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Avignon, Valence et Nantes, championnes françaises de l’autonomie alimentaire

Retisser un lien social entre producteurs et consommateurs, réduire leurs émissions de CO2, connaître la provenance des produits alimentaires… Les villes ont beaucoup à gagner de l’autonomie alimentaire.

Mais, dans les faits, où en sont-elles ?

Le cabinet de conseil Utopies, qui aide les entreprises à intégrer le développement durable à leur stratégie, a évalué le degré d’autonomie alimentaire des cent premières aires urbaines françaises.

Résultat : L’aire urbaine d’Avignon est la plus autosuffisante de France avec une autonomie alimentaire de 8,2 %, suivie par Valence (6,43 %), Nantes (6,37 %) et Angers (6,36 %). À l’inverse, avec un taux d’autosuffisance inférieur à 0,2 %, les aires urbaines de Thionville, Compiègne, Creil et Forbach se situent en bas de classement.

C’est enfin une question de résilience sociale. Celle-ci passe par le rapprochement des consommateurs et des producteurs, la restauration d’un climat de confiance et de transparence totale. Il faut aussi redonner une mission concrète aux agriculteurs locaux.

Source : Avignon, Valence et Nantes, championnes françaises de l’autonomie alimentaire

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SIA2013 – Locavorisme : 3 initiatives locales in live et 2.0

Entré dans le Larousse en 2010, le mot « Locavore » (nom et adjectif) désigne une « Personne qui décide de ne consommer que des fruits et des légumes locaux et de saison pour contribuer au développement durable »(1).

Le mouvement locavore encourage les « consommateurs » à acheter des produits frais et de saison, à acheter sur les marchés et/ou aux agriculteurs ou paysans locaux (dans les AMAP ou les cueillettes par exemple), à choisir leurs propres aliments, en faisant valoir la qualité du produit frais, des produits locaux, dont le goût serait meilleur que les produits industriels.

Décrié par certaines communautés (« antiglobalization idiocy »), le locavorisme apparaît aujourd’hui comme une alternative économique, sociale et sociétale. Le mouvement s’étend, la génération Y (et suivante) en fait un mode de vie (consom’acteur) qui sera soutenu par la nouvelle génération silencieuse Z (la cyber-génération), celle qui vit et vivra avec Internet.

 

MINOLTA DIGITAL CAMERA Tout un chacun peut se poser la question suivante :   comme denrées alimentaires fournies par un producteur, que trouve-t-on dans un rayon de 160 km ?

Présente au salon de l’agriculture (#SIA2013), LOG’ins Consultants a suivi l’enregistrement de l’émission radiophonique « On va déguster » (France Inter/Radio France).

Credit photo : jgg

Credit photo : jgg

 

 

 

 

 

Trois initiatives ont retenu son attention.

Les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), bien connues par les locavores, tissent leur réseau (Alliance Provence, Amap de la Butte – Paris 18, Courbevoie, Fourqueux, Boulogne-Billancourt, Campus de Cachan …). Pour le consommateur, c’est l’assurance d’acheter un produit frais, pour le producteur c’est la garantie de revenus fixes et réguliers. Pour les 2 parties, c’est privilégier un contact direct. Anne-Sophie Novel, blogueuse et journaliste (2), partageant les idées du locavorisme, était présente pour évoquer les « circuits courts », les atouts et le lien social qui s’en dégagent.

Terroirs d’avenir d’Alexandre Drouard et Samuel Nahon, passionnés par les goûts et les saveurs, soucieux de la pérennisation des petits cultivateurs, propose une interface entre les restaurateurs et les petites productions locales (3). Des aliments de saison de qualité et des variétés de produits oubliées sont ainsi cuisinés par les professionnels.  Ses clients : le Meurice, le Plazza, le Georges V, et tous les grands restaurants parisiens (4). Terroirs d’avenir vient d’installer trois boutiques rue du Nil dans le premier arrondissement de Paris.
Quelques produits : Creson de Mériville (Dépt 95), Choux de Pontoise (Dépt 95), Pissenlit, Champignons de Paris (5) …

 

Drive Fermier (6) ou le Local 2.0 ou « La Ferme du Net »: La Chambre d’Agriculture de la Gironde et le Relais Agriculture & Tourisme ont lancé le concept de drive fermier. Une première en France ! Alain Monget (7), directeur du service Communication Promotion Agritourisme, en présente les atouts et les valeurs.

MINOLTA DIGITAL CAMERA

© jgg – (de gauche à droite) : Samuel Nahon, Alexandre Drouard, Anne-Sophie Novel, Alain Monget.

 

Pour Drive Fermier … une des « spécialités » proposées : le Pavé Saint-Roch !

 

 

 

 

 

Le concept est simple. Il s’agit d’un magasin de producteurs virtuel dans lequel les agriculteurs girondins donnent rendez- vous au consommateur chaque semaine sur l’adresse internet . Il  suffit alors de remplir son panier à partir des différents rayons alimentaires du site internet (produits carnés, produits laitiers, fruits et légumes, vins, épicerie fine…). Une fois les produits sélectionnés, l’internaute consommateur choisit le point de retrait ainsi que l’horaire auquel il souhaite passer tous les vendredis de 14 h à 18 h 30. Une fois le panier réglé sur internet, il ne reste plus qu’à se rendre sur le point de retrait à l’heure convenue le vendredi..  C’est aussi le bon moment pour rencontrer les producteurs…qui ne sont pas virtuels! (8).

Ces initiatives sont en convergence avec les recommandations de l’ISO 26000, à savoir celles de privilégier toutes les actions qui « élargissent les opportunités offertes aux citoyens, par exemple  en augmentant les achats locaux »  et qui s’appuient sur des ressources locales « de manière à soutenir le développement local ».

(1)    le terme a été consacré par le New Oxford Dictionnary en 2007 (« personne qui recherche des produits alimentaires locaux »).
(2)    Guide du locavore {Ed. Eyrolles, 2010)
(3)    Terroirs d’avenir
(4)    PIE – Paris Initiative Entreprise
(5)    70% de la production vient de Chine !
(6)    Drive Fermier
(7)    Bordeaux Gazette
(8)    Aqui.fr

Source :
Blog Locavore spirit
Définition de Locavore (Wiki)

 

 

Les effets du lien social entre fabricants locaux et consommateurs.

Courant 2011, au cours de la convention Leclerc 6.0, l’enseigne ambitionne de positionner 5% de son offre en produit « conso responsable ».  La distribution commence à organiser ses achats locaux (cf. la structure juridique TLC), par un « maillage économique local » (Bretagne). Le Ministère de l’agriculture appuie le projet « circuit court ». Le contexte de crise agricole accélère l’engagement vers une « offre locale visible », d’autant que le consommateur devient sensible au « prix du marché », aux « valeurs sociétales » et au mouvement locavore.

Il est temps que grandes surfaces et « producteurs locaux » engagent de nouvelles « négociations commerciales » et que les directeurs d’enseignes visitent les « acteurs économiques locaux ».

2012. Le consommateur affiche ses tendances en matière d’achat, d’une part conditionnées par les tensions sur son « pouvoir d’achat », d’autre part apprêtées par un appel aux « sens et échanges sociaux » :

… nouveau comportement en temps de crise,  comparaison des prix marché,

… achat de « produits d’occasion »,

… regroupement virtuel avec la montée en puissance de sites Web d’achats groupés .

… recherche de « lien social entre fabricants locaux et consommateurs » au travers de « relation plus directe »,

… affirmation de valeurs et d’éthique responsable.

 

Face à ces signaux, les « acteurs traditionnels, industriels et distributeurs » doivent trouver un nouveau modèle de rapprochement (cf. Bongrain / Terra Lacta) et de nouvelles synergies. Les enseignements du rapport Chalmin et les marges de produits emblématiques (fruits et légumes, la viande et les produits laitiers) pèseront dans la « structuration » des relations … et des prix (impact du coût des achats des produits aux fournisseurs).

 

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Lire +
« Conseil du Commerce de France » (CCF/CdCF)

« guide du COMMERCE écoresponsable » (juin 2012)

 

Le guide présente des initiatives locales illustratives : « réduction de la consommation énergétique », « système de régulation du chauffage », étiquetage, « conteneurs à disposition des clients », prévention – gestion et élimination des déchets (pour le milieu aquatique, automobiles, déchets dangereux, DEEE …), emballages réutilisables (« sacs de caisse à usage unique en matière plastique »), eaux pluviales et eaux de ruissellement, ventilation naturelle …

Face à « l’impact environnemental » et en convergence avec la « loi grenelle », de nombreuses aides régionales (ADEME) coexistent. Des « dispositions fiscales avantageuses » favorisent les « investissement dans des équipements de prévention ». Les labels encouragent les attentions portées à « l’ensemble du cycle de vie du produit ».

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