Agnès Buzyn, ministre de la Solidarité, expose ses priorités pour renforcer l’autonomie des personnes

A l’occasion de la réunion du 5 juillet 2017 du Conseil d’administration de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA), Madame Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a tenu à s’adresser à l’ensemble des membres du conseil pour exposer les priorités qui guideront son action en faveur de l’autonomie des personnes âgées et handicapées.

(…) Ces enjeux sociétaux concernent des millions de personnes, en situation de handicap ou de grand âge, ainsi que leurs proches et leurs aidants. Un effort budgétaire conséquent et nécessaire leur est aujourd’hui consacré.

Source : CNSA : Agnès Buzyn expose ses priorités pour renforcer l’autonomie des personnes | AgeEconomie – Marché Seniors

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La silver économie : un foisonnement d’initiatives

Au service des seniors, la silver économie a pour enjeu de favoriser les innovations qui accompagnent l’avancée en âge et limitent la perte d’autonomie. La croissance de cette économie pourrait atteindre 14% par an ces prochaines années…

Sourced through Scoop.it from: www.decideursenregion.fr

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Un forum sur la qualité de la vie

Conçu il y a plus de vingt ans, le format du forum ouvert, outil d’intelligence collective, repose sur l’autogestion et la participation de tous (…) Un premier groupe a planché sur la manière de mieux intégrer les personnes âgées, un deuxième sur l’ouverture d’une école à pédagogie plurielle, un troisième sur la création d’un lieu de partage des savoirs et un dernier sur un projet de transformation alimentaire collective.

 

Sourced through Scoop.it from: www.ladepeche.fr

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Québec/CSSSTR : le mieux-être de l’usager au coeur des priorités

À l’occasion de la séance publique d’information annuelle du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Trois‐Rivières, le conseil d’administration et la Direction ont présenté les grandes réalisations de la dernière année…

> Avancées dans l’accessibilité à un médecin de famille dans la communauté

> Personnes âgées : des approches humaines, centrées sur le maintien de leur autonomie

> Des développements importants de services pour la population

> …

Source: www.lhebdojournal.com

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Perte d’autonomie … l’indispensable coordination nationale

A l’aube des prochaines échéances électorales « locales », et face aux effets de l’allongement de la vie, le dossier RSE du site RSE Magazine reprend l’article de Arthur FOURNIER, paru en en juin 2012, sur la « Perte d’autonomie » des personnes âgées, « conséquence d’une maladie ou d’une certaine déficience« .  Or son origine est intimement lié au cadre social, médical, comme environnemental.

Comme l’auteur le précise très justement, « l’environnement joue un rôle majeur, tant dans la réduction que dans l’accentuation des incapacités.  » Les effets peuvent rapidement conduire à une « Vulnérabilité sociale » dans un « parcours de vie », comme la majorité des handicaps, de par son accentuation progressive.

La vulnérabilité s’inscrit parmi les facteurs sociaux les plus connus des limitations fonctionnelles… L’entourage joue, bien évidemment, un rôle important dans la prévention ou l’affaiblissement de la perte d’autonomie chez les personnes âgées. Intégration sociale, soutien psychologique de la part de l’entourage, adaptation de l’habitat ou autres aides techniques, plusieurs approches peuvent entrer en jeu afin d’affaiblir le degré de dépendance du sujet, dans le cadre social et environnemental.

La prévention de la perte de l’autonomie implique automatiquement la combinaison de plusieurs éléments, apportés par différents acteurs. Il devient donc primordial de fixer des actions cohérentes en regard d’objectifs communs.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) classe les actions de prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées en trois catégories bien distinctes, à savoir les prévisions primaires, secondaires et tertiaires.

Pour illustrer l’internationalisation de ces préoccupations, nous prendrons la situation sur le territoire africain. Les Ghanéens vivent plus longtemps. La proportion de la population âgée de plus de 60 ans devrait atteindre 12% en 2050, alors qu’elle n’était que de 7% en 2010.

En 2010, le gouvernement ghanéen a approuvé une politique nationale sur le vieillissement. Deux ans plus tard, il a demandé à l’OMS de l’aider à passer de la théorie à la pratique. La constitution d’une équipe associant l’OMS et le ministère de la Santé, a permis  de collecter des « données scientifiques » et de recenser cinq domaines prioritaires d’action, couvrant la prévention et le traitement des maladies ainsi que les améliorations au système de santé, dont la lutte contre « l’isolement social »  . Les recommandations de l’équipe ont été reprises dans la Stratégie ghanéenne de santé à moyen terme pour 2014-2017.

Pour citer la France, la multiplicité des acteurs (dont l’État qui en forme le pilier) sur le « territoire de la prévention » complexifie la mise en œuvre des actions de prévention. Et de citer … l’ARS,  l’INPES ou Institut national de prévention et d’éducation en santé, la HAS ou Haute autorité en santé, le HCSP ou Haut conseil de santé publique, ou encore l’ANESM ou Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux, la CNAMTS, les Caisses de retraite, les centres de prévention médico-psychosociale (mis en place par l’AGIRC-ARRCO), les initiatives privées, les CCAS au plan local …

Toutes ces actions aboutissent à une « fragmentation des actions « .

La définition d’une stratégie nationale de prévention et une « forte volonté politique interministérielle », incluant la santé, la solidarité, le logement, le sport et l’agriculture, permettrait de clarifier les pilotages. Selon l’auteur, « des avantages, mais également des risques, marquent chacun des scenarii. Il reste néanmoins qu’en termes de mobilisation de fonds, l’affectation du pilotage aux caisses de retraite s’avère la meilleure solution« .

La « loi Autonomie » devient un grand chantier du quinquennat, un « modèle de société plus fraternel, plus solidaire », une action RSE !

Les mesures en faveur d’un maintien à domicile le plus longtemps possible seront financées dès 2015 par les 645 millions d’euros de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa).
Mais dès 2014 et avant même le vote de la loi, le Gouvernement engage un effort de 100 millions d’euros qui seront débloqués de la Casa et affectés à des mesures répondant à des besoins urgents : réhabilitation de maisons de retraite, soutien au secteur de l’aide à domicile, et, pour la première fois, appui à la rénovation des foyers-logements.

En nov. 2013, le Premier ministre a lancé les concertations préalables à l’élaboration de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, qui sera votée fin 2014.

En réponse à notre questionnement, l’État répond… « Nous avons fait le choix de ne pas nous limiter à une réforme de la dépendance mais de réinterroger plus globalement l’ensemble de nos politiques publiques« .

Lire:

maltraitance des personnes âgées (OMS – août 2011)

les chutes (OMS – octobre 2012)

… Le financement de la perte d’autonomie liée au vieillissement (CREDOC –  déc. 2011)

document de concertation loi d’orientation et de programmation (Portail du gouvernement – nov. 2013)

… Un projet interdisciplinaire régional pour répondre aux questions du vieillissement de la population (Université de Nantes – fév. 2014)

Les groupes vulnérables … nouvelles parties prenantes des processus décisionnels

La norme NF ISO 26000, parue en novembre 2010, définit l’expression « Groupe vulnérable » comme un « groupe d’individus partageant une ou plusieurs caractéristiques qui constituent la base d’une discrimination ou de circonstances défavorables en matière sociale, économique, culturelle, politique ou touchant à la santé … « . … ou « en situation de risque« . Le « groupe d’intérêt spéciaux » (1) des personnes âgées en fait partie.

Si l’on aborde la « collectivité » (immeuble, lotissement, territoire urbain, territoire rural, couronne périurbaine …) comme une « Organisation« , la sphère des personnes âgées représente un des chaînons, fragilisé par le risque d’isolement et la paupérisation dans certains quartiers. La norme précise que « … toutes les parties prenantes d’une organisation n’appartiennent pas à des groupes organisés qui ont pour but de représenter leurs intérêts face à des organisations spécifiques. » … Négliger ou ignorer de nombreuses parties prenantes non organisées est un facteur de risque supplémentaire pour la société civile et les générations futures.

S’agit-il d’une discrimination ? La norme relève que, dans les pratiques, « … la discrimination peut également être indirecte …  » tant au plan de la Protection de la santé et de la sécurité des consommateurs, qu’au plan du développement local

La norme s’appuie sur le guide 71 de l’ISO/CEI (2) adressé aux normalisateurs et destiné à répondre aux besoins des personnes âgées … Elle précise que « les capacités des individus dans un groupe d’âge donné sont très variables. »

Au plan local, l’attention et le soutien apportés aux personnes âgées, les modalités de leur prise en charge, les événements ciblés à leur attention … résultent de la formulation d’une politique socio-économique, recommandée par Agenda 21… »il convient de modifier les institutions de manière à ce que les personnes âgées ne soient pas entièrement tributaires de leur famille ».  Ces améliorations reposent … « sur l’instauration de liens d’association entre les secteurs public, privé et communautaire … » et sur la participation des personnes âgées au processus décisionnel.

L’ensemble de ces démarches doit s’inscrire dans les principes d’action, précise le programme ACTION 21 de la Conférence des Nations Unies, adressé aux gouvernements.

L’analyse de la structure démographique d’un territoire est donc essentielle.

(1) cf. Agenda 21

(2) ISO/CEI Guide 71:2001, Principes directeurs pour les normalisateurs afin de répondre aux besoins des personnes âgées et de celles ayant des incapacités.

Les personnes âgées, … un précieux nœud de réseau !

 silhouettes-827423__180La définition d’une personne âgée dépend du contexte, sachant que le vieillissement est un processus progressif, précise la plate-forme Wikipédia, mais résulte d’un « construit social » selon certains sociologues. L’OMS (1), comme la réglementation française, définit une personne âgée à partir de 60 ans. Serge Guérin (2), sociologue, classifie quatre types de seniors.

Toute une palette de termes désigne les personnes âgées : senior, 3ème âge, 4ème âge ou grand senior, jeunes vieux, vieux, grand âge  …  et, eu égard au vieillissement de la population, invite au questionnement sur leur « rôle » dans la société civile et sociale.

Dorénavant, le jeune retraité s’investit dans des missions sociales et de proximité, prend en charge des actions familiales (… ses petits enfants en aidant les jeunes parents, … ses parents en portant attention au 4ème âge) … et se trouve ainsi « responsabilisé« . Ne s’agit-il pas d’un « marqueur sociétal » ? La stabilité spatiale de sa situation procure ainsi un point de raccrochage pour les « nomades » (la génération Y).

D’autres exemples illustrent cette nouvelle fonction de « pivot » : actions et relations de voisinage, liens avec les commerces de proximité, engagement associatif, veille locale, démarche d’une reconnaissance envers ses aînés, aide sociale …

Il convient qu’une société, à des fins de continuité, ne « néglige » pas ce groupe fragile, à la fois mémoire et héritage.

(1) Organisation Mondiale de la Santé.

(2) « L’invention des seniors » (Hachette Pluriel, 2007)

lien court : http://wp.me/p2OxiV-O