Grand Débat : « accès » et « accessibilité », de fortes attentes sociétales

Grand débat national… Pour parer toute critique et par exigence de transparence, le gouvernement publie régulièrement toutes les données collectées, accessibles sur la plate-forme data.gouv.fr

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Notre méthode

En ligne avec sa méthodologie proposée,  LOG’ins Consultants s’est intéressée aux contenus publiés (champs des questions ouvertes) et a appliqué sa méthode sémantique de forage et profilage de thésaurus sur les Contributions déposées au 17/02/2019 sur l’espace de participation « L’organisation de l’État et des services publics« .

Notre attention s’est portée sur les « signaux faibles », qui doivent faire l’objet d’une écoute anticipative, appelée veille, dans le but de participer à l’élaboration de choix prospectifs en vue d’établir une stratégie, et de réduire l’incertitude (wikipédia).

… et de proposer le verbatim, lié aux concepts « accès et/ou « accessibilité »

credit photo : Skitterphoto, Pixabay

Référence étymologique

  • l’accès désigne une action, un moyen ou une manière. Il fait référence à une facilité de mouvement et, souvent, est associé à un qualificatif tel que facile, aisé, difficile, libre
  • l’accessibilité désigne la propriété, la qualité de ce qui est accessible. Elle est attachée à un lieu, à une personne ou à une fonction. Comme exemple, on parle usuellement d’emploi accessible , de lieu accessible aux personnes en situation de handicap.

Quels types d’accès ?

Le concept d’accès indiqué dans le corpus est lié/rattaché à l’éducation, à l’emploi, au travail, à la justice, aux personnes, la santé, aux services, au(x) soin(s), à la formation, à l’information, au métier, à l’éducation, à l’eau, aux services publics, au droit…

Les marqueurs sociétaux

Accès aux services essentiels :

    • Il y a en province une qualité de vie, des capacités de logement existantes et des gens qui veulent y vivre à condition d’offrir les conditions de mobilité nécessaires d y garantir l’accès aux services essentiels.
    • Renforcer l’accès aux services publics en zone rurale, maintenir des services essentiels, tels que l’eau, l’énergie, transport publics et ferroviaires, aéroports, télécoms/poste, voirie/autoroutes, hôpitaux, éducation, etc…

 

Accès aux services –  accès aux services publics –  sont 2 expressions grandement citées dans le corpus.

  • les citoyens mentionnent que l’État, les centres hospitaliers, les services de santé et/ou de soins, administrations et collectivités, les services sociaux, la Justice devraient viser une meilleure accessibilité et une réelle égalité, sans notion de rentabilité. L’adéquation des horaires aux rythmes de vie de la population, la proximité des lieux et/ou centres (administratifs, hospitaliers, fiscaux, …) devraient faire l’objet de réflexions et de mises en pratiques. Le citoyen pointe la fracture territoriale, mettant en exergue les différenciations entre zones urbaines et zones rurales, voire une désertification organisée des campagnes et petites villes en coupant tous les moyens, supprimant les transports.
    • Le millefeuille administratif ne cesse de grossir (métropole,  communauté de communes etc..). 
    • Il faut se déplacer de plus en plus loin pour avoir accès aux services publics ;
    • un accompagnement pour les personnes défavorisées.
    • L’accès aux services de l’état doivent être repenser. 
    • Le problème n’est pas l’accès aux services mais la complexités des services et des processus.
    • Le télétravail, la télémédecine, l’accès aux services dématérialisés permettraient de reconnecter ces territoires délaissés.
    • offrir une amplitude horaire d’accès aux services administratifs.
    • Les personnes les plus en difficultés et qui ont le moins accès aux services administratifs sont les petits villages.
    • faciliter l accès aux services administratifs en lignes pour les exclus du numérique. Les usagers urbains, éduqués ont sans doute la possibilité d’accéder à des services en ligne 24h/24 7j/7 .
    • Re-développer les services dans les territoires, les commerces, l’accès aux services public. 

 

  • le citoyen alerte fréquemment sur une proximité qui se dégrade (services moins nombreux sur les territoires ruraux, le monde rural), impactant la mobilité, les temps de déplacement, les temps de traitement, les relations et créant des disparités. État ou collectivités sont visés. L’accès aux services de santé dans les territoires moins densément peuplés est un sujet de préoccupation (obligation de faire de nombreux kilomètres pour accéder aux services régaliens, à des soins médicaux de qualité dans les hôpitaux). Un Service Public de Transport Urgent gratuit et sur demande pourrait être étudié, voire un dispositif de services itinérants.

 

Accès à la formation

L’accès à la formation est un domaine souvent lié aux perspectives d’évolution professionnelle, en convergence avec le droit d’accès à la formation tout au long de sa vie.  Bien que certains citoyens mentionnent leur satisfaction quant aux dispositifs proposés, d’autres estiment que cet accès s’avère être un vrai chemin de croix, complexe et illisible, voire inefficace.

Or il faut faciliter encore plus l’accès à la formation à tous les âges. Les formations pour les jeunes sont privilégiées et empêchent les plus de 45 ans d’accéder aux formations continues. On regrette que les enseignants n’ont presque pas accès à la formation et on constate que les départements ne proposent pas la même diversité de formations.

On regrette que les demandeurs d’emploi ayant suivi une formation ne trouvent pas d’activité professionnelle. Certains estiment que les fonds dédiés à la formation professionnelle sont une catastrophe et que les formations ne sont pas adaptées.

 

credit photo : Pezibear, Pixabay

Notre analyse sur les signaux faibles à portée sociétale – RSE/RSO

Accès à l’eau : En référence à la norme internationale de comportement ISO 26000 et aux droits fondamentaux,  l’accès à l’eau et/ou l’accès à l’eau potable sont des services essentiels de base.  est-il normal qu’un accès à l’eau et à l’énergie pour tous ne soient pas à des tarifs abordables. Ces services doivent rester des services publics. Le service public n’est pas forcément « gratuit » ou supporter par l’impot. Il doit être juste.

    • L’état devrait reprendre à son compte et arrêter la privatisation des services publics (la poste, EDF/GDF, SNCF, autoroutes….) et ce ré-interrogé sur les domaines qui doivent être considérés comme des services publics (impôt, accès à l’eau, accès à l’énergie, sécurité, accès au transport, droit à un logement, accès à une alimentation décente, santé….).

Amélioration : la notion d’amélioration continue (mise en oeuvre de processus, appliquer les règles…) est fortement citée par les contributeurs. En lien avec cette notion, ils évoquent l’amélioration de l’accès aux services, l’amélioration de la qualité de service, l’amélioration des conditions de travail, l’amélioration de la crédibilité de la fonction publique et des engagements politiques.

    • la Qualité de vie et l’amélioration de la qualité de vie devrait résulter d’une politique volontariste de décentralisation permettant de contribuer au rééquilibrage entre les métropoles et la France Périphérique. Même chance pour tous
      • en soutenant l’activité économique dans les secteurs en déclin, en favorisant l’accueil de proximité des services publics, en réhabilitant l’immobilier en déshérence, en libérant des locaux publics et des logements dans les zones tendues.
      • en baissant le coût de transport pour les particuliers, en aménageant la mobilité à des fins de réduction de temps de trajet et en fluidifiant le flux des trajets en voiture.
      • en œuvrant sérieusement à favoriser l’amélioration de la qualité de vie au travail.
      • en remettant des services publics locaux et en situant l’administration au plus près du citoyen. Les services administratifs, les établissements de santé et scolaire doivent être dans les territoires et non pas
        en centres industriels ou plateformes nationales.
      • en supprimant la disparition des services publics de proximité ayant accentué la précarité des citoyens dans les zones rurales.

 

Ancrage territorial : les citoyens souhaitent que les objectifs d’une politique intentionnelle et affirmée soient portées sur le développement local et la proximité des institutions et des compétences. Le sentiment que Paris et l’Ile de France régissent l’économie de la France, au détriment des régions est fort, comme celui qui abonde les zones urbaines par rapport aux zones rurales. La fracture territoriale est le leitmotiv.  Des actions correctives sont donc essentielles pour redonner aux collectivités ses lettres de noblesse et témoigner de son réel savoir-faire, les collectivités territoriales étant les mieux placées pour déterminer là où il était pertinent de le faire, au lieu d’une mise en place unilatérale. Ce serait donner des preuves de l’unité de L’État en répartissant ces services et institutions sur l’ensemble du territoire. Il n’est que temps d’apporter la preuve que L’État central est partout chez lui, et pas seulement confiné dans quelques arrondissements Parisiens.

    • maintenir un nombre suffisant de députés pour assurer l’ancrage territorial et la proximité avec les électeurs.
    • conserver un ancrage territorial (guichet unique multifonction), être plus prêt du terrain.
    • avoir un ancrage intermédiaire dans les territoires, créer une solidarité entre collectivités.
    • encourager l’ancrage local et définir des régions plus petites.
    • organiser un service public d’aide à la transition écologique et à la préservation de l’environnement avec ancrage physique fort dans les territoires.
    • redonner confiance aux territoires, c’est aussi lier une compétence nationale à un ancrage territorial équivalent. 
    • par une représentation locale permettre un ancrage au plus près des territoires et des habitants tout en désengorgeant les services publics des grandes agglomérations aujourd’hui saturés.
    • les collectivités territoriales étaient les mieux placées pour déterminer là où il était pertinent de le faire, au lieu d’une mise en place unilatérale. En règle générale, toute décision ayant un ancrage local doit être décidé, ou au moins ajusté, par les collectivités territoriales.
    • redynamiser les territoires en créant de réelles zones franches défiscalisées.

 

 


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credit photo : Pexels, Pixabay

 


Publié le 07/03/2019 –

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