Université d’été du Medef : bienvenue à la « La Rencontre des Entrepreneurs de France »

Exit l’Université d’été du Medef ! Et bienvenue à la « La Rencontre des Entrepreneurs de France« , le REF. Tel est le nouveau le nom du colloque organisé traditionnellement fin août par l’organisation patronale. Une refonte qui s’inscrit dans le cadre de l’émergence des mouvements de rue comme celle des Gilets Jaunes sur l’égalité sociale et celle de la jeunesse sur l’urgence climatique. Pour y répondre, le Medef a intitulé son rendez-vous estival « No Future », qui se lit « Nos Futurs« , en y ajoutant ce S entre parenthèses.

Le sous-titre, plus sage, indique : « Climat, inégalités, conflits… quel capitalisme demain ?« . En réalité, la dizaine de tables rondes va aller explorer très largement au-delà des thématiques traditionnelles de ce rendez-vous. Ainsi, lors de la première demi-journée sur « Le capitalisme à l’épreuve des grandes mutations », les intervenants s’interrogeront sur les inégalités sociales, la pauvreté dans le monde ou les enjeux de la démographie et des migrations.

source : novethic

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Les salariés de Danone deviennent coactionnaires

capture d’écran – Europe1

C’est une initiative inédite. Le Français Danone, l’un des leaders mondiaux des produits laitiers, va offrir à chacun de ses salariés une action du groupe. Une démarche qui vise à intégrer davantage les employés dans le processus de restructuration de l’entreprise à l’horizon 2030. Ce sont ainsi plus de 100.000 salariés qui vont devenir co-actionnaires et co-décisionnaires de Danone. « C’est beaucoup plus que symbolique, ça donne du sens. L’opposition entre le social et l’économique a mis le monde à l’envers« , commente ainsi vendredi matin Emmanuel Faber, le PDG du groupe, invité de la matinale d’Europe 1.

Une autre vision du capitalisme. « La société se sent  sous la contrainte de l’économie, qui se sent sous la contrainte de la finance, alors que la finance devrait servir l’économie et l’économie la société« , développe le dirigent pour justifier sa vision. « Le capitalisme, tel qu’il est écrit dans les manuels, et tel qu’il est guidé par la finance aujourd’hui, n’est pas tenable. Nous, on construit une entreprise dans l’horizon court, moyen et long« , assure-t-il.

source : europe1.fr


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-Ks

Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise?

Est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

En septembre 1970, l’économiste Milton Friedman publie dans The New York Times Magazine un texte qui suscite beaucoup d’opposition. Il a comme sous-titre La responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître ses profits. (extraits 1)

Récemment, quinze personnalités françaises publient un collectif prônant « pour la France de jouer un rôle décisif dans le développement d’une économie responsable. »(extraits 2)

Ainsi, la question se pose : est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

Source : Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise? | Revue Gestion HEC Montréal

 

(1) Quand je vois l’éloquence d’hommes d’affaires qui parlent des « responsabilités sociétales de l’entreprise dans un système de libre entreprise », cela me rappelle la merveilleuse citation à propos du Français qui découvre à l’âge de 70 ans que toute sa vie il a fait de la prose. Les hommes d’affaires croient défendre la libre entreprise quand ils déclament que l’entreprise ne se préoccupe pas « simplement » du profit mais aussi de la promotion d’objectifs « sociétaux » désirables (…) Les discussions sur la « responsabilité sociétale des entreprises » sont remarquables pour leur faiblesse analytique et leur manque de rigueur. Qu’est-ce que cela signifie de dire que « l’entreprise » a des responsabilités ? Seuls les hommes peuvent avoir des responsabilités. (…) Vraisemblablement, les individus qui doivent être responsables sont les hommes d’affaires, donc les propriétaires individuels ou les dirigeants d’entreprise.

 

(2) Le consensus est de plus en plus fort : la financiarisation du capitalisme est une erreur. Ce consensus, appuyé par les efforts toujours plus nombreux de différents acteurs du monde de l’entreprise et de l’investissement, ne suffit pas à garantir la mutation nécessaire. (…) La poursuite excessive d’une finalité exclusive – maximiser les profits pour les actionnaires – a isolé l’entreprise et nourri la suspicion à son égard. (…) La société (SA, SAS, SARL…) est un véhicule juridique qui permet la réalisation du projet d’entreprise. (…) Nos sociétés contemporaines attendent de l’entreprise qu’elle joue un rôle prépondérant dans la recherche d’une croissance raisonnée, génératrice de bien-être et de progrès.

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