La Redoute mise sur le « Made in Local »

Depuis 180 années, la Redoute tient bon depuis sa base historique à Roubaix. Les différents rachats – que ce soit par le groupe international Kering ou plus récemment aux Galeries Lafayette (août 2017) – n’y ont rien fait. L’entreprise de e-commerce reste ancrée dans le Nord, par son siège mais aussi ses actions sur le territoire.

L’entreprise y a massivement investi pour l’automatisation et l’amélioration de l’ergonomie. Elle y a associé une dizaine de salariés dès la conception. Objectif : concurrencer les plus grands sites e-marchands en gagnant en rapidité d’envoi. « Nous aurions pu faire des choix géographiques différents mais la notion d’ancrage a réellement pesé dans la balance, notamment pour garder les salariés, précise Camille Caron [coordinatrice RSE]. C’est la même chose pour nos prestataire« .

Face aux difficultés rencontrées par la population, La Redoute a aussi mis en place plusieurs actions locales de solidarité. Il y a quelques années, l’entreprise a créé avec Cyrillus, Movitex et Verbaudet une association pour favoriser l’égalité des chances par la formation professionnelle et la culture digitale.(…) La Redoute a aussi noué des partenariats avec plusieurs associations et établissements scolaires pour intégrer en stage découverte des jeunes sélectionnés en fonction de leur mérite, en 3e ou en lycées professionnels. D’autres sont destinés à des jeunes plus avancés ans les filières professionnelles.

Source : Novethic

Lien court : https://wp.me/p2OxiV-FW

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Les ONG s’engagent dans des projets sociétalement responsables.

Des modèles d’affaires se construisent selon le triptyque : Personnes, Planète et Profits. Le label « B Corporations » en est la déclinaison sur le territoire américain. On Y compte désormais 500 entreprises dans 60 secteurs différents.

Eric Orts (1) y voit « des expériences intéressantes pour une intégration dans le business traditionnel des objectifs de responsabilité portés par le monde associatif ».

Pour en illustrer les tendances en France, on peut citer la démarche du Secours Catholique.

 

Le Secours catholique, acteur de la lutte contre l’exclusion, intervient notamment sur le champ de l’Insertion par l’Activité Économique.

« Chaque année, ce sont ainsi près de 5 000 personnes, au sein de structures d’insertion en lien avec le Secours Catholique, qui reprennent pied dans notre société » précise son président, François Soulage.

Dès 2004, l’association fédère les IAE via le réseau « Tissons la solidarité ».  En janvier 2011, pour dynamiser l’ « approche transversale », une « nouvelle entité dédiée au développement de l’IAE et des partenariats RSE » voit le jour.

En parallèle, elle crée une « plateforme coopérative pour l’emploi et l’économie solidaire » en accompagnant la création d’entreprises par le microcrédit professionnel.

Par la création d’activités économiques, ces initiatives contribuent également au « développement des territoires » (cf. Article L5132-1 du code du travail).

 

Un an après, Le Secours Catholique confie au cabinet VOLONTEER, une étude intitulée « État des lieux et perspectives sur l’Insertion par l’Activité Économique ». « Il devient crucial de mettre en place une alliance entre les réseaux pour porter une parole forte sur l’insertion » alerte le rapport.

Le réseau « Engagés pour l’insertion » s’est réuni le 3 février 2012 au siège d’AG2R La Mondiale. Le bilan de l’étude a été présenté au cours de cette première réunion.

 

Le Secours Catholique

  • joue un rôle d’incubateur d’entreprises sociales sur les territoires.
  • est l’acteur d’initiatives innovantes et de nouvelles pratiques qui répondent à plusieurs constats : la nécessité d’expérimenter des solutions, le besoin de rapprocher l’IAE de l’entreprise, l’urgence d’entreprendre autrement sur les territoires ruraux.
  • développe la formation des personnes peu qualifiées.

 

Néanmoins, il faut aller plus loin. L’association s’engage à « faire entrer l’insertion au cœur de la politique de responsabilité sociétale des entreprises ». Elle souligne qu’il est nécessaire de

… « mettre en place une clause d’insertion dans les marchés passés par l’entreprise ».

… « mobiliser les collaborateurs de l’entreprise pour mettre en place du tutorat à la recherche d’emploi ».

… « organiser le partenariat, le passage de relais et reconnaître le rôle de défricheur d’activités des structures comme sur le recyclage ».

 

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Les entreprises mobilisées : la Fondation Veolia Environnement, partenaire de la publication du premier panorama des structures d’insertion et promoteur de « Pistes pour développer les passerelles vers l’emploi » ; le groupe SEB qui appuie le développement d’une structure d’insertion (Eidra) et  embauche « des personnes en fin d’insertion ».

 

Les partenaires : EPIDA, Réseau AMETIS, Emmaüs Défi, L’Îlot, Colisée Patrimoine, InserVet, Atelier d’Aubervilliers, ALPE, EIDRA, Tremplin Interim, Log’ins.

Les réseaux : Nouvelles Technologies Auvergne (NTA), Garrigues, groupe Insertion Mobilités Solidarités Intermodales (IMSI).

 

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(1) professeur d’études juridiques et d’éthique des affaires à Wharton School (Université de Pennsylvanie à Philadelphie)

 

Sources :

Wharton School : ”Companies Integrate CSR Initiatives into Everyday Business” et sa traduction/publication autorisée.

Le rapport de VOLONTEER : État des lieux et perspectives sur l’Insertion par l’Activité Économique (édition du 12/01/2012).

YOUPHIL.COM, le média de toutes les solidarités.

La Fondation Veolia Environnement s’engage pour l’insertion – Bilan et perspectives – Janvier 2012.

 

 

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