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Moralscore, un service qui permet aux consommateurs de faire des choix

Quelles entreprises pratiquent l’obsolescence programmée ? Lesquelles utilisent des matériaux polluants ou agissent pour l’environnement ?

Rafi Haladjian, co-fondateur de Moralscore tente de répondre à ces questions pour permettre aux consommateurs de favoriser les entreprises qui respectent le mieux leurs valeurs morales.

Pouvez-vous nous présenter Moralscore en quelques mots ?

C’est un service qui permet aux consommateurs de faire des choix qui correspondent le plus à leurs valeurs morales. Chaque utilisateur peut indiquer quelles sont ses propres critères et on créé un classement secteur par secteur des entreprises qui lui correspondent le plus. Aujourd’hui, nous couvrons 17 secteurs et nous en rajoutons un à peu près tous les 10 jours. On a fait les supermarchés, les banques, les fabricants de jouets, les taxis et VTC, les smartphones, baskets, marchands de lunettes… L’idée est de couvrir au fur et à mesure tous les types de consommation.

Nous faisons un travail de compilation de toutes les informations qui sont disponibles sur une entreprise.

 

Lire l’intégralité de l’article sur Infodurable

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-YS

Performance globale RSE : en moyenne, les entreprises sont « engagées »

Les entreprises européennes parmi les leaders de la responsabilité sociale au niveau mondial

·         Une plus grande attention est portée aux questions de la diversité et de la discrimination

·         Les PME/ETI sont toujours aussi engagées

·         Les entreprises européennes restent largement en avance dans le classement mondial

 

Paris, le 30 octobre 2019 – EcoVadis, plateforme mondiale d’évaluation et d’amélioration des pratiques éthiques et performances sociales et environnementales des entreprises, publie la troisième édition de son Indice. Basé sur l’observation fine des performances RSE de plus de 30.000 entreprises dans le monde, l’indice EcoVadis révèle un fort dynamisme des PME sur la période 2016-2018 et témoigne d’une plus grande maîtrise des entreprises européennes dans la gestion des enjeux RSE par rapport aux entreprises issues du reste du monde.

Cette année, le rapport comprend une nouvelle section consacrée à la diversité, à la discrimination et au harcèlement, compte tenu de l’attention accrue portée aux questions relatives aux droits de l’homme dans les entreprises.

source : ecovadis

permalien : https://wp.me/p2OxiV-Wy

 

 

L’éthique, un atout pour la compétitivité des enseignes ?

L’éthique, un atout pour la compétitivité des enseignes ?
lesechos.fr 18 novembre 2019 | mis à jour le 15 juillet 2019

Environnement, démarche sociale… Les engagements en faveur d’une production et d’une distribution plus conforme aux enjeux environnementaux et sociétaux font plus que jamais la différence. Respect de l’environnement, démarche sociale responsable, traçabilité des produits, made in France… Les engagements en faveur d’une production et d’une distribution plus transparente et conforme aux enjeux environnementaux et sociétaux font plus que jamais la différence dans la course aux parts de marché.

Des efforts dans les réseaux de franchise
Dans l’univers de la franchise, aussi, on s’organise pour répondre au plus près à ces nouvelles exigences de consommation. Plusieurs réseaux jouent déjà la carte du made in France, un argument de vente fort, notamment à l’exportation, mais pas que. Dans la distribution alimentaire, le bio gagne de plus en plus de mètres de linéaires et des concepts entièrement dédiés, comme Carrefour Bio ou Day by Day, une enseigne 100 % vrac, essaiment aux quatre coins de l’Hexagone. Et plusieurs franchises mettent en avant leur capacité à créer de l’emploi en local – contrairement à l’industrie, impossible de délocaliser un magasin ou un restaurant !

source : solutions.lesechos.fr

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DDR19 : l’utilisation durable des ressources en pointillé ! La gestion des risques en hausse !

Pour la 5ème année consécutive,  LOG’ins Consultants  a exploré les documents de référence (DDR), déposés par les entreprises auprès de l’AMF (1). Depuis le décret du 9 août 2017, une Déclaration (DPEFDéclaration de Performance Extra-Financière) est désormais insérée dans le rapport de gestion et publiée sur le site internet de la société concernée.

Cette déclaration intègre donc les chapitres Responsabilité de l’entreprise, reporting RSE, Responsabilité sociétale de l’entreprise, RSE et déclarations de performance extra-financière, Responsabilité environnementale d’entreprise, Responsabilité sociale d’entreprise, Informations sociale et environnementale, Rapport de développement durable, Responsabilité environnementale, sociale et sociétale, Performance extra-financière … ainsi nommés par les rédacteurs des documents de référence.

Sur la base de notre référentiel construit à partir des expressions clés dites « essentielles » de la norme de comportement ISO 26000, nous avons exploré l’ensemble des documents (262) des entreprises introduites et cotées sur la place boursière Euronext.

Le benchmark des contenus avec notre référentiel permet de qualifier les expressions clés et de générer un scorage « RSE/RSO ».

Les premiers constats du scorage

  • TOP10 des entreprises cotées : ACCOR ; COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN ; ELECTRICITE DE France ; ESSILOR INTERNATIONAL ; KERING ; RENAULT ; SANOFI ; SCHNEIDER ELECTRIC SE ; SUEZ ; TOTAL S.A. ; VEOLIA ENVIRONNEMENT ; WORLDLINE
  • Progression remarquée de COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN ; ESSILOR INTERNATIONAL ; KERING et WORLDLINE
  • Les entreprises en « danger » : AIR FRANCE-KLM ; ALSTOM

Les données volumétriques

  • Une meilleure accessibilité des données RSE
  • Une sensible croissance du nombre de pages dédiées aux données environnementales, sociales et sociétales
  • Une augmentation (+5%) du nombre de pages des documents de références (parution sur 5 années consécutives)
  • Après un tassement sur 3 années consécutives, la densité lexicale progresse de 2,5%
  • Les scores des établissements bancaires sont confinés dans un « mouchoir de poche » et progressent linéairement.
  • Parmi les Foncières, on notera que KLEPIERRE maintient un score favorable et que COVIVIO, précédemment Foncière des Régions, fait une entrée remarquée.
  • Au plan général, on note que la médiane du scorage est en hausse de 0,6% l’an.

 

@geralt

 

Les constats sur les contenus

L’univers lexical « RSE » imprègne progressivement celui des écrits réglementés Euronext  (celui de la finance).

Parmi les thèmes RSE minded, on notera une forte occurrence de la mention « amélioration continue » (processus, méthodes, démarche) impactant l’amélioration des performances et l’amélioration des pratiques ; « sécurité au travail » ; « dialogue social » ; « protection des données » ; « consommation d’énergie » (volumétrie, réduction, suivi…). La mention « conditions de travail » progresse de 40% !

On regrettera que la « politique des droits de l’homme », les « communautés locales » fassent peu ou prou de commentaires voire d’engagement. De même, peu de rapports évoquent les « conditions de travail décentes » (6%), le « travail décent » (23%), l’« accès à des emplois décents » ou « les salaires décents », pourtant évoqués dans les 17 objectifs de développement durable (ODD8).

La citation du « devoir de vigilance » est en hausse, ainsi que les actions et « contribution au développement local » (mais peu cité, 5%)

@novethic

Nous faisons le constat de nombreuses références aux Objectifs de développement durable. Les « ODD » sont largement cités, notamment les ODD 8 (Travail décent et croissance économique), ODD 12 (Consommation et productions responsables), ODD 13 (Lutter contre les changements climatiques) et ODD 15 (Vie terrestre).

 

Les constats exploratoires

Nota : nous avons construits plusieurs panels de DDR, compilant les informations RSE d’entreprises identiques. Ce qui a permis les comparatifs entre exercice fiscal de déclaration et/ou en année glissante.

 

Nouveaux risques

Le décret no 2017-1265 du 9 août 2017 précise que « la déclaration contient, lorsqu’elles sont pertinentes au regard des principaux risques ou des politiques menées par la société, des informations sociales, environnementales, sociétales et, le cas échéant, des informations sur les questions de respect des droits de l’homme et de lutte contre la corruption. (…) Une description des principaux risques liés à l’activité de la société ou de l’ensemble de sociétés y compris, lorsque cela s’avère pertinent et proportionné, les risques créés par ses relations d’affaires, ses produits ou ses services;»   Aussi, 100% des DDR évoquent les risques en y associant identification, cartographie, évaluation, vigilance, émergence, , survenance, suivi, contrôle, atténuation, élimination, prévention…

[ELIOR] Elior Group a créé en 2018 un comité de pilotage pluridisciplinaire (achats, audit, RSE, qualité, etc.) afin d’établir une première cartographie des risques pour ses principales familles d’achats (alimentaires et non alimentaires) en France.

En général, les principaux risques sont identifiés et font l’objet d’opérations explicitement décrites ou non. Il est intéressant de porter attention aux mentions évoquant les « nouveaux risques » ou « risques nouveaux ».  34% des rédacteurs y portent attention.

On notera que la gestion des risques (management, mesures, dispositions, dispositifs…) accaparent l’attention d’un plus grand nombre de rédacteurs. On y associera, en termes de signaux faibles, les mesures en matière de cybersécurité, les conditions de vulnérabilité aux cyberattaques, les risques cyber, les métiers de la cybersécurité.

Et de citer…

[EDF] L’actualisation 2018 de la cartographie des risques ne souligne pas de nouveaux risques environnementaux.

[WORLDLINE] Gestion des risques de fraude : L’économie numérique a créé de nouveaux risques de fraude et de nouveaux défis contre lesquels les sociétés doivent lutter.

 

Le modèle de Porter (e-marketing.fr)

Chaîne de valeur

La chaîne de valeur est l’ensemble des étapes déterminant la capacité d’un domaine d’activité stratégique (DAS), d’une entreprise ou d’une organisation à obtenir un avantage concurrentiel.

Au sens de l’ISO 26000, la chaîne de valeur est la séquence complète d’activités ou d’acteurs qui fournissent ou reçoivent de la valeur sous forme de produits ou de services. Les acteurs qui fournissent de la valeur sont les fournisseurs, les travailleurs externalisés, les sous-traitants et autres.  Les acteurs qui reçoivent de la valeur comprennent les clients, les consommateurs, les membres, et tout autre utilisateur.

Dans certains cas, le terme «chaîne d’approvisionnement» [séquence d’activités ou d’acteurs qui fournit des produits ou des services à l’organisation] est pris au sens de «chaîne de valeur». Les impacts des décisions ou activités d’une organisation peuvent être considérablement affectés par les relations que celle-ci entretient avec d’autres organisations. Comme d’autres parties de la chaîne de valeur, ou encore de toute autre partie essentielle de sa sphère d’influence.

L’exploration des contenus des DDR constate l’évolution notable (+18%) des références à la chaîne de valeur,  mettant en évidence ses activités clés et l’impact des décisions managériales.

Et de citer…

[VINCI] > (…) l’essentiel de la chaîne de valeur étant concentré sur les chantiers et les sites d’exploitation. (…) s’assurer d’une meilleure connaissance de son impact carbone sur l’ensemble de la chaîne de valeur, afin de pouvoir contribuer aux objectifs de l’Accord de Paris signé en 2015.

[GECINA] > garantir la performance de Gecina, aux niveaux : (…) innovation durable car les innovations de procédé ou de technologie peuvent catalyser les progrès durables à toutes les étapes de la chaîne de valeur.

[SANOFI] > Sanofi a également défini une stratégie digitale ciblée et compétitive (voir 2.2. présentation de l’activité de Sanofi -2.2.1. Strategie). Ses sept initiatives prioritaires en matière digitale utilisent le numérique pour créer de la valeur de deux façons : aider Sanofi à mieux gérer son activité, de façon plus rapide et moins coûteuse puisque Sanofi utilise le numérique sur toute la chaîne de valeur pour augmenter sa productivité

[SCHNEIDER] > Nos solutions et services numériques avancés permettent à tous les acteurs de la chaîne de valeur de l’électricité, des producteurs aux prosommateurs (3), en passant par les consommateurs, d’opérer efficacement dans un environnement décentralisé.

[SARTORIUS] > (Le mot du Président) nous estimons que l’adoption des systèmes à usage unique se poursuivra pour couvrir un nombre croissant d’étapes dans la chaîne de valeur de nos clients,

[CHARGEURS] > En 2018, nous sommes remontés toujours plus avant dans la chaîne de valeur de nos métiers.

[EXEL INDUSTRIES] > Le groupe EXEL INDUSTRIES s’attache en externe au respect de la chaîne de valeur des fournisseurs et sous-traitants.

[ELIOR GROUP] > … et à respecter sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, les principes relatifs au respect des droits de l’homme, (… ) Dans le cadre de la loi française sur le devoir de vigilance, obligeant les entreprises à recenser les risques sociaux et environnementaux encourus sur l’ensemble de leur chaîne de valeur (fournisseurs et sous-traitants y compris), Elior Group a créé en 2018 un comité de pilotage pluridisciplinaire (achats, audit, RSE, qualité, etc.)… (…) Une sélection rigoureuse des fournisseurs et des produits. Le Groupe travaille avec l’ensemble des acteurs de sa chaîne de valeur, (…) et renforcer la notion de vigilance sur la chaîne de valeur et la sphère d’influence.

 

Responsabilité sociétale

Au plan sociétal, la grande majorité des rapports citent les « personnes handicapées » ou « personnes en situation de handicap », « personnes à mobilité réduite ». En revanche, la situation des « personnes âgées » ou « personnes en difficulté » ou « personnes fragiles » (10%) est peu évoquée (mais en légère progression).

Les « violences conjugales » sont citées par 3% des rapports.

Les mesures d’accompagnement dédiées aux femmes sont en progression, mais restent peu mentionnées (8%).

On regrettera le peu de communication sur les « groupes de consommateurs », la « vie privée des consommateurs » et sur l’« identification des parties prenantes » … On fera remarquer la baisse de mention à la « sécurité des consommateurs » (-46%), un paradoxe par rapport au contexte socioéconomique et aux différents risques.

  • ISO 26000 « La protection de la santé et de la sécurité des consommateurs implique la fourniture de produits et services sûrs et ne présentant aucun risque inacceptable de dommage lorsqu’ils sont utilisés ou consommés dans le cadre de l’utilisation prévue ou d’un mauvais usage prévisible. »

 

desert (@naturfreund_pics)

 

Climat et conditions climatiques

La lutte contre le changement climatique et/ou la lutte contre le réchauffement climatique restent des préoccupations en hausse par rapport aux années précédentes, signe d’une attention plus marquée, et, pour certains, d’un engagement, notamment  en ce qui concernent les risques du (ou liés au) changement climatique (27% des DDR) et la nécessaire adaptation au changement climatique. Toutefois, les rapports du GIEC (2), les réfugiés climatiques inquiètent moins de 5% des rédacteurs des DDR.

Roger Salucci ‘Quelques arbres au milieu de l’eau’

Certaines entreprises évoquent leurs inquiétudes quant aux aléas climatiques et aux conditions climatiques (tempête, fortes chaleurs, taux d’humidité, pluies diluviennes ou torrentielles, période caniculaire, pics de chaleur, températures extrêmes) et  au  changement climatique (atténuation, impact). Ces considérations restent à la marge (entre 17% et 5%) mais leur citation progresse d’année en année, notamment en termes de gestion des risques.

La COP21 ou l’accord de Paris sur le climat semble être un passé lointain ! Toutefois, la Conférence des Parties et la maîtrise de l’augmentation des gaz à effet de serre est cité dans env. 50% des DDR. On citera l’objectif « trajectoire 2 °C » pour 14% des DDR, en forte progression l’an, et la maîtrise des émissions (75) directes/indirectes, CO2, COV, ges fluorés, particules…

 

Environnement

La gestion écologique et la gestion environnementale font l’objet de mesures, mais nous restons circonspects sur la « baisse » des moyens consacrés à la prévention des risques environnementaux (29%, soit -50% par rapport aux années précédentes).

La transition écologique et la transition énergétique sont de plus en plus citées. A contrario l’ « utilisation durable des ressources » est moins citée que les années précédentes, voire en grande baisse (-50%).

En termes d’impacts, on regrettera que les entreprises accordent peu de communication sur les impacts sur la biodiversité (18%), sur l’analyse des impacts (15%). L’analyse ou la prise en compte des impacts environnementaux varie selon les entreprises, et la régularité de la communication d’année en année pour une même entreprise n’est pas assurée.

 

Au Paraguay, les champs de soja grignotent la forêt. Jim Wickens (Ecostorm, 2017)

 

Éthique

Plus de 95% des DDR citent le code de déontologie  et/ou la démarche éthique, en y associant la charte éthique, le code d’éthique, le code de bonne conduite ou le code de conduite éthique, la culture éthique. Une progression du nombre de rapport d’environ 6% l’an est observée.

Prévention des risques de corruption, lutte contre la corruption, fraudes font l’objet d’attention particulière et continue.

 

Consommation de ressources

La consommation d’énergie, d’électricité, de matières premières, en eau sont des thèmes hautement stratégiques et fortement cités.  La réduction de cette consommation fait l’objet de plan d’amélioration ou d’aménagement. 92% des DDR l’évoquent, en légère baisse par rapport à l’exercice précédent.

 

Ressources humaines

L’identification des compétences, le plan de développement des compétences, le développement personnel et professionnel, la mobilité interne et la mobilité professionnelle sont parties intégrantes des besoins en compétences et de la gestion des compétences et des carrières. Les compétences clés sont identifiées ou semblent l’être ! On citera les  compétences comportementales, humaines, individuelles, relationnelles, spécifiques, techniques, … voire utiles. 85% des DDR mentionnent le taux d’heures de formation

On citera, à la marge, des questionnements sur l’obsolescence des compétences, les compétences clés par métier, et des initiatives intéressantes sur les besoins en compétences des métiers et/ou le développement des compétences comportementales.

Le taux d’emploi des seniors est fort peu mentionné. En revanche, 27% des DDR citent le taux de féminisation. En hausse, ce qui est positif, mais reste « timide ».

Le télétravail est cité par 52% des DDR… en hausse !

L’impact social n’est cité que par 28% des DDR !

 

office (@Alterfines)

 


Documentation

Seuils fixés par décret en Conseil d’État pour les sociétés suivantes (article L. 225-102-1 I du code de commerce) – CNCC

Décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 pris pour l’application de l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises (cf. legifrance)

Ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 relative à la publication d’informations non financières par certaines grandes entreprises et certains groupes d’entreprises  (cf. legifrance)

RAPPORT SUR LA RESPONSABILITÉ SOCIALE, SOCIÉTALE ET ENVIRONNEMENTALE DES SOCIÉTÉS COTÉES (amf-france.org – nov. 2019)

Mise en œuvre de l’obligation de reporting RSE : publication du 1er bilan => Medef

Déclaration de performance extra-financière / Obligations des entités, des commissaires aux comptes, des OTI

La directive européenne sur la publication extrafinancière est transposée en droit français. (sensemaking.fr)

LOI n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre (legifrance)

Nouvelle loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre – Rédigé par DG Trésor • Publié le 09 mai 2017

Comprendre le GIEC (gouv.fr, août 2019)

Le 5ᵉ rapport d’évaluation du GIEC (AR5) (gouv.fr) et IPCC

Les Travaux du GIEC  (gouv.fr)

Réchauffement climatique de 1,5°C – Rapport du GIEC (mai 2019) : IPCC, 2018: Summary for Policymakers. In: Global Warming of 1,5 °C. An IPCC Special Report on the impacts of global warming of 1,5 °C above pre-industrial levels and related global greenhouse gas emission pathways, in the context of strengthening the global response to the threat of climate change, sustainable development, and efforts to eradicate poverty [Masson-Delmotte, V., P. Zhai, H.-O. Pörtner, D. Roberts, Skea, P.R. Shukla, A. Pirani, W. Moufouma-Okia, C. Péan, R. Pidcock, S. Connors, J.B.R. Matthews, Y. Chen, X. Zhou, M.I. Gomis, E. Lonnoy, T. Maycock, M. Tignor, and T. Waterfield (eds.)]. World Meteorological Organization, Geneva, Switzerland, 32 pp. Ce rapport répond à l’invitation faite au GIEC de « présenter en 2018 un rapport spécial sur les effets d’un réchauffement climatique de 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels et les profils d’émission de gaz à effet de serre associés ». Ce rapport figure dans la décision de la 21e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques d’adopter l’Accord de Paris.

GRI : Lignes directrices pour le reporting développement durable (oct. 2014) (gouv.fr  / iso.org)

Utilisation des Lignes Directrices G4 de GRI pour Communiquer les Progrès sur les Principes du Pacte Mondial des Nations Unies (avr. 2015, GRI)

Pour Pascal Demurger, patron de la Maif, l’entreprise bienveillante est possible. Concilier objectifs sociaux et performance, c’est possible. Selon Pascal Demurger, la loi Pacte permet à l’entreprise de s’engager dans cette voie, sans possibilité de retour en arrière. Et c’est positif (capital.fr, nov. 2019)

Entreprise & Personnel préconise de « repenser radicalement le cadre du dialogue social » (wk-rh.fr, nov. 2019)


Lire également

SocGen,  une communication leader sectorielle à étayer (ConvergenceRso, août 2019)

Les grandes entreprises consomment de plus en plus d’eau… (Novethic, juillet 2019)

DDR18 (exercice fiscal 2017) et scores RSE : les sociétés cotées attentives à leurs obligations légales  (ConvergenceRso, oct. 2018 )

RSE en open source : les entreprises se mettent à nu (Novethic, mai 2019)

Appro :  les entreprises françaises frileuses sur leur « devoir de vigilance » ? (Rfi, avril 2019)

Grand Débat : et si l’État s’intéressait aux « aidants familiaux » ? (ConvergenceRso, mars 2019)

Grand Débat : « accès » et « accessibilité », de fortes attentes sociétales (ConvergenceRso, mars 2019)

DDR17… MANUTAN prône un dialogue régulier avec les partenaires sociaux (ConvergenceRso, février 2018)

DDR17 : la ligne éditoriale des messages des dirigeants. Ut dicunt ? (ConvergenceRSO, mars 2018)

Communication sociétale… quels sont les 16 meilleurs Documents de référence ? (ConvergenceRso, juin 2016)

Document de référence 2018 – Gouvernance d’ELIOR et administrateurs indépendants (ConvergenceRso, juin 2018)


Contacts Presse/Rédacteurs : Jean-Gabriel Giraud – jgiraud@loginsconsultants.fr

Twitter  #DocDeRef


Notre méthode d’analyse 

Content analytics, le SI sémantique au service de la eRéputation RSE/RSO

Sur les documents de référence, LOG’ins Consultants applique sa méthode d’analyse via sa gamme de services ConvergenceRSO, qui comprend :

  • un positionnement relatif (par comparaison avec un panel) > Quartile d’un panel de contenus similaires (standard ou personnalisé).
  • un positionnement détaillé, relevant d’expressions terminologiques (ET) et d’expressions voisines (EV) de l’univers de référence normatif.

Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000

Pour illustrer les résultats, nous vous invitons à lire notre livre blanc  Téléchargez le Livre Blanc (jan15) et à parcourir les pages de notre blog ConvergenceRSO et sa rubrique Cotation


(1) Autorité des marchés financiers

(2) Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

(3) Le terme de « prosommateur » a été créé comme mot-valise, réunissant les mots « producteur », ou « professionnel », et « consommateur ». Inventé, dès 1980, par le sociologue américain Alvin Toffler, ce terme se trouve de plus en plus utilisé dans des publications scientifiques. (wikipedia)


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Chercher le sens au sens ne manque pas de sens

L’agence de communication Wellcom a créé l’Observatoire du Sens afin de comprendre le… sens de cette quête absolue des marques.

La quête de sens a t-elle réellement du sens? Cette question pourra ressembler à un mauvais jeu de mots mais elle ne manque pourtant pas de… sens. « Depuis plusieurs années, le sens est entré au coeur de nos sociétés », assure Thierry Wellhoff, le président du cabinet de conseil en communication Wellcom « Ce lot est dans la bouche de tous les communicants et des spécialistes du marketing. Mais chacun voit le sens à sa porte. Nous avons donc cherché à comprendre ce que signifiait réellement ce terme ».

Étymologie

Le sens est, par son étymologie, associé au jugement et à la capacité de discernement : “avoir du bon sens”. Il s’oppose en cela à la folie qui est justement sa perte (“perdre le sens”). On pense aussi à percevoir le “sens (profond)” des choses, en faisant appel à son intuition, à la dimension sensorielle des 5 sens, voire à son 6e: ne dit-on pas “je le sens bien / mal” ?
Fabriquer du sens, c’est donc s’adapter en contexte à l’alter qui écoutera / sentira / lira / goûtera les signes émis. On fabrique du sens avec pédagogie.

Synonymie 
Le sens désigne la « faculté de bien juger » , la « direction privilégiée d’une chose (…) l’orientation selon laquelle s’effectue un mouvement » [Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales]
Le sens du progrès, de la science. L’acte bon est celui qui va dans le sens de l’histoire, l’acte mauvais celui qui s’y oppose: le progrès de l’humanité, voilà donc la norme suprême qui permet de juger de la valeur morale de l’action (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 20).
  • synonymes : esprit, sentiment, jugement, tendance, opinion…
  • antonymes : absurdité, aliénation, contresens, déraison, folie… 

Êtes-vous plutôt « engagés » ou « enracinés »

Le premier enseignement de cette enquête est qu’environ 6 Français sur 10 attachent de l’importance à la notion de sens et ce besoin est croissant pour 58% des sondés. Les consommateurs ne définissent toutefois pas la notion du « sens » de la même manière. Les publics « engagés » (29%) accordent une priorité absolue à l’éthique. Les « sceptiques » (26%) privilégient l’expérience client alors que les « libéraux » (25%) préfèrent l’utilité économique. Les « enracinés » (20%) pensent, eux, qu’il faut avant tout protéger l’environnement.

Source(s) : influencia.netwellcom.fr

Faut-il s’inquiéter de l’impact des technologies sur l’avenir de l’humanité ?

Extraits de l’article de Flavien Chantrel, le 2 juillet 2018, publié sur blogdumoderateur.com

Jean-Christophe Bonis

Une des conférences les plus intéressantes de l’édition 2018 du web2day était celle donnée par Jean-Christophe Bonis, « Homo Deus ou le syndrome de Peter Pan. »

Ce futuriste, dirigeant de la société Oxymore, abordait le thème des conséquences que la technologie peut avoir sur notre vie quotidienne, aujourd’hui et dans le futur. A une époque où la science-fiction est devenue réalité, et sans parler de bien ou de mal, jusqu’où peut-on aller dans le développement de technologies aux contours moraux flous ? Quelle est notre responsabilité face au futur que cela peut engendrer ? Quels contrôles existent pour ne pas tomber dans un futur dystopique ? Cette conférence nous a donné envie d’aller plus loin dans l’échange. Dans cette interview, Jean-Christophe Bonis revient sur l’importance de se poser les bonnes questions sur la technologie, d’avoir des penseurs qui s’emparent du sujet et sur les risques et opportunités qui s’offrent à nous.

L’introduction de l’imprimerie au quinzième siècle a créé une rupture majeure de l’évolution humaine. Elle a permis de mettre à la disposition de monsieur et madame tout le monde la possibilité de transmettre ses idées, il était donc désormais possible de diffuser des idées autres que la pensée étatique ou religieuse imposée.

C’est l’origine de ce qu’il s’est passé au siècle des Lumières, qui a eu des implications très importantes dans le futur de l’humanité, notamment avec les théories émises par Descartes. Sa pensée se basait sur le fait que nous ne sommes plus une unité, mais chacun de nous est un élément autonome qui peut penser. Pendant ce siècle, la France était le leader intellectuel et culturel du monde. De grands penseurs ont alors émergé et ont donné leur vision du monde.

Il est très important qu’au vingt-et-unième siècle, des hommes et des femmes se posent de nouveau les bonnes questions. Non pas pour y répondre de manière péremptoire, mais pour éviter de toujours faire les mêmes erreurs. Parmi ces questions, il y a celle de l’évolution des technologies et de leur contrôle par le privé. Il n’y a aucune coordination mondiale, aucun organe de contrôle qui peut juger l’éthique ou le bien-fondé des innovations en cours. Il faut revenir sur des schémas de béotiens, se poser les vraies questions, nourrir les gens pour qu’ils puissent développer leurs propres réflexions. Interroger et transmettre !

Présidentielle 2017 : les professions de foi sont-elles RSE-minded ?

Cette semaine, les électeurs français ont reçu les professions de foi des 11 candidat.e.s à l’élection présidentielle du 23 avril 2017.

Via sa gamme de services ConvergenceRSO, LOG’ins avait appliqué sa méthode d’analyse sur les programmes des candidat.e.s publiés sur la Toile. Les indicateurs ESS26k et Sim26000 (grille de lecture ISO 26000) ont permis de surligner l’essentiel et de noter le degré de convergence avec la norme ISO 26000. Ces indicateurs ciblent les thèmes clés de la norme, au travers d’expressions thématiques et/ou de mots directeurs (cf. page).  Nous avons procédé au même type d’analyse sur les professions de foi.

Profession de foi, définition…

Une profession de foi (du supin professus du verbe latin profiteor, de pro- (‘en avant’) et de fateor (‘déclarer’)) est la déclaration ouverte et publique d’une croyance ou d’une foi. Elle est individuelle. Par extension, on appelle profession de foi toute déclaration publique d’un corps de doctrines. On peut parler de profession de foi d’un homme politique ou d’un parti, par exemple. (source : wikipédia, l’encyclopédie libre)

RSE, Redonner du Sens à l’Entreprise « France »

En introduction de ce paragraphe, nous utiliserons le libellé donné à l’acronyme « RSE » par Nora Barsali, Fondatrice des Trophées RSE, et attirons votre attention sur les valeurs partagées… « RSE comme Redonner du Sens à l’Entreprise, à l’Economie, à l’Engagement, à l’Éthique des affaires, croire dans les vertus d’une économie responsable et innovante constituent les fondements des Trophées Défis RSE. »

Quelle est la profession de foi la « mieux disante » en matière de responsabilité sociétale ? Qui répond au mieux aux enjeux sociétaux ?  Quel est le contenu le plus proche des lignes directrices de la norme de comportement ISO 26000:2010 ?

ASSELINEAU, LASSALLE, LE PEN sont sur le podium…. suivis par CHEMINADE, FILLON, POUTOU.

Quelles sont les professions de foi dont les thématiques ISO 26000 sont les plus proches de celles déclinées dans les programmes…  le podium est constitué de ASSELINEAU, LASSALLE, LE PEN. .

 

DENSITÉ LEXICALE

Nous nous sommes intéressés au poids des informations publiées dans un « 4 pages ». Un des enjeux de chaque candidat a été de synthétiser son programme sans en perdre la « substantifique moelle », tout en mettant en avant les déclarations d’intention et les engagements qui ont permis de capter l’attention et/ou de fidéliser les électeurs.

Le plus disert est ASSELINEAU, le moins disert est FILLON.

 

 

 

 

 

 

CONTENUS DES PROFESSIONS DE FOI

Le style

Pour la profession de foi de ARTHAUD, le style est plutôt argumentatif, tout en restant dans la déclaration. ASSELINEAU et MACRON énoncent leurs points de vue.  LE PEN s’engage, argumente, persuade…

Pour la construction du texte présenté par LE PEN, nous constatons un équilibrage de la typologie des attributs (l’adjectif) liés aux substantifs utilisés. Le discours est autant objectif que subjectif.  Une tendance du même ordre s’applique pour ARTHAUD, POUTOU, LASSALLE. Pour les autres, l’objectivité prime.

DUPONT-AIGNAN et FILLON sont plutôt dans l’action, suivis par ARTHAUD, HAMON, LASSALLE,  CHEMINADE et MACRON.

 

Les verbes d’action… pour agir !

ARTHAUD… pouvoir, falloir, faire, devoir, voter, appeler, augmenter, prétendre, opposer, changer, avoir, dire

ASSELINEAU… faire, devoir, avoir, engager, assurer, mettre, garantir, pouvoir, permettre, oeuvrer, démocratiser

CHEMINADE… créer, pouvoir, devoir, permettre, faire, organiser, servir, contrôler, mettre, proposer, battre, financer

DUPON-AIGNAN… supprimer, faire, refuser, permettre, renforcer, imposer, augmenter, payer, avoir, expulser

FILLON… pouvoir, développer, renforcer, défendre, assurer, soutenir, faire, libérer

HAMON… faire, créer, mettre, avoir, proposer, donner, placer, lancer

LASSALLE… mettre, pouvoir, faire, donner, retrouver, placer, vouloir

LE PEN…  créer, savoir, garantir, revaloriser, faire, fonder, permettre, changer, soutenir, instaurer

MACRON… vouloir, faire, protéger, avoir, redonner, vivre, proposer, prendre, créer, entreprendre, donner, retrouver, réussir, libérer

MELENCHON… pouvoir, devoir, faire, rendre, sortir, organiser, permettre, libérer

POUTOU… vouloir, falloir, défendre, avoir, voter, faire, mettre, pouvoir

Les comportements et sentiments exprimés.

La profession de foi  est une déclaration publique. Au travers de son contenu déclaratif, la coloration du discours est un enjeu. Sentiment, jugement, opinion, ressentiment sont de nature à teinter le déclaratif, à embellir les engagements, à rehausser ou aviver l’affirmation, à provoquer une émotion. Le comportement est l’ensemble des actions et réactions (mouvements, modifications physiologiques, expression verbale, etc.) d’un individu dans une situation donnée. (wikipédia, l’encyclopédie libre).

Au titre d’illustrations, nous vous en proposons …

POUTOU refuse la soumission aux classes dirigeantes ; cible une droite corrompue et réactionnaire ; propose de mettre fin à l’hypocrisie ; répond aux exigences élémentaires en terme de démocratie (indemnités d’élus, pouvoir, sénat…) ; note l’absence de solidarité pour accueillir les migrants et souligne le mépris de l’environnement, ainsi que le mépris des conditions de travail.

MELENCHON, ou la France insoumise, liberté égalité fraternité, promeut le protectionnisme solidaire.

MACRON propose que nous soyons solidaires car la réussite de quelques-uns ne peut pas être le projet pour tout notre pays, envisage de réformer l’assurance chômage pour en faire un droit universel avec des exigences nouvelles pour chacun ; entreprendra pour une europe ambitieuse et une stratégie d’investissements ambitieuse.

LE PEN, face au laxisme judiciaire, décidera d’appliquer la tolérance zéro ; propose un protectionnisme intelligent pour stopper la concurrence internationale déloyale et les délocalisations.

LASSALLE,  liberté égalité fraternité, organisera en tout point du territoire les moyens de l’égalité et de la fraternité ; s’adresse, entre autres, aux chefs d entreprise volontaires ; exigera une réforme des statuts de la banque centrale et décrètera une nouvelle politique de la mer à la hauteur de l’ambition maritime qui nous anime.

HAMON propose une république bienveillante et humaniste et une politique éducative ambitieuse, créera des observatoires citoyens de la qualité du service public et adossé à un futur désirable le travail est un facteur d’émancipationnotre modèle de production intègre l’exigence écologique.

FILLON, par volonté d agir, ne tolérera aucun prosélytisme ; exigera une présence régulière de deux années sur le territoire national avant le versement de toute prestation sociale.

ASSELINEAU invoque le désintéressement personnel, refuse le mépris des électeurs, rétablira un budget militaire décent et fera cesser immédiatement la politique de confrontation avec la Russie et les ingérences illégales et contraires aux intérêts de la France au Moyen-Orient (Libye, Syrie, etc.).

ARTHAUD prône un vote de conscience et de dignité ouvrières ; appelle les travailleurs à mettre en avant cette exigence fondamentale… un travail et un salaire décent pour tous ; à mettre en avant leurs exigences communes  et à se retrouver autour de ces exigences vitales.

 

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Présidentielle 2017 : des programmes pour viser à plus de transparence dans la vie publique ?

Selon la définition apportée lors du colloque « Le cosmopolitisme juridique » (21 novembre 2013), la transparence, comme principe du droit international public, est une culture, une condition, un schéma ou une structure, dans laquelle/lequel les informations pertinentes (par ex. en matière de droit ou de politique) sont accessibles/rendues publiques. (cf doc)

(capture) CPI2016_mapforCard_1280 (Transparency International)

Après avoir été reléguée (pendant quelques années) à la 70ème place de l’Indice de Perception de la Corruption (Corruption Perceptions Index) du baromètre de Transparency International, la France est cotée à la 20ème place en 2016. Une nette progression ! Les  lois  votées  en  2013  suite  à  l’affaire  Cahuzac auraient donc contribué à améliorer l’image de la France dans le monde… un électrochoc salutaire !

La première condamnation définitive d’un parlementaire pour blanchiment de fraude fiscale et omission dans sa déclaration de patrimoine, suite au travail remarquable de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, constitue a priori une bonne nouvelle. Toutefois, selon Transparency International France, tous les élus condamnés pour atteinte à la probité devraient prendre la décision de remettre leur mandat au vote des citoyens.

Transparency International fait des propositions. (cf. site)

 

A la lecture des programmes des 11 candidat.e.s, quelles sont les « tendances »  ?

La notion de « délit« , recouvrant les mots et/ou expressions tels que « corruption, concurrence déloyale, fraude, criminalité en col blanc, évasion fiscale… » est abordée par tous les candidat.e.s, chacun.e ayant fait le choix d’aborder tel ou tel univers, de mettre en avant telle ou telle ligne éditoriale selon leur sensibilité et leurs cibles politiques. Les « plus-disants » sont Dupont-Aignan et Cheminade.

En revanche, sur le thème de la « transparence »…

Pour la Vie Publique…

  • Macron veut « aller plus loin dans la transparence et l’exigence« .
  • Hamon propose un projet de société pour laquelle la démocratie doit allier le renforcement des pouvoirs des citoyens et la transparence.
  • Fillon prévoit « la mise en place de nouvelles règles en faveur de la transparence de la vie publique« , et propose d' »instituer la transparence totale par la publication obligatoire des liens de parenté entre les parlementaires« .

 

Arthaud, Mélenchon, Hamon, Cheminade ciblent leurs discours sur les entreprises…

  • Arthaud énonce que « les travailleurs doivent imposer la transparence des comptes des entreprises« … « même s’il est de bon ton pour les politiciens de parler de transparence« .
  • Mélenchon obligera « les entreprises à la transparence financière » et réaffirme « l’exigence de la maîtrise publique, sociale et démocratique du secteur de l’énergie,  seule garante de la transparence, de l’indépendance, de l’expertise et de la qualité des installations et des exploitations« .
  • Hamon imposera « la transparence fiscale aux entreprises« .
  • Cheminade évoque la transparence sur le domaine de de la « sûreté nucléaire« .

 

Cheminade, Le Pen, Fillon s’adresse aux consommateurs…

  • Cheminade entend « assurer la transparence sur la fixation des prix [des] services [des eaux] », pendant que Le Pen entend « garantir la transparence et l’information complète des consommateurs. »
  • Pour Fillon, il s’agit d' »instaurer une vraie transparence et une vraie traçabilité en matière d’étiquetage« .

 

Fillon évoque la gestion des lieux de culte…

Les associations cultuelles accéderont à des « leviers de financement, la contrepartie étant la transparence des comptes« .

 

Cheminade, Fillon, Dupont-Aignant, Hamon, Macron pointent leurs discours « transparence » sur les collectivités et la gestion des territoires…

  • Pour Cheminade, « Décentralisation et déconcentration devront avoir pour contrepartie une transparence accrue des budgets« .
  • Pour les « emplois aidés« , Fillon propose d' »assurer la transparence de leur gestion grâce à la création d’un groupement d’intérêt public regroupant Etat, Région, Pôle Emploi« .
  • Dupont-Aignant prévoit d’« instaurer la transparence dans l’attribution des subventions« .
  • Hamon entend rendre opérante « la transparence des décisions publiques« .

 

lire+ … Présidentielle 2017 : Quels sont les programmes convergents avec l’ISO 26000 ?

 

liste des liens pour téléchargement

  • Nicolas Dupont-Aignan – DLF => lien
  • Marine Le Pen – FN => lien
  • Emmanuel Macron – EM => lien
  • Benoît Hamon – PS => lien  (Le programme était initialement accessible sur les pages html du site. Depuis le 17 mars, le programme est sous forme pdf )
  • Nathalie Arthaud – LO => lien
  • Philippe Poutou – NPA => lien
  • Jacques Cheminade – S&P => lien  (Le programme est accessible sur les pages html du site)
  • Jean Lassalle – Indépendant => lien  (Le programme est accessible sur les pages html du site)
  • Jean-Luc Mélenchon – FI => lien
  • François Asselineau – UPR => lien
  • François Fillon – LR => lien

 

 

lien court : http://wp.me/p2OxiV-BJ

 

 

 

 

Enseigner la RSE : une question ancienne et éminemment politique

Comment intégrer au mieux la formation à la responsabilité sociétale de l’entreprise dans les cursus d’enseignement du management ? Enseigner les normes et les règles ou enseigner l’éthique ? …

Par Corinne Vercher-Chaptal Professeur de management, Université Paris 13 – USPC

Retrouver l’article sur le blog de Marc Unfried

 

Ndlr : en préambule, rappeler les fondamentaux de la RSE (Howard R. Bowen – Social Responsibilities of the Businessman ) et les mettre en perspective avec le cycle d’apprentissage des savoirs et des connaissance est primordial, voire essentiel. L’auteure cite « les formations doivent s’orienter vers la diffusion de savoirs nouveaux propres à rendre « naturelle » l’idée de responsabilité auprès des managers, et créer les conditions d’une performativité des discours. » 

Enseigner les « normes et règles » ou  l' »éthique » ? La question mérite d’être posée à l’aube d’une reconnaissance partagée de la RSE et de ses atouts. Je citerai, par analogie, les débats qui ont « opposé » (voire opposent) la Qualité (ou du moins le Management de la Qualité) et la « Qualité Totale » (au sens du modèle EFQM). Entre ceux qui prônent le « normatif » (au sens strict de la norme ISO 9001 et de la certification associée) et ceux qui louent le cycle d’amélioration continue et l’organisation de la « structure agile ».

On peut également noter que l’acronyme « RSE », dorénavant « utilisé », a quelque peu perdu de sa substance initiale. Initialement, le terme désignait « Responsabilité Sociétale des Entreprises ». On l’a même étendu à tout type d’organisations … « RSO » … le « sociétal » offrant ainsi les avantages et les bénéfice de porter une vue globale sur les interactions de l' »Organisation » avec la « Société ».

La « RSE » a ensuite désigné la « Responsabilité Sociale de l’Entreprise« , puis est devenue « Responsabilité Sociale et Environnementale » ! Certes « responsable », mais « limitatif » !

Enseigner les « normes et règles » ou  l' »éthique » ? … si l’on prend comme référentiel la Norme Internationale ISO 26000:2010, la question se poserait ainsi … « certification » / « labellisation » ou plutôt « bonnes pratiques » pour un « comportement responsable et éthique » ?  Les enjeux sont importants… face aux nouveaux types d’organisation, face à l’émergence d’une « nouvelle entreprise », face à la recherche de sens, de valeurs « sociétales », de partage… face à la notion de « vie citoyenne »…

L’ISO 26000 « fournit des lignes directrices pour tous types d’organisations concernant la responsabilité sociétale, quelle que soit leur taille ou leur localisation. Il définit les termes, les principes, les pratiques et les questions centrales de la responsabilité sociétale ainsi que la façon d’intégrer la responsabilité sociétale dans l’organisation. » On y ajoute le « dialogue avec les parties prenantes », les
« questions centrales » et les « domaines d’action » relatifs à la responsabilité sociétale, les outils et moyens d’intégrer un comportement responsable.

Les « lignes directrices », les recommandations, sont les résultats de réflexions et de propositions d’un grand nombre de « parties prenantes » et d’acteurs de la société civile (ONG, associations, consommateurs…), de la sphère professionnelle (entreprises, travailleurs, services, conseils…) ainsi que des institutions (gouvernement, autorités publiques, plateformes régionales d’échanges).

Elle n’est pas une norme de système de management et n’est pas (et ne peut être) destinée à des fins de certification ou à une utilisation réglementaire ou contractuelle.

Cette Norme Internationale prône un « comportement éthique », c’est-à-dire un comportement conforme aux principes acceptés d’une conduite juste ou bonne dans le contexte d’une situation particulière, et en cohérence avec les normes internationales de comportement.

La « RSE » n’est donc pas une norme. Une entreprise ou organisation, un modèle de RSE.

C’est donc vers cet axe de sensibilisation, de formation et d’apprentissage, que le formateur devra se positionner.

Source : Enseigner la RSE : une question ancienne et éminemment politique | Marc Unfried, Conseiller Sociétal

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Première certification RSE pour un élu français

Une démarche d’éthique et de transparence

Élu en septembre 2014, le sénateur de l’Hérault Henri Cabanel a engagé son cabinet parlementaire dans une démarche d’évaluation de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) auprès d’Afnor Certification. Une première en France pour un élu.

Un score de 595 sur 1.000 à l’ISO 26000 (responsabilité sociétale): le cabinet du sénateur Henri Cabanel (Parti socialiste) se situe «au niveau 3 de l’échelle de maturité, à mi-chemin du niveau supérieur» -le niveau 4 s’obtient au-dessus de 700 points-, explique Afnor Certification dans son rapport d’évaluation.

Source

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