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Les écoles de cuisine mises en cause…

Sexisme, violences, humiliations… La « culture » des écoles de cuisine mise en cause.

Publié le 24 fév 2021 – Le Monde

Ces établissements sont le creuset de difficultés éprouvées par nombre de jeunes femmes dans le milieu de la restauration. Alors que la parole se libère, des jeunes cheffes proposent aux écoles des séances de sensibilisation.

Derrière le vernis, en arrière-cuisine, se joue un autre film. Remarques sexistes, blagues graveleuses de la part « d’au moins un prof sur deux, se souvient Juliette M. C’était tellement commun que très vite, on ne s’en rend plus compte. » Banals aussi, chez les enseignants, les commentaires sur le physique, « les remarques déplacées sur les jupes des filles ». En toile de fond de ces récits, la transmission de codes de disqualification des femmes en cuisine et d’une forme de brutalité, justifiés par la culture d’abnégation, de pression et de performance.

Portée par la déferlante #metoo, la parole des étudiantes et jeunes diplômées gagne de l’écho, lorsqu’elles témoignent des conditions difficiles de leur formation et lors de leurs premiers stages. En témoignent les multiples récits publiés anonymement ces dernières semaines sur le compte Instagram @jedisnonchef, lancé en 2019 par Camille Aumont Carnel, une ancienne de Ferrandi, prestigieuse école parisienne.

Droits de l’enfant : ‘Notre Europe, nos droits, notre avenir’

Plus de 10 000 enfants et adolescents participent à une consultation visant à définir la conception de la prochaine stratégie de l’UE en matière de droits de l’enfant et de garantie de leur application.

Un groupe de cinq organisations de défense des droits de l’enfant [1] a lancé une enquête et une consultation en ligne auprès des enfants, ainsi que la production d’un rapport sur ses résultats. La voix des enfants contribuera à alimenter la stratégie de l’UE sur les droits de l’enfant et leur effectivité. « Cette consultation avec les enfants est un changement de cap pour la Commission européenne et un pas important vers une plus grande participation des enfants. Les enfants sont des experts dans les domaines qui les concernent et cette consultation prouve une fois de plus qu’ils sont désormais des acteurs importants ici et maintenant. » a déclaré la vice-présidente de la Commission européenne, Mme Dubravka Šuica.

A democratic state should support every group in society, including children. True democracy is the representation of all groups, minorities and ethnicities in a region. Children are also a part of this population; therefore, their voices must be heard.

(Extract from the Foreword to the report from the Child Advisory Board)

Le rapport a révélé des conclusions inquiétantes :

  • Près d’un enfant sur dix qui a été consulté pour le rapport a été identifié comme vivant avec des problèmes de santé mentale ou des symptômes, tels que la dépression ou l’anxiété;
  • Un tiers des enfants interrogés ont été victimes de discrimination ou d’exclusion ;
  • Les trois quarts des enfants consultés se sentent heureux à l’école, mais 80 % des jeunes de 17 ans interrogés estiment que l’éducation dispensée ne les prépare pas bien à leur avenir ;
  • La majorité des enfants consultés aimeraient apporter des changements dans leur vie scolaire ;
  • 88 % des enfants et des jeunes consultés étaient conscients du changement climatique et de son impact sur leur communauté.

[1] ChildFund Alliance, Eurochild, Save the Children, UNICEF et World Vision

Source : Unicef

Autres articles

L’Atelier, une pâtisserie Antigaspi et solidaire

L’Atelier, première pâtisserie anti gaspi et solidaire, a ouvert ses portes le 16 octobre 2020 (journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire).

Un concept inédit en France en visant trois objectifs : installer une boutique implantée au cœur d’une galerie marchande, lutter contre le gaspillage et lutter contre les stéréotypes liés au handicap !
La boutique est installée au sein de la galerie marchande Beaulieu, sur l’île de Nantes.

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ESS : une feuille de route ambitieuse pour un modèle plus durable et inclusif

Olivia Grégoire, secrétaire d’Etat chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable, détaille sa feuille de route et « veut donner les moyens à toutes les structures de l’économie sociale et solidaire pour passer cette crise ». Cette économie représente 10 % du PIB, 14 % de l’emploi salarié.

Dans la période que nous traversons, l’ESS démontre son utilité. Nous ne sortirons pas de cette crise comme nous sommes sortis de celle de 2008 : cette crise appelle à transformer notre économie vers un modèle plus durable et inclusif. C’est l’essence du plan de relance qui sera déployé en 2021.

La crise révèle aussi que les structures de l’ESS, notamment les associations, sont plus fragiles que les entreprises car elles manquent de fonds propres, de trésorerie conséquente et d’un soutien bancaire. Le premier objectif d’Olivia Grégoire est de donner les moyens à toutes les structures de l’ESS, d’abord pour passer cette crise, ensuite pour grandir.

Je veux dire avec force que l’ensemble des dispositifs qui sont disponibles pour les entreprises classiques est et doit être activé pour les acteurs de l’ESS. L’ensemble des aides (prêts garantis par l’Etat [PGE], Fonds de solidarité, activité partielle…) est à leur disposition.

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Mots-clés : loi Hamon, ESS, modèle inclusif, coopérative, circuit court, finance solidaire, loi Pacte, critères ESG, ISR, référentiel, aides publiques

Le projet nantais baptisé « Paysages Nourriciers »

Dans 50 potagers solidaires, des légumes seront produits par les jardiniers de la Ville de Nantes et récoltés avec le soutien des habitants. Ils seront ensuite distribués à des fins solidaires par le biais d’associations de quartier et d’associations d’aide alimentaire nantaises. Plusieurs jardins partagés s’engagent également dans cette production potagère.

pépinière municipale, avec l’aide des bénévoles de l’association EmpowerNantes

En tout ce sont plus de 2,5 hectares répartis sur 50 sites qui ont été nettoyés et bêchés pour recevoir et semis et plants potagers. Tout ce que la ville compte de serres, jardins potagers, zones des gazons inutiles sont passés entre les mains expertes des techniciens de la ville. « Peut-être bientôt des fraises cours Cambronne et des patates aux Douves du château, une touffe de persil devant le bahut et des haricots derrière la gare », commente Anna Marguerite Scheele.

 

 


villeintelligente-mag

Télécharger la carte des 50 sites des ‘Paysages nourriciers’


permalien : https://wp.me/p2OxiV-12E

Quelle sociabilité pour les Français en période de Covid-19 ?

Le confinement lié à la pandémie de Covid-19 a-t-il modifié les relations de voisinage et le sentiment d’isolement des Français ?

S’appuyant sur une enquête  que nous avons menée lors de la 7e semaine de confinement (l’enquête Coconel), nous décrivons ici les services rendus et reçus par les uns et les autres, avant et pendant le confinement, et leurs variations selon la catégorie sociale et l’âge.

Recevoir et rendre des services dans le quartier fait partie de la sociabilité de voisinage des Français. Pour autant, ces échanges ne sont ni symétriques, ni également répartis dans la population, comme l’a montré la première grande enquête sur le voisinage menée en France en 1983.

Ils répondent à des usages sociaux que le confinement ne bouleverse pas, sauf quand il s’agit d’aider les plus âgés et les familles.

Comme le montre notre enquête, en matière d’échanges de services, les Français ont beau être actifs, ils ne sont pas égaux.

Source

La dictature de l’apparence…

(extrait ISO 26000:2010)

Il convient que l’organisation garantisse l’égalité des chances et de traitement à tous les travailleurs et ne fasse aucune discrimination, directe ou indirecte, en matière de relations et conditions de travail;


Mieux vaut avoir une taille mannequin pour trouver un emploi

Les critères physiques pour embaucher du personnel sont loin d’être négligeables. En particulier pour un emploi en contact avec la clientèle.

Pour être embauché et pour toucher un bon salaire, mieux vaut être grand, beau et mince, et la règle vaut encore plus pour les femmes : c’est ce que rappelle un ouvrage collectif, dans lequel des universitaires décortiquent ce phénomène. Psychologie des beaux et des moches, c’est le titre de cet ouvrage très sérieux, dirigé par le journaliste et psychologue Jean-François Marmion, qui vient tout juste de paraître aux éditions Sciences humaines. Où l’on rappelle quelques – cruels – modes de fonctionnement du monde du travail.

Selon le sociologue Jean-François Amadieu, qui a beaucoup étudié les discriminations basées sur l’apparence physique, l’influence du fait que l’on apparaisse comme beau ou laid est particulièrement forte mais elle est considérée en France comme un phénomène naturel et même souhaitable.

Pour la moitié des Français, il est acceptable de refuser d’embaucher un candidat à cause de son poids. Pour quatre Français sur dix, la taille peut aussi justifier le rejet d’une candidature. L’âge et l’apparence physique – deux critères très corrélés, comme diraient les sondeurs – sont les deux premiers motifs de discrimination, selon un sondage mené par le Défenseur des droits et l’Ifop.

La dictature de l’apparence 

Même quand les employeurs ont du mal à recruter, ils continuent d’écarter les personnes obèses ou seniors. Les recruteurs sont formels : pour un poste en contact avec la clientèle, la beauté est essentielle. Six recruteurs sur dix sont de cet avis. Mais même quand l’emploi est éloigné des clients, la discrimination persiste.

Toute discrimination sur le physique est interdite mais seulement en France et en Belgique. En Europe, seule l’obésité est depuis peu reconnue comme un motif de discrimination.

 

(c) wikiImages

 


Radio France

Il ne faut pas perdre la jeunesse…

Après le déconfinement, l’Elysée craint un vent de révolte : « Il ne faut pas perdre la jeunesse »

Pour Emmanuel Macron, le confinement a été pénalisant avant tout pour les jeunes et pourrait, si l’on n’y prend garde, déboucher sur un « conflit de générations ».

La maxime du dentifrice

Pour le chef de l’Etat, le confinement a été pénalisant avant tout pour les jeunes, alors qu’il a d’abord été décidé pour protéger les plus âgés, davantage exposés au coronavirus. Un paradoxe qui, si l’on n’y prend garde, pourrait déboucher sur un « conflit de générations », craint Emmanuel Macron.

Le président partage les analyses de ceux qui estiment que la génération de Mai 68 est responsable d’un certain nombre de maux du pays mais aussi du monde, notamment en matière d’écologie. « Il ne faut pas perdre la jeunesse », résume-t-on au sommet de l’Etat, où l’on répète à l’envi la maxime du dentifrice, qui veut qu’une fois les lycéens ou les étudiants sortis dans la rue, il est difficile de les faire rentrer chez eux.

Le risque est d’autant plus grand pour la République que la menace sécessionniste est réelle au sein du pays, affirme-t-on au sein de l’exécutif. Pour le chef de l’Etat, l’affaire George Floyd entre en résonance avec un passé colonial non encore digéré. « La guerre d’Algérie reste un impensé », aime répéter le locataire de l’Elysée, qui a tenté à plusieurs reprises de faire évoluer les mentalités sur ce sujet depuis le début de son quinquennat mais dit se heurter à l’absence d’interlocuteurs. « Il y a tout un travail à faire avec les historiens, mais cela prend du temps », explique-t-on au cabinet présidentiel.

Par Françoise Fressoz et Cédric Pietralunga Publié le 10 juin 2020 – lemonde.fr

Lire également : les responsables politiques redoutent une révolte de la jeunesse


(extrait ISO 26000:2010)

Il convient qu’une organisation [évalue] régulièrement l’impact de ses politiques et activités sur la promotion de l’égalité des chances et de la non-discrimination ; (…) en menant des actions positives pour assurer la protection et la promotion des groupes vulnérables. (…) tels que la promotion de l’emploi des jeunes et des séniors

(c) Backtothestreet – cartes postales de Jean-Baptiste Pellerin

Egalité des salaires : le secteur bancaire est à la traîne (Cash Investigation)

Les inégalités de salaires entre hommes et femmes dans le viseur de « Cash Investigation » – émission du 19 mai 2019

Le magazine présenté par Elise Lucet enquête sur le secteur bancaire, cancre national, et s’intéresse à l’exemple québécois.

En France, malgré la prise de conscience liée au mouvement #metoo, l’égalité salariale est loin d’être atteinte. Si la loi impose depuis 1972 aux employeurs d’assurer l’égalité des rémunérations « pour un même travail ou pour un travail de valeur égale »les hommes actifs français gagnent toujours, en 2020, 22,8 % de plus en moyenne que leurs collègues féminines, selon l’Insee. Ce chiffre, regrettable, cache de fortes disparités selon les secteurs. Pour ce numéro réalisé par Zoé de Bussière, le magazine « Cash Investigation », présenté par Elise Lucet, s’intéresse au secteur bancaire, qui fait figure de cancre national avec ses 36 % d’écart entre la rémunération (fixe et variable) de ses salariés et salariées. Données chiffrées, témoignages édifiants, saynètes humoristiques, ton décomplexé, la recette « Cash » fait mouche, le grand intérêt de ce numéro étant de montrer que s’attaquer à ce type d’inégalité nécessite moins un changement des mentalités qu’un changement de méthode.

Sources :  lemonde.fr   ;  vidéo  ;

Le talon d’Achille des villes, c’est leur conception…

New York, quartier de Queens, mai 2020. Frank Franklin II / AP

Les New-Yorkais les plus exposés à la crise climatique et au Covid-19 sont les mêmes : ce sont les populations des quartiers pauvres et enclavés. Ils vivent dans des logements surpeuplés et malsains, travaillent dans des conditions dangereuses et pâtissent d’un accès limité aux services de santé, aux parcs et à l’ensemble des services publics.

La densité n’est pas un problème en soi. En effet, les études montrent bien que les villes denses émettent en moyenne moins de gaz à effet de serre par habitant que les villes à faible densité. Leur talon d’Achille, c’est leur conception. Les quartiers denses mal planifiés amplifient les phénomènes d’inondation et les vagues de chaleur extrême.

Une densité bien pensée peut permettre de répondre aux défis posés par l’urbanisation galopante, les inégalités croissantes et le changement climatique. L’enjeu fondamental du XXIe siècle est de concevoir des systèmes urbains efficaces capables de concilier densité, équité, efficacité et respect de règles sanitaires.

Y parvenir suppose de respecter quatre grands objectifs…

Source

Lire notre article sur les Quartiers verts

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-103

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