Les réseaux sociaux comme Think tank numérique et laboratoires d’idées novatrices

(extrait du Livre Blanc « L’accès à l’information et aux Réseaux Sociaux rend-il plus innovant.e ? »… propulsé par Alban Jarry, spécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication et de l’influence).

Qu’entend-on par innovation ? Sémantiquement parlant, trois termes évoquent le concept : le changement, la transformation et la nouveauté. Tous les domaines d’activités sont concernés. On parlera d’innovation technologique, industrielle, sociale, sociétale, managériale, organisationnelle, agricole, énergétique, écologique… Pour l’entreprise, une démarche d’innovation permanente, continue, progressive s’inscrit dans un plan stratégique de développement économique.

L’innovation désigne l’action induite par le fait de ne pas être satisfait d’une situation, d’un usage, d’un contexte; ou bien le souhait de changer, le besoin de transformer comme le renouvellement des pratiques. La recherche d’une alternative à un échec, un blocage, un frein… peut également en être un déclencheur. L’observation d’un environnement ou d’un écosystème peut conduire à générer une idée, une vision, une expérimentation pour une application opérationnelle (bio mimétisme, par exemple). Individus, groupe d’individus, parties prenantes sont les moteurs et animateurs de la transformation.

L’innovation représente également le résultat de l’action. Signe d’une évolution, elle devient donc partageable, partagée, diffusée, généralisée. Si la Société se l’approprie, elle en transmet la pertinence et l’usage, tout en faisant connaitre les caractéristiques et/ou atouts essentiels, par viralité. Elle est, de fait, créatrice de valeur. Certains disent que « la créativité est contagieuse ».

Les réseaux sociaux comme Think tank numérique et laboratoires d’idées novatrices

Via le partage et la confrontation des pensées, l’imagination collective (Collective Imagination) adossée à l’intelligence collective suscite des représentations complémentaires, voire disruptives. Des sources de progrès sur lequel société civile et entreprises positionnent le curseur des enjeux (économiques, environnementaux, sociaux, sociétaux…). Le numérique a permis d’abaisser les barrières de l’engagement (convergences.org).

Je suis particulièrement intéressé (et séduit) par la vitalité qu’offre les médias sociaux au plan professionnel comme au plan personnel. La richesse informative et le dynamisme des échanges sont une force, à condition de n’être pas seulement utilisateur, mais acteur et intrapreneur pour découvrir, rencontrer, échanger…

« Les technologies ne sont qu’un potentiel : c’est à nous de décider de ce que nous en ferons » souligne Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE (Conseil d’Orientation et d’Emploi).

Lire également :

  • la contribution de Alban Jarry à ce blog « RSE et Réseaux Sociaux : « Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent »« 
  • Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité » (dans ce blog)

Consultez également :

  • Le numérique, un réel allié pour l’innovation sociétale [ici]
  • Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité » [ici]
  • L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ? [ici]
  • Twitter peut-il aider les salariés à devenir plus innovants ? [ici]
  • #612rencontres

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Publié le 06/04/2018 – MàJ du 21/06/2018

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Réseaux sociaux : « voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité »

Livre Blanc « L’accès à l’information et aux Réseaux Sociaux rend-il plus innovant.e ? »… propulsé par Alban Jarry (1) en proposant à sa communauté (186 participants) de partager réflexions, opinions, avis.

Honoré d’y avoir contribué, je vous invite à parcourir les pages de cette analyse/étude.

Composé de deux tomes, le premier en français et le second en espagnol, ce 5eme livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information et de l’innovation, propose le regard de plus de 180 participants sur les résultats d’une étude publiée dans la  » MIT Sloan Management Review «  qui indiquait que les utilisateurs de Twitter seraient plus innovants que les autres ! Interrogeant sur les sources d’inspiration permettant le développement de l’innovation et la découverte de nouvelles idées, ce livre blanc vise à partager des avis variés sur ce thème.

Plus innovant grâce à l’information et aux réseaux sociaux ?

Ce 5ème livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information, aux réseaux sociaux et à l’innovation, continue d’explorer l’utilisation professionnelle des réseaux sociaux. Ce livre blanc explore les sources de la génération d’idées à l’heure de l’ultra connexion, de l’ultra diffusion et de l’infobésité.

Ce Livre Blanc est consultable et téléchargeable gratuitement sur les plateformes slideshare.net

Jean-Gabriel Giraud, consultant-associé LOG’ins Consultants

(1) spécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication et de l’influence. Découvrir son blog.


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L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ?

Plus innovant grâce à l’information et aux réseaux sociaux ?

Ce 5ème livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information, aux réseaux sociaux et à l’innovation, continue d’explorer l’utilisation professionnelle des réseaux sociaux. Composé de deux tomes, le premier en français et le second en espagnol, il propose le regard de plus de 180 participants sur les résultats d’une étude publiée en 2015 par la « MIT Sloan Management Review » qui indiquait que les utilisateurs de Twitter, dans le monde professionnel, étaient plus innovants que les autres (1) ! Ce livre blanc interroge sur les sources de la génération d’idées à l’heure de l’ultra connexion, de l’ultra diffusion et de l’infobésité.

Quand Alban Jarryspécialiste du numérique, des stratégies de marques, de la communication et de l’influence, m’a proposé de « produire » un article sur le thème de l’Innovation, en répondant à la question « L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-il plus innovant.e ?« , c’est avec plaisir que j’ai « planché » sur le contenu. Les Réseaux sociaux, comme « Think tank » mondial !

Publication ce 20 mars, journée du printemps 2018.

Lire

  • la contribution de Alban Jarry à ce blog « RSE et Réseaux Sociaux : « Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent »« 
  • celle de Aliss Hatmanu « RSE : « Le changement de pratiques n’implique pas nécessairement des contraintes »« 

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[Interview] RSE et Réseaux Sociaux : « Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent »

Twitter, instrument d’information et plateforme propice à la Sérendipité, permet des rencontres. C’est par ce média, qu’Alban Jarry et moi-même avons pris contact. Reconnu comme Top influenceur, CQFD Cadres 78 l’avait invité pour évoquer le collectif #i4emploi et le personal branding, en octobre 2016.

La pertinence de ses tweets, ainsi que ses conseils avisés sur les fondamentaux de la communication digitale, m’ont invité à lui proposer une interview. Je l’en remercie.

 

Bonjour Alban. Top influenceur et spécialiste en stratégies de marques et numériques, communication, influence et réseaux sociaux, vous observez ce qui est diffusé sur les différents médias. Quels sont les constats les plus marquants pour la sphère professionnelle ?

Dans l’univers professionnel, le numérique est devenu omniprésent. Poussé par la transformation des entreprises, qui cherchent à s’adapter à l’évolution de de leur environnement économique et les changements d’habitudes des clients, il n’a cessé de prendre de l’importance au cours des dernières années.
Les espaces de travail ont évolués. Face à la déshumanisation de notre environnement de proximité, un effet de balancier a provoqué un besoin de re connexion et de partage. Aujourd’hui, pour gérer son employabilité, il est primordial de savoir utiliser ces nouveaux outils, de les comprendre et d’en tirer profit.

Que pensez-vous de l’émergence de nouveaux réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux accompagnent cette nécessité d’être informé et de s’adapter à de nouveaux moyens de communications. Ils facilitent la connexion avec des experts et permettent de trouver des réponses à beaucoup de questions. Pour être innovant, pour imaginer des nouvelles solutions, il faut souvent savoir sortir du cadre et imaginer des solutions improbables. Les réseaux sociaux sont au cœur des nouveaux modes collaboratifs et rendent plus perméables les frontières des entreprises.

 

Régulièrement vous publiez de sages recommandations sur l’utilisation des réseaux sociaux. Pour un professionnel en quête d’infos métier (ou de promotion), quoi choisir entre veille digitale ou curation ? Quelles différences ?

La veille consiste à s’informer en étant ensuite passif. La curation est l’étape suivante qui ouvre vers le partage de cette veille. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui, tels des virus des temps modernes, présents sur tous les sites dont ceux des médias. La veille matérialise la trouvaille puis la lecture d’un article. La curation consiste à appuyer sur les boutons de partages souvent situés à la fin de l’article. Avec la curation, il n’y a plus de secrets. Tout est rendu plus visible.

Le choix (infobésité) peut s’avérer chronophage … comment gérer le temps ?

Il faut être pragmatique et faire des choix. La surinformation entraine le picorage. Néanmoins, les meilleurs articles ressortent toujours du lot. En étant plus partagés que les autres, il obtiennent une bonne visibilité.

 

Les publications thématiques sont légion. Experts, expérimentés, avertis, professionnels métiers transmettent leurs connaissances, leurs constats, leurs conseils, leurs avis et perceptions. Les sources d’information sont diverses et accessibles, parfois très documentées, d’autres succinctes… eu égard à la structure du média utilisé. Pour sa marque Employeur, un professionnel doit régulièrement publier. Selon vous, pour atteindre et/ou intéresser un lectorat quel est le média le plus pertinent pour une ligne éditoriale ? Pour sensibiliser un public sur une thématique ? A quelle fréquence ?

La publication est un acte compliqué car il faut passer du temps à écrire un article puis ensuite oser le rendre visible aux yeux de tous. Le regard des autres peut être compliqué à gérer. Le média le plus pertinent pour publier est celui qui va atteindre la cible de lecteur qui est visée. En fonction de son secteur, de son métier, il faut savoir sélectionner le plus adéquat. La fréquence de publication dépend de la facilité de chacun à écrire. Il est préférable de prendre son temps et de publier quand un article est complètement finalisé après plusieurs relectures. Pour écrire en 1 heure comme ce que je fais, il faut beaucoup de pratique.

 

L’accélération du changement climatique, les impacts sur l’environnement, l’écologie, les droits de l’homme, la corruption, l’égalité femme-homme, les inégalités sociales, les conditions de travail… sont des thèmes associés à la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) (1). Les réseaux sociaux portent journellement un flux d’informations sur ce sujet. Notre quotidien est envahi, boosté par la viralité (le buzz parfois) sur les médias sociaux. On pourrait même la qualifier de « surenchère digitale ». Pour un thème tel que la RSE, quel serait le média le plus approprié ?

Dès que le monde de l’entreprise est visé alors le média le plus efficace en France est probablement Les Echos. Sur ce type de sujet, il m’arrive aussi de publier pour Forbes, La Harvard Business Review ou d’autres. Une autre solution peut être de choisir la revue de la Sorbonne (Le Sobonnaute), c’est ce que nous avons fait avec l’Unicef dans le cadre de la campagne U-Report. Les étudiants sont des relais important de ce thème. Ils sont notre avenir et nous devons leur transmettre les clés permettant d’un futur de meilleur qualité.

 

Outre le fait que les réseaux sociaux soient utiles pour communiquer sur un événement, sur une marque, pour une alerte, sur une décision à vocation sociétale… sont-ils toutefois pertinents pour évoquer un sujet complexe, tel que la RSE ? Pour évoquer un des domaines rattachés à la RSE ? Pour partager la connaissance ? Pour sensibiliser le public ? Vidéo, Webinar et/ou texte ?

Oui je suis persuadé que les réseaux sociaux sont de formidables outils pour sensibiliser un public. Quand ils génèrent une forte viralité alors ils peuvent propulser un sujet et lui offrir un maximum de visibilité. Lorsque le livre blanc « Femmes Santé Climat » a été réalisé pour la COP 22, c’est grâce aux réseaux sociaux qu’il a obtenu une diffusion très large. De la même façon, pour aider des personnes en recherche d’emploi, Twitter est un outil qui permet de les rapprocher de recruteurs grâce à la visibilité que génère le hashtag #i4emploi. Je suis persuadé que les réseaux sociaux sont loin d’avoir montrés leur puissance pour aider à partager sur des causes sociétales. Dans les utilisateurs des réseaux sociaux beaucoup sont altruistes.

 

Chaque métier possède son verbiage. Force ou faiblesse ? Que conseillez-vous aux professionnels ?

Récemment dans un article, qui parlait de personnes influentes, j’ai été cité car d’après le blogueur je savais « parler de finance sans endormir son public ». Pour être lu, il faut effectivement savoir parler simplement de son expertise et surtout rester compréhensible. Il faut savoir utiliser les métaphores pour faire passer un message. Ainsi, pour un article pour Les Echos, pour expliquer simplement la gestion des risques en assurance sous contrainte de la réglementation européenne Solvabilité 2, j’avais utilisé l’exemple de la gestion du PSG. Un risque opérationnel dans une entreprise est l’équivalent de celui qui se produit quand un grand joueur se blesse.

 

Quelles seraient les erreurs de communication à éviter ?

Il faut que la communication reflète le visage de l’entreprise. Le monde des réseaux sociaux est un monde de l’apprentissage en temps réel, c’est en essayant et en se trompant qu’il est possible de progresser. Par contre, il faut éviter de reproduire une erreur.

 

Pour clôturer cet entretien, une dernière question. Sur Twitter (300 millions d’utilisateurs) (2), 48 millions de comptes seraient des bots. On constate une forte volatilité et une fidélité des followers. Comment expliquez-vous ce comportement ?

Dans un article américain récent, il était mentionné que les personnes les plus influentes sur les réseaux sociaux avaient un « comportement » assimilable à des bots. Les « vrais » bots font partie de cet univers et ils alimentent cette sphère de l’information. Pour une entreprise, afin de programmer ses publications, d’optimiser la diffusion, il est possible d’utiliser des robots. Face à la masse d’informations qui se diffusent, des professionnels doivent savoir trouver les meilleurs moments pour rendre visible un message. Il y a tellement d’usages possibles des réseaux sociaux, il faut analyser ceux qui sont les plus efficaces par rapport à une situation donnée.

 

Propos recueillis par Jean-Gabriel Giraud

 

En savoir+

Alban Jarry est Président Délégué de l’Ecole Polytechnique d’Assurances et Chief Digital Technology Officer en Asset Management. Spécialiste du numérique, de l’influence et des stratégies de marques, il intervient à HEC Paris et écrit des tribunes pour Forbes, Les Echos et La Harvard Business Review. Il anime un blog Alban Jarry

 

Autres liens complémentaires

 

 

1- RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), RSO (Responsabilité Sociétale/Sociale des Organisations), ISO26000 :2010

2- Blog du modérateur

 

lien court : http://wp.me/p2OxiV-F9

[Interview] RSE : « Le changement de pratiques n’implique pas nécessairement des contraintes »

Twitter, instrument d’information et plateforme propice à la Sérendipité, permet des rencontres. C’est par ce média, qu’Aliss Hatmanu et moi-même suivons nos respectifs fils d’actualités. L’intérêt et la qualité de ses tweets, ainsi que ses compétences déployées dans le cadre de missions RSE/DD, m’ont invité à lui proposer une interview.

RSO92 : Bonjour Aliss. A la lecture de vos références professionnelles postées sur les réseaux sociaux, vous vous présentez comme « conseil RSE & développement durable », un métier qui porte des valeurs. Pouvez-vous nous citer celles qui vous animent ?

Aliss : Bonjour, Jean-Gabriel. Tout d’abord, je tenais à vous remercier de m’avoir invitée à témoigner dans les pages du blog RSO92.

En effet, parmi les valeurs qui m’animent, figure en bonne place l’envie de contribuer – à ma façon – à la transformation durable de notre modèle économique actuel. Je rajouterai également le partage d’idées et de pratiques, ainsi que l’envie de donner du sens à mon travail.

RSO92 : Vos expériences sont probantes, puisque, entre autres, vous avez été Chargée de projet RSE, Chargée de mission Développement Durable, Partie prenante dans l’animation et la coordination de l’Agenda 21 de la métropole Grand Poitiers.  Selon vous, quelles ont été les attractivités de ces missions ?

Aliss : J’ai d’abord été intriguée par cette dynamique positive qui est présente dans les projets de développement durable. Ensuite, j’ai été attirée par l’interaction avec les autres parties prenantes, ainsi que par la chance de pouvoir accompagner des projets et des hommes tout au long de leur cheminement vers un modèle de développement plus durable.

 

RSO92 : … et en termes de compétences déployées ?

Aliss : Pour ce qui est des compétences mobilisées, parmi celles qui m’ont le plus servi au cours de mes missions, je citerai : la gestion de projet, le reporting, le conseil et la communication.

 

RSO92 : Votre formation supérieure recouvre le domaine du développement durable.  Pouvez-vous nous préciser en quoi consiste le diagnostic socio-spatial ? 

Aliss : En effet, au cours de mes études universitaires en France, j’ai eu l’occasion de travailler sur la méthodologie de diagnostics sociaux-spatiaux.

Au-delà du diagnostic de territoire classique, il permet de mieux comprendre les mutations sociétales dans une zone géographique donnée, grâce à une analyse des continuités/discontinuités historiques, économiques, sociales et culturelles de celles-ci.

 

RSO92 : Que retirez-vous de vos expériences professionnelles, notamment en termes de transversalité des compétences ? 

Aliss : Dans le DD et la RSE, et comme dans tout secteur relativement récent, la transversalité des compétences est indéniablement une force. Cela crédibilise le message, permet de mobiliser plus de monde, et surtout, de garder une motivation constante autour de la démarche.

 

RSO92 : Ces compétences multiples nécessitent de vous tenir constamment informée, d’assurer une veille digitale RSE par exemple. Qu’utilisez-vous comme sources d’information ? Pourquoi ? Qu’y cherchez-vous ?

Aliss : De nature curieuse, je combine une veille approfondie avec une plus élargie ; ceci me permet d’avoir une image globale sur une tendance par exemple, mais aussi de zoomer pour une meilleure compréhension d’un sujet en particulier.

Pour ce qui est des sources digitales d’information, je me base sur les références en la matière, à savoir : les institutions internationales et françaises (Ministères, chambres consulaires, …) et les cabinets/instituts privés. Je citerai ici : Novethic, l’ORSE, B&L Innovation, Birdéo, Actu-environnement …

Par ailleurs, je m’intéresse également à l’actualité partagée par des professionnels de la RSE (influenceurs) ou bien par d’autres citoyens engagés dans le domaine, que j’ai pu découvrir grâce à Internet.  Pour ce qui est du choix de mes sources, la crédibilité du site est un critère primordial, tout comme l’objectivité du message transmis.

Quant à mes recherches, et compte tenu de ma passion pour les sciences dures, une partie assez importante de ma veille est consacrée aux innovations techniques (tous secteurs confondus), au climat et à l’environnement.

Mon objectif principal est de trouver de l’espoir et de le diffuser autour de moi. Cependant, je me sens obligée de tirer des signaux d’alerte si besoin … et les occasions ne manquent pas, malheureusement. De ce constat découle peut-être l’envie de constamment partager des « coups » d’alerte et d’espoir.

 

RSO92 : Comment gérez-vous votre curation tout en minimisant le « risque » d’infobésité ?

Aliss : Je reste toutefois vigilante au risque de surinformation, que j’essaie de minimiser par le biais d’une meilleure structuration – qualitative et quantitative – du message que je souhaite transmettre.

 

RSO92 : Le #hashtag, ce fameux mot-dièse ou mot-clic, est un marqueur puissant. Y portez-vous attention ? Que conseillerez-vous aux utilisateurs et aux veilleurs ?

Aliss : En tant qu’utilisatrice du hashtag, je reconnais son importance dans la transmission et la veille d’information. C’est pourquoi, je ne m’interdis pas de l’intégrer si l’occasion se présente.

Les conseils que je donnerais aux utilisateurs et aux veilleurs sont ceux que j’essaie de mettre moi-même en pratique.

Pour la diffusion :

  • Éviter la surcharge
  • Privilégier des hashtags courts et parlants
  • Bien choisir les mots que l’on veut mettre en évidence et leur syntaxe orthographique, car cela peut parfois rendre difficile la veille, par exemple. Pour les hashtags comprenant plusieurs mots, une solution serait de capitaliser la première lettre de chaque mot
  • Une fois les mots-hashtag trouvés, il serait utile de les rechercher sur les plateformes digitales, pour voir s’ils existent déjà et si oui, à quel genre de contenu / public ils y sont reliés

En ce qui concerne la veille :

  • Effectuer des recherches courtes et parlantes
  • Tenir compte de l’orthographe des mots, pour pouvoir trouver les informations souhaitées

 

RSO92 : Les réseaux sociaux permettent de suivre l’actualité des entreprises et des acteurs de la RSE, les interactions avec la société civile. Au cours de ces 3 derniers mois, les thèmes saillants de votre communication Twitter sont représentés par les univers sémantiques « climat, écologie, transport ».   Ce sont les domaines que vous privilégiez ? Pourquoi ?

Aliss : Effectivement, ces trois sujets figurent parmi mes préoccupations, et surtout en ce moment, quand l’ensemble des décisions prises au niveau national et mondial manquent – me semble-t-il – encore de fermeté et d’ambition pour trouver rapidement des réponses globales, solidaires et concertées en faveur du climat et en définitif, pour l’humain et pour sa survie sur la Terre.

 

RSO92 : Les métiers de la RSE et du DD se structurent, se professionnalisent.  Entreprises et société civile sont sensibilisées aux enjeux sociétaux.  Certains y pensent, d’autres en parlent. En mai dernier, selon un sondage BVA, seulement 36% des salariés indiquent avoir déjà entendu parler de la RSE. Selon vous, quelles en seraient les raisons ?

Aliss : Selon moi, plusieurs raisons convergent vers cette méconnaissance généralisée de la RSE et du DD ; par souci de concision, je m’attarderai ici sur deux aspects que j’ai pu analyser au cours de mes missions.

D’abord, il s’agit de la communication volontairement tronquée, sans doute par crainte de perdre le lecteur. Cependant, cela donne naissance à des associations trop simplistes et erronées entre DD, RSE et sphère environnementale, par exemple, tout en excluant l’économie et le social – sociétal.

Ensuite, il y a également le clivage entre deux visions du même monde : celle à long terme et du courant « slow » prônée par la RSE et le DD, et puis l’essence-même du monde économique actuel, qui exige des résultats immédiats et une visibilité parfaite de l’ensemble des retombées.

 

RSO92 : Les réseaux sociaux sont un « outil », un « instrument » qui permet de partager la connaissance.  Comment sensibiliser, favoriser la compréhension de la RSE, pour une meilleure appropriation ? Quels réseaux seraient les plus adaptés (notoriété, ouverture, flux…) ? Les plus pertinents ? Expert ou public ? Ligne éditoriale ou 140 caractères ? Texte ou vidéo ?

Aliss : Compte tenu du nombre grandissant d’utilisateurs, j’estime que les réseaux sociaux peuvent en effet favoriser la compréhension de la RSE et sa meilleure appropriation par le grand public. Parmi les plus adaptés et pertinents selon moi, je citerai LinkedIn (qui permet d’échanger avec des professionnels sur des sujets bien ciblés) et Twitter, avec son format percutant de 140 caractères, qui permet un partage instantané sans aller vers une analyse trop poussée pour le grand public.

Au niveau du contenu du message, je pense que les deux types de discours (« l’expert » et « le grand public ») ont leur place, l’essentiel étant de bien doser les éléments de langage, sans trop toutefois vulgariser le message, au risque de le dénaturer.

Selon moi, la vidéo – encore plus que le texte – a la capacité de susciter un premier intérêt ; cependant, elle se doit d’être complétée par des chroniques, par exemple, pour approfondir les sujets.

 

RSO92 : Comment mieux communiquer, sans tomber dans le verbiage, le langage expert ? Comment intéresser ? Existe-t-il un effet générationnel ? Qu’en pensez-vous …

Aliss : Selon moi, la meilleure façon de communiquer et de créer de l’émulation autour de la RSE et du DD est de se rapporter aux exemples concrets de réussite durable, afin de démontrer que le changement de pratiques n’implique pas nécessairement des contraintes – dont l’on ne perçoit pas les avantages à court terme – mais plutôt une autre façon d’envisager notre rapport avec l’espace.

Il apparaît en effet que les jeunes générations sont naturellement plus portées à se sentir concernées par ces questions. Pour autant, nous assistons depuis quelques années à une prise de conscience collective de la gravité de la situation, du moins dans les pays de l’Europe Occidentale.

Merci Aliss

Propos recueillis par Jean-Gabriel Giraud

 

Mieux connaître Aliss Hatmanu

Aliss Hatmanu est consultante RSE/Développement durable et accompagne les entreprises/les collectivités dans leur démarche sociétale. Impliquée dans des réseaux économique et associatif, elle sensibilise les acteurs locaux aux concepts de la RSE (ISO26000, DD, ISO14000…) et aux enjeux environnementaux. Elle participe également aux actions de sensibilisation des enfants à l’environnement.

Contacter Aliss Hatmanu

 

Biblio :


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L’e-réputation des entreprises : un levier capital pour recruter de nouveaux collaborateurs

Par Emmanuel Stanislas, fondateur de Clémentine*

 

Prendre la parole sur la toile est devenu une habitude, un réflexe, un moyen de se faire entendre auprès de sa communauté, mais pas seulement. Les réseaux sociaux, toujours plus puissants, offrent en effet des possibilités infinies de diffusion d’informations clefs. Cet « e-bouche-à-oreille » est une mine d’or de plus en plus prisée pour se forger une idée ou confirmer un choix.

 

Sourced through Scoop.it from: www.infodsi.com

See on Scoop.itL’Effet Lepidoptera

Les jeunes accros à l’info (mais pas aux journaux)

L’actu Médias / Net | On les dit peu intéressés par l’actualité, méfiants à l’égard des médias traditionnels, scotchés à Facebook… Pas si simple. La nouvelle génération, ultra connectée, apprend surtout à faire le tri dans un monde saturé d’infos.

Source: www.telerama.fr

See on Scoop.itL’Effet Lepidoptera

10 pistes pour réinventer le travail

10 pistes pour réinventer le travail… Selon les études, 40% à 70% des emplois d’aujourd’hui seront automatisés dans 20 ans, nous dit la Fondation Internet nouvelle génération (Fing), organisatrice de la conférence Lift à Marseille. Autres constats abordés cette année : un jeune entrant dans le monde du travail aura plus de 10 employeurs dans sa vie ; les collaborateurs seront tous propriétaires de compétences, d’outils, de réseaux et d’une réputation qu’il sera nécessaire de valoriser

Source: alternatives.blog.lemonde.fr

See on Scoop.itL’Effet Lepidoptera

Socialisation des processus : comment s’affranchir des contraintes héritées du XIXe siècle ?

Aujourd’hui, la conception de processus socialisés fait ses preuves pour gagner en efficacité opérationnelle, améliorer la gestion de la connaissance et mieux piloter les activités. À condition de mettre à disposition des collaborateurs des outils pour transcender les normes et les processus existants…

Source: www.lesechos.fr

(…) Plus qu’une réingénierie des processus, il s’agit de s’appuyer sur une « ingénierie humaine », comme les relations personnelles ou les conversations en direct. L’objectif de cette démarche est de répondre aux questions, partager de nouvelles idées et mieux accomplir le travail.

 

Concrètement, la socialisation des processus fournit des plateformes d’assistance au comportement des collaborateurs, connectées aux outils classiques. Par exemple, certaines compagnies d’assurance tirent parti des médias sociaux en les intégrant à leurs outils de gestion. Ces dispositifs permettent de faciliter l’échange et la collaboration entre les collaborateurs, les clients, les prospects et les partenaires.

See on Scoop.itPertinences sociétales

Le recrutement numérique : où en sommes-nous ?

Loin des commentaires, des futurologues ou des oracles (au sens premier !), on observe tout un ensemble d’innovations, de développements,… … si les DRH prennent conscience d’un déplacement des usages et d’une urgence à revisiter les pratiques, on est loin d’un raz de marée. La confiance doit encore s’installer dans ces approches nouvelles.

Source: business.lesechos.fr

… panorama des pratiques et outils, et de l’existant en matière de plateformes numériques de recrutement.

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