Rapport 2017 du Comité 21 sur l’appropriation des ODD, un constat mitigé !

Quelle appropriation des ODD par les acteurs non étatiques français ?

Fin juin 2017, le Comité 21, premier réseau d’acteurs du développement durable en France, publie un rapport de 76 pages destiné à évaluer le niveau d’appropriation de l’Agenda 2030 et ses 17 ODD par les acteurs non-étatiques français. « Ces « ODD » ne sont pas des instruments technocratiques qui ne concerneraient pas les peuples, mais au contraire un plan mondial pour préserver à la fois notre planète et ses habitants« , rappelle Bettina Laville, Présidente du Comité 21.

Malgré une « sensibilisation accrue des acteurs » et une « réelle évolution de la prise de conscience des acteurs français« , le constat est mitigé.

capture page de garde du rapport 2017 publié par Comité 21

Le rapport détaille les constats, ainsi que les actions, démarches et initiatives engagées sur les 17 ODD. Il est à noter que les auteurs des contributions formulent de nombreuses recommandations susceptibles d’améliorer la connaissance et l’appropriation des ODD par la société civile [cf. cp-rapport-appropiation-23062017.pdf]. Certains organismes proposent la labellisation des démarches volontaires de RSE « label démarche de Développement durable [DD] et de responsabilité sociétale« , appuyées sur un « guide de compétences RSE » (référentiel des bonnes pratiques).

Les rédacteurs du rapport classe ces recommandations en plusieurs groupes : la mobilisation politique et stratégique ; les plateformes et les réseaux ; les outils d’évaluation et de suivi ; les moyens financiers ; la participation et la citoyenneté ; l’aide au développement et la coopération internationale.

Notre lecture du rapport

Appliquant sa méthode de cotation RSE/RSO (1) de différents contenus sur ce rapport, LOG’ins Consultants vous en propose les principaux marqueurs. A noter, une évolution de la conscience de la société civile et des citoyens, des niveaux d’engagements différents dans l’appropriation des notions ODD et la mise en œuvre de plans d’actions. La volonté politique doit être plus marquée, ainsi que l’implication de la société civile (institutionnaliser des représentants de la société civile à toutes les étapes).

  • L’appropriation des ODD ne reste que partielle et est reconnue comme une action à développer (sensibilisation, explication, formation, adaptation). Le vocabulaire et les objectifs ne sont compris que par les professionnels métier du DD. L’implication des multi-acteurs (collectivités territoriales, établissements d’enseignements, organisations agricoles…) est fondamentale.

 

  • Les politiques (Développement durable, Ecologie, RSE, Energie…) coexistent, mais, pour une meilleure efficience, appellent à une meilleure coordination entre les ministères et la concordance des activités économiques et sociales de la société civile avec les Objectifs de développement durable. Il apparaît qu’au titre de la complexité d’appropriation des ODD, et malgré les actions concrètes déployées par les Départements, la méconnaissance de la thématique reste présente. Il conviendrait, via un soutien politique, de mobiliser l’ensemble des citoyens et l’intelligence collective pour atteindre de façon pertinente chaque ODD.

 

  • L’accès à l’énergie [ODD7], au cœur des engagements politiques mondiaux, est un thème clé développé dans le rapport. Des disparités persistent dans le monde en matière d’accès à l’énergie. Les enjeux climat et énergie sont des piliers de la mutation de la société vers un modèle plus sobre et plus respectueux de notre environnement. Les opérateurs, à ce titre, proposent et mettent en place un grand nombre de solutions innovantes.

 

  • L’égalité entre les sexes (ODD5) fait l’objet d’une prise de conscience des acteurs français sur l’ODD 5 […] liée à […] des cadres législatifs, la percée de femmes influentes dans de nombreux domaines, l’existence de données sexo-spécifiques, et un relais émergent dans les médias. La situation est loin d’être satisfaisante. Par exemple, 84% des collectivités locales sont présidées par des hommes. Au niveau, « les enjeux prioritaires (transition énergétique, protection sociale) laissent de côté la dimension genre, non traitée de façon transversale dans l’ensemble des domaines« , déplore Véronique Moreira, Présidente, Women Engage for a Common Future (WECF)

 

  • Les actions (phasage, pistes d’actions concrètes, leviers d’action, priorités d’action, action publique, développement d’actions, outils d’action, actions correctrices, actions de terrain, implication des ONG…) sont nombreuses et éminemment illustratives. Pour obtenir les résultats attendus en 2030, l’action doit être immédiate pour ne pas rater cette dynamique mondiale de rééquilibrage vers un développement plus durable, souligne Renaud Bettin, Responsable solidarité climatique, Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités-GERES.

 

  • Le tourisme responsable. En 1967, l’ONU avait consacré la première année internationale au tourisme « passeport pour la paix ». L’année 2017 est déclarée « année internationale du tourisme durable pour le développement ». Les impacts du tourisme sont indéniables, tant au plan interculturel que pour l’avènement de sociétés pacifiques [ODD16]. L’adoption des Objectifs de développement durable par les Nations Unies en 2015 n’a pas été médiatisée à la hauteur des enjeux, déplore Julien Buot, Directeur, Association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR), et de citer « le voyage permet la rencontre, la rencontre permet la connaissance, la connaissance permet la confiance » (proverbe bambara).

 

  • Suivi et résultats quantifiables sont déjà actifs. Toutefois, il est proposé une consolidation de l’existant et un renforcement des moyens: plateforme multiacteurs de suivi, outils d’évaluation et de suivi, mise en place d’instances de suivi et d’évaluation.

 

Soit un ensemble d’enjeux pour forger une nouvelle citoyenneté, à la fois planétaire et locale, susceptible de faire projet de société.

 

Autres sources d’information :

Nos actualités 

… Nos curation RSO, curation RSE

… Les impacts des décisions sur la santé et l’environnement (actualités RSE/RSO)

L’Effet Papillon ou la Représentation de l’influence d’un phénomène sur une situation ultérieure… (actus du Web)

Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000 ? Pour illustrer les résultats, nous vous invitons à lire notre livre blanc  Téléchargez le Livre Blanc (jan15) et à parcourir les pages de notre blog ConvergenceRSO et sa rubrique Cotation

Twitter : #docderef  RSO92 @GIRcontact

Il est temps de passer du « développement durable » à la « résilience »

Le développement durable est à la mode. Mais est-il un concept pertinent ? Si on l’analyse profondément, pas forcément. Il faudrait peut-être changer de paradigme et passer à celui de la résilience. Explications.

(…) Le développement durable veut assurer notre capacité à répondre à nos besoins… mais en même temps il augmente nos besoins ! Ainsi, nous avons aujourd’hui besoin de plus d’énergie et de plus de ressources pour vivre qu’il y a 10 ans car nous nous reposons sur des techniques et des technologies très complexes, très “développées”. Le développement (qu’il soit ou non durable) augmente la complexité. Or la complexité, cela veut dire plus de besoins.

(…) Dans le champ de la durabilité, on parle aujourd’hui volontiers de “résilience”. À l’origine, la résilience est un terme de physique qui définit la capacité de résistance d’un corps ou d’un matériau à un choc ou à une déformation et la capacité à retrouver son état initial après un choc. Pour une société, être résiliente c’est donc être capable de s’adapter aux contraintes extérieures, aux chocs et aux perturbations qu’elle est susceptible de subir et de continuer à assurer ses besoins malgré tout. Or, des chocs, des contraintes, nous allons en subir : il s’agit d’abord des limites physiques de nos ressources, à la fois agricoles, minérales mais aussi nos ressources en eau ou de nos ressources spatiales. Il s’agit aussi des multiples crises que nous sommes susceptibles de connaître : la crise climatique, la crise de la biodiversité, la pollution de l’air.

(…) Les différences entre le développement durable et la résilience sont donc de taille, même si leur objectif final est plus ou moins le même. Là où le développement durable croit dans la high-tech pour résoudre nos problèmes, la résilience mise sur le low-tech. Là où le développement durable mise sur la croissance et sur la productivité, la résilience mise sur la répartition et l’optimisation de l’existant (réduction des gaspillages, meilleure répartition des richesses).

(…) Et puisqu’il semble difficile de résoudre nos problèmes actuels avec les mêmes modes de pensée et d’action qui les ont déclenchés, il est donc grand temps de passer du modèle du “développement durable” et de “croissance verte” à celui de “résilience” et de “sobriété”.

Source : Il est temps de passer du « développement durable » à la « résilience »

Innovation : 20 femmes qui veulent changer le monde

Après avoir célébré les pionnières qui ont changé le monde (depuis la radioactivité jusqu’à l’Internet, en passant par la conquête spatiale), « La Tribune » rend hommage à celles qui continuent de le faire aujourd’hui, dans l’innovation. Vingt portraits de femmes d’action. « C’est le mental qui fait la différence »…

Source : Innovation : 20 femmes qui veulent changer le monde

Comment affirmer son leadership en RSE

Les enjeux liés à la gestion durable des ressources de la planète s’intensifient. Certes, les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies et l’Accord de Paris aident à sensibiliser la population, mais les entreprises aussi doivent comprendre qu’elles ont un rôle moteur à jouer.

Devenir un chef de file du développement durable suppose de reconnaître que les problématiques du changement climatique, de diminution des énergies fossiles, de l’appauvrissement des métaux rares et autres considérations environnementales sont des questions urgentes auxquelles les entreprises doivent apporter des réponses.

Intégrer les pratiques de développement durable à la réflexion sur la stratégie de l’entreprise

Source : Comment affirmer son leadership en RSE – Politique, développement durable et RSE – Environnement-magazine.fr

COP22 : pour un « écoféminisme » d’urgence

Le changement climatique est un défi lancé au développement durable, avec de larges incidences sur l’environnement et sur le développement.

(…) Les femmes représentent un important levier de la mise en œuvre des politiques pour une gestion plus durable. Aujourd’hui, tous les spécialistes du développement le soulignent : un programme conçu sans prise en compte des femmes est moins efficace que le même programme planifié avec leur aide.

(…) Qu’il s’agisse de femmes immigrées qui deviennent « ambassadrices vertes » au Danemark ou de femmes indiennes qui créent des coopératives agricoles traditionnelles, les occasions d’agir sont démultipliées lorsque l’inégalité des sexes est prise en compte.

(…) en 1992, l’un des principes de la déclaration de Rio sur l’environnement stipulait que « les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d’un développement durable. » Entre 1996 et 2010, la part des femmes dans les délégations envoyées par les pays négociateurs est passée de 20 % à 30 %. Et celle des chefs de délégation, d’à peine 12 % à 15 %.

Source : COP22 : pour un « écoféminisme » d’urgence – JeuneAfrique.com

Innovation : quand l’écologie booste les entreprises marocaines -…

Dans un pays qui s’est doté depuis plusieurs années d’un programme solaire et éolien très ambitieux, le secteur privé aussi commence à s’intéresser au développement durable.

Valorisation des déchets, utilisation rationnelle de l’eau, investissements dans les énergies renouvelables ou encore efficacité énergétique ainsi que construction de bâtiments écologiques… autant de domaines dans lesquels le Maroc a réalisé d’importantes avancées ces dernières années.

Pourtant, les défis sont également énormes. En matière de traitement des déchets, par exemple, un plan de réhabilitation des décharges a été mis en place dès 2008, mais il reste encore loin de ses objectifs initiaux. S’il prévoyait de mettre en place, pour une échéance en 2015, des décharges contrôlées dans la totalité des communes urbaines du royaume, seulement 48 % des ordures sont aujourd’hui traitées dans des déchetteries aux normes environnementales.

Source : Innovation : quand l’écologie booste les entreprises marocaines -…

Mode : une révolution éthique et durable

myriam-underwood-travaille-au-lancement-de-la-nouvelle-collection_revolution-textile2-241x300Que savons-nous des vêtements que nous portons ? Souvent, pas grand-chose. Une toute jeune marque toulousaine, vegan et écolo, entend révolutionner le secteur de la mode en affichant la traçabilité complète de chaque pièce de sa collection…

Après avoir travaillé dans la mode, Myriam Underwood décide de lancer sa propre marque : JUSTE, la révolution textile. « Dans les bureaux, nous étions complètement déconnectés de la fabrication des produits », explique-t-elle. « Du coup, la valeur numéro 1 que je voulais intégrer à ma marque était la traçabilité », poursuit l’entrepreneure, qui s’est vite aperçue qu’il s’agissait là, d’un « gros challenge ».

Source : Mode : une révolution éthique et durable

BIOSPHERE-INFO, le pacte écologique de Nicolas Hulot

(…) le pacte écologique de Nicolas Hulot

 

« Madame ou monsieur le futur président de la République, l’impératif écologique n’est pas une priorité, c’est la priorité…Nous sommes arrivés à un carrefour de crises : un péril écologique et social majeur guette l’humanité à échéance rapide et cette menace amplifie et accélère toutes les tendances à l’œuvre entre les hommes sur la planète. L’irréversible est à notre seuil… Il en est malheureusement des changements climatique comme des autres maux de la planète.

Sourced through Scoop.it from: biosphere.blog.lemonde.fr

See on Scoop.itPertinences sociétales

Agenda 22 : l’Ile de France s’engage en faveur du handicap

Agenda 22, c’est le nom de la politique engagée en faveur du handicap par la région Ile-de-France. 75 actions concrètes en faveur des 3 millions de Franciliens

Sourced through Scoop.it from: informations.handicap.fr

(…) Agenda 22, c’est quoi ? Il s’agit du nom donné aux « 22 règles standard sur l’égalité des chances des personnes handicapées » adoptées par l’ONU en 1993. Une référence à l’Agenda 21 relatif aux questions de développement durable. L’Agenda 22 est un cadre stratégique visant à l’accessibilité des personnes handicapées à tous les domaines de la vie. Plus que des discours, des réalisations concrètes !

See on Scoop.itPertinences sociétales

Treize degrés, la température idéale pour l’économie

Une étude sur 50 ans montre que la productivité économique mondiale est à son pic lorsque il fait 13 °C de moyenne. C’est la 1ère fois qu’une corrélation est trouvée avec le climat. La productivité économique globale est à son pic lorsque la température annuelle moyenne atteint treize degrés Celsius. Elle décroît ensuite fortement à mesure que le mercure monte, affirme une étude publiée mercredi dans la revue Nature…

Sourced through Scoop.it from: rselib.org

Les pays riches mais chauds comme les Etats-Unis devraient en revanche être pénalisés. Quant aux pays les plus chauds, qui sont aussi souvent déjà les plus pauvres, ils vont être «frappés très durement», souligne Thomas Sterner, du département d’économie de l’université de Göteborg (Suède), dans un commentaire publié dans Nature.

See on Scoop.itL’Effet Lepidoptera