Discours d’Emmanuel Macron : répondre à l’état d’urgence économique et sociale ? (10déc2018)

Discours d’Emmanuel  Macron à la Nation, le 10 déc. 2018

Ce 10 décembre 2018, à 20h, le Président de la République, Emmanuel Macron,  s’est adressé aux Françaises et aux Français, en prononçant un discours retransmis à la télévision.  Moment très attendu par la société civile, les « gilets jaunes » et la classe politique, après les événements de crise vécus de ces dernières semaines.

Le contenu du discours

D’entrée, le  ton est donné en ce qui concerne le désordre et l’anarchie, car quand la violence se déchaîne, la liberté cesse.

  • Les événements de ces dernières semaines dans L’Hexagone et les Outre-Mer ont troublé profondément la Nation.
  • Ils ont mêlé des revendications légitimes et un enchaînement de violences inadmissibles et je veux le dire d’emblée.

… rappelant le jeu des opportunistes qui ont essayé de profiter des colères sincères pour les dévoyer et pointant les irresponsables politiques dont le seul projet était de bousculer la République.

En deuxième lieu,  le contexte social, économique, financier, politique, sociétal que vit la population reflète quarante années de malaise qui ressurgissent. Le malaise est profond qu’il émane des travailleurs, des territoires, villages comme quartier : altération du cadre de vie, disparition des services publics, et/ou du citoyen qui développe le sentiment de ne pas être entendu.

Et de décréter … l’état d’urgence économique et sociale.

Le discours est construit autour de 10 thèmes clés

Le discours est construit autour de 10 thèmes clés, composé de 2 socles :

– Une introspection personnelle et situationnelle : Le sentiment, Le comportement

– L’annonce de mesures immédiatement mises en œuvre et/ou programmées dans les semaines et mois à venir : La politique; Le temps; La Nation, le pays, le peuple, la France ; Les impôts; Le droit; La communication et le dialogue; L’emploi

 

La politique :

… et d’annoncer des mesures :

  • Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent. Il devra se dérouler au niveau national dans nos institutions, chacun y aura sa part : gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ; vous y aurez votre part.
  • un tel débat n’est pas seulement affaire de représentants institutionnels ; il doit se dérouler aussi partout sur le terrain et il est des interlocuteurs naturels, des citoyens qui doivent en recevoir les demandes et s’en faire les relais : ce sont les maires ; ils portent la République sur le terrain.
  • Dès demain, le Premier Ministre présentera l’ensemble de ces décisions aux parlementaires.
  • le devoir d’apprendre pour être un citoyen libre,
  • la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis.

 

Le temps :

  • entendre la détresse du couple de salariés qui ne finit pas le moiset se lève chaque jour tôt
  • écouter ces femmes de courage, la mère de famille célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n’a pas les moyens de faire garder les enfants et d’améliorer ses fins de mois et n’a plus d’espoir.

… et d’annoncer des mesures :

  • supprimer toutes les augmentations prévues pour le début d’année prochaine;

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019
  • de verser une prime de fin d’année à leurs employés
  • Pour ceux qui touchent moins de 2. 000 euros par mois,
  • nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ;
  • et prendrai des décisions en ce sens dès cette semaine.

 

La Nation, le pays, le peuple, la France :

  • Nombre d’autres pays traversent ce mal vivre
  • c’est notre vocation au travers de l’Histoire d’ouvrir ainsi des chemins jamais explorés pour nous-mêmes et pour le monde. Je le veux pour nous tous Français parce qu’un peuple qui se divise à ce point, qui ne respecte plus ses lois et l’amitié qui doit l’unir est un peuple qui court à sa perte.
  • Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.
  • Nous voulons bâtir une France du mérite, du travail,
  • une France où nos enfants vivront mieux que nous.

… et d’annoncer des mesures :

  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises
  • Je veux que soit posée la question de l’organisation de l’Etat, de la manière dont il est gouverné et administré depuis Paris, sans doute trop centralisé depuis des décennies. Et la question du service public dans tous nos territoires. 
  • Nous voulons une France où l’on peut vivre dignement de son travail ? (…)Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte un euros de plus pour l’employeur.

 

Le sentiment :

  • je n’oublie pas qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous, peuvent la partager (…)je ne veux pas la réduire aux comportements inacceptables
  • ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !
  • Leur détresse ne date pas d’hier mais nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond,
  • malaise démocratique où se développe le sentiment de ne pas être entendu ;
  • Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. que ce n’était pas mon souci,
  • par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.
  • Mon seul souci, c’est vous ; mon seul combat, c’est pour vous. 

NDLR : employer le terme « souci » dans ce contexte peut prêter à confusion, à interprétation. Ici, il faut comprendre le terme souci comme un état d’esprit de quelqu’un qui s’inquiète à propos d’une personne à laquelle il accorde de l’importance. (Cntrl)

 

Le comportement :

  • ces violences ne bénéficieront d’aucune indulgence.
  • Nous avons vu tous le jeu des opportunistes qui ont essayé de profiter des colères sincères pour les dévoyer.
  • Aucune colère ne justifie qu’on s’attaque à un policier, à un gendarme,
  • qu’il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d’entre nous,
  • je ne veux pas la [ie la colère des Gilets Jaunes] réduire aux comportements inacceptables que je viens de dénoncer.
  • Ce fut d’abord la colère contre une taxe
  • mais cette colère est plus profonde,
  • ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !
  • Si je me suis battu pour bousculer le système politique en place, les habitudes, les hypocrisies,
  • J’entends que le gouvernement poursuive l’ambition des transformations de notre pays

 

Les impôts :

  • Je sais que certains voudraient dans ce contexte que je revienne sur la réforme de l’impôt sur la fortune

      … et d’affirmer

  • Conformément aux engagements pris devant vous, cet impôt [ISF] a été supprimé pour ceux qui investissent dans notre économie et donc aident à créer des emplois

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019.
  • c’est pourquoi je demanderai à tous les employeurs qui le peuvent, de verser une prime de fin d’année à leurs employés et cette prime n’aura à acquitter ni impôt ni charge.
  • nous annulerons en 2019 la hausse de CSG subie cette année ;
  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises, qui y font des profits doivent y payer l’impôt,
  • nous répondrons à l’urgence économique et sociale par des mesures fortes, par des baisses d’impôts plus rapides, par une meilleure maîtrise des dépenses plutôt que par des reculs.
  • Je veux que soit posée la question de l’équilibre de notre fiscalité

 

Le droit :

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • Le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l’impôt, c’est la simple justice.

… et d’annoncer des mesures à mettre en œuvre :

  •  Cependant, le gouvernement et le Parlement devront aller plus loin pour mettre fin aux avantages indus et aux évasions fiscales.
  • la possibilité de voir les courants d’opinion mieux entendus dans leur diversité, une loi électorale plus juste,
  • pour qu’elle [ie. question de l’équilibre de la fiscalité] permette à la fois la justice et l’efficacité du pays.

 

La communication et le dialogue :

  • par le dialogue, le respect, l’engagement, nous réussirons.

… et d’annoncer des mesures à mettre en œuvre :

  • la prise en compte du vote blanc et même que soient admis à participer au débat des citoyens n’appartenant pas à des partis.
  • Ces changements de fond qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent.
  • gouvernement, assemblées, partenaires sociaux et associatifs ;
  • et il est des interlocuteurs naturels, des citoyens … ce sont les maires.

Et d’ajouter :

  • C’est pourquoi je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région, pour bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la Nation.

 

L’emploi :

  • afin qu’on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l’année prochaine.
  • que le surcroît de travail accepté constitue un surcroît de revenu ;
  • alors même que nous sommes en train de recréer des emplois dans tous les secteurs.
  • nous avons devant nous à conduire une réforme profonde de l’Etat, de l’indemnisation du chômage et des retraites.

… et d’annoncer des mesures immédiatement mises en œuvre :

  • les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019.

 

Les autres thèmes

D’autres thèmes sont évoqués. Entre autres on citera

  • la formation (L’investissement dans la Nation, dans l’école et la formation est inédit… Cela ne peut se faire que par une meilleure école, des universités, de l’apprentissage et des formations)
  • les territoires (C’est pourquoi je rencontrerai moi-même les maires de France, région par région,)
  • la famille (C’est celle des retraités modestes qui ont contribué toute leur vie et souvent aident à la fois parents et enfants et ne s’en sortent pas.)
  • les modes de vie (malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance.)
  • le climat (que soit posée la question de notre quotidien pour faire face aux changements climatiques)
  • le handicap (C’est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap dont la place dans la société n’est pas encore assez reconnue. Leur détresse ne date pas d’hier… nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond, tout se passait comme s’ils étaient oubliés, effacés.)

 

Certains sujets ont été « effleurés » : l’Europe, l’immigration, les parties prenantes, le commerce et les petits commerçants, les travailleurs précaires, les travailleuses à temps partiel, créer des emplois…

 

Certains thèmes n’ont pas été évoqués : l’écologie, le transport et la mobilité, l’industrie, les infrastructures, la protection sociale et son modèle, l’ancrage local des entreprises, l’adoption de mesures en faveur de l’environnement, le climat et les catastrophes naturelles, l’agriculture et les circuits courts, l’approvisionnement, le droit international, le droit européen, l’égalité des chances, le pouvoir d’achat, le vieillissement de la population …

 

 

La forme du discours

L’utilisation du « je » est certes employé, mais il est à mettre en regard du « nous » (Je le veux pour nous tous Français)  et du « vous » (Il a pu m’arriver de vous donner le sentiment que ce n’était pas mon souci, que j’avais d’autres priorités. Je sais aussi qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos. Je veux ce soir être très clair avec vous.).

Plutôt dynamique et porté dans l’action, le discours s’est construit autour d’adverbes d’intensité, tels que plus, moins, tous, à bien des égards, beaucoup…

 

Les termes les plus utilisés

On citera (par ordre décroissant) :

  • nation, France, question, année, travail, impôt, français, colère, changement, malaise, mois, gouvernement, devoir, citoyen…
  • vouloir, devoir, pouvoir, voir, vivre…

 

Source : site de l’Elysée


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Fédération des Caisses d’Épargne : rapport RSE 2017

Conformément à la directive européenne de 2014, les entreprises doivent établir une déclaration de performance extra-financière dans leur rapport annuel de gestion, pour les exercices ouverts depuis le 1er septembre 2017.

La Fédération nationale des Caisses d’épargne a publié son rapport RSE 2017 le 18 juillet 2018 et invoque sa contribution aux ODD (Objectifs de développement durable).

Les pages du site institutionnel soulignent son engagement sociétal pour des « actions responsables » et mentionnent ses programmes d’orientations RSE en alignement avec les recommandations de la norme internationale ISO 26000, depuis 2013.

Le lien qu’entretiennent les Caisses d’Épargne avec les sociétaires est permanent et se tisse de diverses façons pour leur apporter en permanence des informations, des supports de formation mais aussi des occasions d’échanges.

La responsabilité sociétale et environnementale (RSE) des Caisses d’Épargne s’inscrit dans la continuité de leur histoire, depuis leur création en 1818 par des philanthropes (vidéo – orientations RSE 2018-2020) et prend toute sa mesure dans la croissante verte.

Un rapport 2017 marqué « RSE »

Les références à la « RSE » (Responsabilité Sociale et Environnementale) sont très présentes sur le rapport 2017. Il s’agit d’un marqueur dynamique sur l’engagement de la Fédération.

Priorités au développement local et à l’empreinte locale (dialogue permanent avec les fournisseurs afin de favoriser les achats locaux et responsables); à la proximité des agences (notamment en zones rurales) ; à l’accessibilité et accompagnement de toutes les clientèles ; aux conditions de travail et aux conditions de vie (notamment en portant attention à concilier/équilibrer vie personnelle et vie professionnelle).

On notera :

  • une effectif de 150 collaborateurs qui travaillent sur le management de la RSE ;
  • un rappel sur les principes de solidarité et de lutte contre les exclusions ;
  • le renforcement de la participation des sociétaires dans la mise en œuvre des orientations stratégiques (Stratégie sociétariat 2018-2020)
  • le suivi de la mise en œuvre d’actions de progrès continus;
  • la constitution de partenariat avec la Fondation Abbé Pierre, pour un microcrédit habitat.
  • l’achat de produits solidaires et à faible impact environnemental;
  • la réduction de son empreinte environnementale (impact carbone lié aux déplacements des salariés; consommation de papier…)

Quelques nouveautés

  • un soutien plus prégnant à des projets locaux (principalement dans les domaines de la solidarité, de la culture et du patrimoine, de la création d’entreprise et de l’éducation financière) et aux réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise (Initiative France, BGE et France Active) ;
  • des actions plus marquées autour de la QVT (Qualité de Vie au Travail) avec un référent QVT par Caisse ;
  • des références plus nombreuses
    • à l’ESS, en valorisant son rôle de Promoteur des valeurs de la coopération et de l’économie sociale et solidaire (ESS) et les actions en régions auprès de ses caisses régionales ;
    • au Mécénat de compétences (1451 collaborateurs impliqués)
  • une démarche RSE de plus en plus affirmée pour la lutte contre l’exclusion (dont l’exclusion bancaire et financière) :

En développant, dès leur création, la culture de l’épargne et de la prévoyance auprès des classes « laborieuses », elles se sont engagées résolument en faveur du progrès social, de l’ouverture à tous et de la lutte contre l’exclusion. Une raison d’être en totale conformité avec la vision exprimée par les deux fondateurs Benjamin Delessert et François de La Rochefoucauld-Liancourt.

  • faire vivre la solidarité et favoriser l’innovation sociétale ;
  • soutenir les entrepreneurs sociaux ;
  • mettre en œuvre un accompagnement spécifique de proximité auprès des clients fragiles ;
  • répondre aux besoins des salariés aidants familiaux  (On estime à 10 millions le nombre de Français aidants familiaux, soit 17 % des salariés, pourcentage qui s’accroit du fait du vieillissement de la population).

Baromètre Sim26k (Indice de Convergence avec la norme ISO 26000)

LOG’ins Consultants applique sa méthode d’analyse via sa gamme de services ConvergenceRSO [4]. Le score RSE SIM26k note une progression de 4.2 pt entre 2016 et 2017.

 


1- Ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises

2- Décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 pris pour l’application de l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises

3- Décret n° 2012-557 du 24 avril 2012 relatif aux obligations de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale

4- Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000


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La culture joue un rôle dans la reconstruction des villes (UNESCO/Banque mondiale)

La Banque mondiale et l’UNESCO évoqueront le rôle essentiel que joue la culture dans la planification et le financement de projets pour les villes victimes de la guerre et des catastrophes à l’occasion de la présentation d’un nouveau document d’orientation intitulé La culture dans la reconstruction et le relèvement des villes, le 16 novembre (17 h 30) au siège de l’UNESCO.

La croissance rapide de l’urbanisation dans le monde expose les villes et leurs habitants aux effets dévastateurs de conflits d’une complexité croissante et de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes. D’ici 2030, on estime que les catastrophes coûteront aux villes du monde entier quelque 314 milliards de dollars par an, soient près de deux fois plus que la moyenne des 15 années précédentes. L’approche décrite dans CURE (1) intègre la culture dans les politiques de développement urbain durable pour aider à créer des environnements urbains inclusifs, sûrs, résilients et durables pour tous.

Les deux organisations mènent actuellement des projets opérationnels conjoints en Arménie, en Chine, en Géorgie, en Haïti, au Mali, au Pakistan et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.


 

Source ; UNESCO

(1) Le programme CURE s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large qui fait suite à la signature d’un Mémorandum d’accord entre l’UNESCO et la Banque mondiale en juillet 2017.

 

Eiffage Construction travaille en mode start-up

Innovation : Eiffage Construction travaille en mode start-up et va tester les idées de ses salariés, fruits d’un challenge interne.

Capture page « Eiffage challenge #immo-inno »

Eiffage Construction fait phosphorer ses collaborateurs et testera, en 2019, les idées de ces derniers, issues d’un challenge interne (baptisé #immo-inno), focalisé sur le logement de demain. « Nous avons travaillé sur trois axes : les nouveaux services, le mieux vivre ensemble et les nouvelles technologies, indique Sofiane Chikh, directeur innovations de la ville au sein de la major du BTP. Nous avons reçu plus de 300 contributions ».

Après avoir constitué une trentaine d’équipes, composées de trois à cinq collaborateurs, six projets ont été retenus et sont passés devant un jury. « Nous les avons accompagnés et les avons fait travailler en mode start-up », poursuit Sofiane Chikh.

Lire+ sur lemoniteur.fr

Chercher le sens au sens ne manque pas de sens

L’agence de communication Wellcom a créé l’Observatoire du Sens afin de comprendre le… sens de cette quête absolue des marques.

La quête de sens a t-elle réellement du sens? Cette question pourra ressembler à un mauvais jeu de mots mais elle ne manque pourtant pas de… sens. « Depuis plusieurs années, le sens est entré au coeur de nos sociétés », assure Thierry Wellhoff, le président du cabinet de conseil en communication Wellcom « Ce lot est dans la bouche de tous les communicants et des spécialistes du marketing. Mais chacun voit le sens à sa porte. Nous avons donc cherché à comprendre ce que signifiait réellement ce terme ».

Étymologie

Le sens est, par son étymologie, associé au jugement et à la capacité de discernement : “avoir du bon sens”. Il s’oppose en cela à la folie qui est justement sa perte (“perdre le sens”). On pense aussi à percevoir le “sens (profond)” des choses, en faisant appel à son intuition, à la dimension sensorielle des 5 sens, voire à son 6e: ne dit-on pas “je le sens bien / mal” ?
Fabriquer du sens, c’est donc s’adapter en contexte à l’alter qui écoutera / sentira / lira / goûtera les signes émis. On fabrique du sens avec pédagogie.

Synonymie 
Le sens désigne la « faculté de bien juger » , la « direction privilégiée d’une chose (…) l’orientation selon laquelle s’effectue un mouvement » [Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales]
Le sens du progrès, de la science. L’acte bon est celui qui va dans le sens de l’histoire, l’acte mauvais celui qui s’y oppose: le progrès de l’humanité, voilà donc la norme suprême qui permet de juger de la valeur morale de l’action (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 20).
  • synonymes : esprit, sentiment, jugement, tendance, opinion…
  • antonymes : absurdité, aliénation, contresens, déraison, folie… 

Êtes-vous plutôt « engagés » ou « enracinés »

Le premier enseignement de cette enquête est qu’environ 6 Français sur 10 attachent de l’importance à la notion de sens et ce besoin est croissant pour 58% des sondés. Les consommateurs ne définissent toutefois pas la notion du « sens » de la même manière. Les publics « engagés » (29%) accordent une priorité absolue à l’éthique. Les « sceptiques » (26%) privilégient l’expérience client alors que les « libéraux » (25%) préfèrent l’utilité économique. Les « enracinés » (20%) pensent, eux, qu’il faut avant tout protéger l’environnement.

Source(s) : influencia.netwellcom.fr

Classement des fournisseurs d’énergie les plus « verts »

Afin de « démêler le vert du faux », vendredi 28 septembre dernier, l’ONG Greenpeace a mis en ligne sur son site, un classement des fournisseurs d’électricité selon leur contribution au développement des énergies renouvelables.

Six fournisseurs sont classés « en bonne voie », à savoir, Planète oui, ekWateur, Energem, GEG, Sélia et Alterna : tous se procurent en partie de l’électricité d’origine nucléaire. Pour Greenpeace, quatre fournisseurs proposant de l’électricité verte sont « à la traîne ». Il s’agit de Plüm énergie, Proxelia, Lucia et Energies du Santerre, qui s’approvisionnent en majorité « sur le marché de gros, qui est essentiellement non renouvelable », explique l’ONG.

 

Total, Direct énergie, EDF, Engie… dans le bas du classement

Engie « continue de produire une électricité émettrice de gaz à effet de serre et très polluante », et Direct énergie « produisait et achetait en 2017, encore principalement de l’électricité non renouvelable », peut-on lire sur le site de l’ONG.

 

capture d’écran

 

Source : environnement-magazine

 

Vers une responsabilité territoriale des entreprises

La Plateforme RSE a analysé les multiples stratégies d’ancrage territorial des entreprises, les formes variées de coopération, les différents instruments de mesure ainsi que les freins existants. Elle formule onze recommandations pour mieux connaître, organiser et favoriser les pratiques de coopération.

Télécharger l’avis de la plateforme RSE « Vers une responsabilité territoriale des entreprises »

La Plateforme RSE a constitué en 2017 un groupe de travail « RSE et territoires » pour élaborer un état des lieux et des propositions. Plusieurs axes de travail ont été retenus :

  • un diagnostic sur l’ancrage territorial des entreprises et des recommandations adressées aux différentes parties prenantes  ;
  • l’analyse des enjeux et des conditions de succès des initiatives locales en matière de RSE et une réflexion sur les modalités d’articulation de ces initiatives avec les travaux de la Plateforme RSE  ;
  • le suivi de la mise en œuvre de l’expérimentation de labels sectoriels.

La Plateforme RSE s’est fondée sur une analyse des enjeux : la notion de territoire, les différentes stratégies d’ancrage territorial développées par les entreprises et leurs mesures, l’importance de la coopération pour le développement des territoires et les freins existants.

Source : strategie.gouv.fr


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Isatou Ceesay, pionnière du recyclage en Gambie

(c) geo.fr

Isatou Ceesay, 40 ans, est la fondatrice de Women’s Initiative-The Gambia (WIG) [1], une ONG regroupant 2 000 femmes qui confectionnent chaque semaine des portefeuilles, cabas, ballons pour les enfants, chaussures et autres créations à base de sacs en plastique. La vente de ces accessoires, découpés, tricotés ou cousus avec patience, leur assure un revenu mensuel pouvant monter jusqu’à quatre-vingts euros.

Dans la petite Gambie d’Isatou (deux millions d’habitants, dont la moitié vivant sous le seuil de pauvreté), les sacs en plastique ont longtemps représenté 20 % des déchets rejetés par la population. Avec des conséquences nocives sur l’environnement, la biodiversité et la santé publique.

« Pour aimer l’environnement, il faut commencer par s’aimer soi-même« , aime répéter Isatou à celles qui la rejoignent.

En dix- huit ans d’efforts, elle a contribué à faire bouger les femmes de son pays… et aussi les hommes ! C’est après avoir consulté son association que le gouvernement a finalement interdit, cette année, l’importation de sacs en plastique en Gambie.

Source : geo.fr   – Climate Heroes – Jeudi 17 décembre 2015

Découvrez d’autres héros qui changent le monde


[1] The Gambia Women’s Initiative exists to support financially poor women in The Gambia with a stated goal of increasing their income, and thus improving the standard of living for their families and communities.

Faut-il s’inquiéter de l’impact des technologies sur l’avenir de l’humanité ?

Extraits de l’article de Flavien Chantrel, le 2 juillet 2018, publié sur blogdumoderateur.com

Jean-Christophe Bonis

Une des conférences les plus intéressantes de l’édition 2018 du web2day était celle donnée par Jean-Christophe Bonis, « Homo Deus ou le syndrome de Peter Pan. »

Ce futuriste, dirigeant de la société Oxymore, abordait le thème des conséquences que la technologie peut avoir sur notre vie quotidienne, aujourd’hui et dans le futur. A une époque où la science-fiction est devenue réalité, et sans parler de bien ou de mal, jusqu’où peut-on aller dans le développement de technologies aux contours moraux flous ? Quelle est notre responsabilité face au futur que cela peut engendrer ? Quels contrôles existent pour ne pas tomber dans un futur dystopique ? Cette conférence nous a donné envie d’aller plus loin dans l’échange. Dans cette interview, Jean-Christophe Bonis revient sur l’importance de se poser les bonnes questions sur la technologie, d’avoir des penseurs qui s’emparent du sujet et sur les risques et opportunités qui s’offrent à nous.

L’introduction de l’imprimerie au quinzième siècle a créé une rupture majeure de l’évolution humaine. Elle a permis de mettre à la disposition de monsieur et madame tout le monde la possibilité de transmettre ses idées, il était donc désormais possible de diffuser des idées autres que la pensée étatique ou religieuse imposée.

C’est l’origine de ce qu’il s’est passé au siècle des Lumières, qui a eu des implications très importantes dans le futur de l’humanité, notamment avec les théories émises par Descartes. Sa pensée se basait sur le fait que nous ne sommes plus une unité, mais chacun de nous est un élément autonome qui peut penser. Pendant ce siècle, la France était le leader intellectuel et culturel du monde. De grands penseurs ont alors émergé et ont donné leur vision du monde.

Il est très important qu’au vingt-et-unième siècle, des hommes et des femmes se posent de nouveau les bonnes questions. Non pas pour y répondre de manière péremptoire, mais pour éviter de toujours faire les mêmes erreurs. Parmi ces questions, il y a celle de l’évolution des technologies et de leur contrôle par le privé. Il n’y a aucune coordination mondiale, aucun organe de contrôle qui peut juger l’éthique ou le bien-fondé des innovations en cours. Il faut revenir sur des schémas de béotiens, se poser les vraies questions, nourrir les gens pour qu’ils puissent développer leurs propres réflexions. Interroger et transmettre !

Revue de presse RSE/RSO (2018-07)

ConvergenceRSO vous propose un extrait de sa curation presse pour illustrer une actualité que nous considérons comme marquante. D’autres illustrations sont accessibles sur les pages de Pertinences sociétales –  Risques, Santé, EnvironnementL’Effet Lepidoptera,

 

Les thèmes abordés dans cette revue de presse :

Engagement associatif

Biodiversité

Climat

Écologie


1- L’engagement associatif est généralement vecteur de développement de compétences

L’engagement associatif

Il y a quelques années, de nombreuses entreprises ne voyaient pas l’intérêt ou éprouvaient des difficultés à impliquer ou engager leurs collaborateurs sur des actions d’intérêt général. Les choses ont bien évolué depuis, elles sont de plus en plus nombreuses à percevoir les effets positifs de telles collaborations. 88 % des entreprises considèrent ainsi l’association comme un partenaire légitime pour fédérer et mobiliser les salariés de l’entreprise autour d’un projet partagé. (lerameau.fr / Etude PHARE-Entreprises/30-10-2015 : Perception des entreprises sur «Les fragilités et la co-construction en territoire»)

Les entreprises se considèrent concernées (préoccupées) par la situation économique de leur territoire et pointent les vulnérabilités qui s’en dégagent. Les rapports avec les associations (parties prenantes) entrent dans le champ du développement durable et de leur rôle social. Les fragilités associées au socle sociétal apparaissent pour les dirigeants un peu plus éloignées de la responsabilité directe du territoire, relevant d’un enjeu plus global.

On citera :

  • au plan local et territorial, les chefs d’entreprises estiment que « emploi/chômage/(ré)insertion professionnelle » sont une des premières fragilités auxquelles il faut porter des réponses.
  • le vieillissement, l’intergénérationnel, la mobilité (infrastructures, transports), le lien social, l’isolement, la santé… révèlent un champ de préoccupations au plus près du vécu des citoyens de leur territoire.

 

Lire sur MicroDon (Fondée en 2009 par Pierre-Emmanuel Grange et Olivier Cueille, microDON est une start-up sociale agréée ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale)

Lire+ : ESS : qu’est-ce que l’agrément « Entreprise solidaire d’utilité sociale » ?

Autonomisation des femmes

Actrice associative très impliquée et active au Maroc, Zineb Elouafi, en plus d’encadrer et de former les filles et femmes de sa ville natale aux métiers de la couture pour leur permettre de jouir d’une certaine autonomie financière, porte un intérêt particulier pour la protection de l’environnement, chose qu’elle a exprime à travers de nombreux projets dont celui de la valorisation des déchets ménagers, réalisé, avec l’Association Oued Zem.

Lire+ sur Fondation Yves Rocher

L’Association Derichebourg Mission Handicap

Avant tout le résultat majeur est qu’au sein du groupe, le handicap n’est plus un « tabou ». C’est essentiellement dû à la forte politique de formation et de sensibilisation développée avec notre partenaire adhere-RH auprès de toute la ligne managériale de l’entreprise.
Aujourd’hui, des personnes en situation de handicap sont régulièrement embauchées dans le groupe Derichebourg, des actions de maintien dans l’emploi sont régulièrement mises en oeuvre, des tuteurs et des référents handicap sont en place dans chaque filiale pour suivre les travailleurs handicapés.

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2- La biodiversité soumise à l’intensification des pratiques agricoles : Dame Nature se porte mal !

Le silence dans les campagnes françaises

Le STOC, programme de sciences participatives de Vigie-Nature, dessine un paysage métropolitain de plus en plus déserté par ses oiseaux. L’accélération récente de la chute des oiseaux des milieux agricoles est tout particulièrement inquiétante (-10 points pour l’indice d’abondance entre 2015 et 2017).

Juin 2018, l’observatoire national de la biodiversité [ONB] publie son bilan 2018 « Menaces sur le vivant : quand la nature ne peut plus suivre », une synthèse de référence pour mettre en perspective les derniers faits marquant concernant l’état de la biodiversité et les menaces qui pèsent sur elle. Les pratiques agricoles et la consommation des intrants (pesticides <+18% en 5 ans >, engrais, engins mécaniques…) ont porté un coup alarmiste aux espèces qui faisaient jadis la richesse des paysages ruraux. Le rapport mentionne la vulnérabilité des espèces endémiques sur les territoires d’Outre-mer, attaquées par les espèces exotiques envahissantes. A ce constat, s’ajoute la fragilisation des écosystèmes autant par l’augmentation des températures que par l’acidification des océans.

Immense exploitation de soja à Campo Verde, au Brésil. ALF RIBEIRO (SHUTTERSTOCK.COM)

Les travaux * du laboratoire CESCO [Centre d’Ecologie et de Sciences de la COnservation] montrent que des améliorations « peuvent » être réalisées en agriculture conventionnelle et ce sans perte de revenu. Il faut tout particulièrement accepter de ne plus opposer agriculture et biodiversité, et considérer que c’est à l’agriculteur de choisir les pratiques qui permettent de maximiser les revenus qu’il tire de la production alimentaire et ceux qu’il tire de la production de biodiversité sauvage.

L’ONB place les priorités sur la gestion de l’artificialisation des territoires, sur une limitation des surfaces de prairies permanentes, la vigilance sur la conservation des ZNIEFF [Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique] et de leur réémergence, sur la « réparation » des milieux humides, particulièrement dégradés (selon l’UE, 73% des habitats naturels de la métropole et Corse, 91% des habitats humides).

Conflits d’intérêt sur les pollinisateurs ? L’IPBES a produit un premier rapport en 2016 sur la pollinisation, dont la publication avait été entachée de doutes. Deux de ses chapitres-clés étaient en effet sous la responsabilité de scientifiques salariés de Bayer et Syngenta, les deux principaux producteurs d’insecticides dits « néonicotinoïdes », fortement suspectés de décimer les populations d’abeilles, bourdons, papillons. Tous les experts doivent remplir un formulaire détaillant leurs liens d’intérêts, mais ces déclarations ne sont pas rendues publiques.

… de quoi susciter le doute dans l’esprit du citoyen ou de celui de la société civile.

Entre autres, aménageurs, territoires, agriculteurs, consommateurs doivent se rencontrer…

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* les études citées ont été partiellement financées par des conventions de partenariat de recherche avec les entreprises Bayer, BASF, Agrosolutions, ainsi qu’avec le Conseil régional d’Île-de-France.


3- Climat : il est grand temps de passer à l’action

Le Conseil de sécurité des Nations unies « réfléchit » à s’emparer du sujet du changement climatique 

Le « sujet sensible » du lien entre réchauffement climatique et conflits a fait l’objet d’un vaste débat mercredi 11 juillet au sein de la plus haute instance de l’ONU. En soi, son organisation est déjà un « succès« , estime la Suède qui a initié cette réunion. Même si aucune déclaration consensuelle ni mesures concrètes n’étaient prévues. Le dernier débat sur le lien climat et sécurité remonte à 2011. Si la Chine et la Russie sont plutôt sceptiques, les Européens poussent en ce sens.

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(c) Gellinger

Climat : comment expliquer la chaleur extrême ?

La France bat des records de température qui concernent la planète et l’hémisphère nord en particulier. Les climatologues sont clairs : elles sont la conséquence du réchauffement climatique. « On est sûrs que la multiplication des vagues de chaleur, de leur intensité, de leur fréquence et de leur durée, est liée aux activités humaines, à l’accroissement des gaz à effet de serre dans l’atmosphère« , explique Robert Vautard, du laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement du CNRS.

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Au Groenland, un iceberg de 10 milliards de tonnes se détache de son glacier

Symbole de la fonte des glaces, un iceberg de 6 kilomètres vient de se détacher d’un glacier au Groenland. Les images, filmées par l’université de New York sont rares et montrent concrètement la fonte de la banquise à cause du réchauffement climatique.

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Voir la vidéo sur la fonte de l’Arctique entre mars et septembre 2017

Lutte contre le réchauffement climatique : l’urgence est là mais l’espoir aussi

Jean Jouzel, Climatologue, ancien vice président du groupe scientifique du GIEC de 2002 à 2015, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) – Université Paris-Saclay.

Ce qu’il faudrait vraiment c’est augmenter l’ambition de l’accord de Paris. Tant que Barack Obama était au pouvoir, une dynamique vertueuse était en place, quasiment tous les pays avaient signés. Le retrait annoncé des États-Unis, c’est la douche froide, pas simplement pour ce pays mais aussi à cause de l’effet d’entraînement qu’il pourrait engendrer.

Rester en dessous de 2°C, c’est un véritable défi : on n’a plus le droit qu’à une vingtaine d’années d’utilisation des carburants fossiles au rythme actuel.

Il faut dorénavant de la sobriété dans nos modes de vie et de consommation. Tout le monde a un rôle (…)

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4- Ça ne se voit pas mais ça pollue quand même !

La guerre des métaux rares : le vrai coût écologique et géopolitique du tout numérique

Les nouvelles technologies sont-elles vertes ? Non ! Panneaux solaires, batteries, voitures autonomes, smartphones : tous ces outils sont composés de métaux rares, dont l’extraction est extrêmement polluante. Guillaume Pitron lève le voile sur le bilan noir de ces technologies vertes. Son enquête est remarquable, bien que flippante.

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73% des Français n’ont jamais entendu parler d’écologie digitale

L’écologie digitale est l’étude de l’impact des pratiques digitales dans le but d’en limiter les effets nuisibles pour l’environnement. L’écologie numérique concerne les matériaux – tout aussi polluant – utilisés dans nos appareils électroniques.

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(c) webandi

Berlin confirme une enquête sur les émissions d’Opel

Dieselgate. L’autorité de tutelle du secteur automobile allemand, la KBA, prévoit une audition sur les technologies d’émissions polluantes utilisées par trois modèles d’Opel, racheté l’an dernier par le groupe français PSA, a confirmé le 15 juillet le ministère allemand des Transports.

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