• Articles récents

  • Archives

  • Méta

  • Publicités

La pyramide de Maslow, revue et adaptée à notre époque

Pédagogue pour entreprise et Éditeur de livres et de contenus pour emmener dans le changement, sur des sujets durables, Karin Boras nous invite à revoir les concepts de la représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, élaborée dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow.

En partant de ses observations et de ses constats, Karin propose d’adapter la Pyramide de Maslow à nos nouveaux modes de fonctionnement et de motivation, en la recentrant non sur des « quantités » mais sur notre « conscience collective » et « l’intelligence collaborative dans des projets de bien commun ». La symétrie du sablier représente la dualité de 2 sens contraires pour trouver l’équilibre : équilibre dans le déséquilibre, l’ordre dans le changement.

 

La Pyramide de Maslow, revue et adaptée par Karin Boras

(Extrait)

La pyramide de Maslow me semblait incomplète face à nos grandes mutations.

En effet, après avoir été centrés sur nous, notre petit nombril, un grand mouvement positif et discret s’est engagé sur une nouvelle voie : celle du bien commun, de l’intérêt collectif.

Nous nous sommes rendus compte d’une part, que nous ne vivions pas dans un désert, et d’autre part, que les conséquences de nos actes nous obligent à résoudre des grands enjeux sociétaux. Et nous avons pris conscience que nous ne pourrons les résoudre, que tous ensemble.

Merci à Karin pour avoir impulsé ce modèle disruptif, mais en phase avec notre évolution. Ce thème est bien à propos en ces temps où la Loi Pacte et la quête de sens bouleversent la notion de gouvernance.
Sources :

Permalien : https://wp.me/p2OxiV-LK

Mise à jour : 26-09-2018

Publicités

De l’objet social au rôle social…

Passer de l’objet social au rôle social de l’entreprise

Pour gâcher un déjeuner entre gens bien élevés on peut lancer le débat sur le partage des profits dans nos économies. Sauf à être entourés de cyniques désabusés, assez rapidement on se traitera de noms d’oiseaux. Si au contraire vous décidiez d’échanger, au risque d’être un peu pédant, sur le partage de certaines pertes, ce que le droit maritime appelle le partage des « avaries communes »[1], vous pourriez découvrir que, sans violence les convives convergent rapidement sur quelques évidences.

Ainsi est-il assez généralement partagé que dans une entreprise (une aventure maritime, à l’origine) il y a des évènements non prévisibles, qui conduisent le capitaine, dans l’intérêt de tous à prendre des décisions douloureuses (détourner le navire ou jeter une partie de la cargaison par-dessus bord par exemple) dont les conséquences sont par principe à partager entre toutes les parties prenantes au projet.

Voilà résumé le thème de cet article. Telle est la nature et l’ampleur des débats sur le rôle social de l’entreprise. C’est ce qui est évoqué derrière le débat sur la société à objet social élargi (SOSE). Il est plus facile d’en débattre autour du partage des pertes que du partage des profits.

Lire+ sur rhinfo.com

[1] Ségrestin, B. et Hatchuel, A., « autorité de gestion et avaries communes : pour un complément du droit de l’entreprise », Finance Contrôle Stratégie, Vol14,2011, p.9-36.

 

Quel rôle pour l’entreprise au XXIème siècle ?

Prévue pour le printemps, la loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation de l’Entreprise), qui « ambitionne de donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois », devrait être l’un des temps forts de l’actualité en 2018. Pour l’élaborer, le ministère de l’Économie a consulté organisations professionnelles, chefs d’entreprises et parlementaires, avant de lancer, début janvier, une consultation publique en ligne, autour de 31 propositions.

Source


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-IS

Vers une déresponsabilisation de la fonction d’administrateur ?

Il est essentiel de poursuivre la recherche d’un équilibre raisonné entre une responsabilisation rigoureuse de la fonction d’administrateur et l’opportunité de mettre en œuvre les normes de comportement ainsi que la législation en vigueur.

Par Thibaut Claes et Pierre Nothomb
Deminor

Notre droit des sociétés est à l’aube d’une réforme importante. Les modifications envisagées sont nombreuses et s’inscrivent dans un vaste plan de modernisation du droit de l’entreprise. Parmi les changements envisagés figure la révision du régime relatif à la responsabilité des administrateurs. Celle-ci interpelle.

(…) l’on constata que l’acceptation d’un mandat d’administrateur n’était plus systématique, mais faisait l’objet d’une réflexion plus approfondie de chaque candidat. Ce renforcement a indéniablement permis à la fonction d’administrateur de se professionnaliser notamment par la nécessité de nommer en cette qualité des personnes plus compétentes et capables d’assumer les obligations liées au mandat.

(…) À la lecture de l’avant-projet de loi, il semble en effet que le législateur ait décidé de faire marche arrière en proposant de plafonner, en termes de montant, la responsabilité des administrateurs. Le plafond serait déterminé en fonction du chiffre d’affaires et du bilan de la société dans laquelle l’administrateur exerce son mandat.

Déterminer ce plafond de la sorte est incohérent car il n’est pas tenu compte du dommage causé par l’administrateur pour déterminer la portée (maximale) de sa responsabilité.

Lire l’intégralité de l’article sur lecho.be


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-IF

‘Les entreprises à mission’ pour une refondation de l’entreprise

« La seule responsabilité sociétale des entreprises est d’accroître ses profits ». Par cette phrase, l’économiste libéral Milton Friedman s’inscrit dans la pensée héritée d’Adam Smith, affirmant que la seule recherche du profit, bénéficiera finalement à tous.

En 1972, seulement deux ans après Friedman, Antoine Riboud, PDG de Danone, prononce face au CNPF (devenu le MEDEF) son désormais célèbre discours de Marseille. Il y affirme notamment que « la croissance engendre des nuisances à la fois collectives et individuelles. Elle a souvent sacrifié l’environnement et les conditions de travail à des critères d’efficacité économique » et que « la responsabilité de l’entreprise ne s’arrête pas au seuil des usines ou des bureaux. Son action se fait sentir dans la collectivité toute entière et influe sur la qualité de la vie de chaque citoyen. ». On constate aujourd’hui que cette seconde perspective, d’une entreprise socialement responsable, prend le pas sur la vision traditionnelle et libérale de l’entreprise.

Au-delà des chefs d’entreprises, cette tendance est une vague de fond pour laquelle les Français ont une perception très positive. Une étude extensive réalisée par le cabinet ELABE pour l’Institut de l’Entreprise interroge justement cette perception des Français vis-à-vis de l’entreprise. Ils seraient ainsi 88% à être favorables à l’intégration dans le Code Civil d’un statut associant l’entreprise et l’intérêt général, dont 57% à y être très favorables.

lire l’intégralité de l’article de Camiel Estany


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-IB

DDR17 : la ligne éditoriale des messages des dirigeants. Ut dicunt ?

Le contexte législatif et réglementaire

Les entreprises cotées et non cotées doivent dorénavant publier leurs documents de reporting RSE et répondre aux obligations de transparence en matière sociale et environnementale. L’arsenal réglementaire et législatif s’est récemment doté de la transposition en droit français de la directive 2014/95/UE , via l’ordonnance du 19 juillet 2017 (publication d’informations non financières et d’informations relatives à la diversité par certaines grandes entreprises et certains groupes).

Afin de renforcer la cohérence et la comparabilité des informations non financières publiées dans l’ensemble de l’Union, certaines grandes entreprises devraient établir une déclaration non financière comprenant des informations relatives au moins aux questions d’environnement, aux questions sociales et de personnel, de respect des droits de l’homme et de lutte contre la corruption. Cette déclaration devrait contenir une description des politiques, des résultats et des risques liés à ces questions et être incluse dans le rapport de gestion de l’entreprise concernée.

Les informations extra-financières portant sur la Responsabilité sociale des entreprises sont incluses dans les documents de référence et les rapports RSE (reporting RSE, Environnement et social, Développement durable…).

Les enjeux des informations extra-financières

La publication de ces données est stratégique, tant pour contribuer à l’évaluation, au suivi et à la gestion des performances des entreprises et de leurs incidences sur la société que pour leur réputation (indice de perception) (1) et la crédibilité de leurs actions et activités (description des politiques, des résultats et des risques) (2). La nouvelle génération d’entrepreneur.e.s (3) et/ou d’intrapreneur.e.s sont sensibilisé.e.s aux problèmes sociétaux et environnementaux. Ils/elles en attendent des réponses fortes et concrètes (4), quitte à s’investir personnellement et à créer leurs propres entreprises (5) dont l’objet social mettra au cœur de leur business model une mission sociale, sociétale ou environnementale.

Social Business aux Philippines_camion, espoir

La loi PACTE (et le succès de la consultation publique) et la « réponse » de l’Afep-Medef (6) au projet du gouvernement sur l’extension de l’objet social de l’entreprise (révision du code de gouvernance) en sont des marqueurs sociétaux (7).

La crédibilité des actions entreprises, et de leurs impacts par conséquences, est directement liée aux engagements des dirigeants (8) et à la communication qui en découle.  L’importance des mots, un enjeu considérable et réputationnel !  Votre communication rend-elle valablement compte de vos comportements sociétaux ?  Est-elle en convergence avec les lignes directrices des référentiels que vous affirmez avoir adoptés ?  (9).

Le panel des documents de référence

En ligne avec sa méthodologie proposée (10),  LOG’ins Consultants s’est intéressée aux contenus des documents de référence (DDR), publiés récemment sur le site de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) .  Un panel de 39 DDR (publiés en 2016 et en 2017) a été constitué pour analyser les liminaires de ces documents (édito, interview, entretien, message…) rédigés avec ou par les dirigeants des sociétés cotées sur le marché Euronext : président-directeur-général, président du conseil de surveillance, président du directoire, directeur général, gérant, fondateur….  15% des entreprises ont fait appel à 2 dirigeants (P-Dg/DG ;  P-Dg/Fondateur…) soit séparément, soit en commun.

  • 56% des DDR16 (60% pour les DDR17) publient un liminaire.
  • 23% des DDR16 (30% pour les DDR17) avec liminaire mentionnent la « RSE » : responsabilité environnementale et sociale / Responsabilité Sociale d’Entreprise / responsabilité sociétale de l’entreprise / RSE

Que disent les dirigeants ?

  • Les items incontournables dans la communication :
    • performance (57%)
    • offre de services, offre de produits, offre de qualité (37%) ;
    • actions (20%) ;
    • niveau de satisfaction, de rentabilité, de marge opérationnelle, de dette ;
    • marque ;
    • assemblée générale ;
    • environnement (concurrentiel ; économique et financier difficile, agressif, en mutation, très défavorable, contrasté, peu porteur, morose, dégradé ; porteur, favorable).

 

  • Les items ou marqueurs du discours (par ordre décroissant) communs aux 2 années de publication et présents dans plus de 60% des messages : Groupe – Année – Croissance – Client – Développement – Résultat – Productivité – Marché – Activité – Création – Performance – Changement.

=> On y ajoutera les évocations à  Actionnaire – Service – Travail – Entreprise – Achat –Position – Équipe – Ensemble – Investissement – Stratégie – But

Verbatim illustratif

  • verbatim « croissance » : politique de croissance, croissance externe, croissance importante du bénéfice, croissance des résultats, vecteurs de croissance, croissance organique significative, potentiel de croissance, réserve de croissance, dynamique de croissance vertueuse, croissance solide et durable, modèle de croissance…

 

  • verbatim « client » : l’expérience client, clients institutionnels, attentes des clients, nouvelles clientèles, clients professionnels, besoins de nos clients, clientèle internationale, clientèle européenne, attention permanente aux clients, clients satisfaits, remercier tout spécialement nos clients, relation aux clients, servir efficacement nos clients, offrir à nos clients, la vie de nos clients, apporter à nos clients,…

 

  • verbatim « développement » : accélérer le développement, stratégie de développement, soutenir le développement, développement futur, développement à l’international, développement de nouvelles technologies, conditions de travail et développement professionnel, développement de solutions, développement de nos services, stratégie de développement, poursuite du développement, projets de développements, développement soutenu, développement en pays émergents…

Analyse de discours

Dans les DDR17, le discours est plus factuel, plus objectif et argumenté, mais moins affirmatif. Le rédacteur reste attaché au contexte présent. Son discours est toutefois plus nuancé, voire prudent et soumis à conditions, pour évoquer et se projeter dans le futur. Le « je » est nettement moins utilisé en 2017, le « vous » est en retrait par rapport au « nous ».

Illustration (cas de ELIOR)

ELIOR – Nuage de mots – Document de référence 2016 (année fiscale 2015)

 

 

ELIOR – nuage de mots – document de référence 2017 (année fiscale 2016)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spécificités des discours

Items 2016 absents en 2017

  • territoire,
  • cap,
  • attention (au sens de prévention et vigilance),
  • accompagnement (des clients),
  • parcours (achat, client)

 

Nouveaux items en 2017

  • proximité (managers de proximité, proximité avec les clients)
  • performance financière (génération de trésorerie, de cash-flow) et contexte (taux d’intérêt)
  • événementiel (salons professionnels, expositions)
  • professionnalisme (visant à la satisfaction client)
  • majeur (avancées, éléments, enjeu…)

 

On notera  une évolution de langage entre 2016 et  2017 : les entités sont remplacées par filiales.

 

Items communs aux 2 années 

Le risque est peu ou prou mentionné (3,7%). On citera

  • SOCIETE GENERALE (Le coût du risque, au plus bas, témoigne de la qualité structurelle de notre portefeuille de crédits et de notre gestion des risques) et
  • MANUTAN (Nos clients ont désormais accès à une offre de plus en plus vaste, émanant de sources nombreuses et variées. Cela constitue bien sûr un risque, mais aussi une formidable opportunité. À nous de la saisir !).

 

Les nouveaux items en 2017, moins fréquents, mais représentant néanmoins des marqueurs RSE :

  • Autonomie : Nous donnons aux équipes sur le terrain une autonomie totale pour atteindre un objectif donné dans un cadre fixé par le Management. [COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN]
  • Intérêt général : à nous de devenir leur partenaire d’intérêt général [ALTAREA]
  • Renommée : une société de renommée mondiale avec un milliard de jeux téléchargés. [VIVENDI]
  • Entrepreneuriat : L’ADN de Vicat tient dans cette histoire : innovation, éthique, entrepreneuriat, famille. [VICAT]
  • Transparence : ceci distinguant notre transparence et la qualité de notre gouvernance d’entreprise. [TELEPERFORMANCE] – En ligne avec notre volonté d’être un acteur bancaire de tout premier plan au niveau mondial pour nos réalisations RSE et notre transparence, [SOCIETE GENERALE]

 

Les items 2016 (absents en 2017), moins fréquents, mais représentant néanmoins des marqueurs RSE

  • Adaptation : s’attache non seulement à l’adaptation de ce matériau et de ses usages aux besoins modernes, [VICAT]
  • Conditions de travail : améliorant encore le niveau d’engagement des collaborateurs qui se situe déjà à un niveau élevé grâce à l’attention portée aux conditions de travail et au développement professionnel de chacun. [COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN]
  • Détection : L’objectif est d’étendre notre présence sur toute la chaîne d’accompagnement des talents : détection, production, promotion… La marque Olympia sera le fer de lance de ce dispositif. [VIVENDI]
  • Nouvelles technologies : Ainsi, même à l’heure du numérique et du développement de nouvelles technologies révolutionnaires, l’humain reste et continuera de rester au coeur de notre activité. [TELEPERFORMANCE]
  • Prévention : puis proposant à nos clients collectivités la fourniture de solutions pour la prévention d’escarre [BASTIDE]
  • Protection : Notre ambition est d’être pour tous nos clients et nos parties prenantes une référence de solutions synonymes de valeur ajoutée, de confort et de préservation de l’environnement. [COMPAGNIE DE SAINT-GOBAIN]
  • Sauvegarde : Entre septembre 2013 et octobre 2015, ce sont une procédure de sauvegarde qui a été efficacement conduite, des cessions d’actifs non stratégiques et des restructurations qui  ont optimisé notre périmètre d’activité [GROUPE PARTOUCHE]

 

Malgré la prise de conscience des enjeux environnementaux, l’organisation de la COP21 en décembre 2015 et le paradigme sociétal qui émerge… les citations sur la préservation de l’environnement  et les actions respectueuses associées sont à la marge.

Évolution à suivre pour les DDR18.

 

Bibliographie, références, blogs

  1. 97% des Français prêts à boycotter des entreprises ayant des pratiques sociales ou environnementales destructrices – Après les politiques, les entreprises face à l’interpellation citoyenne
  2. L’entreprise à l’épreuve de ses risques extra-financiers
  3. Réinventer le MEDEF pour une France en croissance
  4. Tous en quête de sens au travail : Le sens au travail fait certes débat dans les entreprises, pour autant toutes les études menées sur le sujet indiquent son importance cruciale pour tous les salariés, cadres ou non, jeunes ou moins jeunes, y compris pour les entrepreneurs. –  Que met-on derrière la notion de ‘sens au travail’ ?
  5. Social Business aux Philippines : quand les entrepreneurs sociaux de Gawad Kalinga et Smokey Mountain changent la vie des Philippins
  6. La consultation est ouverte en ligne pendant six semaines à partir du 28 février.
  7. Loi Pacte : ne pas faire du profit le seul but des entreprises provoque un schisme au sein du patronat
  8. Que pensent de leur entreprise les cadres RSE / Développement Durable ? Réponse avec l’étude Birdeo, en partenariat avec le C3D –  Les chargés RSE pas convaincus de la sincérité de leurs employeurs
  9. Manpower France, l’une des entreprises les « mieux disantes » en RSE
  10. Valorisation par le Sens

 

  • Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

  • Catégories

  • Suivez-moi sur Twitter