Management. Le partage des connaissances est un enjeu crucial

Quel que soit le secteur, la création, l’utilisation et le partage des connaissances est cruciale pour permettre à l’entreprise de se doter d’un véritable avantage concurrentiel. Mais comment procéder ? Une étude recommande d’opter pour une méthode au cas par cas, tenant compte de la motivation et du niveau d’autonomie de chaque collaborateur.

Par Oscar Llopis, professeur assistant en stratégie et en innovation à Rennes School of Business et Nicolai J.

L’objectif : améliorer la satisfaction et le sentiment de reconnaissance des collaborateurs en facilitant le partage du fruit de leur travail, et permettre à l’entreprise de bénéficier de ces échanges intra-organisationnels. Il faut trouver une approche adéquate afin d’adopter soit une politique globale pour créer des conditions de travail optimales, soit, comme suggéré dans l’étude exposée, une réponse plus individuelle aux besoins et aux motivations de chacun.

Source : Management. Le partage des connaissances est un enjeu crucial

L’entreprise libérée

Oubliée, la sacro-sainte valeur travail. Aux orties, le rationalisme à outrance. Exit, les valeurs structurelles qui sont en vigueur depuis des décennies. Place à de nouvelles pratiques managériales qui redonnent de la place à l’humain, pour le plus grand bien économique de l’entreprise. C’est le point de vue d’Arnaud Lacan, professeur associé de management à Kedge Business school, qui animera la masterclass « Travailler autrement » lors de Biznext Bordeaux le 17 décembre.

Les actuelles « valeurs » structurelles dans l’entreprise sont saturées et appelées à être remplacées par des valeurs émergentes que l’on peut nommer post-modernes : la création plus que le travail. A ce titre, la personne compte plus que l’individu, notamment en donnant de la place à l’émotionnel… « C’est le règne du vivre ensemble, du vibrer ensemble, le règne du kiff. Si on ne kiffe pas, ça ne marche pas« . Cette dynamique provient de nouveaux modes de gouvernance des entreprises, de la RSE… qui existent maintenant depuis une vingtaine d’années, « bien plus que dans l’arrivée de la sympathique génération Y« .

Les managers doivent « apprendre à devenir plus leaders que petits chefs« . Il s’agit d’une réelle rupture qui amène l’entreprise « vers de nouveaux modes organisationnels, avec l’appui d’outils collaboratifs numériques notamment« . Sont-ils prêts ? « Oui et non« , répond Arnaud Lacan. « Oui car certains ont compris ces bouleversements. Des Stéphane Richard chez Orange, des Henri de Castries chez Axa qui dit que le rôle des patrons aujourd’hui n’est pas de faire des one-man-shows, mais d’être des chefs d’orchestre. Nous allons vers des entreprises plus libérées. Des Harley Davidson, Poult, Chronoflex… Elles sont peu nombreuses, peut-être 5 ou 6 en France aujourd’hui, mais on sait que ça peut marcher« .

source : latribune.fr