Métiers de la communication : « nous sommes passés dans le temps de la conversation » (MC Lanne )

Marie-Christine Lanne participe activement à la réflexion sur la transformation de son métier. Pour la directrice de la communication, de l’influence et des engagements sociétaux de Generali France, les contenus changent la donne.

(…) Certaines marques conservent un point de vue hégémonique : je parle de ma marque, de moi, de mes équipes, de mes produits. Cela ne créé aucun engagement. Si on fait le parallèle avec la vie de tous les jours, la « morale » relationnelle, c’est d’être avec les autres, de s’intéresser à eux, de trouver un espace d’intérêt commun… pas de se placer au centre de la conversation. Il ne faut pas oublier que communication signifie mettre en commun.

Pourquoi cette crainte de sortir du discours de marque ?
Certains DirCom craignent qu’en parlant d’autre chose, il n’y ait pas d’attribution à la marque. Certes, c’est un travail de plus longue haleine.
Sur mes réseaux, ce n’est pas quand je parle de Generali que j’ai le plus d’engagement, c’est quand je parle des risques, de la RSE, du digital. Ces sujets sont au cœur des politiques de Generali mais vont bien au-delà pour toucher à l’intérêt général. Vous intéressez si vous parlez d’autre chose que de vous-même.
L’assurance, de prime abord, c’est un thème peu attractif. Mais, si je parle des niveaux de risque dans la société, de leur impact dans le quotidien, cela touche aux mêmes sujets vu d’un angle différent et cela intéresse davantage les gens. Prenons l’exemple du climat, un sujet qui m’est cher, si tout le monde a un comportement plus responsable, si on émet moins de CO2, il y aura moins d’ouragans tels qu’Irma pour les habitants de Saint Martin ou de tempêtes Xynthia pour ceux de La Rochelle. C’est une façon d’aborder l’assurance par la question des risques. Or dans le monde d’aujourd’hui, les risques sont de plus en plus globaux et systémiques.
Aujourd’hui, la marque doit s’interroger sur sa raison d’être : pourquoi j’existe, quelle est ma création de valeur sociétale au-delà de mon activité commerciale. La marque Patagonia, par exemple, parle de sa vision d’un monde plus responsable à partir des méthodes de fabrication de ses vêtements.
De mon point de vue, il faut 60 à 70% de sujets d’intérêt général et le reste sur la marque. Il faut que la marque soit présente, mais pas omniprésente. Il faut être « intéressant avant d’être intéressé » pour créer de l’engagement.

 

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DDR17 : la ligne éditoriale des messages des dirigeants. Ut dicunt ?

Le contexte législatif et réglementaire

Les entreprises cotées et non cotées doivent dorénavant publier leurs documents de reporting RSE et répondre aux obligations de transparence en matière sociale et environnementale. L’arsenal réglementaire et législatif s’est récemment doté de la transposition en droit français de la directive 2014/95/UE , via l’ordonnance du 19 juillet 2017 (publication d’informations non financières et d’informations relatives à la diversité par certaines grandes entreprises et certains groupes).

Afin de renforcer la cohérence et la comparabilité des informations non financières publiées dans l’ensemble de l’Union, certaines grandes entreprises devraient établir une déclaration non financière comprenant des informations relatives au moins aux questions d’environnement, aux questions sociales et de personnel, de respect des droits de l’homme et de lutte contre la corruption. Cette déclaration devrait contenir une description des politiques, des résultats et des risques liés à ces questions et être incluse dans le rapport de gestion de l’entreprise concernée.

Les informations extra-financières portant sur la Responsabilité sociale des entreprises sont incluses dans les documents de référence et les rapports RSE (reporting RSE, Environnement et social, Développement durable…).

Les enjeux des informations extra-financières

La publication de ces données est stratégique, tant pour contribuer à l’évaluation, au suivi et à la gestion des performances des entreprises et de leurs incidences sur la société que pour leur réputation (indice de perception) (1) et la crédibilité de leurs actions et activités (description des politiques, des résultats et des risques) (2). La nouvelle génération d’entrepreneur.e.s (3) et/ou d’intrapreneur.e.s sont sensibilisé.e.s aux problèmes sociétaux et environnementaux. Ils/elles en attendent des réponses fortes et concrètes (4), quitte à s’investir personnellement et à créer leurs propres entreprises (5) dont l’objet social mettra au cœur de leur business model une mission sociale, sociétale ou environnementale.

Social Business aux Philippines_camion, espoir

La loi PACTE (et le succès de la consultation publique) et la « réponse » de l’Afep-Medef (6) au projet du gouvernement sur l’extension de l’objet social de l’entreprise (révision du code de gouvernance) en sont des marqueurs sociétaux (7).

La crédibilité des actions entreprises, et de leurs impacts par conséquences, est directement liée aux engagements des dirigeants (8) et à la communication qui en découle.  L’importance des mots, un enjeu considérable et réputationnel !  Votre communication rend-elle valablement compte de vos comportements sociétaux ?  Est-elle en convergence avec les lignes directrices des référentiels que vous affirmez avoir adoptés ?  (9).

Le panel des documents de référence

En ligne avec sa méthodologie proposée (10),  LOG’ins Consultants s’est intéressée aux contenus des documents de référence (DDR), publiés récemment sur le site de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) .  Un panel de 39 DDR (publiés en 2016 et en 2017) a été constitué pour analyser les liminaires de ces documents (édito, interview, entretien, message…) rédigés avec ou par les dirigeants des sociétés cotées sur le marché Euronext : président-directeur-général, président du conseil de surveillance, président du directoire, directeur général, gérant, fondateur….  15% des entreprises ont fait appel à 2 dirigeants (P-Dg/DG ;  P-Dg/Fondateur…) soit séparément, soit en commun.

  • 56% des DDR16 (60% pour les DDR17) publient un liminaire.
  • 23% des DDR16 (30% pour les DDR17) avec liminaire mentionnent la « RSE » : responsabilité environnementale et sociale / Responsabilité Sociale d’Entreprise / responsabilité sociétale de l’entreprise / RSE

Que disent les dirigeants ?

  • Les items incontournables dans la communication :
    • performance (57%)
    • offre de services, offre de produits, offre de qualité (37%) ;
    • actions (20%) ;
    • niveau de satisfaction, de rentabilité, de marge opérationnelle, de dette ;
    • marque ;
    • assemblée générale ;
    • environnement (concurrentiel ; économique et financier difficile, agressif, en mutation, très défavorable, contrasté, peu porteur, morose, dégradé ; porteur, favorable).

 

  • Les items ou marqueurs du discours (par ordre décroissant) communs aux 2 années de publication et présents dans plus de 60% des messages : Groupe – Année – Croissance – Client – Développement – Résultat – Productivité – Marché – Activité – Création – Performance – Changement.

=> On y ajoutera les évocations à  Actionnaire – Service – Travail – Entreprise – Achat –Position – Équipe – Ensemble – Investissement – Stratégie – But

Verbatim illustratif

  • verbatim « croissance » : politique de croissance, croissance externe, croissance importante du bénéfice, croissance des résultats, vecteurs de croissance, croissance organique significative, potentiel de croissance, réserve de croissance, dynamique de croissance vertueuse, croissance solide et durable, modèle de croissance…

 

  • verbatim « client » : l’expérience client, clients institutionnels, attentes des clients, nouvelles clientèles, clients professionnels, besoins de nos clients, clientèle internationale, clientèle européenne, attention permanente aux clients, clients satisfaits, remercier tout spécialement nos clients, relation aux clients, servir efficacement nos clients, offrir à nos clients, la vie de nos clients, apporter à nos clients,…

 

  • verbatim « développement » : accélérer le développement, stratégie de développement, soutenir le développement, développement futur, développement à l’international, développement de nouvelles technologies, conditions de travail et développement professionnel, développement de solutions, développement de nos services, stratégie de développement, poursuite du développement, projets de développements, développement soutenu, développement en pays émergents…

Analyse de discours

Dans les DDR17, le discours est plus factuel, plus objectif et argumenté, mais moins affirmatif. Le rédacteur reste attaché au contexte présent. Son discours est toutefois plus nuancé, voire prudent et soumis à conditions, pour évoquer et se projeter dans le futur. Le « je » est nettement moins utilisé en 2017, le « vous » est en retrait par rapport au « nous ».

Illustration (cas de ELIOR)

ELIOR – Nuage de mots – Document de référence 2016 (année fiscale 2015)

 

 

ELIOR – nuage de mots – document de référence 2017 (année fiscale 2016)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spécificités des discours

Items 2016 absents en 2017

  • territoire,
  • cap,
  • attention (au sens de prévention et vigilance),
  • accompagnement (des clients),
  • parcours (achat, client)

 

Nouveaux items en 2017

  • proximité (managers de proximité, proximité avec les clients)
  • performance financière (génération de trésorerie, de cash-flow) et contexte (taux d’intérêt)
  • événementiel (salons professionnels, expositions)
  • professionnalisme (visant à la satisfaction client)
  • majeur (avancées, éléments, enjeu…)

 

On notera  une évolution de langage entre 2016 et  2017 : les entités sont remplacées par filiales.

 

Items communs aux 2 années 

Le risque est peu ou prou mentionné (3,7%). On citera

  • SOCIETE GENERALE (Le coût du risque, au plus bas, témoigne de la qualité structurelle de notre portefeuille de crédits et de notre gestion des risques) et
  • MANUTAN (Nos clients ont désormais accès à une offre de plus en plus vaste, émanant de sources nombreuses et variées. Cela constitue bien sûr un risque, mais aussi une formidable opportunité. À nous de la saisir !).

 

Les nouveaux items en 2017, moins fréquents, mais représentant néanmoins des marqueurs RSE :

  • Autonomie : Nous donnons aux équipes sur le terrain une autonomie totale pour atteindre un objectif donné dans un cadre fixé par le Management. [COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN]
  • Intérêt général : à nous de devenir leur partenaire d’intérêt général [ALTAREA]
  • Renommée : une société de renommée mondiale avec un milliard de jeux téléchargés. [VIVENDI]
  • Entrepreneuriat : L’ADN de Vicat tient dans cette histoire : innovation, éthique, entrepreneuriat, famille. [VICAT]
  • Transparence : ceci distinguant notre transparence et la qualité de notre gouvernance d’entreprise. [TELEPERFORMANCE] – En ligne avec notre volonté d’être un acteur bancaire de tout premier plan au niveau mondial pour nos réalisations RSE et notre transparence, [SOCIETE GENERALE]

 

Les items 2016 (absents en 2017), moins fréquents, mais représentant néanmoins des marqueurs RSE

  • Adaptation : s’attache non seulement à l’adaptation de ce matériau et de ses usages aux besoins modernes, [VICAT]
  • Conditions de travail : améliorant encore le niveau d’engagement des collaborateurs qui se situe déjà à un niveau élevé grâce à l’attention portée aux conditions de travail et au développement professionnel de chacun. [COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN]
  • Détection : L’objectif est d’étendre notre présence sur toute la chaîne d’accompagnement des talents : détection, production, promotion… La marque Olympia sera le fer de lance de ce dispositif. [VIVENDI]
  • Nouvelles technologies : Ainsi, même à l’heure du numérique et du développement de nouvelles technologies révolutionnaires, l’humain reste et continuera de rester au coeur de notre activité. [TELEPERFORMANCE]
  • Prévention : puis proposant à nos clients collectivités la fourniture de solutions pour la prévention d’escarre [BASTIDE]
  • Protection : Notre ambition est d’être pour tous nos clients et nos parties prenantes une référence de solutions synonymes de valeur ajoutée, de confort et de préservation de l’environnement. [COMPAGNIE DE SAINT-GOBAIN]
  • Sauvegarde : Entre septembre 2013 et octobre 2015, ce sont une procédure de sauvegarde qui a été efficacement conduite, des cessions d’actifs non stratégiques et des restructurations qui  ont optimisé notre périmètre d’activité [GROUPE PARTOUCHE]

 

Malgré la prise de conscience des enjeux environnementaux, l’organisation de la COP21 en décembre 2015 et le paradigme sociétal qui émerge… les citations sur la préservation de l’environnement  et les actions respectueuses associées sont à la marge.

Évolution à suivre pour les DDR18.

 

Bibliographie, références, blogs

  1. 97% des Français prêts à boycotter des entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices – Après les politiques, les entreprises face à l’interpellation citoyenne
  2. L’entreprise à l’épreuve de ses risques extra-financiers
  3. Réinventer le MEDEF pour une France en croissance
  4. Tous en quête de sens au travail : Le sens au travail fait certes débat dans les entreprises, pour autant toutes les études menées sur le sujet indiquent son importance cruciale pour tous les salariés, cadres ou non, jeunes ou moins jeunes, y compris pour les entrepreneurs. –  Que met-on derrière la notion de ‘sens au travail’ ?
  5. Social Business aux Philippines : quand les entrepreneurs sociaux de Gawad Kalinga et Smokey Mountain changent la vie des Philippins
  6. La consultation est ouverte en ligne pendant six semaines à partir du 28 février.
  7. Loi Pacte : ne pas faire du profit le seul but des entreprises provoque un schisme au sein du patronat
  8. Que pensent de leur entreprise les cadres RSE / Développement Durable ? Réponse avec l’étude Birdeo, en partenariat avec le C3D –  Les chargés RSE pas convaincus de la sincérité de leurs employeurs
  9. Manpower France, l’une des entreprises les « mieux disantes » en RSE
  10. Valorisation par le Sens

 

[Interview] RSE et Réseaux Sociaux : « Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent »

Twitter, instrument d’information et plateforme propice à la Sérendipité, permet des rencontres. C’est par ce média, qu’Alban Jarry et moi-même avons pris contact. Reconnu comme Top influenceur, CQFD Cadres 78 l’avait invité pour évoquer le collectif #i4emploi et le personal branding, en octobre 2016.

La pertinence de ses tweets, ainsi que ses conseils avisés sur les fondamentaux de la communication digitale, m’ont invité à lui proposer une interview. Je l’en remercie.

 

Bonjour Alban. Top influenceur et spécialiste en stratégies de marques et numériques, communication, influence et réseaux sociaux, vous observez ce qui est diffusé sur les différents médias. Quels sont les constats les plus marquants pour la sphère professionnelle ?

Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent. Poussé par la transformation des entreprises, qui cherchent à s’adapter à l’évolution de de leur environnement économique et les changements d’habitudes des clients, il n’a cessé de prendre de l’importance au cours des dernières années.
Les espaces de travail ont évolués. Face à la déshumanisation de notre environnement de proximité, un effet de balancier a provoqué un besoin de re connexion et de partage. Aujourd’hui, pour gérer son employabilité, il est primordial de savoir utiliser ces nouveaux outils, de les comprendre et d’en tirer profit.

Que pensez-vous de l’émergence de nouveaux réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux accompagnent cette nécessité d’être informé et de s’adapter à de nouveaux moyens de communications. Ils facilitent la connexion avec des experts et permettent de trouver des réponses à beaucoup de questions. Pour être innovant, pour imaginer des nouvelles solutions, il faut souvent savoir sortir du cadre et imaginer des solutions improbables. Les réseaux sociaux sont au cœur des nouveaux modes collaboratifs et rendent plus perméables les frontières des entreprises.

 

Régulièrement vous publiez de sages recommandations sur l’utilisation des réseaux sociaux. Pour un professionnel en quête d’infos métier (ou de promotion), quoi choisir entre veille digitale ou curation ? Quelles différences ?

La veille consiste à s’informer en étant ensuite passif. La curation est l’étape suivante qui ouvre vers le partage de cette veille. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui, tels des virus des temps modernes, présents sur tous les sites dont ceux des médias. La veille matérialise la trouvaille puis la lecture d’un article. La curation consiste à appuyer sur les boutons de partages souvent situés à la fin de l’article. Avec la curation, il n’y a plus de secrets. Tout est rendu plus visible.

Le choix (infobésité) peut s’avérer chronophage … comment gérer le temps ?

Il faut être pragmatique et faire des choix. La surinformation entraine le picorage. Néanmoins, les meilleurs articles ressortent toujours du lot. En étant plus partagés que les autres, il obtiennent une bonne visibilité.

 

Les publications thématiques sont légion. Experts, expérimentés, avertis, professionnels métiers transmettent leurs connaissances, leurs constats, leurs conseils, leurs avis et perceptions. Les sources d’information sont diverses et accessibles, parfois très documentées, d’autres succinctes… eu égard à la structure du média utilisé. Pour sa marque Employeur, un professionnel doit régulièrement publier. Selon vous, pour atteindre et/ou intéresser un lectorat quel est le média le plus pertinent pour une ligne éditoriale ? Pour sensibiliser un public sur une thématique ? A quelle fréquence ?

La publication est un acte compliqué car il faut passer du temps à écrire un article puis ensuite oser le rendre visible aux yeux de tous. Le regard des autres peut être compliqué à gérer. Le média le plus pertinent pour publier est celui qui va atteindre la cible de lecteur qui est visée. En fonction de son secteur, de son métier, il faut savoir sélectionner le plus adéquat. La fréquence de publication dépend de la facilité de chacun à écrire. Il est préférable de prendre son temps et de publier quand un article est complètement finalisé après plusieurs relectures. Pour écrire en 1 heure comme ce que je fais, il faut beaucoup de pratique.

 

L’accélération du changement climatique, les impacts sur l’environnement, l’écologie, les droits de l’homme, la corruption, l’égalité femme-homme, les inégalités sociales, les conditions de travail… sont des thèmes associés à la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) (1). Les réseaux sociaux portent journellement un flux d’informations sur ce sujet. Notre quotidien est envahi, boosté par la viralité (le buzz parfois) sur les médias sociaux. On pourrait même la qualifier de « surenchère digitale ». Pour un thème tel que la RSE, quel serait le média le plus approprié ?

Dès que le monde de l’entreprise est visé alors le média le plus efficace en France est probablement Les Echos. Sur ce type de sujet, il m’arrive aussi de publier pour Forbes, La Harvard Business Review ou d’autres. Une autre solution peut être de choisir la revue de la Sorbonne (Le Sobonnaute), c’est ce que nous avons fait avec l’Unicef dans le cadre de la campagne U-Report. Les étudiants sont des relais important de ce thème. Ils sont notre avenir et nous devons leur transmettre les clés permettant d’un futur de meilleur qualité.

 

Outre le fait que les réseaux sociaux soient utiles pour communiquer sur un événement, sur une marque, pour une alerte, sur une décision à vocation sociétale… sont-ils toutefois pertinents pour évoquer un sujet complexe, tel que la RSE ? Pour évoquer un des domaines rattachés à la RSE ? Pour partager la connaissance ? Pour sensibiliser le public ? Vidéo, Webinar et/ou texte ?

Oui je suis persuadé que les réseaux sociaux sont de formidables outils pour sensibiliser un public. Quand ils génèrent une forte viralité alors ils peuvent propulser un sujet et lui offrir un maximum de visibilité. Lorsque le livre blanc « Femmes Santé Climat » a été réalisé pour la COP 22, c’est grâce aux réseaux sociaux qu’il a obtenu une diffusion très large. De la même façon, pour aider des personnes en recherche d’emploi, Twitter est un outil qui permet de les rapprocher de recruteurs grâce à la visibilité que génère le hashtag #i4emploi. Je suis persuadé que les réseaux sociaux sont loin d’avoir montrés leur puissance pour aider à partager sur des causes sociétales. Dans les utilisateurs des réseaux sociaux beaucoup sont altruistes.

 

Chaque métier possède son verbiage. Force ou faiblesse ? Que conseillez-vous aux professionnels ?

Récemment dans un article, qui parlait de personnes influentes, j’ai été cité car d’après le blogueur je savais « parler de finance sans endormir son public ». Pour être lu, il faut effectivement savoir parler simplement de son expertise et surtout rester compréhensible. Il faut savoir utiliser les métaphores pour faire passer un message. Ainsi, pour un article pour Les Echos, pour expliquer simplement la gestion des risques en assurance sous contrainte de la réglementation européenne Solvabilité 2, j’avais utilisé l’exemple de la gestion du PSG. Un risque opérationnel dans une entreprise est l’équivalent de celui qui se produit quand un grand joueur se blesse.

 

Quelles seraient les erreurs de communication à éviter ?

Il faut que la communication reflète le visage de l’entreprise. Le monde des réseaux sociaux est un monde de l’apprentissage en temps réel, c’est en essayant et en se trompant qu’il est possible de progresser. Par contre, il faut éviter de reproduire une erreur.

 

Pour clôturer cet entretien, une dernière question. Sur Twitter (300 millions d’utilisateurs) (2), 48 millions de comptes seraient des bots. On constate une forte volatilité et une fidélité des followers. Comment expliquez-vous ce comportement ?

Dans un article américain récent, il était mentionné que les personnes les plus influentes sur les réseaux sociaux avaient un « comportement » assimilable à des bots. Les « vrais » bots font partie de cet univers et ils alimentent cette sphère de l’information. Pour une entreprise, afin de programmer ses publications, d’optimiser la diffusion, il est possible d’utiliser des robots. Face à la masse d’informations qui se diffusent, des professionnels doivent savoir trouver les meilleurs moments pour rendre visible un message. Il y a tellement d’usages possibles des réseaux sociaux, il faut analyser ceux qui sont les plus efficaces par rapport à une situation donnée.

 

Propos recueillis par Jean-Gabriel Giraud

 

En savoir+

Alban Jarry est Président Délégué de l’Ecole Polytechnique d’Assurances et Chief Digital Technology Officer en Asset Management. Spécialiste du numérique, de l’influence et des stratégies de marques, il intervient à HEC Paris et écrit des tribunes pour Forbes, Les Echos et La Harvard Business Review. Il anime un blog Alban Jarry

 

Autres liens complémentaires

 

 

1- RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), RSO (Responsabilité Sociétale/Sociale des Organisations), ISO26000 :2010

2- Blog du modérateur

 

lien court : http://wp.me/p2OxiV-F9

Survey: Corporate responsibility improves staff recruitment and customer relations

Corporate responsibility, with an emphasis on environmental action, is resonating amongst staff and consumers, offering better recruitment options for firms that embrace sustainability agendas, a new survey has found.

But…

Half of the respondents claimed that developing CSR initiatives was “too time consuming”

Source : Survey: Corporate responsibility improves staff recruitment and customer relations

Trois tendances pour repenser la communication « corporate »‘

La communication « corporate » se réinvente depuis quelques temps déjà… plus ou moins contrainte par un environnement mouvant et exigeant (RSE, nouveaux medias…). Pour autant, elle « crève » encore de ces mots « concept », qui proposent un idéal intenable. Trois tendances se dessinent pour sortir par le haut d’une situation difficile. par Corinne Dubos, directrice associée Vae Solis Corporate

Source: www.latribune.fr

See on Scoop.itPertinences sociétales

Document de référence 2013 Société Générale : « convergence RSO » en progression

Dans son Document de Référence 2013, en date d’édition au 8 mars 2013, Société Générale « entend poursuivre sa priorité donnée à la satisfaction de ses clients ».

SocGen_REF2013bCet engagement et la « responsabilité d’entreprise » se traduisent par « la prise en compte des attentes de ses parties prenantes » (clients, fournisseurs, média, grand public, ONG, société civile (1) ), notamment en suivant le « bruit médiatique », via un « tableau de bord du risque de réputation ».  Ce tableau recensera des « données objectives » et présentera des « indicateurs de perception ».

Au plan général, le Groupe participe aux « journées de consultation des parties prenantes de l’OCDE ».

  •  l’indicateur « Ess26k » de l’offre « ConvergenceRSO » de LOG’ins consultants situe le document de référence 2013  du groupe Société Générale dans le 10° décile (groupe de tête) de son panel référence de 20 rapports annuels.
  • La cotation 2013 est en progression de 2,5 points par rapport à celle de 2012

Dans la perspective « RSO / ISO26000 » on notera singulièrement les mentions ci-après qui, soit émergent en 2013, soit progressent nettement (comparativement au rapport  2012)

  • Dialogue : « afin de construire leur employabilité sur le long terme » et « évoluer dans un environnement international et diversifié », chaque salarié  est « respecté et encouragé à exprimer son point de vue ».

Concernant le bilan des accords signés en matière de santé et sécurité au travail, des entités comme Société Générale SA en France, Parel, ALD France, ALD Germany ou Société Générale en Italie ont signé des accords sur le stress, les mutuelles ou la prise en charge de frais médicaux.

  • Vie privée : en février 2012, le Groupe reçoit son agrément luxembourgeois « pour une durée de 2 ans au projet Opportunités égales pour hommes et femmes initié en 2010 par les métiers de Banque Privée, Gestion d’actifs et Services aux Investisseurs au Luxembourg ». Cet agrément porte sur l’égalité de traitement entre hommes et femmes, l’égalité des femmes et des hommes dans la prise de décision et « la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée ».
  • Accès aux services : une attention est portée aux « démarches en faveur des étrangers ou Français d’origine étrangère ».
  • Respect des droits de l’homme : dans les relations avec les multinationales, « les sujets E&s (dont le respect des Droits de l’homme) sont intégrés dans le développement des activités avec les contreparties dans les différents pays ».
  • Cycle de vie « financier »: Le Groupe a initié une démarche Crédit responsable qui « veille à être respectueux du client emprunteur dans tout le cycle de vie du crédit, de l’octroi du prêt à son remboursement ».
  • Cycle de vie « environnemental » : dans la sélection des fournisseurs, Société Générale intègre des « critères d’analyse de cycle de vie du produit dans le cahier des charges ».
  • Loyauté des pratiques : dès l’année 2000, les actions engagées pour prévenir la corruption respectent  « les engagements dans le cadre du Pacte Mondial et du groupe de Wolfsberg ». Au travers d’entretiens, le Groupe vérifie « la correcte application des procédures ».
  • Consommation d’énergie : les mesures sont prises pour « améliorer l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables ».
  • Gaz à effet de serre (GES) : le Groupe respecte « les obligations prévues par la loi Grenelle 2 ».

De même, dans le domaine pétrolier et l’extraction minière, une attention particulière est portée sur les impacts potentiels des opérations de ses clients sur le climat.

  • Au plan sociétal, Société Générale adhère au réseau d’Institutions de Microfinance Visionfund, dont « l’objectif est d’aider les enfants défavorisés à travers le monde à atteindre une meilleure qualité de vie ».
  • Initiatives volontaires et engagements : le Groupe encourage ses clients à « participer à des initiatives volontaires » vis-à-vis des « objectifs de documents standards relatifs à la biodiversité ».

(1) Une réflexion avec les parties prenantes (clients, états, agences de développement, organismes de recherche, société civile) a été initiée…. Nous souhaitons ainsi promouvoir l’engagement de nos collaborateurs dans la société civile en cohérence avec les actions de mécénat et de sponsoring du Groupe.

Source : document de référence 2013

Initiatives et bonnes pratiques ‘responsables’ …

S’appuyer sur les référentiels et programmes, déployer des indicateurs établis, soumettre sa Communication RSE … à l’examen d’organismes indépendants, utiliser son droit de réponse aux commentaires laissés sur des blogs … tels sont les Principes de gouvernance sociétale d’une entreprise responsable. La diffusion, le partage et la promotion  de bonnes pratiques éprouvées s’organisent.

La crédibilité des indications délivrées est garantie par l’engagement de « cabinets d’études indépendants » puis par la validation par « jury d’experts ».

Auxquelles il convient d’ajouter la Sécurité sanitaire – mise en ligne d’un guide de bonnes pratiques d’hygiène et d’application des principes HACCP (GBPH) sur les sites des institutions professionnelles sectorielles – , le Respect des engagements, l’auto-Évaluation, les Rigueur et Plan de prévention …  ces thèmes sont abordés dans la Newsletter 16  de LOG’ins Consultants.

Lire + :  La RSO par le sens

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