Mécénat de compétences et quête de sens : une démarche RSE

Le premier baromètre de la fondation SNCF sur le mécénat de compétences révèle le désir grandissant des salariés de mêler vie professionnelle et engagement associatif. Un désir partagé par de nombreuses entreprises, qui y trouvent aussi leur intérêt.

Donner du sens à son travail… Ce besoin partagé par de nombreux salariés, (75% selon la dernière étude d’ADP Group) le mécénat de compétences tente d’y répondre par une formule inédite, qui «consiste à mettre à disposition un salarié sur son temps de travail et ses compétences au profit d’un projet d’intérêt général». Telle est la définition du site l’Admical, l’Association pour le développement du mécénat industriel et commercial, qui comptabilise 24.000 entreprises pratiquantes en France. Une sorte de mécénat nature donc, qui gagnerait à être largement développé à en croire le premier baromètre lancé par la fondation SNCF, avec l’Ifop, auprès de 3000 personnes.

Notre enquête

Sur la base d’un panel de 97 documents de référence, publié sur le site de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) et émis par les entreprises cotées sur la place boursière de la zone euro, Euronext, nous notons que 29,9% des rapports évoquent le « mécénat de compétences ».

Citations/Extraits :

La part du mécénat de compétences s’élève pour 2017, à 391,5 jours consacrés à des actions d’intérêt général par les salariés. [GECINA]

  • au niveau local, dans le cadre de mécénat de compétences et d’apport d’expertise technique, nombre d’entreprises accompagnent des projets de restauration et de mise en valeur de bâtiments historiques à haute valeur patrimoniale.  [VINCI]
  • Foncière des Régions a développé une politique collaborative avec le monde de l’enseignement autour de la recherche appliquée et du mécénat de compétences.
  •  (accord contrat de génération) un volet dédié au mécénat de compétences pour les collaborateurs en fin de carrière. Ainsi 48 collaborateurs ont pu s’investir dans des missions de 6 à 24 mois auprès d’organisations à but social. [BNP Paribas]
  • (des actions) qui se matérialisent sous forme de collectes, de mécénat de compétences ou d’actions de lien social. [EDENRED]
  • Les projets de la Fondation Veolia impliquent des collaborateurs du groupe, des parrains des projets soutenus (mécénat financier) ou des volontaires du réseau Veoliaforce (mécénat de compétence via des interventions sur le terrain.
  • la Fondation Terre Plurielle de Bouygues Construction soutient financièrement et/ou via un mécénat de compétence des projets de solidarité favorisant l’accès à l’éducation, à l’emploi et à la santé,
  • l’appui des Caisses locales et régionales aux associations se traduit par des dons en nature, du mécénat de compétences, de la mise à disposition de locaux et de moyens humains. [Crédit Agricole]
  • En 2017, un collaborateur du Crédit Foncier a mis ses connaissances en matière de financement de projets immobiliers et d’environnement réglementaire au service de l’association Habitat et Humanisme pour une durée de neuf mois dans le cadre du mécénat de compétence.

 


Source


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Un contexte professionnel en disruption…

Cet article est issu de l’une des publications parues sur le blog de l’association CQFD Cadres 78  (News74, dossier juin 2018)

 

Constats : Recruter autrement pour recruter mieux

Dossier préparé et rédigé par Jean-Gabriel Giraud (News74)

Chaque semaine, la presse papier ou digitale publie édito, chronique, commentaire sur quatre domaines qui vont modifier nos vies professionnelles, mais également personnelles : l’intelligence artificielle, les soft skills, la Qualité de vie au travail et le collectif en quête de sens.
Quelles seront les effets sur l’emploi ? Sur l’employabilité ? Sur l’organisation du travail ? Sur les relations employeur-employé ? Sur le contrat de travail et/ou le statut social ? Les prospectives sont légions, voire contradictoires, tant l’opinion publique est diserte.

 

L’intelligence artificielle (IA)

L’IA n’est pas un concept novateur et a même été oublié pendant 3 décennies. Mais la capacité exponentielle des composants électroniques a propulsé l’IA et ses nombreuses applications. « Face au numérique, la culture générale des salariés doit devenir une priorité« , titre un article paru sur lesechos.fr . Janvier 2017, au Sénat, Laurent Alexandre prophétise l’ère de l’intelligence artificielle “Dans un siècle, on a Matrix” [konbini.com] et dresse un constat très simple : l’IA s’apprête à défigurer le monde professionnel, et ni la France ni l’Europe ne semblent avoir prévu quoi que ce soit pour s’adapter aux nouvelles logiques de production qui définiront les décennies à venir.

Le récent rapport Villani a rebattu les cartes en France (FrenchTech, CES 2018 Las Vegas). Les effets sur la Société seront importants. Ils le sont déjà, notamment sur les activités (Bancassurance, Finance), l’emploi et le processus de recrutement.
Il convient que l’Europe retrouve sa souveraineté numérique, notamment en mettant l’accent sur la formation professionnelle, la connaissance, le partage des connaissances sur l’IA. Nous devons chercher la complémentarité à l’IA. Le travail peu qualifié disparaitra, la valeur du travail qualifié va augmenter. [ndlr : lire notre article Intelligence artificielle, l’enjeu est assurément sociétal !, concernant l’audition publique au Sénat et ouverte à la presse (Jeudi 19 janvier 2017), le docteur Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo et chef d’entreprise DNAvision]

La transformation est réelle. Seul point divergent selon les prospectives : qui en profitera ? On évoque une fracture sociale, mais également numérique. Aussi, les employeurs visent à mieux associer Hommes et technologie, car aucune étude sérieuse ne précise les emplois qui seront porteurs dans 10 ou 15 ans.

Les soft skills

Les capacités comportementales prennent une place croissante au sein des processus de recrutement. Selon une étude publiée par The Adecco Group, 81% des recruteurs auraient déjà refusé des candidats sur l’appréciation des soft skills, qui sont considérés plus importants que les compétences techniques. Cette tendance va croître en raison des mouvements sociétaux connus aujourd’hui.

Empathie, créativité, agilité… les compétences de demain sont vos qualités humaines, vos compétences humaines, les compétences socioémotionnelles de plus en plus valorisées.
On peut citer : résoudre des problèmes complexes ; interpréter des statistiques ou encore à faire preuve d’une réflexion critique.
Et d’ajouter le sens du service ; le travail en équipe ; le sens de l’écoute et de la communication ; la gestion des émotions…
L’employabilité de demain passera par la connaissance de soi. Les organisations se mettent en capacité de répondre à un besoin de plus en plus largement exprimé par les collaborateurs : ils attendent de leurs employeurs qu’ils leur offrent des opportunités d’évolution professionnelle.


« Avec le bon mix de compétences, les individus tirent profit de la technologie plutôt qu’ils ne la concurrencent. En tant que dirigeants, les accompagner dans le développement de leurs compétences et les armer pour l’avenir forment le grand défi de notre époque. Identifier les compétences recherchées et garantir l’accès à l’emploi constituent ainsi la réponse à la révolution des compétences ».
Jonas Prising, Président-directeur général de ManpowerGroup


La Qualité de vie au travail (QVT)

Le management des entreprises évolue-t-il vraiment ? Les DRH en sont persuadés : le management évolue profondément [lemonde.fr]. Une perception qu’ont beaucoup moins les salariés selon une étude Les salariés et la transformation managériale réalisée en partenariat par l’IFOP et le laboratoire LISPE (Laboratoire d’innovation sociale et de la performance économique) de l’école IGS-RH. Les modes de management observés par les salariés se caractérisent par une certaine rigidité La course au résultat freinerait le bien-être au travail.

Autre constat : l’open space diminuerait la communication entre les salariés et augmenterait le nombre de mails entre collègues, même si leur espace se trouve à proximité ! En revanche, les bureaux offriraient l’opportunité de se rejoindre à la machine à café et d’échanger de manière plus conviviale. Certaines entreprises US ont pris la décision de réorganiser les bureaux. [lesInrocks]
Deux axes méritent plus que des pratiques morcelées : apprendre la reconnaissance, car elle ne s’improvise pas [RHinfo]. Et l’art de ne pas perdre les nouveaux collaborateurs… savoir les intégrer !

Les salariés veulent qu’au quotidien l’entreprise s’occupe d’eux en tant qu’individu, de leur bien-être comme de leurs compétences […] A défaut, ils sont beaucoup moins attachés à leur marque employeur et n’hésitent pas à aller voir ailleurs. […] Avant, pour beaucoup, le travail c’était tout. Aujourd’hui ce n’est qu’une partie d’un tout [étude ADP]

La responsabilité des entreprises à l’égard de leurs collaborateurs et l’attention qu’elles leur portent deviennent donc prédominantes. Dans l’intérêt de tous.
Celui des salariés eux-mêmes, naturellement. Celui, aussi, des entreprises. [lemonde.fr]

Le collectif en quête de sens

Si l’entreprise veut conserver son leadership et/ou se développer, elle doit endosser pleinement son rôle de vecteur de la transformation (managériale, digitale, comportementale), notamment via la mise en place d’une culture de l’innovation et de la reconnaissance de l’intelligence collective.
Fondamental, car en moins d’une décennie, les nouvelles solutions numériques ont « révolutionné » les usages et les comportements, impactant profondément jusqu’aux racines mêmes de certains modèles socio-économiques pourtant solidement établis [Le RAMEAU/ Carenews].
La transformation des entreprises est une aventure collective [Manpowergroup.fr], culturelle et sociétale. Le management évolue profondément, la génération Z imposant un renouveau du management.
La démarche implique la prise en compte des nouvelles attentes de ses parties prenantes et du sens donné aux actions. Les organisations privent les individus de leur potentiel [hbrfrance], les nouvelles technologies nous accablent de travail au lieu de nous en libérer, clament certains salariés ! [blog-emploi.com]. Explorer, expérimenter, apprendre – c’est ainsi que nous sommes censés vivre et travailler. Redonner du Sens à l’Entreprise [labellucie.com] et bannir les bullshit jobs. Certaines entreprises le comprennent et anticipent en préparant l’avenir (demarketing).

Le salarié est également citoyen (son attention à l’égard de l’ESS est croissante) et responsable (récemment, des employés de Google ont exigé des explications sur la tolérance de la censure chinoise). Les Français sont très attentifs aux pratiques sociales et environnementales des grandes entreprises !

Redéfinir l’entreprise exige de la repenser. L’entreprise doit être pleinement en phase avec son écosystème économique, culturel et social. La Loi Pacte (entreprise à mission) vise à apporter une réponse à ce paradigme.
L’intelligence collective peut l’aider à s’adapter sans cesse.


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Chercher le sens au sens ne manque pas de sens

L’agence de communication Wellcom a créé l’Observatoire du Sens afin de comprendre le… sens de cette quête absolue des marques.

La quête de sens a t-elle réellement du sens? Cette question pourra ressembler à un mauvais jeu de mots mais elle ne manque pourtant pas de… sens. « Depuis plusieurs années, le sens est entré au coeur de nos sociétés », assure Thierry Wellhoff, le président du cabinet de conseil en communication Wellcom « Ce lot est dans la bouche de tous les communicants et des spécialistes du marketing. Mais chacun voit le sens à sa porte. Nous avons donc cherché à comprendre ce que signifiait réellement ce terme ».

Étymologie

Le sens est, par son étymologie, associé au jugement et à la capacité de discernement : “avoir du bon sens”. Il s’oppose en cela à la folie qui est justement sa perte (“perdre le sens”). On pense aussi à percevoir le “sens (profond)” des choses, en faisant appel à son intuition, à la dimension sensorielle des 5 sens, voire à son 6e: ne dit-on pas “je le sens bien / mal” ?
Fabriquer du sens, c’est donc s’adapter en contexte à l’alter qui écoutera / sentira / lira / goûtera les signes émis. On fabrique du sens avec pédagogie.

Synonymie 
Le sens désigne la « faculté de bien juger » , la « direction privilégiée d’une chose (…) l’orientation selon laquelle s’effectue un mouvement » [Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales]
Le sens du progrès, de la science. L’acte bon est celui qui va dans le sens de l’histoire, l’acte mauvais celui qui s’y oppose: le progrès de l’humanité, voilà donc la norme suprême qui permet de juger de la valeur morale de l’action (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 20).
  • synonymes : esprit, sentiment, jugement, tendance, opinion…
  • antonymes : absurdité, aliénation, contresens, déraison, folie… 

Êtes-vous plutôt « engagés » ou « enracinés »

Le premier enseignement de cette enquête est qu’environ 6 Français sur 10 attachent de l’importance à la notion de sens et ce besoin est croissant pour 58% des sondés. Les consommateurs ne définissent toutefois pas la notion du « sens » de la même manière. Les publics « engagés » (29%) accordent une priorité absolue à l’éthique. Les « sceptiques » (26%) privilégient l’expérience client alors que les « libéraux » (25%) préfèrent l’utilité économique. Les « enracinés » (20%) pensent, eux, qu’il faut avant tout protéger l’environnement.

Source(s) : influencia.netwellcom.fr

Social Calling, le déclic d’une génération

Et si les nouvelles technologies pouvaient réparer le monde ?

Pendant plusieurs mois, la journaliste économique Émilie Vidaud a enquêté sur un nouveau phénomène : le réveil social des entrepreneurs. Leur pouvoir ? Les technologies. Leur ambition ? Apporter des réponses pérennes aux problèmes de notre temps, tout en créant des entreprises rentables. Les pionniers de la SocialTech seraient-ils les nouveaux fers de lance d’une économie où l’argent ne serait plus une fin mais un moyen ?

Décryptage d’un changement d’époque avec Émilie Vidaud.

Lire+ sur le blog d’Annabelle Baudin

Les intrapreneurs, ces « héros » qui vont au-delà de leur fiche de poste

Je m’appelle Soraya, j’ai 24 ans et je parcours la planète à la rencontre d’intrapreneurs, ces héros qui changent le monde depuis leur entreprise. Prenez votre dose d’inspiration !

Des héros ? Oui, car les intrapreneurs mènent des projets qui vont au-delà de leur fiche de poste, au risque parfois de s’attirer les foudres de leur direction. Les foudres, c’est un euphémisme… car dans des organisations ultra-pyramidales, comment accepter qu’un salarié s’exprime pour dire : “Non, je ne veux pas travailler sur ce projet car je n’y crois pas. Je vais plutôt creuser la question de l’accès à l’eau au Kenya et en Afrique du sud car ce problème me touche, me prend aux tripes, et car même si vous ne le voyez pas encore, je suis sûr qu’il y a un marché à développer” ? Ling-Ling Phung, Global Lean Innovation manager chez Unilever, a osé le dire. Avec Kelvin Hughes, ils travaillent désormais sur la problématique de l’accès à l’eau dans les pays en développement.

source : Socialter

 

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