elle emploie aujourd’hui 120 salariés et s’apprête à célébrer ses 75 ans.

Source : Prix de l’Entrepreneur EY. Posson Packaging, entreprise familiale et sociale [vidéo]

Il est temps de passer du « développement durable » à la « résilience »

Le développement durable est à la mode. Mais est-il un concept pertinent ? Si on l’analyse profondément, pas forcément. Il faudrait peut-être changer de paradigme et passer à celui de la résilience. Explications.

(…) Le développement durable veut assurer notre capacité à répondre à nos besoins… mais en même temps il augmente nos besoins ! Ainsi, nous avons aujourd’hui besoin de plus d’énergie et de plus de ressources pour vivre qu’il y a 10 ans car nous nous reposons sur des techniques et des technologies très complexes, très “développées”. Le développement (qu’il soit ou non durable) augmente la complexité. Or la complexité, cela veut dire plus de besoins.

(…) Dans le champ de la durabilité, on parle aujourd’hui volontiers de “résilience”. À l’origine, la résilience est un terme de physique qui définit la capacité de résistance d’un corps ou d’un matériau à un choc ou à une déformation et la capacité à retrouver son état initial après un choc. Pour une société, être résiliente c’est donc être capable de s’adapter aux contraintes extérieures, aux chocs et aux perturbations qu’elle est susceptible de subir et de continuer à assurer ses besoins malgré tout. Or, des chocs, des contraintes, nous allons en subir : il s’agit d’abord des limites physiques de nos ressources, à la fois agricoles, minérales mais aussi nos ressources en eau ou de nos ressources spatiales. Il s’agit aussi des multiples crises que nous sommes susceptibles de connaître : la crise climatique, la crise de la biodiversité, la pollution de l’air.

(…) Les différences entre le développement durable et la résilience sont donc de taille, même si leur objectif final est plus ou moins le même. Là où le développement durable croit dans la high-tech pour résoudre nos problèmes, la résilience mise sur le low-tech. Là où le développement durable mise sur la croissance et sur la productivité, la résilience mise sur la répartition et l’optimisation de l’existant (réduction des gaspillages, meilleure répartition des richesses).

(…) Et puisqu’il semble difficile de résoudre nos problèmes actuels avec les mêmes modes de pensée et d’action qui les ont déclenchés, il est donc grand temps de passer du modèle du “développement durable” et de “croissance verte” à celui de “résilience” et de “sobriété”.

Source : Il est temps de passer du « développement durable » à la « résilience »

La formation RSE, c’est changer la culture des populations de l’entreprise…

Bruno Pireyn : « Travailler sur la RSE en matière de formation, c’est changer la culture des populations de l’entreprise »

Une démarche RSE ne fonctionne qu’à partir du moment où il y a prise de conscience de l’intérêt de la RSE pour l’entreprise. Et donc, directement, pour ses collaborateurs en termes de perspectives, d’emploi, de revenus, etc. Travailler sur la RSE en matière de formation, c’est changer la culture des populations de l’entreprise : il faut arriver à ce que celles-ci perçoivent la démarche non comme une contrainte, mais au contraire comme une opportunité.

Source : Bruno Pireyn : « Travailler sur la RSE en matière de formation, c’est changer la culture des populations de l’entreprise »

Cette enseignante explique en vidéo comment lutter contre les stéréotypes à l’école

Pauline est enseignante de CM1 et féministe. Dans une vidéo diffusée par StreetVox, elle explique comment elle lutte contre les stéréotypes de genre dans sa classe. Un combat important: en début d’année, le Haut conseil à l’égalité s’inquiétait de la trop grande présence du sexisme à l’école.

Source : Cette enseignante explique en vidéo comment lutter contre les stéréotypes à l’école – ChEEk Magazine

Présidentielle 2017 : les professions de foi sont-elles RSE-minded ?

Cette semaine, les électeurs français ont reçu les professions de foi des 11 candidat.e.s à l’élection présidentielle du 23 avril 2017.

Via sa gamme de services ConvergenceRSO, LOG’ins avait appliqué sa méthode d’analyse sur les programmes des candidat.e.s publiés sur la Toile. Les indicateurs ESS26k et Sim26000 (grille de lecture ISO 26000) ont permis de surligner l’essentiel et de noter le degré de convergence avec la norme ISO 26000. Ces indicateurs ciblent les thèmes clés de la norme, au travers d’expressions thématiques et/ou de mots directeurs (cf. page).  Nous avons procédé au même type d’analyse sur les professions de foi.

Profession de foi, définition…

Une profession de foi (du supin professus du verbe latin profiteor, de pro- (‘en avant’) et de fateor (‘déclarer’)) est la déclaration ouverte et publique d’une croyance ou d’une foi. Elle est individuelle. Par extension, on appelle profession de foi toute déclaration publique d’un corps de doctrines. On peut parler de profession de foi d’un homme politique ou d’un parti, par exemple. (source : wikipédia, l’encyclopédie libre)

RSE, Redonner du Sens à l’Entreprise « France »

En introduction de ce paragraphe, nous utiliserons le libellé donné à l’acronyme « RSE » par Nora Barsali, Fondatrice des Trophées RSE, et attirons votre attention sur les valeurs partagées… « RSE comme Redonner du Sens à l’Entreprise, à l’Economie, à l’Engagement, à l’Éthique des affaires, croire dans les vertus d’une économie responsable et innovante constituent les fondements des Trophées Défis RSE. »

Quelle est la profession de foi la « mieux disante » en matière de responsabilité sociétale ? Qui répond au mieux aux enjeux sociétaux ?  Quel est le contenu le plus proche des lignes directrices de la norme de comportement ISO 26000:2010 ?

ASSELINEAU, LASSALLE, LE PEN sont sur le podium…. suivis par CHEMINADE, FILLON, POUTOU.

Quelles sont les professions de foi dont les thématiques ISO 26000 sont les plus proches de celles déclinées dans les programmes…  le podium est constitué de ASSELINEAU, LASSALLE, LE PEN. .

 

DENSITÉ LEXICALE

Nous nous sommes intéressés au poids des informations publiées dans un « 4 pages ». Un des enjeux de chaque candidat a été de synthétiser son programme sans en perdre la « substantifique moelle », tout en mettant en avant les déclarations d’intention et les engagements qui ont permis de capter l’attention et/ou de fidéliser les électeurs.

Le plus disert est ASSELINEAU, le moins disert est FILLON.

 

 

 

 

 

 

CONTENUS DES PROFESSIONS DE FOI

Le style

Pour la profession de foi de ARTHAUD, le style est plutôt argumentatif, tout en restant dans la déclaration. ASSELINEAU et MACRON énoncent leurs points de vue.  LE PEN s’engage, argumente, persuade…

Pour la construction du texte présenté par LE PEN, nous constatons un équilibrage de la typologie des attributs (l’adjectif) liés aux substantifs utilisés. Le discours est autant objectif que subjectif.  Une tendance du même ordre s’applique pour ARTHAUD, POUTOU, LASSALLE. Pour les autres, l’objectivité prime.

DUPONT-AIGNAN et FILLON sont plutôt dans l’action, suivis par ARTHAUD, HAMON, LASSALLE,  CHEMINADE et MACRON.

 

Les verbes d’action… pour agir !

ARTHAUD… pouvoir, falloir, faire, devoir, voter, appeler, augmenter, prétendre, opposer, changer, avoir, dire

ASSELINEAU… faire, devoir, avoir, engager, assurer, mettre, garantir, pouvoir, permettre, oeuvrer, démocratiser

CHEMINADE… créer, pouvoir, devoir, permettre, faire, organiser, servir, contrôler, mettre, proposer, battre, financer

DUPON-AIGNAN… supprimer, faire, refuser, permettre, renforcer, imposer, augmenter, payer, avoir, expulser

FILLON… pouvoir, développer, renforcer, défendre, assurer, soutenir, faire, libérer

HAMON… faire, créer, mettre, avoir, proposer, donner, placer, lancer

LASSALLE… mettre, pouvoir, faire, donner, retrouver, placer, vouloir

LE PEN…  créer, savoir, garantir, revaloriser, faire, fonder, permettre, changer, soutenir, instaurer

MACRON… vouloir, faire, protéger, avoir, redonner, vivre, proposer, prendre, créer, entreprendre, donner, retrouver, réussir, libérer

MELENCHON… pouvoir, devoir, faire, rendre, sortir, organiser, permettre, libérer

POUTOU… vouloir, falloir, défendre, avoir, voter, faire, mettre, pouvoir

Les comportements et sentiments exprimés.

La profession de foi  est une déclaration publique. Au travers de son contenu déclaratif, la coloration du discours est un enjeu. Sentiment, jugement, opinion, ressentiment sont de nature à teinter le déclaratif, à embellir les engagements, à rehausser ou aviver l’affirmation, à provoquer une émotion. Le comportement est l’ensemble des actions et réactions (mouvements, modifications physiologiques, expression verbale, etc.) d’un individu dans une situation donnée. (wikipédia, l’encyclopédie libre).

Au titre d’illustrations, nous vous en proposons …

POUTOU refuse la soumission aux classes dirigeantes ; cible une droite corrompue et réactionnaire ; propose de mettre fin à l’hypocrisie ; répond aux exigences élémentaires en terme de démocratie (indemnités d’élus, pouvoir, sénat…) ; note l’absence de solidarité pour accueillir les migrants et souligne le mépris de l’environnement, ainsi que le mépris des conditions de travail.

MELENCHON, ou la France insoumise, liberté égalité fraternité, promeut le protectionnisme solidaire.

MACRON propose que nous soyons solidaires car la réussite de quelques-uns ne peut pas être le projet pour tout notre pays, envisage de réformer l’assurance chômage pour en faire un droit universel avec des exigences nouvelles pour chacun ; entreprendra pour une europe ambitieuse et une stratégie d’investissements ambitieuse.

LE PEN, face au laxisme judiciaire, décidera d’appliquer la tolérance zéro ; propose un protectionnisme intelligent pour stopper la concurrence internationale déloyale et les délocalisations.

LASSALLE,  liberté égalité fraternité, organisera en tout point du territoire les moyens de l’égalité et de la fraternité ; s’adresse, entre autres, aux chefs d entreprise volontaires ; exigera une réforme des statuts de la banque centrale et décrètera une nouvelle politique de la mer à la hauteur de l’ambition maritime qui nous anime.

HAMON propose une république bienveillante et humaniste et une politique éducative ambitieuse, créera des observatoires citoyens de la qualité du service public et adossé à un futur désirable le travail est un facteur d’émancipationnotre modèle de production intègre l’exigence écologique.

FILLON, par volonté d agir, ne tolérera aucun prosélytisme ; exigera une présence régulière de deux années sur le territoire national avant le versement de toute prestation sociale.

ASSELINEAU invoque le désintéressement personnel, refuse le mépris des électeurs, rétablira un budget militaire décent et fera cesser immédiatement la politique de confrontation avec la Russie et les ingérences illégales et contraires aux intérêts de la France au Moyen-Orient (Libye, Syrie, etc.).

ARTHAUD prône un vote de conscience et de dignité ouvrières ; appelle les travailleurs à mettre en avant cette exigence fondamentale… un travail et un salaire décent pour tous ; à mettre en avant leurs exigences communes  et à se retrouver autour de ces exigences vitales.

 

lien court : http://wp.me/p2OxiV-BV

Présidentielle 2017 : Que « disent » les 11 candidat.e.s sur la corruption…

Par référence à  la norme internationale de comportements ISO 26000:2010, la lutte contre la fraude et la lutte contre la corruption sont désormais intégrées dans la notion de responsabilité sociétale. Elles sont déclinées de façon transverse dans les questions centrales et les domaines d’action associées.

La norme en donne une définition … « La corruption est un abus du pouvoir confié en vue d’en retirer un avantage personnel« . Et de citer, au titre d’exemples… la corruption active, les conflits d’intérêts, la fraude, le blanchiment d’argent sale, le détournement de biens, le recel, l’entrave à la justice,  le trafic d’influence… et toutes les activités illégales et/ou contraires à l’exercice des droits fondamentaux.

A des fins de bonnes pratiques et de maintien des relations entre « organisations », nous citerons … la loyauté des pratiques, la conduite éthique, la concurrence loyale, le  comportement responsable…

Le monde économique, les entreprises sont déjà concernées par le thème. La réglementation internationale, les directives européennes, la législation française imposent un cadre de reporting via le Décret n°2012-557  … la lutte contre la corruption, est-elle une priorité sociétale partagée ?

Dans une moins d’une semaine, l’électeur français choisira un candidat, un programme, un modèle sociétal, social, environnemental, économique. Que disent les candidat.e.s sur la « corruption » ? Quels axes sont proposés ?

Cheminade et Dupont-Aignant sont les plus-disants sur le thème de la « corruption« .

Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignant, Macron, Mélenchon citent directement la corruption.

 

Les programmes « anti-corruption »…

Asselineau  opte pour « interdire les activités de lobbying et de trafic d’influence » et de citer « l’adoption d’un code de déontologie sur les liens entre politique et journalisme » […] mettra un terme à « tout passe-droit, tout favoritisme et tout népotisme au profit de la famille ou des amis du chef de l’état » […] interdira le « cumul des mandats » […] luttera contre les systèmes aidant « à la corruption, à l’abus de biens d’État et à la collusion avec des puissances étatiques étrangères ou avec des pouvoirs privés pour mener une politique contraire à l’intérêt général du peuple français ». […] il assortira ses « choix décisifs de toute une panoplie de réformes institutionnelles, économiques, monétaires, sociales, militaires, diplomatiques, culturelles et éthiques« .

 

Cheminade prévoit de « mettre fin au système malsain de contrôle par l’assistanat par les transferts financiers, la corruption au sein des institutions et le clientélisme politique« . Il propose fermement de « lutter contre les abus de droit » et le « délit financier« , de mettre fin à une « pratique de camouflage couvrant le blanchiment d’argent et la fraude fiscale » et de « donner de réels moyens d’agir [au] parquet financier autonome ainsi qu’aux services de la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale et aux inspecteurs de la douane judiciaire« .

 

Dupont-Aignant fait le constat d’un système étatique « corrompu » par les « conflits d’intérêt  et l’esprit de soumission aux puissances d’argent« .  Il propose la création d’une agence (« avec l’autorité de la communauté internationale« ) en vue de « lutter contre l’ensemble des dérives qui menacent les valeurs du sport » (corruption, crime organisé …) et un « vrai outil d’analyse de l’information« . Il interdira le « cumul des mandats« .  La « lutte contre la grande délinquance financière et le blanchiment d’argent » est un des axes de son programme. L’arsenal législatif actuel sera aménagé (assouplissement, abrogation, révision).

 

Macron veut « en finir avec les passe-droits, les arrangements, la fraude, la corruption » et propose une éthique politique (« une grande loi de moralisation de la vie publique« , l’absence de « casier judiciaire« , des « sanctions contre la fraude fiscale« …).

 

Mélenchon propose qu' »une loi contre la corruption et les conflits d’intérêt sera adoptée pour sanctionner la délinquance en col blanc« .  Il obligera « les entreprises à la transparence financière« ,  créera « un service public de l’information et de la culture soustrait […] des pressions politiques« . Il envisage de « combattre les processus d’accaparement des terres » et assurera « la primauté de l’intérêt général sur les intérêts financiers« . Le sport se doit d’être éthique… »un cahier des charges pour les organismes d’information et les médias » sera porteur de « valeurs éthiques, condamnant toutes formes de tricherie, de dopage, de violence, de corruption et de discriminations (racisme, homophobie, xénophobie, sexisme)« .

 

liste des liens pour téléchargement

  • Nicolas Dupont-Aignan – DLF => lien
  • Marine Le Pen – FN => lien
  • Emmanuel Macron – EM => lien
  • Benoît Hamon – PS => lien  (Le programme était initialement accessible sur les pages html du site. Depuis le 17 mars, le programme est sous format pdf )
  • Nathalie Arthaud – LO => lien
  • Philippe Poutou – NPA => lien
  • Jacques Cheminade – S&P => lien  (Le programme est accessible sur les pages html du site)
  • Jean Lassalle – Indépendant => lien  (Le programme est accessible sur les pages html du site)
  • Jean-Luc Mélenchon – FI => lien
  • François Asselineau – UPR => lien
  • François Fillon – LR => lien

 

lien court : http://wp.me/p2OxiV-By

Enseigner la RSE : une question ancienne et éminemment politique

Comment intégrer au mieux la formation à la responsabilité sociétale de l’entreprise dans les cursus d’enseignement du management ? Enseigner les normes et les règles ou enseigner l’éthique ? …

Par Corinne Vercher-Chaptal Professeur de management, Université Paris 13 – USPC

Retrouver l’article sur le blog de Marc Unfried

 

Ndlr : en préambule, rappeler les fondamentaux de la RSE (Howard R. Bowen – Social Responsibilities of the Businessman ) et les mettre en perspective avec le cycle d’apprentissage des savoirs et des connaissance est primordial, voire essentiel. L’auteure cite « les formations doivent s’orienter vers la diffusion de savoirs nouveaux propres à rendre « naturelle » l’idée de responsabilité auprès des managers, et créer les conditions d’une performativité des discours. » 

Enseigner les « normes et règles » ou  l' »éthique » ? La question mérite d’être posée à l’aube d’une reconnaissance partagée de la RSE et de ses atouts. Je citerai, par analogie, les débats qui ont « opposé » (voire opposent) la Qualité (ou du moins le Management de la Qualité) et la « Qualité Totale » (au sens du modèle EFQM). Entre ceux qui prônent le « normatif » (au sens strict de la norme ISO 9001 et de la certification associée) et ceux qui louent le cycle d’amélioration continue et l’organisation de la « structure agile ».

On peut également noter que l’acronyme « RSE », dorénavant « utilisé », a quelque peu perdu de sa substance initiale. Initialement, le terme désignait « Responsabilité Sociétale des Entreprises ». On l’a même étendu à tout type d’organisations … « RSO » … le « sociétal » offrant ainsi les avantages et les bénéfice de porter une vue globale sur les interactions de l' »Organisation » avec la « Société ».

La « RSE » a ensuite désigné la « Responsabilité Sociale de l’Entreprise« , puis est devenue « Responsabilité Sociale et Environnementale » ! Certes « responsable », mais « limitatif » !

Enseigner les « normes et règles » ou  l' »éthique » ? … si l’on prend comme référentiel la Norme Internationale ISO 26000:2010, la question se poserait ainsi … « certification » / « labellisation » ou plutôt « bonnes pratiques » pour un « comportement responsable et éthique » ?  Les enjeux sont importants… face aux nouveaux types d’organisation, face à l’émergence d’une « nouvelle entreprise », face à la recherche de sens, de valeurs « sociétales », de partage… face à la notion de « vie citoyenne »…

L’ISO 26000 « fournit des lignes directrices pour tous types d’organisations concernant la responsabilité sociétale, quelle que soit leur taille ou leur localisation. Il définit les termes, les principes, les pratiques et les questions centrales de la responsabilité sociétale ainsi que la façon d’intégrer la responsabilité sociétale dans l’organisation. » On y ajoute le « dialogue avec les parties prenantes », les
« questions centrales » et les « domaines d’action » relatifs à la responsabilité sociétale, les outils et moyens d’intégrer un comportement responsable.

Les « lignes directrices », les recommandations, sont les résultats de réflexions et de propositions d’un grand nombre de « parties prenantes » et d’acteurs de la société civile (ONG, associations, consommateurs…), de la sphère professionnelle (entreprises, travailleurs, services, conseils…) ainsi que des institutions (gouvernement, autorités publiques, plateformes régionales d’échanges).

Elle n’est pas une norme de système de management et n’est pas (et ne peut être) destinée à des fins de certification ou à une utilisation réglementaire ou contractuelle.

Cette Norme Internationale prône un « comportement éthique », c’est-à-dire un comportement conforme aux principes acceptés d’une conduite juste ou bonne dans le contexte d’une situation particulière, et en cohérence avec les normes internationales de comportement.

La « RSE » n’est donc pas une norme. Une entreprise ou organisation, un modèle de RSE.

C’est donc vers cet axe de sensibilisation, de formation et d’apprentissage, que le formateur devra se positionner.

Source : Enseigner la RSE : une question ancienne et éminemment politique | Marc Unfried, Conseiller Sociétal

lien court de ce post : http://wp.me/p2OxiV-Bu

DDR16 Foncière FDL… priorité à la consommation d’énergie et à la SST

Dans son document de référence 2016 (exercice fiscal 2016), publié sur la plate-forme de l’AMF (1) le 29 mars 2017,   la Direction générale déclare  que « [sa] politique de développement durable s’articule autour de quatre axes : Bâtiment durable, Social, Sociétal et Gouvernance. Les actions autour du premier axe répondent aux enjeux liés à l’énergie, l’eau, les déchets, la biodiversité, autant de facteurs de maîtrise des charges locatives…. »

Et d’ajouter…  « Sur le plan Social, les salariés de Foncière Développement Logements bénéficient, en tant que membres de l’UES de Foncière des Régions, d’une politique Ressources Humaines dynamique, axée sur le développement des compétences, la conciliation vie professionnelle / vie privée, la prévention des risques psycho-sociaux et l’association des salariés aux performances de l’entreprise… »

En comparant les documents de référence publiés sur 2 années consécutives (2017, 2016), on remarquera la modeste (du moins continue) mise en avant de thèmes ISO26000, à savoir :

  • la consommation d’énergieobjectif de passer de la note énergétique DPE médiane E (en 2014) à D entre 2010 et fin 2020… les mesures [travaux régulièrement conduits] prises pour améliorer l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables…. pour une utilisation durable des ressources.
  • [SST] (2) la sécurité au travail…  La direction des Ressources Humaines de Foncière des Régions dispose d’une personne dédiée à plein temps aux sujets de santé et sécurité au travail… et en liaison avec le CHSCT. Plusieurs accords collectifs ont été signés au cours des dernières années...

On notera l’abandon du terme « stress » en évoquant les « risques psycho-sociaux », mais le « maintien » de thèmes ISO26000, tels que :

  • vie privée
  • loyauté des pratiques
  • sécurité des consommateurs
  • respect des droits de l’homme

Quelle évolution dans le classement ConvergenceRSO ?

… une progression de 1 point est constatée par comparaison au panel DDR15. Notre cotation situe document de référence (exercice fiscal 2016)  dans la partie basse du classement de notre panel des 100 documents de référence déposés auprès de l’AMF (1) au cours du premier trimestre de cette année 2017.

 

Informations complémentaires

En savoir+ sur FDLFoncière Développement Logements, filiale de Foncière des Régions, est spécialisée dans la détention d’actifs résidentiels en France. Foncière Développement Logements intervient à tous les stades du cycle de vie des bâtiments : investissement, développement, asset management, rénovations, arbitrage. [extraits DDR]

Foncière Développement Logements ; la gouvernance; wikipédia (Foncière Développement Logements, détenue à hauteur de 38,2 % par Foncière des Régions, est une Société d’Investissement Immobilier Cotée (statut SIIC), spécialisée dans la détention d’actifs résidentiels)

 

Autres sources d’information :

Nos actualités 

… Nos curation RSO, curation RSE

… Les impacts des décisions sur la santé et l’environnement (actualités RSE/RSO)

L’Effet Papillon ou la Représentation de l’influence d’un phénomène sur une situation ultérieure… (actus du Web)

Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000 ? Pour illustrer les résultats, nous vous invitons à lire notre livre blanc  Téléchargez le Livre Blanc (jan15) et à parcourir les pages de notre blog ConvergenceRSO et sa rubrique Cotation

 

Twitter : #docderef

Lien court : http://wp.me/p2OxiV-B4

(1) Autorité des marchés financiers

(2) SST, Santé et Sécurité au Travail