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Appro : les entreprises françaises frileuses sur leur « devoir de vigilance » ?

Soja et déforestation : quelle est la vigilance des entreprises françaises sur leur approvisionnement ? Deux ans après le vote d’une loi pourtant contraignante dans l’Hexagone, trois associations écologistes font un bilan très négatif des efforts accomplis.

Au Paraguay, les champs de soja grignotent la forêt. Jim Wickens/Ecostorm/2017

Le soja est négligé par les entreprises françaises pourtant soumises à un devoir de vigilance sur leur approvisionnement direct ou indirect depuis deux ans. Les ONG France Nature Environnement, Mighty Earth et Sherpa ont adressé un questionnaire à 20 groupes français identifiés comme les plus gros utilisateurs de soja, dans les secteurs de l’alimentation animale, de la viande, des produits laitiers, de la restauration collective et de la grande distribution.

Trois seulement sont en voie d’acquisition d’un plan : Bel et Danone (produits laitiers), et Carrefour (grande distribution).

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Devoir de vigilance : un long combat porté par le CCFD-Terre Solidaire et la société civile

L’adoption de la loi sur le devoir de vigilance des multinationales le 27 mars 2017 est le fruit d’un long combat porté par le CCFD-Terre Solidaire avec la société civile, et des politiques engagés. Retour sur l’histoire de cette loi hors du commun.

(…) comment mettre au cœur de l’agenda politique la question des violations commises par les grandes entreprises et la reconnaissance des victimes dans les pays en développement ? L’idée d’un front uni de la société civile s’impose. Elle naît des réseaux dans lesquels le CCFD-Terre Solidaire est impliqué, comme le Forum citoyen pour la responsabilité sociale des entreprises [1] coordonné par l’association. « On n’aurait jamais réussi sans le travail en coalition », affirme Antonio Manganella.

La thématique est portée pour la première fois comme proposition politique du CCFD-Terre Solidaire lors des élections européennes en 2009, dans une campagne plus large sur la Responsabilité sociale, environnementale et fiscale des entreprises. » [2]

building rana plaza, Dacca, Bangladesh, 2013

[2014] Le cabinet de Christiane Taubira, garde des Sceaux, le confirmera : la loi est l’une des « top priorités » de l’Association française des entreprises privées (Afep) et du Mouvement des entreprises de France (Medef) qui multiplient les rendez-vous au gouvernement pour la faire bloquer.

(…) En janvier 2015, EELV avec Danièle Auroi, passe à l’offensive. Le groupe minoritaire à l’Assemblée nationale inscrit la PPL à l’ordre du jour. L’idée : forcer le gouvernement à sortir du bois ! Bercy n’a désormais plus le choix. Sans surprise, le ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron, freine des quatre fers. « Cette première PPL, soutenue par l’ensemble des syndicats et partis de gauche, est beaucoup plus en phase avec ce que nous souhaitions en tant qu’ONG », explique Carole Peychaud, chargée de plaidoyer à partir de 2015. Outre la dimension de responsabilité pénale, le nombre d’entreprises captées par la loi était alors bien plus large.

(…) Le gouvernement finit par l’inscrire à l’ordre du jour du Sénat, en seconde lecture. Et le 13 octobre 2016, la PPL 2 est adoptée par le Sénat. Mais des amendements la vident totalement de sa substance.

Changement de ton

Six mois avant la fin de la mandature, une course contre la montre s’engage pour les défenseurs de la loi. Mais le remaniement ministériel et la nomination, le 30 août 2016, de Michel Sapin à la tête du ministère de l’Économie et des Finances va jouer en leur faveur. Le ministre propose aux 5 ONG motrices, rejointes par la CFDT, un face-à face inédit avec son cabinet, arbitré par le député Potier, pour élaborer une ultime version du texte. Les rencontres se déroulent à huis-clos à l’Assemblée nationale.

(…) La PPL sur le devoir de vigilance est définitivement adoptée le 27 mars 2017.

Si la loi française est désormais citée comme modèle dans beaucoup de pays européens, dont certains tentent de faire évoluer leur cadre législatif comme la Suisse ou l’Espagne, elle fait aussi figure d’exemple au niveau international, dans le processus actuel d’un traité à l’échelle onusienne [4]. Un combat auquel contribuent le CCFD-Terre Solidaire et ses alliés. Cette loi inédite, « c’est la victoire d’une initiative « 100 % ONG » », salue Dominique Potier.


Permalien : https://wp.me/p2OxiV-Si

Source : CCFD-Terre Solidaire


[1Lieu d’échanges et d’expertise, d’expression publique et de plaidoyer sur toutes les questions relatives à la responsabilité sociale, environnementale et sociétale des entreprises, créé en 2004.

[2Hold-up international, pour que l’Europe régule ses multinationales », menée conjointement avec Oxfam France-Agir.

[4Traité international contraignant sur les sociétés transnationales et autres entreprises, et les droits humains.

Decouvrir PSE, l’association « Pour un Sourire d’Enfant »

Association « Pour un Sourire d’Enfant ». Soutiens, scolarisation, formation professionnelle des enfants defavorises au Cambodge.

Sourced through Scoop.it from: www.pse.ong

Pour un Sourire d’Enfant (PSE) est une organisation non gouvernementale française créée en mars 1996 par Christian et Marie-France des Pallières.

Elle a pour objectif d’aider les enfants défavorisés et déscolarisés au Cambodge et s’occupe particulièrement des enfants chiffonniers de la décharge municipale de Phnom Penh.

 

source : wikipédia

See on Scoop.itPertinences sociétales

Où en est la RSE au Maroc?

A l’occasion d’un prochain colloque sur la RSE, retour sur cette manière de penser l’entreprise et état des lieux de ce qu’il se fait au Maroc.

 

Organisé par le cabinet de conseil en RSE Déclic et la Confédération générale des entreprises marocaines (CGEM), l’événement a pour but de vulgariser le concept de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) auprès des entreprises marocaines en invitant des sociétés qui ont déjà initié une démarche RSE.

Source: telquel.ma

On reproche souvent aux entreprises d’utiliser la RSE comme moyen de communication, c’est ce qu’on appelle le « greenwaching ». Et Radia Cheikh Lahlou [directrice associée de Déclic] ajoute, « dans certaines démarches RSE, il y a du cosmétique mais les démarches de stricts ‘greenwaching’ sont de moins en moins possibles, les parties prenantes le font savoir ». Elle fait par exemple référence aux ONG qui épinglent souvent de grandes multinationales lors de leurs campagnes de publicité. On pense par exemple à Green Peace qui avait parodié une vidéo de Dove pour critiquer son utilisation de l’huile de palme.

 

Depuis 2007, la CGEM décerne un label RSE. Aujourd’hui, 69 entreprises sont labellisées. La certification est vérifiée régulièrement, et des entreprises l’ont déjà perdue.(…) Après une visite de travail il y a quelques années, le CNPS [Conseil national du patronat du Sénégal] a pris le label RSE de la CGEM comme modèle pour en instaurer un au Sénégal.

See on Scoop.itPertinences sociétales

La contribution des ONG à la RSE

Les multinationales ont toutes désormais des départements de RSE et les ONG peuvent donc initier des partenariats avec elles pour le bénéfice de la communauté. En fait, toute ONG se doit aujourd’hui de nouer des liens avec de grandes entreprises privées, en leur démontrant que les objectifs du partenariat cadrent avec ceux de l’entreprise au niveau stratégique….

Source: www.horizons-decisionnels.fr

(…) Au final, les grandes entreprises ont encore trop souvent le réflexe de ne calculer les retours sur investissement des programmes RSE à court terme. Les ONG peuvent réellement aider les entreprises à réaliser leurs objectifs de long terme et à promouvoir un modèle d’entreprise du futur socialement plus responsable.

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