La RSE « est une manière de vivre »

Dans une tribune publiée sur le site Bref Eco, le philosophe Marc Halévy développe une approche intéressante de la RSE en montrant qu’il s’agit avant tout d’une conception de la vie et des relations humaines.

« Toute entreprise est une personne morale aux yeux du Droit. Une personne, donc, comme les autres, comme vous et moi. Un organisme vivant inscrit dans un tissu serré des relations avec la société civile. Une de ces relations est, bien sûr, la relation d’emploi : relation qui peut être respectueuse ou méprisante, épanouissante ou aliénante, joyeuse ou maussade… »

Source : La RSE « est une manière de vivre »

Emmaüs, précurseur en France en matière de recyclage (vidéo)

Dix ans après le décès de l’abbé Pierre, les communautés Emmaüs lui rendront hommage le 22 janvier en mettant en avant la dimension écologique de son action.

Quand l’Abbé-Pierre lance son mouvement en 1949, il est député de Meurthe-et-Moselle et finance ses premières actions sociales avec ses indemnités parlementaires. Mais rapidement, il quitte la politique et pour continuer à aider les gens. Il devient chiffonnier. Avec ses compagnons, il va faire les poubelles et récupère sur de grosses carrioles des papiers, des cartons revendus à des fabricant de matière. Emmaüs a été en France précurseur en matière de recyclage.
Aujourd’hui, ses communautés récupèrent chaque année 265.000 tonnes d’objets, de meubles, de cafetières, de fer à repasser. Quelque 85% sont recyclés et revendus.

Source : VIDÉO – Emmaüs, précurseur en France en matière de recyclage

« Comment échapper à la frénésie de notre société ? »

Pierre Rabhi est l’auteur de plusieurs essais, dont le dernier, La Convergence des consciences (Le Passeur), a été publié fin 2016.

Son rapport à la nature et au vivant est indissociable de son rapport au temps.

Interview de Anne-Sophie Novel

A 78 ans, vous vous dites fatigué et confiez ne pas arriver à lever le pied. Comment vivez-vous ce temps que vous passez à écrire, parler, sensibiliser ?

Disons que je ne tiendrais pas le coup si je n’étais pas engagé dans des enjeux gravissimes (la faim dans le monde, la destruction de l’environnement, etc.). L’humanité est folle et la planète est entre des mains inconscientes… Comme l’a prouvé le scientifique Pierre Teilhard de Chardin dans Le Phénomène humain, notre présence sur terre est fort récente et seule l’humanité a su introduire de la dualité dans la réalité terrestre… Tout cela pour des raisons imbéciles, spécieuses, et de surcroît avec des déséquilibres profonds, notamment entre masculin et féminin !

(…)

Vous affirmez dans votre livre être convaincu qu’il n’y a pas de changement de société sans profond changement humain, et qu’il nous faut ensemble prendre conscience de notre inconscience. Mais a-t-on le temps d’attendre cette prise de conscience ?

Il y a un moment où chacun de nous est ramené à l’espace de liberté où l’on peut exercer sa spontanéité, sa liberté… C’est pour cette raison que nous avons créé le mouvement Colibris (association fondée en 2007 qui mobilise « pour la construction d’une société écologique et humaine »). Et c’est pour cette raison que j’ai organisé ma vie avec une cohérence de pensée et de conviction, car c’est par l’exemple et la cohérence qu’on arrive à convaincre. Le problème est surtout de savoir si nous sommes capables de changer les choses, de créer un autre espace-temps et de sortir du système esclavagiste qui nous est imposé.

Source : « Comment échapper à la frénésie de notre société ? »

Habitats intergénérationnels, retraités et actifs sous un même toit

Accompagnement social et mixité des âges: les habitats intergénérationnels se multiplient en Suisse romande. Pour les retraités, ces logements représentent un pont entre la vie en solitaire et l’EMS.

Il en résulte un concept architectural permettant la mixité entre personnes retraitées et actives, articulé autour d’un espace central paysager, structuré par les bâtiments l’entourant, des habitations basses comportant des logements protégés et des logements standards.

A Fribourg, une conciergerie sociale est mise en place.  A Perly-Certoux, à la frontière franco-genevoise, une vue sur la loggia centrale par le biais d’une lucarne crée ainsi un contrôle visuel de l’espace. Dans ce projet multifonctionnel, il s’agissait de «travailler l’espace, en évitant le cloisonnement au sein des logements protégés et en offrant des dispositifs adaptés aux personnes à mobilité ou à visibilité réduites».

Une des préoccupations majeures des concepteurs est de ne pas créer de cadre stigmatisant pour les résidents. Ces derniers étant indépendants, les responsables ont voulu éviter à tout prix «l’ambiance EMS» [établissement médico-social].

Source : Retraités et actifs sous un même toit

Lire également notre post « Les personnes âgées, … un précieux nœud de réseau ! »

 

Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise?

Est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

En septembre 1970, l’économiste Milton Friedman publie dans The New York Times Magazine un texte qui suscite beaucoup d’opposition. Il a comme sous-titre La responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître ses profits. (extraits 1)

Récemment, quinze personnalités françaises publient un collectif prônant « pour la France de jouer un rôle décisif dans le développement d’une économie responsable. »(extraits 2)

Ainsi, la question se pose : est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

Source : Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise? | Revue Gestion HEC Montréal

 

(1) Quand je vois l’éloquence d’hommes d’affaires qui parlent des « responsabilités sociétales de l’entreprise dans un système de libre entreprise », cela me rappelle la merveilleuse citation à propos du Français qui découvre à l’âge de 70 ans que toute sa vie il a fait de la prose. Les hommes d’affaires croient défendre la libre entreprise quand ils déclament que l’entreprise ne se préoccupe pas « simplement » du profit mais aussi de la promotion d’objectifs « sociétaux » désirables (…) Les discussions sur la « responsabilité sociétale des entreprises » sont remarquables pour leur faiblesse analytique et leur manque de rigueur. Qu’est-ce que cela signifie de dire que « l’entreprise » a des responsabilités ? Seuls les hommes peuvent avoir des responsabilités. (…) Vraisemblablement, les individus qui doivent être responsables sont les hommes d’affaires, donc les propriétaires individuels ou les dirigeants d’entreprise.

 

(2) Le consensus est de plus en plus fort : la financiarisation du capitalisme est une erreur. Ce consensus, appuyé par les efforts toujours plus nombreux de différents acteurs du monde de l’entreprise et de l’investissement, ne suffit pas à garantir la mutation nécessaire. (…) La poursuite excessive d’une finalité exclusive – maximiser les profits pour les actionnaires – a isolé l’entreprise et nourri la suspicion à son égard. (…) La société (SA, SAS, SARL…) est un véhicule juridique qui permet la réalisation du projet d’entreprise. (…) Nos sociétés contemporaines attendent de l’entreprise qu’elle joue un rôle prépondérant dans la recherche d’une croissance raisonnée, génératrice de bien-être et de progrès.

Invendus alimentaires : un nouveau marché prometteur

En France, chaque année, 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées ou jetées. 2,3 millions au seul niveau de la distribution. Pour y remédier, des entreprises comme Comerso et Phenix proposent aux grandes surfaces la prise en charge de leurs invendus alimentaires de A à Z. Une aubaine pour tous : les associations collectent davantage, les magasins bénéficient d’une défiscalisation sur leurs dons, Comerso et Phenix trouvent leur compte via une commission sur l’économie générée.

Source : Invendus alimentaires : un nouveau marché prometteur

Ethique : tentons le vrai ! (« l’économie du lien »)

Avant de vouloir changer le monde, il est sans doute juste de se changer soi-même… c’est la mission d’Engage University, le projet de Jérôme Cohen, qui propose à chacun de se donner des clés du changement… Une tribune de Jérôme Cohen.

Il ne s’agit pas de juger ni de dénoncer, mais de comprendre comment casser ce schéma qui creuse la séparation entre l’Homme et sa fonction, entre le père et le salarié. Dans les entreprises évidemment, en politique certainement, dans notre vie personnelle.

Platon écrit que pour rendre les organisations éthiques, il ne faut pas inculquer des normes sociales, mais aider les personnes à découvrir par elles-mêmes la réalité du bien, du beau et du vrai.

Il ne s’agit pas d’établir des normes donc, mais de s’appuyer sur les personnes. Et c’est ici que l’éthique peut nous aider, même si le mot peut déstabiliser lorsqu’il se teinte de moralisme ou nous décourager lorsqu’il revient ab nauseam dans des discours sans effet.

L’éthique seule capable de reconstruire en profondeur ce qui a été détruit : le lien*, la cohérence.

Source : Ethique : tentons le vrai !

Vidéo : Emmanuel Faber (DG Danone)- Cérémonie Remise Diplômes HEC – Juin 2016

L’éducation musicale en Finlande : la recette miracle de l’excellence

« La raison pour laquelle nous sommes systématiquement très bien notés dans les classements PISA de l’OCDE, c’est précisément le fait que nous avons dans le programme scolaire une éducation artistique complète et obligatoire dès les premières années pour tous les élèves. » Antti Juvonen, professeur de la pédagogie des arts à l’Université de Savonlinna, révèle des ingrédients de la recette-miracle des Finlandais.

Source : L’éducation musicale en Finlande : la recette miracle de l’excellence

loi Travail… quel niveau de convergence avec l’ISO 26000 ?

La loi Travail, portée par la ministre Myriam El Khomri, a été partiellement  approuvée le 5 août par le Conseil constitutionnel et a été publiée ce 9 août au Journal officiel.

Elle avait été définitivement adoptée par le Parlement le 21 juillet, après que le gouvernement a choisi de faire usage du 49-3. Manque à cette loi, « relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels » les décrets d’application…. énonce le site de L’Usine Nouvelle, ce 9 aout 2016.

Sur le contenu de la loi Travail (usuellement appelée Loi El Khomri), LOG’ins Consultants a appliqué sa méthode d’analyse via sa gamme de services ConvergenceRSO.

Notre indicateur « Sim26k » situe le texte publié au Journal Officiel à 35,5% de similarité avec la norme de comportement ISO 26000 : 2010

On citera l’importance donnée…

  • Au processus de Communication, en vue de « favoriser une culture du dialogue et de la négociation » et de renforcer la « loyauté de la négociation » via des règles de négociation plus souples. Un des chapitres veille au renforcement de la légitimité des accords collectifs.
  • A un guide des bonnes pratiques, élaboré et utilisé comme « document de référence lors de la négociation d’une convention ou d’un accord d’entreprise« .
  • Au Travail et aux relations entre les dirigeants et les salariés (le contrat de travail, les heures supplémentaires, le temps de travail, la durée du travail, le temps plein ou le temps partiel, l’activité professionnelle, l’insertion professionnelle, le télétravail…). L’aménagement des postes de travail (aménagements, adaptations ou transformations de postes existants)  se fait en concertation avec le médecin du travail …

L. 4624-3. – Le médecin du travail peut proposer, par écrit et après échange avec le salarié et l’employeur, des mesures individuelles d’aménagement, d’adaptation ou de transformation du poste de travail ou des mesures d’aménagement du temps de travail justifiées par des considérations relatives notamment à l’âge ou à l’état de santé physique et mental du travailleur.

  • A une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche peut prévoir … des mesures destinées à faciliter, pour ces mêmes salariés, l’articulation de leur activité professionnelle nocturne (travail de nuit) avec leur vie personnelle et avec l’exercice de responsabilités familiales et sociales, concernant notamment les moyens de transport.
  • A l’accès à la formationDévelopper l’apprentissage comme voie de réussiterenforcer la formation professionnelle… en prévoyant « des mesures destinées à assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, notamment par l’accès à la formation« .
  • A la lutte contre les discriminations (syndicales, …), le harcèlement sexuel et les agissements sexistes

 

La situation des personnes handicapées est abordée en invitant à « des mesures nécessaires à l’insertion professionnelle, au suivi durable et au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés dans l’objectif de favoriser la sécurisation de leurs parcours professionnels. » (…) Il est mentionné qu' »une convention individuelle d’accompagnement conclue entre la personne morale gestionnaire du dispositif d’emploi accompagné, la personne accompagnée ou son représentant légal et son employeur, précise notamment les modalités d’accompagnement et de soutien du travailleur handicapé et de l’employeur, notamment sur le lieu de travail ». L’employeur s’assurera que « le poste de travail des personnes handicapées est accessible en télétravail « .

 

Dialogue social, négociation collective, informations fournies, politique sociale, protection de la santé, responsabilités familiales, qualité de vie… sont des thématiques portées par la norme de comportement ISO 26000 : 2010.

 

Pour illustrer les contours de notre méthode, nous vous invitons à lire notre livre blanc  Téléchargez le Livre Blanc (jan15) et à parcourir les pages de notre blog ConvergenceRSO et sa rubrique Cotation

 

Vous aspirez à plus de compléments ?

Une seule adresse :

http://www.loginsconsultants.fr/contacts.html

 

Bibliographie

  • LOI no 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels => lire+
  • Rapport d’information n° 3629 par Mmes Marie-Noëlle Battistel et Catherine Coutelle, députées, au nom de la délégation aux Droits des Femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (5 avril 2016) => lire+

L’économie collaborative,  source de progrès environnemental ?

En favorisant la mutualisation et le partage de biens ou de connaissances entre individus, l’économie collaborative propose de nouveaux modèles économiques porteurs de promesses environnementales.

Aurélien Acquier (Professeur – Stratégie, Organisations et Société, ESCP Europe), Damien Demailly (Chercheur, économiste, Coordinateur du programme Nouvelle Prospérité, Iddri) et Valentina Carbone (Chair professor, ESCP Europe) livrent leurs constats sur les différentes formes d’offres de service. Je vous invite à lire cet article, pertinent et documenté.

Si l’économie collaborative n’est pas intrinsèquement bénéfique pour l’environnement, elle sera ce qu’en font les acteurs publics et privés. L’économie collaborative constitue un réservoir d’innovation à alimenter par les institutions académiques (écoles de design, de management ou d’ingénierie), les entreprises et les acteurs publics pour en maximiser le potentiel environnemental. Avec une ambition simple : mettre l’économie collaborative au service de l’économie circulaire.

Source : L’économie collaborative est-elle source de progrès environnemental ?

lien court : http://wp.me/p2OxiV-wC