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Entrepreneurs sociaux, quels modèles économiques pour changer d’échelle ?

Dans un environnement de plus en plus contraint, les entrepreneurs sociaux cherchent à résoudre les défis sociétaux d’aujourd’hui. Trop souvent, ils butent sur l’équation économique qui leur permettra de pérenniser et faire changer d’échelle leur solution.

Certains d’entre eux développent des modèles économiques innovants à force de créativité et d’ingéniosité. Ainsi, qu’ils aient un modèle fondé sur des dons et subventions, la vente de services ou qu’ils aient un modèle hybride, ils parviennent à mobiliser autour d’eux leurs parties prenantes en les impliquant d’une manière nouvelle.

Un tour d’Europe des fellows Ashoka et les accompagnements de ScaleChanger ont permis d’identifier et d’analyser certains modèles économiques audacieux pour augmenter l’impact social, à retrouver dans l’étude « Entrepreneurs sociaux : quels modèles économiques innovants pour changer d’échelle ?« , qui sortira en Juin 2019.

Valoriser son expertise sociale auprès d’autres cibles

Les entrepreneurs sociaux développement auprès de bénéficiaires fragiles ou exclus une connaissance et une expertise qui sont valorisables auprès de clients « solvables », sous réserve de les adapter à la réalité de leurs besoins.

Pour financer ses actions en faveur des enfants des rues, l’association Mobile School a fondé StreetwiZe, une entreprise qui vend des formations pour dirigeants sur la créativité, la résilience et l’évolution en milieu concurrentiel. Cette offre a été construite au gré de 15 ans d’interactions avec des enfants des rues extrêmement résilients, alertes à toute opportunité : leurs compétences ont été modélisées et adaptées aux problématiques de l’entreprise. En 2018, StreetwiZe génère un chiffre d’affaires de plus de 900 000 euros, dédie tous ses bénéfices au financement de Mobile School, ce qui lui permet d’être autonome financièrement et de se développer dans plus de 25 pays.

Mobiliser différemment les bénéficiaires

Certains entrepreneurs sociaux n’envisagent pas seulement leur public cible comme des bénéficiaires mais comme des acteurs participant pleinement au projet. Cette démarche inclusive permet de gagner en efficacité (maximisation de l’impact), en efficience (utilisation optimale des subventions) et de créer du lien social en suscitant l’engagement du plus grand nombre.

En Irlande, le Burren Life Project (BLP) lutte contre la paupérisation des paysans et pour la préservation de l’environnement. Le projet, financé par la Commission Européenne et le Ministère de l’Agriculture, rend les agriculteurs acteurs du dispositif : l’équipe du BLP leur apporte une aide technique et un cofinancement pour mettre en œuvre des actions de conservation et ils sont rémunérés pour les résultats environnementaux obtenus. Cette méthode assure des revenus supplémentaires pour les paysans et un lien durable avec les communautés locales. Le succès du projet a incité les financeurs à augmenter les fonds alloués au programme et à le dupliquer dans d’autres régions.

Valoriser les coûts évités

Les entrepreneurs sociaux tentent d’apporter des réponses systémiques en s’attaquant aux racines des problèmes. Leurs actions permettent d’éviter certains coûts et de générer des impacts positifs pour la société. L’enjeu est alors de valoriser cet impact et ces coûts évités pour impliquer les parties prenantes (institutions publiques, organismes de protection sociale, entreprises, etc.) dans le financement des projets.

Des initiatives de prévention dans le domaine de la santé sont notamment financées selon ce principe, comme Findacure, association anglaise qui collabore avec des groupes de patients pour accélérer le développement de traitements contre des maladies rares. Une étude d’impact a montré que sur 3 maladies rares testées, le développement de ces traitements alternatifs permettrait une économie de 2.3 millions de livres sterlings après 5 ans. Findacure a obtenu des financements pour le développement du traitement pour 2 des 3 maladies, auprès de partenaires privés ayant des intérêts similaires aux siens.

Partager librement son savoir faire

Le graal pour tout entrepreneur social est de diffuser sa solution largement. Avec la méthode Open Source, le savoir-faire peut être librement utilisé par d’autres, et cette diffusion gratuite permet en même temps de générer des revenus pérennes. L’enjeu réside dans la capacité à développer sa notoriété, vendre des services associés, ou mettre en place les bons droits d’auteurs et licences.

Simplon.co déploie sa solution grâce à une diffusion en open-source de ses méthodes, associée à des prestations de service pour les porteurs de projets et à un label payant pour en disposer. Une étude du BCG a estimé que l’utilisation de cette démarche serait plus rentable que le modèle de développement actuel de Simplon.co !

Au lieu d’être un obstacle au développement des projets à impact social, le modèle économique peut être un levier du changement d’échelle. Les exemples développés ici montrent l’importance d’impliquer un large spectre de financeurs et de construire des modèles économiques hybrides rendant possibles des réponses systémiques aux grands défis de notre temps.

Ecrit par : Isabelle Hoyaux, Fondatrice ScaleChanger & Anaïs Petit, Chargée de Communication Ashoka, pour le Baromètre de l’Entrepreneuriat Social 2019

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Le numérique, un réel allié pour l’innovation sociétale

En moins d’une décennie, les nouvelles solutions numériques ont bouleversé les usages et les comportements, impactant profondément jusqu’aux racines mêmes de certains modèles socio-économiques pourtant solidement établis. Plus encore qu’une simple modification des propositions de valeurs, ce sont les notions même de lien et de conception de l’Homme qui sont questionnées. La conduite du changement exige donc d’être à la hauteur des enjeux adressés.

Un cheminement plus long qu’il n’y paraît

Depuis 12 ans, Le RAMEAU observe la manière dont le numérique impacte l’innovation sociétale. Comme aime à le souligner Frédéric Bardeau, président et fondateur de Simplon,  » la numérique est à la fois le poison et le remède ». C’est en effet ce que notre laboratoire de recherche empirique sur la co-construction du bien commun a pu analyser. Même si les risques ont été à la fois identifiés et modélisés [2] , il est incontestable que le numérique offre aussi des moyens nouveaux de réduire les fragilités et de faire émerger de nouveaux moteurs de croissance et d’emploi. Si les enjeux numériques n’apparaissent pas dans les priorités des citoyens, des maires, des dirigeants d’entreprises et des responsables associatifs [3], c’est sans doute parce que la pédagogie reste encore à faire.

C’est cette étape de mi-chemin qu’a voulu marquer Le RAMEAU en mettant en ligne le centre de ressources « Numérique & Innovation sociétale ». Il y retrace le chemin parcouru depuis une décennie.

Conserver le récit du parcours

Ce nouveau centre de ressources numériques s’inscrit comme l’un des 3 leviers de transformation que souhaite mettre en avant Le RAMEAU en 2018. Après avoir souligné l’urgence d’une nouvelle méthode, fondée sur la co-construction, au travers du centre de ressources « Co-construction du bien commun », mis en ligne en janvier, celui de ce mois-ci sur le numérique précède celui qui sera mis en ligne en fin d’année sur l’innovation sociétale. Aussi, après avoir mis en avant l’enjeu politique de promouvoir la co-construction, et avant d’en donner les modalités stratégiques au travers du mouvement d’innovation sociétale, Le RAMEAU souhaite rappeler l’importance de maîtriser les outils innovants qui contribuent à faire émerger des réponses à la hauteur de nos défis collectifs. Le numérique est sans aucun doute l’un des plus puissants pour aider à déployer les solutions pertinentes. Comme pour tous les outils, encore faut-il qu’il soit utilisé avec perspicacité. Pour cela, un retour en arrière sur le cheminement des 12 dernières années sur les usages du numérique au service de l’innovation sociétale n’est pas inutile.

Retrouvez l’intégralité de cet article sur Carenews


Consultez également :

  • Les réseaux sociaux comme Think tank numérique et laboratoires d’idées novatrices [ici]
  • Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité » [ici]
  • L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ? [ici]
  • Twitter peut-il aider les salariés à devenir plus innovants ? [ici]

Permalien :  https://wp.me/p2OxiV-L2

Publié le 02/06/2018 – MàJ du 21/06/2018

Hospitality On: La responsabilité sociale dans l’hôtellerie primée aux Worldwide Hospitality Awards

Devenu un incontournable des Worldwide Hospitality Awards, le trophée de la Meilleure Initiative en matière de développement durable récompense un programme spécifique en matière de développement durable, de commerce équitable ou de responsabilité sociale, en direction des populations locales et employées, et/ou des sites touristiques et des ressources naturelles.

Source: hospitality-on.com

(…) Depuis 15 ans, les Hospitality Awards permettent à l’industrie hôtelière internationale de mettre en avant ses initiatives les plus originales, ses innovations les plus performantes.

En 2013, le trophée de la Meilleure Initiative en Responsabilité Sociale a été remis en présence du fondateur de l’évènement, Georges Panayotis, à InterContinental Hotels Group pour son programme The Shelter in a Storm. Il s’agit d’un programme de soutien aux communautés locales en cas de catastrophes naturelles ou autres.

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