Enseigner la RSE : une question ancienne et éminemment politique

Comment intégrer au mieux la formation à la responsabilité sociétale de l’entreprise dans les cursus d’enseignement du management ? Enseigner les normes et les règles ou enseigner l’éthique ? …

Par Corinne Vercher-Chaptal Professeur de management, Université Paris 13 – USPC

Retrouver l’article sur le blog de Marc Unfried

 

Ndlr : en préambule, rappeler les fondamentaux de la RSE (Howard R. Bowen – Social Responsibilities of the Businessman ) et les mettre en perspective avec le cycle d’apprentissage des savoirs et des connaissance est primordial, voire essentiel. L’auteure cite « les formations doivent s’orienter vers la diffusion de savoirs nouveaux propres à rendre « naturelle » l’idée de responsabilité auprès des managers, et créer les conditions d’une performativité des discours. » 

Enseigner les « normes et règles » ou  l' »éthique » ? La question mérite d’être posée à l’aube d’une reconnaissance partagée de la RSE et de ses atouts. Je citerai, par analogie, les débats qui ont « opposé » (voire opposent) la Qualité (ou du moins le Management de la Qualité) et la « Qualité Totale » (au sens du modèle EFQM). Entre ceux qui prônent le « normatif » (au sens strict de la norme ISO 9001 et de la certification associée) et ceux qui louent le cycle d’amélioration continue et l’organisation de la « structure agile ».

On peut également noter que l’acronyme « RSE », dorénavant « utilisé », a quelque peu perdu de sa substance initiale. Initialement, le terme désignait « Responsabilité Sociétale des Entreprises ». On l’a même étendu à tout type d’organisations … « RSO » … le « sociétal » offrant ainsi les avantages et les bénéfice de porter une vue globale sur les interactions de l' »Organisation » avec la « Société ».

La « RSE » a ensuite désigné la « Responsabilité Sociale de l’Entreprise« , puis est devenue « Responsabilité Sociale et Environnementale » ! Certes « responsable », mais « limitatif » !

Enseigner les « normes et règles » ou  l' »éthique » ? … si l’on prend comme référentiel la Norme Internationale ISO 26000:2010, la question se poserait ainsi … « certification » / « labellisation » ou plutôt « bonnes pratiques » pour un « comportement responsable et éthique » ?  Les enjeux sont importants… face aux nouveaux types d’organisation, face à l’émergence d’une « nouvelle entreprise », face à la recherche de sens, de valeurs « sociétales », de partage… face à la notion de « vie citoyenne »…

L’ISO 26000 « fournit des lignes directrices pour tous types d’organisations concernant la responsabilité sociétale, quelle que soit leur taille ou leur localisation. Il définit les termes, les principes, les pratiques et les questions centrales de la responsabilité sociétale ainsi que la façon d’intégrer la responsabilité sociétale dans l’organisation. » On y ajoute le « dialogue avec les parties prenantes », les
« questions centrales » et les « domaines d’action » relatifs à la responsabilité sociétale, les outils et moyens d’intégrer un comportement responsable.

Les « lignes directrices », les recommandations, sont les résultats de réflexions et de propositions d’un grand nombre de « parties prenantes » et d’acteurs de la société civile (ONG, associations, consommateurs…), de la sphère professionnelle (entreprises, travailleurs, services, conseils…) ainsi que des institutions (gouvernement, autorités publiques, plateformes régionales d’échanges).

Elle n’est pas une norme de système de management et n’est pas (et ne peut être) destinée à des fins de certification ou à une utilisation réglementaire ou contractuelle.

Cette Norme Internationale prône un « comportement éthique », c’est-à-dire un comportement conforme aux principes acceptés d’une conduite juste ou bonne dans le contexte d’une situation particulière, et en cohérence avec les normes internationales de comportement.

La « RSE » n’est donc pas une norme. Une entreprise ou organisation, un modèle de RSE.

C’est donc vers cet axe de sensibilisation, de formation et d’apprentissage, que le formateur devra se positionner.

Source : Enseigner la RSE : une question ancienne et éminemment politique | Marc Unfried, Conseiller Sociétal

lien court de ce post : http://wp.me/p2OxiV-Bu

Le théâtre : pour rendre les collaborateurs acteurs de la RSE

La RSE est une notion floue pour les salariés http://www.novethic.fr/breves/details/la-rse-un-concept-flou-pour-les-salaries.html . Comment faire en sorte que le personnel s’en approprie les enjeux ? Toute la semaine, Novethic revient sur des outils qui ont fait leur preuve. 5ème volet: le théâtre. Outil de sensibilisation mais aussi de formation, c’est un outil modulable, qui permet notamment d’aborder des sujets délicats voire tabou.

Source : Le théâtre : pour rendre les collaborateurs acteurs de la RSE

Lettre aux managers et aux consultants : pour 2016, vous me changerez de posture svp !

En matière de management des organisations, tout le monde s’accorde sur un point : l’évolution impérative du rôle du manager en réponse aux attentes de performance durable de l’entreprise d’aujourd’hui. Vous me direz que ce n’est pas un thème nouveau, sauf qu’à présent ce sont les PDG que le disent…

Sourced through Scoop.it from: www.lesechos.fr

Autrement dit qui fasse appel à ce qu’il y a, de plus beau, de plus naturel, mais aussi de plus pointu, dans nos sociétés d’hier et d’aujourd’hui pour accompagner l’évolution du  monde du travail post-moderne.

Mais quel cap pour ce changement me direz-vous ? Une organisation du travail plus intelligente et plus humaine qui donne du sens à l’action et de la fierté à faire ensemble…

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La diversité, c’est l’affaire de tous, même des tout-petits !

learning world -Les questions de diversité, de compréhension entre les cultures et de paix font en ce moment la une de l’actualité. Dans cette édition, voyons comment l‘éducation peut jouer un rôle important dans la promotion de la tolérance et du respect.

Sourced through Scoop.it from: fr.euronews.com

(…) L’Australie figure parmi les pays les plus multiethniques au monde et l’Histoire de ses communautés autochtones est liée à la discrimination. Depuis une douzaine d’années, une entreprise sociale baptisée Cultural Infusion (ou Immersion culturelle, en français) organise des ateliers participatifs dans les écoles du pays pour rappeler aux enfants, l’importance de la culture aborigène, mais aussi pour les ouvrir à celles venues d’ailleurs avec l’arrivée depuis les années 90 de migrants originaires d’Asie notamment.

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«Les contremaîtres du futur»

La Réunion régionale américaine de l’OIT entamera ses travaux la semaine prochaine à Lima, au Pérou. Il y sera question notamment de productivité, de lutte contre l’exclusion sociale, de compétitivité et d’économie informelle. OIT Info se penche ici sur la manière dont certaines de ces questions ont été traitées dans l’industrie de l’habillement à travers le programme conjoint de l’OIT et de l’IFC, Better Work Nicaragua.

Source: www.ilo.org

(…) Promouvoir le travail décent dans la chaîne d’approvisionnement… Elena Arengo, coordinatrice de Better Work au Nicaragua, affirme que de grandes marques internationales comme Gap Inc., Levi Strauss & Co, Target, Wal-Mart, Gildan, Patagonia, Adidas, PVH and Li&Fung considèrent Better Work comme un allié pour promouvoir des conditions de travail décentes et durables dans les entreprises de leurs fournisseurs au Nicaragua.

(…) En plus de la formation des contremaîtres d’usine, Better Work Nicaragua a formé les cadres et les ouvriers aux questions de communication, de sécurité incendie et de préparation aux situations d’urgence, ainsi que de sécurité et santé au travail.

 

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Genève démocratise les cours d’éthique

Tous les étudiants des facultés genevoises ont désormais accès à deux semestres d’introduction sur ce thème. En attendant la création d’un cours en ligne dès l’année prochaine.

Source: www.bilan.ch

«Ce cours est né de la Convention d’objectif 2012-2015, cosignée par le Conseil d’Etat», explique Jean-Dominique Vassalli, recteur de l’Université de Genève. Les deux semestres de cours d’éthique mis en place font partie des axes transversaux prioritaires. A noter que l’Université de Fribourg dispense également un cours interfacultaire réservé aux sciences.

«L’objectif est de prendre conscience que les réponses aux grands comme aux petits problèmes de la vie sont complexes et qu’elles font appel non pas à des réactions mais à une réflexion. Notre tendance à réagir immédiatement est souvent mauvaise conseillère», explique Ghislain Waterlot, professeur de philosophie et d’éthique, coresponsable de ces cours avec le professeur François Dermange.

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Après le TOEFL pour l’anglais, voilà le « Sustainability Literacy Test » pour le DD

Et si on testait son niveau en développement durable comme on teste son niveau d’anglais ? Telle est l’idée derrière le « Sustainability Literacy Test », un test de connaissance minimum sur le développement durable lancé le 1er avril 2014. Jean Christophe Carteron est fier lorsqu’il parle de cette initiative. Pour cause, le responsable RSE de Kedge Business School la porte avec force de convictions depuis plusieurs mois: « parce que nous formons des futurs leaders, nous avons un rôle primordial dans la diffusion des concepts auprès de nos étudiants, apprenants et partenaires. Aujourd’hui pour rentrer dans beaucoup d’établissements d’enseignement supérieur, les étudiants doivent prouver qu’ils savent se « débrouiller en anglais » avec des tests comme le TOEFL. L’objectif de notre test est de créer un standard reconnu à l’échelle mondiale, avec l’idée qu’un jour plus aucun étudiant ne sortent sans un minimum de connaissances sur les grands enjeux du monde et la responsabilité des organisations » explique-t-il.

Source: alternatives.blog.lemonde.fr

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Le rôle des codes sociaux et normes sociales dans la mobilisation de l’intelligence collective et collaborative.

“Le respect de ces normes contribue donc à la cohésion sociale, mais s’en écarter amène à une fracture à cause de la sanction pouvant aller jusqu’à l’exclusion.”

Source: blog.ific-coaching.com

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La peur de l’exclusion :

Il existe des normes formelles, (écrites : lois, différents codes et règlements). Il existe également des normes informelles qui constituent en fait les mœurs, les habitudes, les coutumes, etc (ex.: politesse, rythme de repas). Le non-respect de ces normes entraîne généralement des sanctions. Dans le cas de normes formelles, il s’agira des prisons, amendes, licenciements, etc. Sinon il s’agira principalement de sanctions morales telles que des brimades, allant jusqu’à l’exclusion d’un individu de son groupe d’appartenance. La plupart des membres de la société ou du groupe accordent donc une valeur à celles-ci. Le respect de ces normes contribue donc à la cohésion sociale, mais s’en écarter amène à une fracture à cause de la sanction pouvant aller jusqu’à l’exclusion.

Neelie Kroes: « L’absence de compétences numériques est une nouvelle forme d’illettrisme »

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«D’ici 2020 – autant dire demain – 90 % des emplois nécessiteront des compétences numériques, et nous ne sommes pas prêts. Déjà, les entreprises européennes manquent de travailleurs qualifiés dans le domaine des technologies de l’information. Nous devons remédier à cette situation, et le réseau que nous lançons nous aidera à déterminer où se situent les lacunes » explique Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique.

 

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La RSE est rentable, qu’elle soit exécutée ou négligée dans votre entreprise.

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Les entreprises qui souhaitent réaliser des profits doivent soit intégrer la responsabilité sociale des entreprises (RSE) dans leur modèle opérationnel, soit l’ignorer complètement.

congruence-RSO‘s insight:

L’économiste Milton Friedman, ardent défenseur du libéralisme, affirmait que la performance sociale et la performance financière présentaient une corrélation négative. Il a émis une théorie selon laquelle les entreprises qui augmentent leur performance sociale subissent des coûts et perdent leur avantage concurrentiel.

Les économistes depuis Friedman plaident en faveur d’un lien positif entre la performance sociale et la performance financière des entreprises.

Qui a raison ? Dans son article, le REDD apporte une réponse. Tout le monde avait raison. La relation entre performance sociale et performance financière est représentée par un graphe en U.

Deux chercheurs, Michael Barnett (Université d’Oxford) et Robert Salomon (Université de New York), ont étudié la performance de 1 214 entreprises (des S&P 500 et Russell 3000 au cours des années 1998 à 2006). Ils ont déterminé leur performance sociale à l’aide des données de Kinder, Lydenberg et Domini, qui évaluent les entreprises en fonction de treize critères de développement durable.

Merci à Synapse pour son analyse et les informations ainsi délivrées.

See on synapse.uqac.ca