[Interview] RSE et Réseaux Sociaux : « Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent »

Twitter, instrument d’information et plateforme propice à la Sérendipité, permet des rencontres. C’est par ce média, qu’Alban Jarry et moi-même avons pris contact. Reconnu comme Top influenceur, CQFD Cadres 78 l’avait invité pour évoquer le collectif #i4emploi et le personal branding, en octobre 2016.

La pertinence de ses tweets, ainsi que ses conseils avisés sur les fondamentaux de la communication digitale, m’ont invité à lui proposer une interview. Je l’en remercie.

 

Bonjour Alban. Top influenceur et spécialiste en stratégies de marques et numériques, communication, influence et réseaux sociaux, vous observez ce qui est diffusé sur les différents médias. Quels sont les constats les plus marquants pour la sphère professionnelle ?

Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent. Poussé par la transformation des entreprises, qui cherchent à s’adapter à l’évolution de de leur environnement économique et les changements d’habitudes des clients, il n’a cessé de prendre de l’importance au cours des dernières années.
Les espaces de travail ont évolués. Face à la déshumanisation de notre environnement de proximité, un effet de balancier a provoqué un besoin de re connexion et de partage. Aujourd’hui, pour gérer son employabilité, il est primordial de savoir utiliser ces nouveaux outils, de les comprendre et d’en tirer profit.

Que pensez-vous de l’émergence de nouveaux réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux accompagnent cette nécessité d’être informé et de s’adapter à de nouveaux moyens de communications. Ils facilitent la connexion avec des experts et permettent de trouver des réponses à beaucoup de questions. Pour être innovant, pour imaginer des nouvelles solutions, il faut souvent savoir sortir du cadre et imaginer des solutions improbables. Les réseaux sociaux sont au cœur des nouveaux modes collaboratifs et rendent plus perméables les frontières des entreprises.

 

Régulièrement vous publiez de sages recommandations sur l’utilisation des réseaux sociaux. Pour un professionnel en quête d’infos métier (ou de promotion), quoi choisir entre veille digitale ou curation ? Quelles différences ?

La veille consiste à s’informer en étant ensuite passif. La curation est l’étape suivante qui ouvre vers le partage de cette veille. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui, tels des virus des temps modernes, présents sur tous les sites dont ceux des médias. La veille matérialise la trouvaille puis la lecture d’un article. La curation consiste à appuyer sur les boutons de partages souvent situés à la fin de l’article. Avec la curation, il n’y a plus de secrets. Tout est rendu plus visible.

Le choix (infobésité) peut s’avérer chronophage … comment gérer le temps ?

Il faut être pragmatique et faire des choix. La surinformation entraine le picorage. Néanmoins, les meilleurs articles ressortent toujours du lot. En étant plus partagés que les autres, il obtiennent une bonne visibilité.

 

Les publications thématiques sont légion. Experts, expérimentés, avertis, professionnels métiers transmettent leurs connaissances, leurs constats, leurs conseils, leurs avis et perceptions. Les sources d’information sont diverses et accessibles, parfois très documentées, d’autres succinctes… eu égard à la structure du média utilisé. Pour sa marque Employeur, un professionnel doit régulièrement publier. Selon vous, pour atteindre et/ou intéresser un lectorat quel est le média le plus pertinent pour une ligne éditoriale ? Pour sensibiliser un public sur une thématique ? A quelle fréquence ?

La publication est un acte compliqué car il faut passer du temps à écrire un article puis ensuite oser le rendre visible aux yeux de tous. Le regard des autres peut être compliqué à gérer. Le média le plus pertinent pour publier est celui qui va atteindre la cible de lecteur qui est visée. En fonction de son secteur, de son métier, il faut savoir sélectionner le plus adéquat. La fréquence de publication dépend de la facilité de chacun à écrire. Il est préférable de prendre son temps et de publier quand un article est complètement finalisé après plusieurs relectures. Pour écrire en 1 heure comme ce que je fais, il faut beaucoup de pratique.

 

L’accélération du changement climatique, les impacts sur l’environnement, l’écologie, les droits de l’homme, la corruption, l’égalité femme-homme, les inégalités sociales, les conditions de travail… sont des thèmes associés à la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) (1). Les réseaux sociaux portent journellement un flux d’informations sur ce sujet. Notre quotidien est envahi, boosté par la viralité (le buzz parfois) sur les médias sociaux. On pourrait même la qualifier de « surenchère digitale ». Pour un thème tel que la RSE, quel serait le média le plus approprié ?

Dès que le monde de l’entreprise est visé alors le média le plus efficace en France est probablement Les Echos. Sur ce type de sujet, il m’arrive aussi de publier pour Forbes, La Harvard Business Review ou d’autres. Une autre solution peut être de choisir la revue de la Sorbonne (Le Sobonnaute), c’est ce que nous avons fait avec l’Unicef dans le cadre de la campagne U-Report. Les étudiants sont des relais important de ce thème. Ils sont notre avenir et nous devons leur transmettre les clés permettant d’un futur de meilleur qualité.

 

Outre le fait que les réseaux sociaux soient utiles pour communiquer sur un événement, sur une marque, pour une alerte, sur une décision à vocation sociétale… sont-ils toutefois pertinents pour évoquer un sujet complexe, tel que la RSE ? Pour évoquer un des domaines rattachés à la RSE ? Pour partager la connaissance ? Pour sensibiliser le public ? Vidéo, Webinar et/ou texte ?

Oui je suis persuadé que les réseaux sociaux sont de formidables outils pour sensibiliser un public. Quand ils génèrent une forte viralité alors ils peuvent propulser un sujet et lui offrir un maximum de visibilité. Lorsque le livre blanc « Femmes Santé Climat » a été réalisé pour la COP 22, c’est grâce aux réseaux sociaux qu’il a obtenu une diffusion très large. De la même façon, pour aider des personnes en recherche d’emploi, Twitter est un outil qui permet de les rapprocher de recruteurs grâce à la visibilité que génère le hashtag #i4emploi. Je suis persuadé que les réseaux sociaux sont loin d’avoir montrés leur puissance pour aider à partager sur des causes sociétales. Dans les utilisateurs des réseaux sociaux beaucoup sont altruistes.

 

Chaque métier possède son verbiage. Force ou faiblesse ? Que conseillez-vous aux professionnels ?

Récemment dans un article, qui parlait de personnes influentes, j’ai été cité car d’après le blogueur je savais « parler de finance sans endormir son public ». Pour être lu, il faut effectivement savoir parler simplement de son expertise et surtout rester compréhensible. Il faut savoir utiliser les métaphores pour faire passer un message. Ainsi, pour un article pour Les Echos, pour expliquer simplement la gestion des risques en assurance sous contrainte de la réglementation européenne Solvabilité 2, j’avais utilisé l’exemple de la gestion du PSG. Un risque opérationnel dans une entreprise est l’équivalent de celui qui se produit quand un grand joueur se blesse.

 

Quelles seraient les erreurs de communication à éviter ?

Il faut que la communication reflète le visage de l’entreprise. Le monde des réseaux sociaux est un monde de l’apprentissage en temps réel, c’est en essayant et en se trompant qu’il est possible de progresser. Par contre, il faut éviter de reproduire une erreur.

 

Pour clôturer cet entretien, une dernière question. Sur Twitter (300 millions d’utilisateurs) (2), 48 millions de comptes seraient des bots. On constate une forte volatilité et une fidélité des followers. Comment expliquez-vous ce comportement ?

Dans un article américain récent, il était mentionné que les personnes les plus influentes sur les réseaux sociaux avaient un « comportement » assimilable à des bots. Les « vrais » bots font partie de cet univers et ils alimentent cette sphère de l’information. Pour une entreprise, afin de programmer ses publications, d’optimiser la diffusion, il est possible d’utiliser des robots. Face à la masse d’informations qui se diffusent, des professionnels doivent savoir trouver les meilleurs moments pour rendre visible un message. Il y a tellement d’usages possibles des réseaux sociaux, il faut analyser ceux qui sont les plus efficaces par rapport à une situation donnée.

 

Propos recueillis par Jean-Gabriel Giraud

 

En savoir+

Alban Jarry est Président Délégué de l’Ecole Polytechnique d’Assurances et Chief Digital Technology Officer en Asset Management. Spécialiste du numérique, de l’influence et des stratégies de marques, il intervient à HEC Paris et écrit des tribunes pour Forbes, Les Echos et La Harvard Business Review. Il anime un blog Alban Jarry

 

Autres liens complémentaires

 

 

1- RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), RSO (Responsabilité Sociétale/Sociale des Organisations), ISO26000 :2010

2- Blog du modérateur

 

lien court : http://wp.me/p2OxiV-F9

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Survey: Corporate responsibility improves staff recruitment and customer relations

Corporate responsibility, with an emphasis on environmental action, is resonating amongst staff and consumers, offering better recruitment options for firms that embrace sustainability agendas, a new survey has found.

But…

Half of the respondents claimed that developing CSR initiatives was “too time consuming”

Source : Survey: Corporate responsibility improves staff recruitment and customer relations

Trois tendances pour repenser la communication « corporate »‘

La communication « corporate » se réinvente depuis quelques temps déjà… plus ou moins contrainte par un environnement mouvant et exigeant (RSE, nouveaux medias…). Pour autant, elle « crève » encore de ces mots « concept », qui proposent un idéal intenable. Trois tendances se dessinent pour sortir par le haut d’une situation difficile. par Corinne Dubos, directrice associée Vae Solis Corporate

Source: www.latribune.fr

See on Scoop.itPertinences sociétales

Document de référence 2013 Société Générale : « convergence RSO » en progression

Dans son Document de Référence 2013, en date d’édition au 8 mars 2013, Société Générale « entend poursuivre sa priorité donnée à la satisfaction de ses clients ».

SocGen_REF2013bCet engagement et la « responsabilité d’entreprise » se traduisent par « la prise en compte des attentes de ses parties prenantes » (clients, fournisseurs, média, grand public, ONG, société civile (1) ), notamment en suivant le « bruit médiatique », via un « tableau de bord du risque de réputation ».  Ce tableau recensera des « données objectives » et présentera des « indicateurs de perception ».

Au plan général, le Groupe participe aux « journées de consultation des parties prenantes de l’OCDE ».

  •  l’indicateur « Ess26k » de l’offre « ConvergenceRSO » de LOG’ins consultants situe le document de référence 2013  du groupe Société Générale dans le 10° décile (groupe de tête) de son panel référence de 20 rapports annuels.
  • La cotation 2013 est en progression de 2,5 points par rapport à celle de 2012

Dans la perspective « RSO / ISO26000 » on notera singulièrement les mentions ci-après qui, soit émergent en 2013, soit progressent nettement (comparativement au rapport  2012)

  • Dialogue : « afin de construire leur employabilité sur le long terme » et « évoluer dans un environnement international et diversifié », chaque salarié  est « respecté et encouragé à exprimer son point de vue ».

Concernant le bilan des accords signés en matière de santé et sécurité au travail, des entités comme Société Générale SA en France, Parel, ALD France, ALD Germany ou Société Générale en Italie ont signé des accords sur le stress, les mutuelles ou la prise en charge de frais médicaux.

  • Vie privée : en février 2012, le Groupe reçoit son agrément luxembourgeois « pour une durée de 2 ans au projet Opportunités égales pour hommes et femmes initié en 2010 par les métiers de Banque Privée, Gestion d’actifs et Services aux Investisseurs au Luxembourg ». Cet agrément porte sur l’égalité de traitement entre hommes et femmes, l’égalité des femmes et des hommes dans la prise de décision et « la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée ».
  • Accès aux services : une attention est portée aux « démarches en faveur des étrangers ou Français d’origine étrangère ».
  • Respect des droits de l’homme : dans les relations avec les multinationales, « les sujets E&s (dont le respect des Droits de l’homme) sont intégrés dans le développement des activités avec les contreparties dans les différents pays ».
  • Cycle de vie « financier »: Le Groupe a initié une démarche Crédit responsable qui « veille à être respectueux du client emprunteur dans tout le cycle de vie du crédit, de l’octroi du prêt à son remboursement ».
  • Cycle de vie « environnemental » : dans la sélection des fournisseurs, Société Générale intègre des « critères d’analyse de cycle de vie du produit dans le cahier des charges ».
  • Loyauté des pratiques : dès l’année 2000, les actions engagées pour prévenir la corruption respectent  « les engagements dans le cadre du Pacte Mondial et du groupe de Wolfsberg ». Au travers d’entretiens, le Groupe vérifie « la correcte application des procédures ».
  • Consommation d’énergie : les mesures sont prises pour « améliorer l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables ».
  • Gaz à effet de serre (GES) : le Groupe respecte « les obligations prévues par la loi Grenelle 2 ».

De même, dans le domaine pétrolier et l’extraction minière, une attention particulière est portée sur les impacts potentiels des opérations de ses clients sur le climat.

  • Au plan sociétal, Société Générale adhère au réseau d’Institutions de Microfinance Visionfund, dont « l’objectif est d’aider les enfants défavorisés à travers le monde à atteindre une meilleure qualité de vie ».
  • Initiatives volontaires et engagements : le Groupe encourage ses clients à « participer à des initiatives volontaires » vis-à-vis des « objectifs de documents standards relatifs à la biodiversité ».

(1) Une réflexion avec les parties prenantes (clients, états, agences de développement, organismes de recherche, société civile) a été initiée…. Nous souhaitons ainsi promouvoir l’engagement de nos collaborateurs dans la société civile en cohérence avec les actions de mécénat et de sponsoring du Groupe.

Source : document de référence 2013

Initiatives et bonnes pratiques ‘responsables’ …

S’appuyer sur les référentiels et programmes, déployer des indicateurs établis, soumettre sa Communication RSE … à l’examen d’organismes indépendants, utiliser son droit de réponse aux commentaires laissés sur des blogs … tels sont les Principes de gouvernance sociétale d’une entreprise responsable. La diffusion, le partage et la promotion  de bonnes pratiques éprouvées s’organisent.

La crédibilité des indications délivrées est garantie par l’engagement de « cabinets d’études indépendants » puis par la validation par « jury d’experts ».

Auxquelles il convient d’ajouter la Sécurité sanitaire – mise en ligne d’un guide de bonnes pratiques d’hygiène et d’application des principes HACCP (GBPH) sur les sites des institutions professionnelles sectorielles – , le Respect des engagements, l’auto-Évaluation, les Rigueur et Plan de prévention …  ces thèmes sont abordés dans la Newsletter 16  de LOG’ins Consultants.

Lire + :  La RSO par le sens