La RSE « est une manière de vivre »

Dans une tribune publiée sur le site Bref Eco, le philosophe Marc Halévy développe une approche intéressante de la RSE en montrant qu’il s’agit avant tout d’une conception de la vie et des relations humaines.

« Toute entreprise est une personne morale aux yeux du Droit. Une personne, donc, comme les autres, comme vous et moi. Un organisme vivant inscrit dans un tissu serré des relations avec la société civile. Une de ces relations est, bien sûr, la relation d’emploi : relation qui peut être respectueuse ou méprisante, épanouissante ou aliénante, joyeuse ou maussade… »

Source : La RSE « est une manière de vivre »

Incasables ? Les chômeurs handicapés partent en campagne

Pour lutter contre la stigmatisation sur les chômeurs et précaires, et notamment handicapés, 25 associations partent en campagne pour montrer leur « vrai visage » à l’approche des élections. RV le 22 janvier à Paris pour une soupe « étoilée ».

« Les chômeurs handicapés sont incasables, les chômeurs sont des fainéants qui coûtent cher à la société, ils n’ont qu’à chercher du boulot, les sans-abri sont irrécupérables, les intermittents des privilégiés, les locataires précaires des mauvais payeurs, les sans-abri des bons à rien, la misère moins pénible en outre-mer, le chômage c’est la faute au droit du travail ou aux étrangers… »

Source : Incasables ? Les chômeurs handicapés partent en campagne

Emmaüs, précurseur en France en matière de recyclage (vidéo)

Dix ans après le décès de l’abbé Pierre, les communautés Emmaüs lui rendront hommage le 22 janvier en mettant en avant la dimension écologique de son action.

Quand l’Abbé-Pierre lance son mouvement en 1949, il est député de Meurthe-et-Moselle et finance ses premières actions sociales avec ses indemnités parlementaires. Mais rapidement, il quitte la politique et pour continuer à aider les gens. Il devient chiffonnier. Avec ses compagnons, il va faire les poubelles et récupère sur de grosses carrioles des papiers, des cartons revendus à des fabricant de matière. Emmaüs a été en France précurseur en matière de recyclage.
Aujourd’hui, ses communautés récupèrent chaque année 265.000 tonnes d’objets, de meubles, de cafetières, de fer à repasser. Quelque 85% sont recyclés et revendus.

Source : VIDÉO – Emmaüs, précurseur en France en matière de recyclage

« Comment échapper à la frénésie de notre société ? »

Pierre Rabhi est l’auteur de plusieurs essais, dont le dernier, La Convergence des consciences (Le Passeur), a été publié fin 2016.

Son rapport à la nature et au vivant est indissociable de son rapport au temps.

Interview de Anne-Sophie Novel

A 78 ans, vous vous dites fatigué et confiez ne pas arriver à lever le pied. Comment vivez-vous ce temps que vous passez à écrire, parler, sensibiliser ?

Disons que je ne tiendrais pas le coup si je n’étais pas engagé dans des enjeux gravissimes (la faim dans le monde, la destruction de l’environnement, etc.). L’humanité est folle et la planète est entre des mains inconscientes… Comme l’a prouvé le scientifique Pierre Teilhard de Chardin dans Le Phénomène humain, notre présence sur terre est fort récente et seule l’humanité a su introduire de la dualité dans la réalité terrestre… Tout cela pour des raisons imbéciles, spécieuses, et de surcroît avec des déséquilibres profonds, notamment entre masculin et féminin !

(…)

Vous affirmez dans votre livre être convaincu qu’il n’y a pas de changement de société sans profond changement humain, et qu’il nous faut ensemble prendre conscience de notre inconscience. Mais a-t-on le temps d’attendre cette prise de conscience ?

Il y a un moment où chacun de nous est ramené à l’espace de liberté où l’on peut exercer sa spontanéité, sa liberté… C’est pour cette raison que nous avons créé le mouvement Colibris (association fondée en 2007 qui mobilise « pour la construction d’une société écologique et humaine »). Et c’est pour cette raison que j’ai organisé ma vie avec une cohérence de pensée et de conviction, car c’est par l’exemple et la cohérence qu’on arrive à convaincre. Le problème est surtout de savoir si nous sommes capables de changer les choses, de créer un autre espace-temps et de sortir du système esclavagiste qui nous est imposé.

Source : « Comment échapper à la frénésie de notre société ? »

Habitats intergénérationnels, retraités et actifs sous un même toit

Accompagnement social et mixité des âges: les habitats intergénérationnels se multiplient en Suisse romande. Pour les retraités, ces logements représentent un pont entre la vie en solitaire et l’EMS.

Il en résulte un concept architectural permettant la mixité entre personnes retraitées et actives, articulé autour d’un espace central paysager, structuré par les bâtiments l’entourant, des habitations basses comportant des logements protégés et des logements standards.

A Fribourg, une conciergerie sociale est mise en place.  A Perly-Certoux, à la frontière franco-genevoise, une vue sur la loggia centrale par le biais d’une lucarne crée ainsi un contrôle visuel de l’espace. Dans ce projet multifonctionnel, il s’agissait de «travailler l’espace, en évitant le cloisonnement au sein des logements protégés et en offrant des dispositifs adaptés aux personnes à mobilité ou à visibilité réduites».

Une des préoccupations majeures des concepteurs est de ne pas créer de cadre stigmatisant pour les résidents. Ces derniers étant indépendants, les responsables ont voulu éviter à tout prix «l’ambiance EMS» [établissement médico-social].

Source : Retraités et actifs sous un même toit

Lire également notre post « Les personnes âgées, … un précieux nœud de réseau ! »

 

Zapping 2016 : tous les grands moments  » handicap  » !

Pour ce dernier jour de 2016, voici un flash-back sur les grands événements qui ont marqué l’année dans le champ du handicap, mois par mois. Et les coups de cœur de la rédaction de handicap.fr…
Source : Zapping 2016 : tous les grands moments  » handicap  » !

L’usine AMIPI de Nantes vous ouvre ses portes le 10 janvier 2017

Par cette initiative, la Fondation souhaite faire découvrir son organisation unique et son outil industriel. Elle vous fera visiter son usine et vous présentera ses apprentissages et son processus « 1, 2, 3 insertion ». Ce sera également l’occasion d’évoquer les perspectives de recrutement de la Fondation.

Source : L’usine AMIPI de Nantes vous ouvre ses portes le 10 janvier 2017

Ovseo : Gloria Paraiso-Jossou sur les pratiques RSE au Sénégal

Le panel RSE au Sénégal/Afrique et ODD présenté par la directrice de RS Consulting lors de la cérémonie de lancement officiel des activités de l’Observatoire des valeurs sociétales et éthiques des organisations (Ovseo) et présidée par Mme Ramatoulaye Dieng Ndiaye a permis « d’apprécier les  pratiques de la RSE/RSO au Sénégal à la lumière de la norme l’ISO 26000 et  à  l’aune des ODD », a martelé Mme Paraiso-Jossou. Qui poursuit que ce « panel a non seulement permis de découvrir la norme « hors norme » qu’est l’ISO 26000 considérée comme la référence sur le plan international en matière de responsabilité sociétale, mais également a permis de situer la perception qu’ont les entrepreneurs sénégalais en particuliers, et africains en général de la RSE/RSO ».

Source : Étiquette – ISO 26000

Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise?

Est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

En septembre 1970, l’économiste Milton Friedman publie dans The New York Times Magazine un texte qui suscite beaucoup d’opposition. Il a comme sous-titre La responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître ses profits. (extraits 1)

Récemment, quinze personnalités françaises publient un collectif prônant « pour la France de jouer un rôle décisif dans le développement d’une économie responsable. »(extraits 2)

Ainsi, la question se pose : est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

Source : Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise? | Revue Gestion HEC Montréal

 

(1) Quand je vois l’éloquence d’hommes d’affaires qui parlent des « responsabilités sociétales de l’entreprise dans un système de libre entreprise », cela me rappelle la merveilleuse citation à propos du Français qui découvre à l’âge de 70 ans que toute sa vie il a fait de la prose. Les hommes d’affaires croient défendre la libre entreprise quand ils déclament que l’entreprise ne se préoccupe pas « simplement » du profit mais aussi de la promotion d’objectifs « sociétaux » désirables (…) Les discussions sur la « responsabilité sociétale des entreprises » sont remarquables pour leur faiblesse analytique et leur manque de rigueur. Qu’est-ce que cela signifie de dire que « l’entreprise » a des responsabilités ? Seuls les hommes peuvent avoir des responsabilités. (…) Vraisemblablement, les individus qui doivent être responsables sont les hommes d’affaires, donc les propriétaires individuels ou les dirigeants d’entreprise.

 

(2) Le consensus est de plus en plus fort : la financiarisation du capitalisme est une erreur. Ce consensus, appuyé par les efforts toujours plus nombreux de différents acteurs du monde de l’entreprise et de l’investissement, ne suffit pas à garantir la mutation nécessaire. (…) La poursuite excessive d’une finalité exclusive – maximiser les profits pour les actionnaires – a isolé l’entreprise et nourri la suspicion à son égard. (…) La société (SA, SAS, SARL…) est un véhicule juridique qui permet la réalisation du projet d’entreprise. (…) Nos sociétés contemporaines attendent de l’entreprise qu’elle joue un rôle prépondérant dans la recherche d’une croissance raisonnée, génératrice de bien-être et de progrès.

OGM et conflits d’intérêts

« Selon une étude menée par l’INRA, une importante proportion d’articles scientifiques consacrés aux OGM est entachée de conflits d’intérêts » … La recherche sur les OGM est minée par les conflits d’intérêts, titre un article de LEMONDE.fr du 19 décembre 2016.

ogm-conflits-dinterets_5050953_6_8569_2016-12-19-bdCette annonce est basée sur l’étude publiée par une équipe de chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) dans la revue scientifique PLOS ONE, le 15 décembre. L’analyse a exploré 672 articles publiés entre 1991 et 2015 autour d’une question bien précise. Ils concernaient l’efficacité et la durabilité de l’efficacité de certains OGM qui produisent les protéines d’une bactérie, Bacillus thuringiensis (Bt). Les chercheurs énoncent 2 conclusions :

  • Le chiffre de 40 % de conflits d’intérêts caractérise tout un corpus d’articles scientifiques portant sur les organismes génétiquement modifiés (OGM);
  • Ces conflits d’intérêts ont une influence patente sur les résultats de ces publications.

L’équipe scientifique a retenu deux types de relations avec les fabricants d’OGM : soit une affiliation directe (les auteurs étaient des employés des groupes), soit un financement total ou partiel des travaux d’au moins un des auteurs. Il est donc ici principalement question de liens avec Monsanto – en cours de fusion avec l’allemand Bayer –, le suisse Syngenta, et les firmes américaines Dow AgroSciences et DuPont Pioneer – également en train de fusionner. Des groupes qui représentent aujourd’hui 60 % du marché des semences.

Source : lemonde.fr

Lire notre publication (juillet-2007) sur « OGM : quelles évolutions dans le discours médiatique ?«