Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise?

Est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

En septembre 1970, l’économiste Milton Friedman publie dans The New York Times Magazine un texte qui suscite beaucoup d’opposition. Il a comme sous-titre La responsabilité sociale de l’entreprise est d’accroître ses profits. (extraits 1)

Récemment, quinze personnalités françaises publient un collectif prônant « pour la France de jouer un rôle décisif dans le développement d’une économie responsable. »(extraits 2)

Ainsi, la question se pose : est-ce que la responsabilité sociale d’une entreprise est exclusivement d’accroître ses profits?

Source : Quelle est la responsabilité sociale de l’entreprise? | Revue Gestion HEC Montréal

 

(1) Quand je vois l’éloquence d’hommes d’affaires qui parlent des « responsabilités sociétales de l’entreprise dans un système de libre entreprise », cela me rappelle la merveilleuse citation à propos du Français qui découvre à l’âge de 70 ans que toute sa vie il a fait de la prose. Les hommes d’affaires croient défendre la libre entreprise quand ils déclament que l’entreprise ne se préoccupe pas « simplement » du profit mais aussi de la promotion d’objectifs « sociétaux » désirables (…) Les discussions sur la « responsabilité sociétale des entreprises » sont remarquables pour leur faiblesse analytique et leur manque de rigueur. Qu’est-ce que cela signifie de dire que « l’entreprise » a des responsabilités ? Seuls les hommes peuvent avoir des responsabilités. (…) Vraisemblablement, les individus qui doivent être responsables sont les hommes d’affaires, donc les propriétaires individuels ou les dirigeants d’entreprise.

 

(2) Le consensus est de plus en plus fort : la financiarisation du capitalisme est une erreur. Ce consensus, appuyé par les efforts toujours plus nombreux de différents acteurs du monde de l’entreprise et de l’investissement, ne suffit pas à garantir la mutation nécessaire. (…) La poursuite excessive d’une finalité exclusive – maximiser les profits pour les actionnaires – a isolé l’entreprise et nourri la suspicion à son égard. (…) La société (SA, SAS, SARL…) est un véhicule juridique qui permet la réalisation du projet d’entreprise. (…) Nos sociétés contemporaines attendent de l’entreprise qu’elle joue un rôle prépondérant dans la recherche d’une croissance raisonnée, génératrice de bien-être et de progrès.

Manpower France, l’une des entreprises les « mieux disantes » en RSE

Manpower France obtient pour la 5e année consécutive le niveau Gold d’EcoVadis

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« Cette année, nous progressons de quatre points, ce qui permet à Manpower France de figurer dans le cercle très restreint des 1% des entreprises les « mieux disantes » en matière de développement durable et de responsabilité sociale, se félicite Bernard Nebout, Directeur RSE et Fondations de ManpowerGroup.

Manpower_rapport RSE 2014A partir du RAPPORT RSE 2014 (1) et de l’exploration des données textuelles, on notera l’engagement de Manpower France sur le terrain de la Responsabilité sociale, comme par exemple :

  • d’être « la première entreprise du secteur à signer deux accords sur le handicap pour ses salariés permanents et ses salariés intérimaires » dans un contexte de « politique volontariste »  et de « lutte contre la discrimination« . A ce titre Manpower France s’engage « en faveur de la diversité et contre toute forme de discrimination » ;
  • de « promouvoir l’égalité des chances devant l’emploi« .
  • de favoriser la « cohésion sociale » et de répondre à trois impératifs, dont l’égalité dans l’accès à l’emploi, et de faciliter « l’accès à l’emploi des hommes et des femmes les plus fragiles« , notamment par des actions « en direction des publics qui présentent des difficultés particulières dans l’accès à l’emploi« .
  • de « favoriser l’emploi des personnes handicapées » dans un environnement où  « aucun aménagement de poste n’est nécessaire« . Cette démarche est suivie par un « chef de projet Mission Handicap intérimaires« .
  • de mettre en œuvre « une approche rationnelle basée sur les compétences, l’égalité de traitement et sans discrimination aucune » ;
  • de développer l’employabilité (en interne comme en mise à disposition) et « d’accroître les chances d’insertion à l’emploi durable » ;
  • de porter attention au contexte d’employabilité des séniors ;
  • de promouvoir la connexion des candidats à l’emploi via des cycles de formation, parcours professionnel… ;
  • de former les « collaborateurs intérimaires » en proposant des « parcours de formation » ;
  • de « construire de nouvelles carrières » ;
  • de suivre la progression de la politique de l’emploi « dans une optique d’amélioration continue« , pour lui permettre d’apprécier « le niveau de satisfaction et de réussite des parcours en alternance » ;
  • de renforcer son « engagement en faveur de l’Alternance« .

 

Au plan général, on s’intéressera au Tableau de correspondance et informations complémentaires [Lignes directrices G4 du GRI et ISO 26000] en pages 74 à 77, et on pointera la convergence avec certaines des recommandations de la norme ISO 26000, notamment :

  • Le fait d’appréhender les conséquences des décisions et activités « sur des parties prenantes spécifiques« .
  • l’ancrage territorial « fort » et la « réelle contribution au développement local« , notamment en matière d’emploi.
  • La sensibilisation des salariés à la « protection de l’environnement » (module en libre accès pour les intérimaires et candidats, opération ECOCONDUITE)
  • Le respect des « obligations légales« , voire au-delà.
  • L’évaluation des risques de corruption.
  • L’évaluation des « impacts des produits et services sur la santé et la sécurité« , ceci en vue de leur amélioration.
  • Une vigilance continue sur la santé et la sécurité des travailleurs, notamment en assurant la « protection de l’intégrité physique et mentale » des salariés.
  • La mise en place d’un « dispositif d’alerte« .
  • L’attention portée aux comportements « violents » et « illicites« .
  • L’adhésion aux « conventions fondamentales et déclarations de l’OIT (l’organisation internationale du travail), aux principes éthiques d’Athènes sur l’élimination du travail forcé et du travail des enfants, (…) engagements sur le droit du travail, les droits humains, le respect de l’environnement et la lutte contre la corruption édictés par le Global Compact – Pacte Mondial de l’ONU« .
  • La sélection de fournisseurs selon des critères relatifs aux Droits de l’Homme (GRI – G4-HR10).
  • La signature de la charte de la parentalité, tout en proposant un cadre de travail adapté aux « responsabilités familiales« .
  • La conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.
  • Le dialogue (ou communication) avec les parties prenantes.

 

 

On regrettera que :

  • certaines thématiques telles que « intérêts des parties prenantes » ne soient pas explicitement mentionnées ou expressions telles que « groupes vulnérables » ne soient peu ou prou utilisées.
  • une cartographie des parties prenantes ne soit pas présentée ;
  • les thèmes de santé et sécurité ne soient pas couverts par des accords formels avec les syndicats (GRI / G4-LA8 – Travail – Informations sur l’approche managériale)
  • les « impacts négatifs substantiels, réels et potentiels, sur les pratiques en matière d’emploi dans la chaîne d’approvisionnement et mesures prises » (GRI / G4-LA15 – Information sur l’approche managériale ou indicateurs de performance-) ne soient pas communiqués.

 

ConvergenceRSO

Notre indicateur « Sim26k » situe le RAPPORT RSE 2014 dans le 6ème décile de notre panel 2015 de 230 documents de référence et rapports annuels (exercice fiscal 2014). La côte des leaders se situe dans le 1er décile.

 

Autres documents à consulter dans les catégories « Handicap » et « Cotation »

Handicap

* Document de référence 2014 et Handicap… que publient les entreprises ? 

* Plan de lutte contre les discriminations en entreprise : une première étape importante

* La bande dessinée a rencontré le handicap

 

Cotation Cconvergencerso 

Livre blanc RSO… Comment situer votre communication par rapport à l’ISO 26000

DDR2014 de COMPAGNIE DES ALPES 

Baromètre QVT – 30% du NYSE Euronext engagent une politique « QVT »

 

Méthodologie de l’étude

> Exploration du document textuel via la méthode de cotation appréciative ConvergenceRSO et son indice de valorisation de contenu

> Constitution d’une grille d’analyse à la croisée de trois dimensions : Occurrence,  Partage et Évaluation d’expert

> Mise en avant des expressions saillantes par la méthode du rang_décile en regard des expressions clés issues de la norme internationale de comportement ISO 26000

> e-contrôle ex-post de l’efficacité terminotique des expressions

 

Vous aspirez à plus de compléments ?

Une seule adresse :

http://www.loginsconsultants.fr/contacts.html

 

 

Source

  • Rapport RSE 2014 (Compétences et développement : pour une performance responsable), modifié le 23-01-2015 (télécharger)

Posts

 

lien court : http://wp.me/p2OxiV-pp

Trois jeunes vont interpeller trois patrons

Un dialogue entre deux générations sera le point d’orgue du forum Humagora.

 

Mettre ensemble des personnes d’univers différents et les faire dialoguer. C’est l’un des objectifs de la société Philias, fondée par la Genevoise Bettina Ferdman. La Genevoise est, sans relâche, en quête d’une solide reconnaissance, de la part des entreprises, de l’importance de leur responsabilité sociale.

Sourced through Scoop.it from: www.tdg.ch

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Le Monde Festival 2015 : l’entreprise, facteur de progrès social ?

La « responsabilité sociale de l’entreprise », simple stratégie de communication ou levier efficace pour une moralisation de l’économie ?

Sourced through Scoop.it from: www.lemonde.fr

… vidéo (1h30) : contrat social, entreprises vertueuses, L’Oréal, École des Mines, ….

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B Corps: Ces entreprises qui vous veulent du bien

La certification « B Corp » s’impose petit à petit dans le paysage capitaliste pour inscrire les engagements sociaux et environnementaux dans l’ADN des entreprises.

Source: www.youphil.com

(…) Lancé aux États-Unis en 2006 par l’ONG B Lab, ce label regroupe désormais plus de 950 entreprises dans 32 pays. Leur point commun? Combiner recherche de performance économique et poursuite d’objectifs environnementaux et sociaux élevés.

 

B Lab a fait aboutir la création d’un nouveau statut légal pour les entreprises, ratifié aujourd’hui dans 20 États américains. Appelée « Benefit Corporation », cette forme juridique à mi-chemin entre une société classique et une association apporte une protection légale aux entreprises considérant que les résultats ne se mesurent pas uniquement en termes de profits.

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Focus métier : Juriste RSE

(…) Le métier de « juriste RSE » n’est pas encore très officialisé. Pourtant il existe bel et bien, se structurant progressivement. Clémence Fenaert, Consultante RSE chez des Enjeux et des Hommes, spécialisée en droit des affaires et de la RSE témoigne et contribue à la construction de l’article publié sur le site de Birdeo

Missions :

–       Veille réglementaire
–       Suivi du respect des clauses RSE par ses partenaires
–       Contractualisation des engagements RSE
–       Vérification que les engagements RSE respecte le droit (Exemple : Le Code éthique de l’entreprise Dassault Système avait fait l’objet d’un litige avec les salariés et les juges avaient considéré que le Code ne respectait pas la liberté d’expression).

 

Source : Le Village de la Justice

Responsabilité sociale de l’entreprise – Statkraft

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Pour Statkraft la responsabilité de l’entreprise fait partie intégrante de son métier, et c’est d’ailleurs l’une de nos valeurs fondamentales, et constitue un moyen d’assurer la pérennité de notre réussite.

congruence-RSO‘s insight:

De nouveaux projets à la lumière de la responsabilité sociale :

> environnement : lignes de conduite environnementale, production électrique respectueuse de l’environnement, application de mesures conçues pour corriger et compenser les éventuels effets négatifs des activités…

> Éthique et lutte contre la corruption : comportement commercial et responsable, éthique commerciale formulée dans le Code de Conduite…

> Santé et sécurité : culture d’entreprise ouverte et axée sur la prévention, objectifs d’amélioration continue, recours aux analyses de risques…

See on statkraft.fr

Les enjeux inhérents de la RSE dans l’activité des entreprises en Afrique.

See on Scoop.itPertinences sociétales

(AfriqueCroissanceVerte) La Responsabilité sociale et environnementale (RSE) tend à devenir l’une des préoccupations majeures dans le cadre de l’activité des entreprises.

Retour avec Pierre Jacquemot, chercheur associé à l’IRIS, sur les enjeux inhérents à cette RSE dans l’activité des entreprises en Afrique.

congruence-RSO‘s insight:

(…) Les approches ont évolué depuis une décennie dans des cadres de plus en plus normatifs. Le renforcement des principes internationaux (OIT, OCDE, ONU), est une tendance de fond qui oriente à présent les entreprises françaises à l’étranger….De leur côté, les donneurs d’ordre, à l’instar de la SFI (filiale de la Banque mondiale), de la Banque africaine de développement (BAD) ou de la COFACE et de Proparco (filiale de l’Agence française de développement), demandent de plus en plus à ce que les entreprises soumissionnaires possèdent des qualifications RSE.

See on afriquecroissanceverte.com

Les lignes directrices de la Responsabilité sociale Eiffage Energia

Responsabilité sociale Eiffage Energia

… un système de gestion de la prévention révisé pour des parties prenantes « sensibilisées » et/ou « effectivement engagées/responsabilisées ».

Dans son site institutionnel, Eiffage Energia, filiale espagnole du groupe EIFFAGE, publie ses engagements de responsabilité sociale, éthique et environnementale. L’entreprise présente les lignes directrices de sa « Politique de sécurité et de santé », ainsi celles de sa « Politique de qualité et d’environnement ».

« Rigueur » (évaluation, contrôle, qualité, surveillance) et « Plan de prévention » (détection, gestion des risques, protection, sécurité …) en constituent les fondamentaux à des fins de réduction des accidents.

 

Fondamentaux et cible du Système de gestion de la prévention (arborescence terminotique)

Fondamentaux et cible du Système de gestion de la prévention (arborescence terminologique)

 

Il en ressort que le système de gestion de la prévention (sécurité, santé au travail …) repose sur des procédures internes régulièrement vérifiées selon le principe d’amélioration continue.

Cette approche présente les avantages d’une démarche collaborative : co-créer le système de prévention par le dialogue avec les parties prenantes,  co-veiller à la bonne application de ses mesures essentielles.

Le système répond aux exigences réglementaires (loi en vigueur) et normatives OHSAS 18001, ISO 9001, ISO 14001.

En 2010, BMJ Ratings a mené une mission d’audit sur l’ensemble des critères de la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) du groupe EIFFAGE, et a procédé à la notation extra-financière du groupe, soit AAA+.

=> l’indicateur « Ess26k » de l’offre « ConvergenceRSO » de LOG’ins Consultants confirme cette note, car il situe le rapport développement durable 2011 du groupe EIFFAGE dans le 8° décile de son tout dernier panel de 20 rapports annuels.

Pour la communication « Responsabilité sociale » de la filiale EIFFAGE Energia,

=> l’indicateur « SimSA8k » de l’offre « ConvergenceRSO » de LOG’ins Consultants situe les pages du site Web à 15% de convergence avec la norme SA8000, alors que le rapport développement durable 2011 du groupe se situe à 32%.

Un alignement de la communication et des pratiques d’EIFFAGE Energia avec celles de sa société mère peut encore être accompli et mérite la mise en œuvre déterminée d’actions correctives.

Sources :
> Notation Eiffage par BMJ Ratings
> Pages Web « Responsabilité sociale » d’EIFFAGE Energia
> Rapport Développement durable 2011 du groupe EIFFAGE