• Articles récents

  • Archives

  • Méta

Grand Débat : Les sous-jacents d’une « conscience écologique »

Au 2 mars 2019, le module TRANSITION ÉCOLOGIQUE  du Grand débat national recense 87.455 contributions. Nous avons analysé ces données accessibles sur la plate-forme data.gouv.fr

Thèmes clés cités par les contributeurs – Transition écologique (c) LOG’ins Consultants

 

Les conférences internationales COP 21-22-23… ont donné lieu à des préconisations. Pourquoi ne pas les respecter ? Les citoyens font remarquer que l’arsenal juridique existe d’une part pour entreprendre des actions et/ou mises à niveau, d’autre part pour sanctionner les contrevenants. Ce domaine d’action est à aborder au niveau européen !

 

Le comportement et les usages sont des marqueurs de la transition écologique. Nous entrons dans un nouveau paradigme où le changement de comportement est un acte volontaire et se doit être exemplaire, mais également à inciter, politiquement et fiscalement parlant. Tous les acteurs sont concernés : Etat, collectivités, politiques, industriels, citoyens.

Photo : PublicCo, Pixabay

La mobilité et les actuelles problématiques liées au déplacement sont des thèmes largement évoqués. Le contexte du milieu rural et le maillage restreint des modes de transports (renoncement aux moyens de transport collectif) ne permet pas d’abandonner la voiture… ce n’est pas possible. Si la localisation le permet, le citoyen n’utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens. Outre les déplacements de grande distance, la thématique devrait être sérieusement abordée au niveau local par le conseil départemental, voire régional, la communauté de communes, les collectivités locales, des opérateurs privés et/ou des associations. On pourrait même parler de « Plan Marshall », en regard de l’abandon des petites lignes. Covoiturage ou système D (les citoyens entre eux) se développent. Alternatives plébiscitées : les vélos en location dans les grandes villes et/ou métropoles.

La fabrication d’un produit (industriel, ménager, agricole, alimentaire, de consommation courante…), le cycle de vie suscitent la « curiosité » du citoyen et des interrogations sur le réel respect des normes environnementales. Il faudrait intégrer le prix des externalités à tous les produits.  Impact sanitaire, effet sur la santé, impact environnemental sont régulièrement cités par les contributeurs, qui gèrent dorénavant leurs décisions d’achat et modifient leurs actes d’achat.  L’omnicalité change la manière de consommer et modifie les comportements d’achat. Les circuits de consommation traditionnels sont secoués.

photo : sasint, Pisabay

La biodiversité et la disparition de certaines espèces inquiètent l’ensemble des contributeurs. Impossible de ne pas avoir peur pour nos enfants et petits-enfants. En causes, la démographie de l’humanité (limitation ?), le mode de production agricole, l’utilisation des pesticides, la pollution de l’eau, la pollution de l’air, les modes de production et la surconsommation au niveau mondial (comment les changer ?), les industriels de la chimie, le bétonnage, les nouvelles constructions d’habitation… pollution générale et la 2eme extinction de masse d’espèces en voie de disparition qui est enclenchée. La lutte contre la disparition des espèces (animales, végétales…) doit être mondiale : programmes de protection de préservation.

Les dérèglements climatiques (ou le dérèglement climatique au sens propre) et leurs impacts tels que les crues ou la sécheresse ont suscité un grand nombre de contributions (commentaires, propositions, alternatives). Le problème est mondial, la France a elle seule ne réglera pas le dérèglement climatique. Il conviendrait d’appliquer les recommandations issues de la COP 21 et d’apprendre à consommer de manière réfléchie. Le modèle « consumiériste » est taclé. Mettre tous les moyens disponibles pour réduire les gaz à effet de serre.  Une agriculture raisonnée est ardemment citée.

photo : stux, Pisabay

Conscient de l’impact du mode de chauffage sur l’environnement, de la réduction de la consommation d’énergie, mais également des effets sur son porte-monnaie, le citoyen ne peut opter immédiatement sur les solutions actuellement proposées. Malheureusement, certains modes de chauffages sont extrêmement onéreux (pompe à chaleur par exemple). De plus, les conseils ne sont assurément pas honnêtes, fiables et avisés. Il faudrait une aide financière sous forme de subvention ou crédit d’impôt pour l’installation d’un mode de chauffage écologique. Pour les offices HLM, il conviendrait d’imposer aux bailleurs des normes plus strictes sur l isolation et le mode de chauffage, tout en dotant les logements de modes de chauffages plus écologiques. Au plan général, les alternatives au mode de chauffage au fioul existent : insert, poêle à granulé, géothermie…

 

 

Quelques Illustrations

Mobilité > transports, voitures, bicyclettes, covoiturage…

  • développement des transports publics, transports en commun, horaires compatibles avec nos déplacements… faciliter les déplacements domicile-travail.
  • Le vélo et train, le vélo, la marche à pied, … Repenser les transports en commun.
  • gratuité des transports en communs.
  • Développement de différents modes de transport alternatif, simples, rapides et moins couteux
  • Le transport à la demande… l’auto partage, le covoiturage…
  • Les premiers concernés seraient les mairies en collaboration avec les communautés de communes. Un maillage des déplacements domicile/travail de tous les salariés pourrait également se faire par les employeurs moyennant une contribution de l’état pour aider à la mise en place. 
  • Les offres à mettre en place au plan régional ou local doivent faire appel à toutes les initiatives (entreprises privées, associations).
  • Réduire l’utilisation de la voiture, en utilisant au mieux les transports en commun.
  • Il faudrait peut-être intégrer dans vos calculs financiers de rentabilité des transports en commun les externalités positives [lire notre article] de ces modes de transport collectifs au regard de la voiture.

 

chiffres sur la mobilité des français (2019-03-27, Ipsos)

 

photo : Anelka, Pixabay

 

Produits, production, modèle économique…

  • Fiscalité des produits ayant fait le tour de la terre
  • Mettre en place des blocus économiques sur les produits étrangers ne respectant pas dans leur fabrication certaines normes environnementales.
  • J’évite d’utiliser les produits dangereux pour la nature, la faune et bien sur l’humain !
  • Rendre obligatoire l’étude d’impact de tout produit nouveau, tout projet sur la nature à court et long terme.
  • Taxer d’avantage les produits contenant des pesticides… taxe plus importantes sur les produits polluants…  
  • Les produits agricoles qui ne respectent pas les normes européennes devraient être interdits à l’importation.
  • La taxation de produits contenant des substances plastiques (micro billes de plastiques->dans les cosmétiques notamment.
  • La TVA peut être réduite sur des produits considérés comme respectueux de l’environnement (sans emballage plastique, sans perturbateurs endocriniens.
  • Je n’achète pas des produits alimentaires douteux (pesticides, agriculture surproductive…)
  • Ne pas consommer ou utiliser de produits inutiles ou néfastes (pas de pesticide dans mon jardin).
  • Exit les produits phyto chimiques et tous les produits phytosanitaires dangereux (pas besoin d’attendre 50 ans)
  • Achats responsables de produits non polluants et bio si possible. Pas d’utilisation de pesticides Transparence dans l’information de tous les produits de consommation (y compris vêtements)
  • Acheter des produits d’occasion (ressourcerie)… Obliger les grandes surfaces à revendre des produits d’occasion… Tri Sélectif et recyclage, valorisation des équipements usagés, achat de produits d’occasion.
  • Utilisation de produits de nettoyage plus écologiques
  • Interdire toutes ventes de produits issus de la surexploitation du milieu naturel (pêche, agriculture, forêts…)… et autres produits dangereux pour la nature la biodiversité et la santé
  • Privilégier les produits locaux.
  • INTERDIRE l’obsolescence programmée des produits par les industriels, purement et simplement.
  • Comme toute externalité, la pollution doit être taxée, pour tous les pollueurs.
  • Les commerces situés dans des centres commerciaux devraient être soumis à une taxe pour compenser les externalités négatives.

 

Photo : WikiImages, Pixabay

 

Biodiversité > disparition des espèces

  • Pour la biodiversité et la disparition des espèces, la France doit se montrer plus combative sur le plan européen. Mettre en œuvre l’arsenal juridique existant…
  • En matière d’agriculture, former davantage les nouveaux agriculteurs à l’agriculture biologique et l’agro écologie.
  • Étudier sérieusement au niveau européen la toxicité des pesticides, engrais, modes de culture intensive et d’élevage
  • Intensifier, par des mesures incitatives, coercitives et/ou punitives, la réduction et le recyclage des déchets par les professionnels et les particuliers, notamment le plastique.
  • Supprimer au plus vite tous les produits chimiques utilisés dans la nature (Agriculture y compris les jardins). … plus de fermeté vis à vis des industriels de la chimie…
  • Appliquer systématiquement le principe de précaution pour les substances potentiellement dangereuses pour l’homme et la nature.
  • Arrêter de bétonner à tout va.
  • arrêter de détruire tout
  • Limiter la démographie de l’humanité.
  • Arrêter les nouvelles constructions d’habitation, il y en a assez à rénover…
  • C’est un ensemble de problèmes qui ne se limitent à l’air, mais aussi la qualité de l’eau, la protection des espèces animales, la qualité de notre nourriture dégradée par les méthodes utilisées et l’agriculture productiviste défendue par Macron.
  • Comme toute externalité, la pollution doit être taxée, pour tous les pollueurs.

 

Photo : Engin_Akyurt, Pixabay

 

Dérèglement climatique  > sécheresse

  • accélérer les mesures au plan mondial et au plan national. En faire une vraie priorité et non pas simplement un argument électoral.
  • revoir le plan d’occupation des sols pour les risques de crues/submersion marine.
  • Mettre en place des mesures contraignantes visant les activités génératrices de CO2. Arrêter la fabrication des paquebots grands pollueurs… Investir dans le développement de la voiture électrique à hydrogène.
  • forcer les états pollueurs à engager des politiques écologiques en prenants des sanctions sur les imports exports… réglementation plus sévère des grands pollueurs (bateaux, avions, camions).
  • il faut dès l’école éduquer les futurs citoyens sur l’état de la planète. Aider le consommateur à identifier les produits les plus économes en émission de carbone. 
  • Agriculture Raisonnée (haies bocagères, pas d’énormes fermes d’élevage, moins de pollution des sols).
  • Taxer les carburants pour réduire l’utilisation de la voiture est une solution.
  • La rénovation des logements devrait être une priorité.
  • Viser à une AUTONOMIE alimentaire, énergétique, individuelle, collective, nationale
  • développer les énergies renouvelables.

 

Mode de chauffage

  • Optimisation du mode chauffage… réduction de la température de chauffage de la maison
  • Favoriser en premier lieu les travaux d’isolation, puis dans un second temps ouverture à des droits (sous preuves d’efficacité de l’isolation) dans le domaine du changement de mode de chauffage.
  • Financement intégral du nouveau mode de chauffage pour une retraitée comme moi ne pouvant pas rembourser un prêt par les gros pollueurs (exemple total) et négociation de prêt à taux 0% pour tous les autres.
  • Aide pour changer le mode de chauffage. Savoir simplement comment utiliser les avantages donnés par l’état pour changer son mode de chauffage.
  • Une gestion exemplaire dans les établissements publics (isolation, mode de chauffage) Verbaliser les comportements inappropriés (laisser les portes d’un magasins ouvert en plein hiver.
  • Disposer de conseils fiables sur le mode de chauffage le mieux adapté tant au plan de l’efficacité énergétique que de l’impact environnemental. ,
  • Maintenir et développer pour tous les aides financièrement importantes pour passer à un mode de chauffage le moins polluant.
  • Les citoyens devraient tous pouvoir choisir un mode de chauffage moins émetteur de co2 avec confiance.
  • Je ne peux pas changer mon mode de chauffage électrique.

 

Photo : wuzefe, Pixabay

 

Comportement et réduction de la consommation

  • réduction des déchets,
  • développer un programme ambitieux de réduction de la consommation d’énergie, de transformation de l’agriculture vers une agriculture bio, locale et de lutte des inégalités sociales.
  • diminution de l’usage des pesticides en agriculture qui fait disparaitre les insectes et les oiseaux.
  • réduction de la consommation d’eau en agriculture et l’industrie.
  • réduction de consommation de viande et poisson, alimentation bio et locale
  • réduction de mes déplacements
  • L’eau doit faire l’objet de protections et du déploiement d’une police environnementale notamment pour les abus d’irrigation et de pollution.

Documentation annexe

  • Le concept de transition écologique, créé par Rob Hopkins1, regroupe un ensemble de principes et de pratiques formés à partir des expérimentations et des observations d’individus, de groupes, de villages, villes ou communes, lorsqu’ils ont commencé à travailler sur les problématiques de résilience locale, d’économie en boucle et de réduction des émissions de CO2.
  • Conseil national de la transition écologique (wikipédia)
  • Ministère de la Transition écologique et solidaire (ici)
  • Transition énergétique et Transition écologique pour la croissance verte (Novethic)
  • Transition écologique – Les Amis de la Terre (wikipédia)
  • Pollution de l’air : agissons pour chaque enfant (unicef)

 

Plus de 3 enfants sur 4 respirent un air pollué et toxique en #France (unicef.fr) – dessin de Lisa Mandel

 


Licence de réutilisation des données

cf mention apposée à l’article « Grand Débat national : la naissance du citoyen sociétal » (bas de page) : Afin de déterminer les droits et les devoirs des réutilisateurs, la mission Grand Débat a adopté la licence ouverte d’Etalab, que vous vous engagez à respecter en téléchargeant les données mises à disposition sur ce site ou en utilisant les API.


Publié le 04/04/2019 –Modifié le 06/04/2019

Permalien :  https://wp.me/p2OxiV-RG

Credit photo : Pixabay, X

Grande-Bretagne : l’agence de l’environnement prône la nécessité d’efforts durables.

Les tendances avérées vers une excellence de la performance environnementale ont été saluées par Lord Chris Smith, président de l’agence de l environnement UK … et de constater que « croissance des entreprises et pratiques environnementales responsables » sont étroitement liées.

Toutefois, malgré cette période de difficultés économiques, les entreprises britanniques (Angleterre, Pays de Galles) ont démontré leur dynamisme à l’égard d’une « greener economic »: réduction des déchets et des émissions, auto déclaration des incidents, augmentation du nombre d’installations de biodéchets dans l’industrie … L’ensemble de ces engagements ont sensiblement contribué à réduire les frais de santé de la population depuis 2005.

En réponse, et pour favoriser la croissance verte, Lord Chris Smith suggère de réduire les coûts réglementaires [regulatory costs] pour les entreprises « vertes ».

Des efforts sont encore nécessaires, car des pratiques commerciales irresponsables sont dénoncées ainsi que des situations « inacceptables », telles que incidents de pollution, décharges illégales, impacts néfastes sur la santé des personnes …

La Task Force veille, les méthodes de détection s’améliorent … « il n’y a pas de place pour la complaisance » [there’s no room for complacency] précise Lord Chris Smith.

 

En savoir +

Pollution Solutions

  • Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

  • Catégories

  • Suivez-moi sur Twitter