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Le pouvoir du collectif

Extrait de l’un de mes articles publiés sur la plateforme de Cqfd Cadres78

Si l’entreprise veut conserver son leadership et/ou se développer, elle doit endosser pleinement son rôle de vecteur de la transformation (managériale, digitale, comportementale), notamment via la mise en place d’une culture de l’innovation et de la reconnaissance de l’intelligence collective. La transformation des entreprises est une aventure collective [Manpowergroup.fr], culturelle et sociétale. Le management évolue profondément, la génération Z imposant un renouveau du management.

En partage, je vous invite à parcourir 2 articles sur l’intelligence collective

Extraits

Parce qu’un être seul, même brillant, ne peut être plus intelligent qu’un groupe d’individus.

Plusieurs études, et notamment les recherches d’une équipe de Carnegie-Mellon et du MIT, ont démontré que le QI d’un groupe dépendait plus de la qualité des relations et des connexions entre ses membres que de la hauteur des QI individuels. Cela remet directement en cause un certain nombre d’idées reçues à la base des critères de sélection et de promotion des leaders au sein de nombreuses grandes organisations. Le pouvoir du collectif et sa capacité à résoudre des problèmes complexes ou des situations de crise dépendraient ainsi de la confiance et des liens créés entre chacun, de la fluidité et de la qualité de la communication, de la capacité de tous à apprendre de l’autre et à interagir entre pairs dans le respect et le dialogue.

(…)

Dès lors, savoir laisser chacun exprimer son talent, ses idées et donner le meilleur de lui-même pour la réussite du projet demande de déconstruire un certain nombre d’idées reçues sur ce qui « fait » un leader.

(…)

L’intelligence collective, c’est à dire l’addition des compétences de chaque collaborateur, et non pas une sorte de résurgence d’un bon sens collectif, est un levier d’efficacité opérationnelle sans pareil. L’intelligence collective, ce n’est pas un concept abstrait, c’est une mutualisation ordonnée, structurée et réfléchie. Comme toute construction, elle doit se faire avec une idée bien précise de finalité, et même de rentabilité.

Pour gagner en efficacité et en performance, rien de mieux que de parier sur le groupe. Cela implique, pour l’entreprise comme pour le salarié, de sortir de sa zone de confort et surtout, de faire primer les compétences et l’expérience sur le périmètre de poste. Un défi, certes, mais avec à la clé l’assurance de prendre l’avantage sur la concurrence.

 

… une remise en cause de son mode de fonctionnement et la volonté politique d’une conduite du changement. Comme souvent face à ces mutations, on retrouve trois types d’acteurs : ceux qui y sont hostiles, pour de bonnes ou mauvaises raisons, ceux qui en parlent, et ceux qui l’appliquent. Une chose est certaine, mettre en place ces nouvelles politiques, c’est prendre aujourd’hui un avantage qui sera décisif demain.

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Les « best practices » qui font monter la parité à « board »

Le taux de femmes dans les conseils d’administration des entreprises européennes a doublé entre 2011 et 2015… Pour s’établir aujourd’hui à 25% (rapport Ewob).

Selon l’article paru sur le blog de Financi’Elles, cette progression est attribuable à la mise en oeuvre de 12 leviers clés, plus efficaces encore quand ils sont conjugués. Selon LOG’ins Consultants, les mêmes constats sont observés, via son analyse des documents de référence.

On citera 7 (parmi 12) leviers clés essentiels …

1/ L’engagement clair et concret des dirigeants et dirigeantes, ainsi que les senior managers en faveur de la mixité

2/ La fixation d’objectifs chiffrés de féminisation et diversification des profils pour les nominations

3/ Le suivi régulier des indicateurs de mixité dans l’organisation

5/ La professionnalisation du job d’administrateur  /administratrice

7/ La sensibilisation aux stéréotypes de genre et la formation au contournement des biais cognitifs qu’ils induisent

8/ La promotion de solutions flexibles d’organisation du travail, pour les femmes comme pour les hommes

9/ La prise en compte des responsabilités familiales et personnelles dans l’appréhension des situations de chaque collaborateur/collaboratrice

 

Les 20 dirigeant.es d’entreprises européennes interrogées pour cette étude EWoB témoignent d’une seule voix de l’importance de politiques d’égalité sincères et déterminées pour faire progresser rapidement et efficacement la mixité : non aux « femmes alibis » dit Peter Brabeck-Lethmathe, Président de Nestlé, qui plaide pour la présence en nombre de femmes dans les CA afin de permettre à chacune d’exprimer sa propre voix au lieu d’avoir à représenter son sexe (autrement dit, pour leur épargner le« syndrome de la schtroumpfette »)…

 

Source : Financi’Elles

Twitter : #docderef

la Notation sociétale, …une référence pour entretenir le dialogue social ?

Une agence de notation est une organisation privée, spécialisée dans l’analyse des comptes d’une société, d’un État ou d’une opération financière. Elle publie des notes sur leur capacité à respecter les engagements annoncés. Par ex. pour les États européens, le Conseil emploi et affaires sociales du 3 décembre 2001 recommande les indicateurs de Laeken.

La notation financière est née au début du XXème siècle à l’apparition des financements de marché. Les agences de notation sociétale (ou extra financières) sont récentes (années 80) et se sont rapidement imposées comme système d’évaluation incontournable pour apprécier les  engagements environnementaux, sociaux et de gouvernance des entreprises.

EIRIS (Royaumi-Uni) et  Ethibel (Belgique) sont les précurseurs.  Abordant « l’éthique sociétale et sociale » sous l’angle militant, elles ont été « concurrencées », dès les années 90, par des structures promouvant une logique de marché en aidant « les investisseurs à choisir les entreprises les plus responsables au regard des aspects environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG) » (1) [analyse ISR, « Investissement Socialement Responsable », pour les « fonds éthiques »].

(1) Lecture conseillée :

  •  Liste des agences de notation sociétale, par Financite
  • Glossaire ISR (eg. Ecofi)
  • Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unies (UNPRI) et les commentaires de l’Institut RSE Management.

Quelques indices : Dow Jones Sustainability [DJSI ](indices Dow Jones et SAM), STOXX Global ESG Leaders, FTSE4Good (FTSE et EIRIS), ASPI, Gaia Index …

Les investisseurs qui s’engagent dans l’ISR (Investissement Socialement Responsable) ont besoin d’informations financières mais également d’informations extra financières.

Conséquences de la crise, entre autres, des fusions/acquisitions ont lieu et génèrent une concentration du marché, ainsi que l’émergence de nouveaux acteurs.

On notera la spécialisation des petites structures, la diversification de la clientèle, la pluralité des approches et des méthodologies, la professionnalisation des acteurs, « des approches sur-mesure et plurielles » ….

On citera … Robeco, Business in the Community (BITC), Ethibel, EPCI, Vigéo, Novethic (labels aux fonds ISR), EthiFinance , Amundi …

  • Exemple de notation : L’Oréal désigné par Vigéo « l’entreprise française leader en responsabilité sociale ».

Lecture conseillée :

Quelles contraintes réglementaires ?

Le reporting sociétal, accessible à la société civile, consiste en la « diffusion d‘informations sociales et environnementales produites par les entreprises à destination de leurs parties prenantes simultanément ou indépendamment de la communauté financière« .

La publication est volontaire, mais reste soumise à la réglementation locale. La taille des entreprises et leur affectation sur le marché boursier sont des critères d’exigence. Quelques exemples : en France avec la loi NRE (2) (3) ; en Australie avec le National Greenhouse and Energy Reporting Act, en Suède avec la loi de 1998, aux USA avec la loi Sarbanes Oxley de 2002 …

(2) Art 116 & Décret n° 2002-221 du 20 février 2002 ; décret n°2012-557 (liste des indicateurs dans le rapport annuel).

(3) Loi NRE – Article L225-102-1 de 2010 sur le reporting social et environnemental des sociétés cotées françaises.

Quelles sont les références ou normes reconnues ? 

Le Global Reporting Initiative (GRI) est une référence et est sujette à révision prochaine [version G4 en mai 2013].

L’ISO 26000, non certifiable en l’état, retient néanmoins l’attention. Le Parlement Européen, d’ailleurs, réaffirme son engagement RSE/RSO.

Certains organismes ont mis en place leurs propres critères sur la base des lignes directrices de la norme ISO 26000.

Par exemple, LOG’ins Consultants propose sa gamme de cotation « ConvergenceRSO » et ses indicateurs associés. Ils rendent compte de l’orientation stratégique et des engagements RSE par référence avec les lignes directrices de l’ISO 26000. Les tendances observées sont issues de l’analyse des rapports publics (Développement durable, RSE, Ethique, Document de Référence, Rapport d’activités …).

Illustration : les rapports RSE.RSE_sim26k_panel 2011_

Les enjeux du développement durable et d’une gouvernance responsable (RSE / RSO : Responsabilité Sociétale [Sociale] des Entreprises / des Organisations) ont conduit les entreprises, structures, organismes à un engagement sociétal « responsable » et reconnu.  De nombreux acteurs, non contraints, et des organismes indépendants ont créé leur propre système de notation, adossé à un « référentiel » sur mesure … avec pour effet d’inciter les entreprises à s’améliorer.

On citera les réseaux d’influence (professionnels, secteurs d’activités, groupes métiers, femmes …) ainsi que l’impulsion et l’influence des parties prenantes (ONG, fédérations, associations, syndicats, groupes de pression, …) …

Quelques exemples : le système de cotation de la réputation éthique (EthicalQuote …), les facteurs de risques « non traditionnels » (EPCI),  …

Analyse ou notation ?

Les informations portent sur des indicateurs. Selon la destination de ces données, les agences activent la démarche de rating, l’état d’avancement d’une démarche de responsabilité via le reporting. Par ailleurs, les entreprises peuvent  s’engager sur une démarche normative ou de labellisation.

Des parties prenantes s’interrogent sur l’indépendance des agences et la méthodologie adoptée, eu égard au constat de failles (ie. article AGEFI => bilan.ch) et sur la transparence du processus, les procédures de déontologie et le processus de notation. Il est également demandé d’équilibrer les nombres d’indicateurs quantitatifs et qualificatifs.

Analyse ou notation ? Actuellement, il n’y a pas consensus. L’ORSE défend l‘analyse sociétale.

Reconnaissance des actions RSE. 

Outre les certifications identifiant les engagements des entreprises (Qualité, Environnement, Sécurité, Social …), d’autres références marquées « labels », « prix », adhésion à un programme (régional, national, international) concourent à la reconnaissance des initiatives RSE/RSO, entre autres.

On mentionnera

les labels : Écolabel canadien; Écolabel européen; Environmentalchoice; Espaces verts écologiques; Gestes verts; La clef verte;  label best place to work; label blue angel; label bronze accessiweb; label CGEM; label de commerce équitable; label de gestion forestière; label de l’ eurofeuille européenne; label de l’oph habitat & environnement; label de responsabilité sociale de la relation client; label Développement durable; label Diversité; label e-accessibility; label entreprise socialement responsable; label entreprise solidaire; label Fairtrade-max havelaar; label Finansol; label FSC [Forest Stewardship Council]; label Handimanager; label HR excellence in research; label imprim vert; label isr novethic; label lucie; label Mercure de l’apprentissage; label PEFC; label produits du terroir; label RSE Companieros; label rse du spectacle et de l’événement; label vision rse 26000; Origin green

les prix & Grands Prix (de l’assemblée générale; de l’action Entreprise et Diversités; de l’innovation RSE; de la meilleure campagne RSE ; de l’innovation rh; de la Consommation Responsable; de la RSE; Grand prix wallon de l’entrepreneuriat rse…); …les trophées (de l’innovation ; du tourisme responsable ;  régional ;  RSE ;  rse Aquitaine ;  RSE PACA ;  RSE parc d’activités ; …);  …les récompenses (Business traveller award; Coup de coeur Skema; Graines de rse; Prix coup de cœur du jury e-learning excellence awards…).

… l’adhésion à des programmes « Engineering education scheme for wales« ; « Global canopy programme« ; « New opportunities » ; et autres tels que le « programme accor d’insertion des aborigènes« ; « alimentation & équilibre« ;  « bridging for life« ; « climat« ;  « ...d’enrichissement culturel« ;  « distinguished member of technical staff« ; « diversité« ; « earth guest« ; « flying blue« ;  « Equal Community Initiative« ; « for the endorsement of forest certification schemes« ; « hart voor handicap« ; « hospitality & resort management« ;  « innovation qualité« ; « junior achievement« ; « women in cala » …

Et les jurys
> les institutions … Acfci, Ademe, Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Argentine, Novethic, Vigéo …

> les entreprises … Bell Labs, Companieros, Ecopass, Ecovadis, Europcar, Eurazeo, Ernst & Young, France Congrès, Novotel, PWC, Sam Robeco, SGSS…

> les universités … FCBA, Haberdashers School For Girls Monmouth, HEC, Hong kong Polytechnic University, Université d’Amsterdam, Université de Carnfield, Université de Delft…

> les associations, fondations, instituts : ADERSE, Cercle Humania, CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc),  Collectif de l’Éthique, Fair Trade Labelling Organizations International, Fondation pour l’Éducation à l’Environnement, FNEGE, Global Forest & Trade Network, Groupe Ecocert, International Business Council, IFAC, Institut Afrique Rse, Institut National Pour le Développement Durable et la Responsabilité (INDR), Union Des Entreprises Luxembourgeoises, PEARLE, WWF,…

> les organismes normatifs / de certification : Certivéa, Bureau Veritas Certification, Afaq-Afnor, International Standards On Related Services, ISAE…

Enfin, le Prix Pinocchio, organisé chaque année depuis 2008, par l’association écologiste Les Amis de la Terre. Cet « anti-prix » (anti-récompense) dénonce publiquement le décalage entre les « beaux discours » et la réalité des actes des entreprises.

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Newsletter 18 de LOG’ins Consultants

 

Publié le 26/03/2013 – Modifié le 12/02/2016

Nations Unies (CDS) : organisation de dialogue entre parties prenantes.

Nations Unies (Commission du développement social) : États, experts et ONG débattent sur l’intégration d’objectifs sociaux dans le développement durable.

Le 8 février, plusieurs experts sont intervenus au cours du débat organisé par la CDS autour des travaux sur la « dimension sociale du programme de développement mondial pour l’après 2015 ».

La commission du développement social salue la  » création récente d’un fonds d’appui pour les personnes handicapées « , les stratégies de développement social basées sur les  » composantes droits de l’homme  » tout en insistant sur les priorités de  » durabilité du document final de la conférence Rio+20 « .

Il a été rappelé que lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable  » Rio+20  » (juin 2012 à Rio de Janeiro, au Brésil), les dirigeants mondiaux ont demandé que soit renforcé le pilier social du développement durable, en même temps que le seront les deux autres piliers –économique et environnemental- de ce concept.

L’UNRISD (1) a reconnu que  » le pilier social du développement durable a souvent été négligé  » et a suggéré de ne plus percevoir les aspects sociaux du développement comme étant des « problèmes » qui concernent uniquement les « groupes marginalisés« , mais plutôt de reconnaître le pouvoir de transformation des institutions sociales.

Divers actions et prises de positions ont été appréciées :

  • l’examen de l’économie verte à la lumière des aspects sociaux et de  » l’inclusivité « , sachant que, dans le passé, les risques climatiques, par exemple, ne faisaient pas partie des risques sociaux.
  • l’importance de la participation et de l’engagement de tous en vue mettre en œuvre et d’atteindre les objectifs de développement durable.
  • les progrès qui ont été accomplis notamment dans l’accès à l’éducation et à l’eau potable, ainsi que les actions visant à réduire le taux de pauvreté (dixit Ghana)

Toutefois, de nombreuses questions méritent une attention particulière et des réponses concrètes dans l’Agenda post-2015.

  • la promotion de politiques visant la création d’emplois décents et facilitant l’accès à l’emploi, tout en considérant que la création d’emplois incombe non seulement au secteur privé, mais aussi aux institutions financières internationales (dixit OIT).
  • la mise en place de politiques d’emploi  » vertes « , qui veillent à la protection des richesses naturelles et garantissent la sauvegarde de l’environnement.
  • le déploiement de dispositifs précis qui permettraient de mieux cibler les groupes de personnes les plus vulnérables.
  • une veille pour que le volet relatif aux droits de l’homme soit dûment intégré dans les politiques de l’emploi.
  • l’insertion d’un socle de protection sociale, comme condition pour assurer la participation de tous au développement des sociétés (dixit Togo : « certains groupes vulnérables, notamment les personnes handicapées et les personnes âgées, sont souvent exclues des systèmes de protection »).
  • la nécessité, pour chaque société, de trouver et établir des conditions qui encouragent la prise de décisions et l’entrepreneuriat, tout en favorisant la mobilité sociale.

De telles mesures invitent à ce que :

  • la cohérence des politiques de développement soit abordée sous le prisme de l’emploi ;
  • la question de l’inégalité, qui est souvent cachée par les rapports et statistiques, soit véritablement abordée ;
  • toute approche du développement social préconisée pour le développement et la croissance économique ne marginalise pas les questions sociales.

La prochaine session aura lieu le 11 février.

 

(1) UNRISD : United Nations Research Institute for Social Development (Institut de recherche des Nations unies pour le développement social). Lire également sur Wikipédia.

 

Source : CR du 8 février 2013 de la Commission du développement social – Cinquantième et unième session.

 

 

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