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Retraites : la face cachée des fins de carrière des cadres seniors

Pour Muriel Pénicaud, la pénibilité est une réalité, comme le rejet des seniors du monde de l’entreprise. Mais pour autant, la ministre du Travail ne prend pas en compte ces phénomènes lorsqu’ils touchent les cols blancs en fin de carrière.

La chaîne LCI publie trois portraits de cadres séniors qui racontent cette période difficile et leurs idées pour faire évoluer les choses. Utiles alors que les discussions sont toujours en cours concernant les départs en retraite au-delà de l’âge pivot de 64 ans.

Côté pénibilité, la ministre a bien entendu égrené les symptômes traditionnels qui la constituent, comme « la température, le bruit, les charges lourdes et les environnements chimiques et toxiques ».

Côté seniors, Muriel Pénicaud a constaté, comme tout le monde, que « les seniors ne sont pas toujours bienvenus dans les entreprises. »  Sa solution ? « Il faut changer culturellement le regard », ou plutôt le regard que les entreprises en question portent sur eux. Certes. Mais pas question de changer le regard des comptables sur les seniors en abaissant le coût du travail des salariés âgés. La ministre veut bien concéder quelques efforts à la marge sur ce domaine, mais sans systématiser cette solution.

Source : cadremploi.fr

Documentation :  lire l’étude de OasYs Consultants (2018) – l’étude OasYs / Syndex (2017) Pratiques d’entreprises en faveur de l’emploi des seniors – Regards croisés IRP/OS –RH/DG


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Des esclaves appellent la clientèle occidentale à l’aide

Découverts dans divers produits, des messages dénonçant travail forcé, cadences infernales et punitions.

Depuis plusieurs années, des ouvrièr·es exploité·es, principalement originaires de #Chine, se servent des produits qu’elles et ils confectionnent pour alerter les client·es sur leurs conditions de travail, en y déposant des notes manuscrites.

En 2012, Stéphanie Wilson, une Australienne de 28 ans vivant à New York, achète un sac à main dans le magasin de vêtements Sacks, situé sur la Cinquième Avenue. Elle y découvre une note rédigée au stylo bleu par un certain Tohnain Emmanuel Njong, et qui commence par ces trois mots: «Help, help, help!»

 

À Athènes, des femmes manifestant contre les conditions de travail inhumaines dans les sweatshops. | STR / AFP

Source : slate

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L’Air Liquide et les Millennials

Pour les Millennials, les grandes entreprises ont une réelle capacité d’influence sur l’avenir de la société et de la planète (étude Air Liquide)

Pour la troisième année consécutive, Air Liquide s’est intéressé aux Millennials et à leurs relations avec l’entreprise. L’étude menée cette année s’attache plus particulièrement à leur perception de la capacité d’influence sur l’avenir des grandes entreprises. Les résultats révèlent que l’entreprise est identifiée par les 18-34 ans comme l’un des acteurs les mieux placés pour se saisir des enjeux de société, devant les politiques, les associations et ONG, les start-up et les syndicats.

Les Millennials attendent des entreprises davantage que des engagements : ils souhaitent des preuves concrètes.

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Pourquoi faire partir les seniors pour faciliter l’embauche des jeunes ?

L’idée consistant a faire partir les seniors pour faciliter l’embauche des jeunes repose sur une erreur d’analyse simple : les statistiques ne font apparaitre aucun lien stable entre les évolutions de la population active et le chômage.

Dans les faits, il n’est pas rare de constater dans les entreprises que le départ d’un senior n’est pas compensé par une embauche de jeunes. Bien au contraire, il constitue une opportunité de faire une économie de masse salariale, de réorganiser un service ou d’accroitre sa productivité. Retenons que loin d’être suivie d’effet, la volonté affichée par les pouvoirs publics depuis 30 ans de remplacer les seniors par des jeunes s’est résumée a un slogan creux ou a des effets d’aubaine. La deuxième erreur d’analyse est d’ordre démographique : malgré un des taux de natalité les plus élevés des pays développés, notre pays vieillit. Et l’on sait déjà que la part des 25-54 ans dans la population française totale est appelée a chuter de 10 % d’ici a 2025. Dans le même temps, les plus de 60 ans passeront de 21 à 28 %.

En clair, ceux qui assurent l’activité économique et la productivité du pays seront mains nombreux tandis que le nombre de ceux qui, aujourd’hui, sont écartés du marche du travail, parce que seniors, va augmenter. D’une évolution démographique, nous arrivons a une impasse économique.

 

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Il est nécessaire de repenser radicalement le cadre du dialogue social

Entreprise & Personnel préconise de ‘repenser radicalement le cadre du dialogue social’

Lors de la présentation de sa note de conjoncture sociale, le 14 novembre à Paris, l’association Entreprise & Personnel a proposé de repenser le cadre du dialogue social en associant davantage les différents acteurs issus des mouvements sociétaux.

19/11/2019 Liaisons-sociales.fr

Un an après le début du mouvement des Gilets jaunes, et alors que le magistère d’Emmanuel Macron arrive à mi-mandat avec la perspective d’un conflit lourd sur la réforme des retraites, l’association Entreprise & Personnel, livrait, jeudi 14 novembre, les bonnes feuilles de sa note de conjoncture sociale 2019-2020, dont l’intégralité est réservée à ses adhérents. Le think tank, qui conseille les DRH des grandes entreprises, fait le constat d’un changement de paradigme marqué par l’essor des préoccupations sociétales, l’émergence de nouveaux rapports au travail, et l’enlisement du dialogue social.

« Les réformes concernant le dialogue social engagées depuis près de 10 ans ont toutes eu comme orientation de déconcentrer le dialogue social vers l’entreprise. Paradoxalement, ce mouvement de déconcentration s’est accompagné dans les entreprises d’une recentralisation du dialogue social institutionnel », constate Entreprise & Personnel. Incarnation cette hypercentralisation du dialogue social dans les grandes organisations : le CSE, qui selon Frédéric Guzy, directeur général d’Entreprise & Personnel, peine à agréger les différentes composantes du corps social. Tout le contraire en somme du mouvement des Gilets jaunes où coexistent différentes formes de revendications sociales.

Évolutions sociétales

Pour Entreprise & Personnel, ce sont les évolutions sociétales qui sont de nature à impacter le dialogue et la représentation sociale. L’étude cite pêle-mêle le rapport au travail et à l’entreprise qui se distend, le passage d’un salariat de masse à une coexistence ou un brouillage des statuts d’emploi, l’augmentation des travailleurs pauvres, la peur importante du déclassement, l’accroissement des inégalités, qu’elles soient sociales, territoriales ou encore technologiques, les enjeux écologiques, l’impact de la digitalisation…

Convergence entre le mouvement social et les mouvements sociétaux

Face à ces constats, Entreprise & Personnel propose de « repenser radicalement le cadre du dialogue social ». Une révolution qui ne passe par une révision des règles de représentativité des organisations syndicales, ni même par un nouveau bouleversement de la structure des IRP ou encore la durée des mandats.

L’association plaide davantage pour une convergence entre le mouvement social et les mouvements sociétaux. Selon Entreprise & Personnel, le cadre du dialogue social « doit être polymorphe, adaptable, pas uniquement au niveau de l’entreprise ou encore au niveau national. Son avenir pourrait être local et territorial. Ses acteurs ou contributeurs seraient de différentes natures. Syndicats de plusieurs entreprises (donneurs d’ordres et sous-traitants), collectif d’indépendants, élus locaux, ONG écologiques ou luttant contre la pauvreté, association de consommateurs, administration… » Ainsi, le « pacte du pouvoir de vivre » cher à Laurent Berger et Nicolas Hulot, qui associe 48 associations, ONG ou syndicats, est cité en exemple par l’association.

Lieux d’expression autonomes

Une vision qui peut être déclinée au niveau de l’entreprise, d’autant, que depuis la crise des Gilets jaunes, de nombreux DRH s’interrogent sur l’émergence possible de collectifs de salariés en dehors de toute structure syndicale.

L’entreprise étant devenue le réceptacle de collectifs de travail multiformes, où peuvent cohabiter des salariés, mais aussi des free lance, des personnels de sociétés sous-traitantes, des intérimaires…, les DRH devraient créer, selon l’analyse d’Entreprise & Personnel, des lieux d’expression autonomes centrés sur le travail en lui-même et non sur la recherche d’optimisation ou de productivité. « Bien au-delà du simple échange, il sera nécessaire que les directions d’entreprise et les organisations syndicales acceptent que des positions puissent émerger de ces collectifs et être prises en compte. L’articulation de ces modes d’expression avec les instances habituelles du dialogue social est à inventer », concluent les auteurs de la note de conjoncture.

J-F. Rio

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DDR19 : l’utilisation durable des ressources en pointillé ! La gestion des risques en hausse !

Pour la 5ème année consécutive,  LOG’ins Consultants  a exploré les documents de référence (DDR), déposés par les entreprises auprès de l’AMF (1). Depuis le décret du 9 août 2017, une Déclaration (DPEFDéclaration de Performance Extra-Financière) est désormais insérée dans le rapport de gestion et publiée sur le site internet de la société concernée.

Cette déclaration intègre donc les chapitres Responsabilité de l’entreprise, reporting RSE, Responsabilité sociétale de l’entreprise, RSE et déclarations de performance extra-financière, Responsabilité environnementale d’entreprise, Responsabilité sociale d’entreprise, Informations sociale et environnementale, Rapport de développement durable, Responsabilité environnementale, sociale et sociétale, Performance extra-financière … ainsi nommés par les rédacteurs des documents de référence.

Sur la base de notre référentiel construit à partir des expressions clés dites « essentielles » de la norme de comportement ISO 26000, nous avons exploré l’ensemble des documents (262) des entreprises introduites et cotées sur la place boursière Euronext.

Le benchmark des contenus avec notre référentiel permet de qualifier les expressions clés et de générer un scorage « RSE/RSO ».

Les premiers constats du scorage

  • TOP10 des entreprises cotées : ACCOR ; COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN ; ELECTRICITE DE France ; ESSILOR INTERNATIONAL ; KERING ; RENAULT ; SANOFI ; SCHNEIDER ELECTRIC SE ; SUEZ ; TOTAL S.A. ; VEOLIA ENVIRONNEMENT ; WORLDLINE
  • Progression remarquée de COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN ; ESSILOR INTERNATIONAL ; KERING et WORLDLINE
  • Les entreprises en « danger » : AIR FRANCE-KLM ; ALSTOM

Les données volumétriques

  • Une meilleure accessibilité des données RSE
  • Une sensible croissance du nombre de pages dédiées aux données environnementales, sociales et sociétales
  • Une augmentation (+5%) du nombre de pages des documents de références (parution sur 5 années consécutives)
  • Après un tassement sur 3 années consécutives, la densité lexicale progresse de 2,5%
  • Les scores des établissements bancaires sont confinés dans un « mouchoir de poche » et progressent linéairement.
  • Parmi les Foncières, on notera que KLEPIERRE maintient un score favorable et que COVIVIO, précédemment Foncière des Régions, fait une entrée remarquée.
  • Au plan général, on note que la médiane du scorage est en hausse de 0,6% l’an.

 

@geralt

 

Les constats sur les contenus

L’univers lexical « RSE » imprègne progressivement celui des écrits réglementés Euronext  (celui de la finance).

Parmi les thèmes RSE minded, on notera une forte occurrence de la mention « amélioration continue » (processus, méthodes, démarche) impactant l’amélioration des performances et l’amélioration des pratiques ; « sécurité au travail » ; « dialogue social » ; « protection des données » ; « consommation d’énergie » (volumétrie, réduction, suivi…). La mention « conditions de travail » progresse de 40% !

On regrettera que la « politique des droits de l’homme », les « communautés locales » fassent peu ou prou de commentaires voire d’engagement. De même, peu de rapports évoquent les « conditions de travail décentes » (6%), le « travail décent » (23%), l’« accès à des emplois décents » ou « les salaires décents », pourtant évoqués dans les 17 objectifs de développement durable (ODD8).

La citation du « devoir de vigilance » est en hausse, ainsi que les actions et « contribution au développement local » (mais peu cité, 5%)

@novethic

Nous faisons le constat de nombreuses références aux Objectifs de développement durable. Les « ODD » sont largement cités, notamment les ODD 8 (Travail décent et croissance économique), ODD 12 (Consommation et productions responsables), ODD 13 (Lutter contre les changements climatiques) et ODD 15 (Vie terrestre).

 

Les constats exploratoires

Nota : nous avons construits plusieurs panels de DDR, compilant les informations RSE d’entreprises identiques. Ce qui a permis les comparatifs entre exercice fiscal de déclaration et/ou en année glissante.

 

Nouveaux risques

Le décret no 2017-1265 du 9 août 2017 précise que « la déclaration contient, lorsqu’elles sont pertinentes au regard des principaux risques ou des politiques menées par la société, des informations sociales, environnementales, sociétales et, le cas échéant, des informations sur les questions de respect des droits de l’homme et de lutte contre la corruption. (…) Une description des principaux risques liés à l’activité de la société ou de l’ensemble de sociétés y compris, lorsque cela s’avère pertinent et proportionné, les risques créés par ses relations d’affaires, ses produits ou ses services;»   Aussi, 100% des DDR évoquent les risques en y associant identification, cartographie, évaluation, vigilance, émergence, , survenance, suivi, contrôle, atténuation, élimination, prévention…

[ELIOR] Elior Group a créé en 2018 un comité de pilotage pluridisciplinaire (achats, audit, RSE, qualité, etc.) afin d’établir une première cartographie des risques pour ses principales familles d’achats (alimentaires et non alimentaires) en France.

En général, les principaux risques sont identifiés et font l’objet d’opérations explicitement décrites ou non. Il est intéressant de porter attention aux mentions évoquant les « nouveaux risques » ou « risques nouveaux ».  34% des rédacteurs y portent attention.

On notera que la gestion des risques (management, mesures, dispositions, dispositifs…) accaparent l’attention d’un plus grand nombre de rédacteurs. On y associera, en termes de signaux faibles, les mesures en matière de cybersécurité, les conditions de vulnérabilité aux cyberattaques, les risques cyber, les métiers de la cybersécurité.

Et de citer…

[EDF] L’actualisation 2018 de la cartographie des risques ne souligne pas de nouveaux risques environnementaux.

[WORLDLINE] Gestion des risques de fraude : L’économie numérique a créé de nouveaux risques de fraude et de nouveaux défis contre lesquels les sociétés doivent lutter.

 

Le modèle de Porter (e-marketing.fr)

Chaîne de valeur

La chaîne de valeur est l’ensemble des étapes déterminant la capacité d’un domaine d’activité stratégique (DAS), d’une entreprise ou d’une organisation à obtenir un avantage concurrentiel.

Au sens de l’ISO 26000, la chaîne de valeur est la séquence complète d’activités ou d’acteurs qui fournissent ou reçoivent de la valeur sous forme de produits ou de services. Les acteurs qui fournissent de la valeur sont les fournisseurs, les travailleurs externalisés, les sous-traitants et autres.  Les acteurs qui reçoivent de la valeur comprennent les clients, les consommateurs, les membres, et tout autre utilisateur.

Dans certains cas, le terme «chaîne d’approvisionnement» [séquence d’activités ou d’acteurs qui fournit des produits ou des services à l’organisation] est pris au sens de «chaîne de valeur». Les impacts des décisions ou activités d’une organisation peuvent être considérablement affectés par les relations que celle-ci entretient avec d’autres organisations. Comme d’autres parties de la chaîne de valeur, ou encore de toute autre partie essentielle de sa sphère d’influence.

L’exploration des contenus des DDR constate l’évolution notable (+18%) des références à la chaîne de valeur,  mettant en évidence ses activités clés et l’impact des décisions managériales.

Et de citer…

[VINCI] > (…) l’essentiel de la chaîne de valeur étant concentré sur les chantiers et les sites d’exploitation. (…) s’assurer d’une meilleure connaissance de son impact carbone sur l’ensemble de la chaîne de valeur, afin de pouvoir contribuer aux objectifs de l’Accord de Paris signé en 2015.

[GECINA] > garantir la performance de Gecina, aux niveaux : (…) innovation durable car les innovations de procédé ou de technologie peuvent catalyser les progrès durables à toutes les étapes de la chaîne de valeur.

[SANOFI] > Sanofi a également défini une stratégie digitale ciblée et compétitive (voir 2.2. présentation de l’activité de Sanofi -2.2.1. Strategie). Ses sept initiatives prioritaires en matière digitale utilisent le numérique pour créer de la valeur de deux façons : aider Sanofi à mieux gérer son activité, de façon plus rapide et moins coûteuse puisque Sanofi utilise le numérique sur toute la chaîne de valeur pour augmenter sa productivité

[SCHNEIDER] > Nos solutions et services numériques avancés permettent à tous les acteurs de la chaîne de valeur de l’électricité, des producteurs aux prosommateurs (3), en passant par les consommateurs, d’opérer efficacement dans un environnement décentralisé.

[SARTORIUS] > (Le mot du Président) nous estimons que l’adoption des systèmes à usage unique se poursuivra pour couvrir un nombre croissant d’étapes dans la chaîne de valeur de nos clients,

[CHARGEURS] > En 2018, nous sommes remontés toujours plus avant dans la chaîne de valeur de nos métiers.

[EXEL INDUSTRIES] > Le groupe EXEL INDUSTRIES s’attache en externe au respect de la chaîne de valeur des fournisseurs et sous-traitants.

[ELIOR GROUP] > … et à respecter sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, les principes relatifs au respect des droits de l’homme, (… ) Dans le cadre de la loi française sur le devoir de vigilance, obligeant les entreprises à recenser les risques sociaux et environnementaux encourus sur l’ensemble de leur chaîne de valeur (fournisseurs et sous-traitants y compris), Elior Group a créé en 2018 un comité de pilotage pluridisciplinaire (achats, audit, RSE, qualité, etc.)… (…) Une sélection rigoureuse des fournisseurs et des produits. Le Groupe travaille avec l’ensemble des acteurs de sa chaîne de valeur, (…) et renforcer la notion de vigilance sur la chaîne de valeur et la sphère d’influence.

 

Responsabilité sociétale

Au plan sociétal, la grande majorité des rapports citent les « personnes handicapées » ou « personnes en situation de handicap », « personnes à mobilité réduite ». En revanche, la situation des « personnes âgées » ou « personnes en difficulté » ou « personnes fragiles » (10%) est peu évoquée (mais en légère progression).

Les « violences conjugales » sont citées par 3% des rapports.

Les mesures d’accompagnement dédiées aux femmes sont en progression, mais restent peu mentionnées (8%).

On regrettera le peu de communication sur les « groupes de consommateurs », la « vie privée des consommateurs » et sur l’« identification des parties prenantes » … On fera remarquer la baisse de mention à la « sécurité des consommateurs » (-46%), un paradoxe par rapport au contexte socioéconomique et aux différents risques.

  • ISO 26000 « La protection de la santé et de la sécurité des consommateurs implique la fourniture de produits et services sûrs et ne présentant aucun risque inacceptable de dommage lorsqu’ils sont utilisés ou consommés dans le cadre de l’utilisation prévue ou d’un mauvais usage prévisible. »

 

desert (@naturfreund_pics)

 

Climat et conditions climatiques

La lutte contre le changement climatique et/ou la lutte contre le réchauffement climatique restent des préoccupations en hausse par rapport aux années précédentes, signe d’une attention plus marquée, et, pour certains, d’un engagement, notamment  en ce qui concernent les risques du (ou liés au) changement climatique (27% des DDR) et la nécessaire adaptation au changement climatique. Toutefois, les rapports du GIEC (2), les réfugiés climatiques inquiètent moins de 5% des rédacteurs des DDR.

Roger Salucci ‘Quelques arbres au milieu de l’eau’

Certaines entreprises évoquent leurs inquiétudes quant aux aléas climatiques et aux conditions climatiques (tempête, fortes chaleurs, taux d’humidité, pluies diluviennes ou torrentielles, période caniculaire, pics de chaleur, températures extrêmes) et  au  changement climatique (atténuation, impact). Ces considérations restent à la marge (entre 17% et 5%) mais leur citation progresse d’année en année, notamment en termes de gestion des risques.

La COP21 ou l’accord de Paris sur le climat semble être un passé lointain ! Toutefois, la Conférence des Parties et la maîtrise de l’augmentation des gaz à effet de serre est cité dans env. 50% des DDR. On citera l’objectif « trajectoire 2 °C » pour 14% des DDR, en forte progression l’an, et la maîtrise des émissions (75) directes/indirectes, CO2, COV, ges fluorés, particules…

 

Environnement

La gestion écologique et la gestion environnementale font l’objet de mesures, mais nous restons circonspects sur la « baisse » des moyens consacrés à la prévention des risques environnementaux (29%, soit -50% par rapport aux années précédentes).

La transition écologique et la transition énergétique sont de plus en plus citées. A contrario l’ « utilisation durable des ressources » est moins citée que les années précédentes, voire en grande baisse (-50%).

En termes d’impacts, on regrettera que les entreprises accordent peu de communication sur les impacts sur la biodiversité (18%), sur l’analyse des impacts (15%). L’analyse ou la prise en compte des impacts environnementaux varie selon les entreprises, et la régularité de la communication d’année en année pour une même entreprise n’est pas assurée.

 

Au Paraguay, les champs de soja grignotent la forêt. Jim Wickens (Ecostorm, 2017)

 

Éthique

Plus de 95% des DDR citent le code de déontologie  et/ou la démarche éthique, en y associant la charte éthique, le code d’éthique, le code de bonne conduite ou le code de conduite éthique, la culture éthique. Une progression du nombre de rapport d’environ 6% l’an est observée.

Prévention des risques de corruption, lutte contre la corruption, fraudes font l’objet d’attention particulière et continue.

 

Consommation de ressources

La consommation d’énergie, d’électricité, de matières premières, en eau sont des thèmes hautement stratégiques et fortement cités.  La réduction de cette consommation fait l’objet de plan d’amélioration ou d’aménagement. 92% des DDR l’évoquent, en légère baisse par rapport à l’exercice précédent.

 

Ressources humaines

L’identification des compétences, le plan de développement des compétences, le développement personnel et professionnel, la mobilité interne et la mobilité professionnelle sont parties intégrantes des besoins en compétences et de la gestion des compétences et des carrières. Les compétences clés sont identifiées ou semblent l’être ! On citera les  compétences comportementales, humaines, individuelles, relationnelles, spécifiques, techniques, … voire utiles. 85% des DDR mentionnent le taux d’heures de formation

On citera, à la marge, des questionnements sur l’obsolescence des compétences, les compétences clés par métier, et des initiatives intéressantes sur les besoins en compétences des métiers et/ou le développement des compétences comportementales.

Le taux d’emploi des seniors est fort peu mentionné. En revanche, 27% des DDR citent le taux de féminisation. En hausse, ce qui est positif, mais reste « timide ».

Le télétravail est cité par 52% des DDR… en hausse !

L’impact social n’est cité que par 28% des DDR !

 

office (@Alterfines)

 


Documentation

Seuils fixés par décret en Conseil d’État pour les sociétés suivantes (article L. 225-102-1 I du code de commerce) – CNCC

Décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 pris pour l’application de l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises (cf. legifrance)

Ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises  (cf. legifrance)

RAPPORT SUR LA RESPONSABILITÉ SOCIALE, SOCIÉTALE ET ENVIRONNEMENTALE DES SOCIÉTÉS COTÉES (amf-france.org – nov. 2019)

Mise en œuvre de l’obligation de reporting RSE : publication du 1er bilan => Medef

Déclaration de performance extra-financière / Obligations des entités, des commissaires aux comptes, des OTI

La directive européenne sur la publication extrafinancière est transposée en droit français. (sensemaking.fr)

LOI n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre (legifrance)

Nouvelle loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre – Rédigé par DG Trésor • Publié le 09 mai 2017

Comprendre le GIEC (gouv.fr, août 2019)

Le 5ᵉ rapport d’évaluation du GIEC (AR5) (gouv.fr) et IPCC

Les Travaux du GIEC  (gouv.fr)

Réchauffement climatique de 1,5°C – Rapport du GIEC (mai 2019) : IPCC, 2018: Summary for Policymakers. In: Global Warming of 1,5 °C. An IPCC Special Report on the impacts of global warming of 1,5 °C above pre-industrial levels and related global greenhouse gas emission pathways, in the context of strengthening the global response to the threat of climate change, sustainable development, and efforts to eradicate poverty [Masson-Delmotte, V., P. Zhai, H.-O. Pörtner, D. Roberts, Skea, P.R. Shukla, A. Pirani, W. Moufouma-Okia, C. Péan, R. Pidcock, S. Connors, J.B.R. Matthews, Y. Chen, X. Zhou, M.I. Gomis, E. Lonnoy, T. Maycock, M. Tignor, and T. Waterfield (eds.)]. World Meteorological Organization, Geneva, Switzerland, 32 pp. Ce rapport répond à l’invitation faite au GIEC de « présenter en 2018 un rapport spécial sur les effets d’un réchauffement climatique de 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels et les profils d’émission de gaz à effet de serre associés ». Ce rapport figure dans la décision de la 21e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques d’adopter l’Accord de Paris.

GRI : Lignes directrices pour le reporting développement durable (oct. 2014) (gouv.fr  / iso.org)

Utilisation des Lignes Directrices G4 de GRI pour Communiquer les Progrès sur les Principes du Pacte Mondial des Nations Unies (avr. 2015, GRI)

Pour Pascal Demurger, patron de la Maif, l’entreprise bienveillante est possible. Concilier objectifs sociaux et performance, c’est possible. Selon Pascal Demurger, la loi Pacte permet à l’entreprise de s’engager dans cette voie, sans possibilité de retour en arrière. Et c’est positif (capital.fr, nov. 2019)

Entreprise & Personnel préconise de « repenser radicalement le cadre du dialogue social » (wk-rh.fr, nov. 2019)


Lire également

SocGen,  une communication leader sectorielle à étayer (ConvergenceRso, août 2019)

Les grandes entreprises consomment de plus en plus d’eau… (Novethic, juillet 2019)

DDR18 (exercice fiscal 2017) et scores RSE : les sociétés cotées attentives à leurs obligations légales  (ConvergenceRso, oct. 2018 )

RSE en open source : les entreprises se mettent à nu (Novethic, mai 2019)

Appro :  les entreprises françaises frileuses sur leur « devoir de vigilance » ? (Rfi, avril 2019)

Grand Débat : et si l’État s’intéressait aux « aidants familiaux » ? (ConvergenceRso, mars 2019)

Grand Débat : « accès » et « accessibilité », de fortes attentes sociétales (ConvergenceRso, mars 2019)

DDR17… MANUTAN prône un dialogue régulier avec les partenaires sociaux (ConvergenceRso, février 2018)

DDR17 : la ligne éditoriale des messages des dirigeants. Ut dicunt ? (ConvergenceRSO, mars 2018)

Communication sociétale… quels sont les 16 meilleurs Documents de référence ? (ConvergenceRso, juin 2016)

Document de référence 2018 – Gouvernance d’ELIOR et administrateurs indépendants (ConvergenceRso, juin 2018)


Contacts Presse/Rédacteurs : Jean-Gabriel Giraud – jgiraud@loginsconsultants.fr

Twitter  #DocDeRef


Notre méthode d’analyse 

Content analytics, le SI sémantique au service de la eRéputation RSE/RSO

Sur les documents de référence, LOG’ins Consultants applique sa méthode d’analyse via sa gamme de services ConvergenceRSO, qui comprend :

  • un positionnement relatif (par comparaison avec un panel) > Quartile d’un panel de contenus similaires (standard ou personnalisé).
  • un positionnement détaillé, relevant d’expressions terminologiques (ET) et d’expressions voisines (EV) de l’univers de référence normatif.

Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000

Pour illustrer les résultats, nous vous invitons à lire notre livre blanc  Téléchargez le Livre Blanc (jan15) et à parcourir les pages de notre blog ConvergenceRSO et sa rubrique Cotation


(1) Autorité des marchés financiers

(2) Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

(3) Le terme de « prosommateur » a été créé comme mot-valise, réunissant les mots « producteur », ou « professionnel », et « consommateur ». Inventé, dès 1980, par le sociologue américain Alvin Toffler, ce terme se trouve de plus en plus utilisé dans des publications scientifiques. (wikipedia)


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L’index égalité femmes-hommes… où en est-on ?

Les entreprises de 250 à 1 000 salariés, qui doivent avoir publié leur index d’égalité femmes-hommes le 1er septembre au plus tard, connaissent les mêmes difficultés que les groupes. Quelques 6000 entreprises sont concernées.

Au cœur du dispositif pour favoriser la parité professionnelle impulsée par le ministère du travail, cet outil doit permettre aux entreprises de mesurer les écarts de rémunérations, d’augmentations et de promotions entre les salariés des deux sexes à travers un système de points. Les employeurs doivent communiquer le résultat à l’inspection du travail et publier le score global sur le site Internet de l’entreprise.

Trois jours avant l’échéance, le service de presse du ministère du travail a déclaré ne pas avoir encore de chiffres à communiquer. Le Mouvement des ETI, le principal syndicat d’entreprises de taille intermédiaire, n’en dit guère plus. « Les entreprises sont en train de mettre en œuvre cet index », affirme-t-on, sans plus de précisions (….) et de souligner toutefois que la mise en place de l’index constitue une « charge supplémentaire » pour les entreprises.

lemonde.fr

 

 

Faire bouger autour du Handicap

Faire bouger autour du Handicap : Et si l’authenticité des enfants interrogeait nos représentations d’adultes ?

April : Campagne Mission Handicap

L’intégration de salariés en situation de handicap est un enjeu stratégique pour les entreprises. Pour créer un climat favorable à l’intégration et combattre les idées reçues, la communication interne joue un rôle incontournable. Tour d’horizon des bonnes pratiques avec Fabienne Ernoult, Déléguée Générale à la RSE du groupe et de la Fondation APRIL.

Selon la loi, le handicap est défini comme : « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. » Art.L.114, loi 2005-102 du 11 février 2005.

La communication sur le handicap en entreprise recouvre de multiples objectifs : sensibiliser l’ensemble des collaborateurs pour changer de regard sur le handicap, lever les freins à la déclaration d’une situation de handicap au sein de l’entreprise, combattre les idées reçues, faire évoluer les comportements en agissant durablement sur la perception du handicap…

L’enjeu de la communication interne est ainsi d’impliquer les collaborateurs et les managers pour que chacun se sente concerné. De plus, ces prises de parole sont l’occasion de rappeler l’engagement de l’entreprise et provoquer l’adhésion aux valeurs véhiculées, telles que la non-discrimination, l’égalité de traitement, l’acceptation de la diversité et en définitive l’inclusion.

source : e-rse.net

 

Devoir de vigilance : quelles actions sont mises en oeuvre par les sociétés cotées ? (1/2)

Selon l’ISO 26000 :2010 , le devoir de vigilance est une démarche globale, proactive d’identification, visant à éviter et atténuer les impacts négatifs sociaux, environnementaux et économiques, réels et potentiels, qui résultent des décisions et activités d’une organisation sur tout le cycle de vie d’un de ses projets ou activités. En l’occurrence, une organisation peut être considérée comme complice lorsqu’elle aide autrui à commettre des actes fautifs qui ne sont pas en cohérence avec les normes internationales de comportement…  et s’inscrit dans la politique RSE de l’entreprise, au titre de domaine d’action de responsabilité sociétale.

Le devoir de vigilance s’inscrit donc dans le principe d’anticipation. Ainsi, un professionnel ne devrait pas attendre passivement les événements porteurs de risques. (1)

Dhaka_Savar_Building_Collapse (wikipédia)

L’événement du Rana Plaza (24 avril 2013) a déclenché une « prise de conscience ». En mars 2016, l’instance de décision du Conseil de l’Europe, le Comité des Ministres, a adopté une recommandation incitant les États membres à légiférer sur une mise en oeuvre effective de l’obligation de diligence raisonnable des entreprises vis-à-vis de leurs activités économiques impactant les droits humains.

LE DEVOIR DE VIGILANCE EN FRANCE

Vu la décision du Conseil constitutionnel n° 2017-750 DC du 23 mars 2017 http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2017/2017-750-dc/decision-n-2017-750-dc-du-23-mars-2017.148843.html

, la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre a été publiée le 28 mars 2017 et fait obligation de mettre en œuvre un plan de vigilance, propre à leurs activités.  Ce plan englobe les activités de leurs principaux fournisseurs et sous-traitants (chaine d’approvisionnement, chaine de valeur, Supply Chain, sphère d’influence…) (2). Il comprend « des actions adaptées d’atténuation des risques ou de prévention des atteintes graves » et comporte « les mesures de vigilance raisonnable propres à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves ».

La responsabilité ne pourra être engagée que si le manquement à l’obligation de vigilance est la cause d’un dommage.

En contrepartie, selon la loi, « lorsqu’une société mise en demeure de respecter les obligations prévues au I n’y satisfait pas dans un délai de trois mois à compter de la mise en demeure, la juridiction compétente peut, à la demande de toute personne justifiant d’un intérêt à agir, lui enjoindre, le cas échéant sous astreinte, de les respecter ».

Rana Plaza – 4 ans après_Ranamahal1 (fashionunited.fr)

 

Les marqueurs sociétaux de la loi

  • Mettre en œuvre des mesures de vigilance raisonnable
  • Identifier les risques et prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement
  • Intégrer les parties prenantes dans l’élaboration du processus et en concertation avec les organisations syndicales représentatives
  • Cartographier les risques et établir des procédures d’évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants ou fournisseurs
  • Établir un mécanisme d’alerte et de recueil des signalements relatifs à l’existence ou à la réalisation des risques

 

Quelles sanctions ?

Lorsqu’une société mise en demeure de respecter les obligations prévues (…) n’y satisfait pas dans un délai de trois mois à compter de la mise en demeure, la juridiction compétente peut, à la demande de toute personne justifiant d’un intérêt à agir, lui enjoindre, le cas échéant sous astreinte, de les respecter.

 

Que répondent les sociétés mères cotées au devoir de vigilance  ?

En ligne avec sa méthodologie,  LOG’ins Consultants a exploré les contenus des documents de référence (DDR), publiés en 2018 (du 1er janvier au 8 mars) sur le site de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers).

 

    • Société Générale est soumise à la loi du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre (ou loi sur le devoir de vigilance). Elle s’astreint à un devoir de vigilance et d’alerte [mécanisme d’alerte] et s’appuie sur le pilier Ressources Humaines et Sécurité qui vise à prévenir les risques d’atteintes graves aux droits humains et aux libertés fondamentales.(…).
    • Pour ELIOR, Le Groupe peut voir sa responsabilité engagée du fait de ses employés. (…) Il a mis au point une charte d’achats responsables (…) signée par 95 % des fournisseurs à fin septembre 2017 en France et adjointe aux contrats dès janvier 2018. Cette charte leur demande de réduire leur empreinte environnementale, d’agir en tant qu’employeur responsable, notamment en respectant le droit des enfants et en condamnant le travail clandestin, d’être un fournisseur responsable et de réaliser un bilan de leurs actions de progrès (bilan RSE). Cette charte a été mise à jour, intégrant, d’une part, les principes éthiques du Groupe et, d’autre part, la nécessité de renforcer la vigilance sur sa chaine de valeur et sa sphère d’influence.
    • En 2017, HSBC France a mis en œuvre un plan de vigilance afin de répondre à l’exigence de la Loi sur le Devoir de Vigilance (…) a cartographié les risques liés à ses fournisseurs, (…) a mis en place la politique de gestion des risques de développement durableconcernant l’impact des financements de la banque sur des atteintes potentielles aux droits humains et à la préservation de l’environnement (…)
    • Atos a recensé en 2017 les pratiques existantes qui constitueront, sous réserve d’ajustements à la marge, la base du plan de vigilance du Groupe (…)
    • Chez VINCI, le processus de suivi des comportements éthiques a été renforcé en 2017, en phase avec l’évolution du devoir de vigilance pour les entreprises et donneurs d’ordre. (…) Le 1er janvier 2018, une direction Éthique et Vigilance, directement rattachée au président-directeur général de VINCI, a été créée (…).
    • Chaque membre du Conseil d’administration du groupe BNP PARIBAS est tenu à un devoir de vigilance quant à la conservation, à l’usage et, le cas échéant, à la restitution des outils, des documents et des informations mis à disposition. (…) le Groupe a intégré dans sa démarche de vigilance les risques d’atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes et l’environnement.
    • Afin d’affiner les principaux risques environnementaux et sociétaux associés au devoir de vigilance d’Air Liquide, une cartographie couvrant l’ensemble des activités du Groupe a été déclinée à partir de la cartographie des risques globaux du Groupe.
    • Code de conduite des fournisseurs (Suppliers code of conduct), évaluations RSE des fournisseurs, adhésion à des initiatives sectorielles [TfS (Together for Sustainability) ; PSCI (Pharmaceutical Supply Chain Initiative)] font partie des instruments de la politique Achats responsables de SANOFI. Elle a été revue en 2017 dans le cadre de la mise en oeuvre de la loi française sur le devoir de vigilance des sociétés-mères et entreprises donneuses d’ordres (…)

 

Sur la base du verbatim extrait, HSBC apparait comme le « mieux disant » en matière de prise en compte des obligations de la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre.

 

Source.s / Bibliographie

N° 1524 ASSEMBLÉE NATIONALE PROPOSITION DE LOI (rapport du groupe de travail de l’Assemblée nationale, 6 nov. 2013 – Rapport de M. Dominique Potier, au nom de la commission des lois, n° 2628)

Proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre (Petite Loi du 30 mars 2015)

LOI n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance …

Avis « Relations responsables entre donneurs d’ordre et fournisseurs (Plateforme RSE, 9 juil. 2017)

Code Middlenext (16 sept. 2016)

Loi sur le devoir de vigilance des multinationales – Questions … (Amnesty International, 19 juil. 2017)

FAQ à propos de la loi sur le devoir de vigilance des sociétés-mères … (CRID, 26 juil. 2017)

Lettre de la Gouvernance KPMG 15 (28 mars 2017)

Recommandations du GAFI (15 févr. 2012)

pour une obligation de vigilance des entreprises transnationales (Amnesty International, 3 mars 2016)

Guide lanceur d’alerte (Transparency International, 8 déc. 2017)

note loi vigilance FR VF – Entre les lignes entre les mots (Organisations syndicales, 14 juin 2017)

Le Devoir de Vigilance – Institut International Audit Social (Jacques Igalens, Professeur, Président d’honneur de l’IAS et de l’AGRH, 24 jan. 2018)

 

(1) citation extraite de la synthèse des travaux préparatoires de la loi, nov. 2013

(2) le concept de « sphère d’influence » a été initié par le Global Compact (2000). L’ISO 26000 en donne la définition suivante : portée/ampleur des relations politiques, contractuelles, économiques ou autres à travers lesquelles une organisation a la capacité d’influer sur les décisions ou les activités de personnes ou d’autres organisations


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-TH

Le pouvoir du collectif

Extrait de l’un de mes articles publiés sur la plateforme de Cqfd Cadres78

Si l’entreprise veut conserver son leadership et/ou se développer, elle doit endosser pleinement son rôle de vecteur de la transformation (managériale, digitale, comportementale), notamment via la mise en place d’une culture de l’innovation et de la reconnaissance de l’intelligence collective. La transformation des entreprises est une aventure collective [Manpowergroup.fr], culturelle et sociétale. Le management évolue profondément, la génération Z imposant un renouveau du management.

En partage, je vous invite à parcourir 2 articles sur l’intelligence collective

Extraits

Parce qu’un être seul, même brillant, ne peut être plus intelligent qu’un groupe d’individus.

Plusieurs études, et notamment les recherches d’une équipe de Carnegie-Mellon et du MIT, ont démontré que le QI d’un groupe dépendait plus de la qualité des relations et des connexions entre ses membres que de la hauteur des QI individuels. Cela remet directement en cause un certain nombre d’idées reçues à la base des critères de sélection et de promotion des leaders au sein de nombreuses grandes organisations. Le pouvoir du collectif et sa capacité à résoudre des problèmes complexes ou des situations de crise dépendraient ainsi de la confiance et des liens créés entre chacun, de la fluidité et de la qualité de la communication, de la capacité de tous à apprendre de l’autre et à interagir entre pairs dans le respect et le dialogue.

(…)

Dès lors, savoir laisser chacun exprimer son talent, ses idées et donner le meilleur de lui-même pour la réussite du projet demande de déconstruire un certain nombre d’idées reçues sur ce qui « fait » un leader.

(…)

L’intelligence collective, c’est à dire l’addition des compétences de chaque collaborateur, et non pas une sorte de résurgence d’un bon sens collectif, est un levier d’efficacité opérationnelle sans pareil. L’intelligence collective, ce n’est pas un concept abstrait, c’est une mutualisation ordonnée, structurée et réfléchie. Comme toute construction, elle doit se faire avec une idée bien précise de finalité, et même de rentabilité.

Pour gagner en efficacité et en performance, rien de mieux que de parier sur le groupe. Cela implique, pour l’entreprise comme pour le salarié, de sortir de sa zone de confort et surtout, de faire primer les compétences et l’expérience sur le périmètre de poste. Un défi, certes, mais avec à la clé l’assurance de prendre l’avantage sur la concurrence.

 

… une remise en cause de son mode de fonctionnement et la volonté politique d’une conduite du changement. Comme souvent face à ces mutations, on retrouve trois types d’acteurs : ceux qui y sont hostiles, pour de bonnes ou mauvaises raisons, ceux qui en parlent, et ceux qui l’appliquent. Une chose est certaine, mettre en place ces nouvelles politiques, c’est prendre aujourd’hui un avantage qui sera décisif demain.

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