Danone s’engage à promouvoir l’emploi durable au niveau mondial

photo : usinenouvelle.com

« …L’accord, signé le 15 mars 2016 entre Danone et l’UITA, vise « à promouvoir l’emploi durable au-delà du cadre légal de chacun des pays où Danone opère et s’applique à l’ensemble des filiales de Danone dans le monde », a déclaré la direction dans un communiqué.

Sourced through Scoop.it from: www.rse-et-ped.info

(…) Ainsi, par le biais d’« un dialogue constant à l’échelle locale, entre le management et les représentants des salariés », le texte vise à réduire les formes précaires d’emploi (CDD, relations de travail externalisées) qui, selon les signataires « peuvent avoir pour effet de priver les travailleurs/euses des protections et des droits qui leur sont dus »…

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Comment les IRP outillent le dialogue social !

Le reporting RSO

… un élément stratégique du dialogue social et une base de travail syndical.

En février 2012, le syndicat CFDT a publié les travaux coordonnés par le SYNDEX et CFIE-Conseil sur le « Reporting RSE et son utilisation » (1). L’analyse porte sur les contenus sous obligation réglementaire (2) d’un échantillon de 10 entreprises (3).

A noter

– Il apparaît que « les entreprises cotées en France ont joué le jeu du reporting RSE annuel « . Cet avis est partagé par les IRP (Instances Représentatives du Personnel), qui notent toutefois que la communication sur les réponses aux défis environnementaux porteurs d’opportunités commerciales, supplante celle liée au périmètre de la responsabilité sociale.

– Tous les organismes sous revue  « ont adopté le code AFEP-MEDEF comme code de gouvernance« .

Le rapport SYNDEX, pour attirer l’attention sur les effets démobilisateurs du « manque de pression interne et externe« , rapporte que « d’après la direction générale [société Lapeyre, filiale du groupe Saint-Gobain], la société civile et les ONG n’interpellent pas le groupe sur son reporting, générant un sentiment de frustration de la part de ses auteurs » au point « d’altérer l’exercice RSE à court ou moyen terme« .

… Il  souligne aussi les points forts : … « la phase d’analyse documentaire de cette étude et la phase d’enquête de terrain sur les quatre études de cas ont identifié des initiatives ponctuelles remarquables. » …

On citera notamment, selon les cas d’étude,

  • l’identification des risques,
  • une approche du risque social,
  • un dispositif d’alerte éthique,
  • le contrôle systématique de conformité d’un équipement de travail,
  • l’observation préventive des risques aux TMS,
  • le code de conduite des affaires,
  • le processus de retraitement des déchets.

… et rend compte de « manques » avérés dans les reportings RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) des entreprises sélectionnées, notamment au titre d’un manque de transparence sur certains domaines.

On peut citer les manques …

  • de précision dans les exigences du cadre légal,
  •  de moyen et de volonté,
  • de données chiffrée, sur les œuvres sociales et le mécénat notamment
  • de coordination et d’approfondissement,
  • d’exhaustivité et surtout de précision.

Sur un plan général, il regrette que le reporting RSE ne soit pas mieux « utilisé comme support de dialogue social interne à chaque niveau pertinent  » et constate que l’attention portée par les IRP sur le reporting RSO reste très contrastée…

–          le cas des syndicalistes de Legrand apparaît finalement comme exceptionnel et d’avant-garde … Ce sont les seuls rencontrés qui ont exprimé que le reporting RSE de leur propre entreprise constituait désormais leur base de travail et qu’ils faisaient de l’analyse de celui-ci un élément stratégique de leur positionnement d’équipe syndicale.  »

–          trois autres études de cas précisent « qu’elles [ndlr : les IRP] s’intéressaient à la politique RSE de leur entreprise« .

–          Mais au travers d’une anecdote, le rapport révèle aussi le « manque de coordination » des administrateurs salariés lors d’une visite sur site pour vérifier « les engagements du groupe en termes de RSE » [ndlr : groupe EDF].

Malgré tout l’intérêt porté à ces sources d’informations, beaucoup « n’accordent pas une grande confiance aux informations qui figurent dans ce reporting« .

De toute évidence, la pression RSE sur monde des affaires s’organise et progresse en qualité :

Qui sont désormais concernés par le reporting RSE ? …  les organismes émetteurs (groupes contraints, …), les agences de notation sociétale ( Vigeo, Novethic, … ), les IRP & partenaires sociaux ( CFDT_Syndex, CGT, Medef, … ), les ONG (WWF, …).

Par quelles informations ? … les indicateurs de réalisation ou déclarations d’initiatives RSE, les affirmations d’engagement sociétal … au vu des rapports réglementés publiés à date.

Sur quels thèmes ? … les émissions polluantes, maintien dans l’emploi des seniors et l’emploi des personnes handicapées, le développement durable, la prise en compte des intérêts et exigences de la société civile, la parité, l’hygiène et la sécurité, les actions de formation, le système social, la GPEC  …

Pour quelle finalité ? … l’évaluation des émetteurs à des fins d’interpellation.

Comment ? … par l’analyse documentaire et comparative des rapports réglementés, complétée au besoin par des enquêtes de terrain.

 

(1)       « LE REPORTING DE RESPONSABILITE SOCIALE D’ENTREPRISE ET SON UTILISATION », Tavaux coordonnés par Olivier Chabrol (Syndex) et Martial Cozette (CFIE-Conseil). Ce rapport a reçu le soutien financier de l’IRES (Institut de recherches économiques et sociales).

(2)       rapports RSE, rapports Développement durable, Document de référence, rapports annuels d’activité.

(3)       Carrefour ; Crédit Agricole SA ; EDF ; Groupama ; Lagardère ; Legrand ; PPR ; PSA Peugeot Citroën ; Saint-Gobain ; Sodexo.

 

URL: http://www.cfdt.fr/content/medias/media37551_GYnDePbHxoQeNOW.pdf

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