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Pour les seniors, la solitude est plus lourde à porter pendant l’été

300.000 personnes de plus de 60 ans en situation de « mort sociale »

Des seniors « abandonnés » le temps d’un été par leurs enfants, « ce sont des situations marginales« , abonde Florence Leduc, présidente de l’Association française des aidants. Elle préfère évoquer ces « situations où les familles ne s’entendent pas ou ne se sont jamais entendues, ou bien où le senior n’a plus personne pour l’aider, parce que les enfants sont déjà très vieux eux-mêmes ou sont morts« .

En France, quelque 300.000 personnes de plus de 60 ans sont en situation de « mort sociale« , car elles n’ont aucune relation amicale, familiale ou de voisinage, selon une étude publiée en septembre dernier par les Petits frères des pauvres.

Source : huffingtonpost.fr

Lire également : Les personnes âgées, … un précieux nœud de réseau !

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Les entreprises doivent prendre conscience de l’intérêt à investir sur leurs seniors

Résultat d’un ensemble de lois ayant mené au recul de l’âge légal de la retraite, l’allongement de la vie professionnelle a un impact à la fois sur les individus et les entreprises. Face à un public vieillissant, à quels enjeux nouveaux l’entreprise fait-elle face et comment doit-elle les prendre en compte pour maintenir sa performance ? Thomas Barnay, chercheur spécialisé dans les relations entre état de santé et emploi, donne quelques pistes pour comprendre le problème.  

Quel est l’impact de l’allongement de la vie professionnelle sur la santé des salariés ?

En période de récession, ils [les plus de 50 ans] représentent – avec les plus jeunes – une « variable d’ajustement » sur le marché du travail. En fait, plus on est âgé et plus on est sélectionné sur le marché du travail. À partir d’un certain âge, ne restent donc sur le marché du travail que ceux qui ont la capacité physique d’y rester, parce qu’ils sont en meilleure santé ou que leur niveau de qualification est plus élevé. Cela pose alors la question des personnes contraintes de rester en activité parce qu’elles n’ont pas les ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins. Certaines vont se trouver en situation de précarité de santé importante.

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Perte d’autonomie … l’indispensable coordination nationale

A l’aube des prochaines échéances électorales « locales », et face aux effets de l’allongement de la vie, le dossier RSE du site RSE Magazine reprend l’article de Arthur FOURNIER, paru en en juin 2012, sur la « Perte d’autonomie » des personnes âgées, « conséquence d’une maladie ou d’une certaine déficience« .  Or son origine est intimement lié au cadre social, médical, comme environnemental.

Comme l’auteur le précise très justement, « l’environnement joue un rôle majeur, tant dans la réduction que dans l’accentuation des incapacités.  » Les effets peuvent rapidement conduire à une « Vulnérabilité sociale » dans un « parcours de vie », comme la majorité des handicaps, de par son accentuation progressive.

La vulnérabilité s’inscrit parmi les facteurs sociaux les plus connus des limitations fonctionnelles… L’entourage joue, bien évidemment, un rôle important dans la prévention ou l’affaiblissement de la perte d’autonomie chez les personnes âgées. Intégration sociale, soutien psychologique de la part de l’entourage, adaptation de l’habitat ou autres aides techniques, plusieurs approches peuvent entrer en jeu afin d’affaiblir le degré de dépendance du sujet, dans le cadre social et environnemental.

La prévention de la perte de l’autonomie implique automatiquement la combinaison de plusieurs éléments, apportés par différents acteurs. Il devient donc primordial de fixer des actions cohérentes en regard d’objectifs communs.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) classe les actions de prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées en trois catégories bien distinctes, à savoir les prévisions primaires, secondaires et tertiaires.

Pour illustrer l’internationalisation de ces préoccupations, nous prendrons la situation sur le territoire africain. Les Ghanéens vivent plus longtemps. La proportion de la population âgée de plus de 60 ans devrait atteindre 12% en 2050, alors qu’elle n’était que de 7% en 2010.

En 2010, le gouvernement ghanéen a approuvé une politique nationale sur le vieillissement. Deux ans plus tard, il a demandé à l’OMS de l’aider à passer de la théorie à la pratique. La constitution d’une équipe associant l’OMS et le ministère de la Santé, a permis  de collecter des « données scientifiques » et de recenser cinq domaines prioritaires d’action, couvrant la prévention et le traitement des maladies ainsi que les améliorations au système de santé, dont la lutte contre « l’isolement social »  . Les recommandations de l’équipe ont été reprises dans la Stratégie ghanéenne de santé à moyen terme pour 2014-2017.

Pour citer la France, la multiplicité des acteurs (dont l’État qui en forme le pilier) sur le « territoire de la prévention » complexifie la mise en œuvre des actions de prévention. Et de citer … l’ARS,  l’INPES ou Institut national de prévention et d’éducation en santé, la HAS ou Haute autorité en santé, le HCSP ou Haut conseil de santé publique, ou encore l’ANESM ou Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux, la CNAMTS, les Caisses de retraite, les centres de prévention médico-psychosociale (mis en place par l’AGIRC-ARRCO), les initiatives privées, les CCAS au plan local …

Toutes ces actions aboutissent à une « fragmentation des actions « .

La définition d’une stratégie nationale de prévention et une « forte volonté politique interministérielle », incluant la santé, la solidarité, le logement, le sport et l’agriculture, permettrait de clarifier les pilotages. Selon l’auteur, « des avantages, mais également des risques, marquent chacun des scenarii. Il reste néanmoins qu’en termes de mobilisation de fonds, l’affectation du pilotage aux caisses de retraite s’avère la meilleure solution« .

La « loi Autonomie » devient un grand chantier du quinquennat, un « modèle de société plus fraternel, plus solidaire », une action RSE !

Les mesures en faveur d’un maintien à domicile le plus longtemps possible seront financées dès 2015 par les 645 millions d’euros de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa).
Mais dès 2014 et avant même le vote de la loi, le Gouvernement engage un effort de 100 millions d’euros qui seront débloqués de la Casa et affectés à des mesures répondant à des besoins urgents : réhabilitation de maisons de retraite, soutien au secteur de l’aide à domicile, et, pour la première fois, appui à la rénovation des foyers-logements.

En nov. 2013, le Premier ministre a lancé les concertations préalables à l’élaboration de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, qui sera votée fin 2014.

En réponse à notre questionnement, l’État répond… « Nous avons fait le choix de ne pas nous limiter à une réforme de la dépendance mais de réinterroger plus globalement l’ensemble de nos politiques publiques« .

Lire:

maltraitance des personnes âgées (OMS – août 2011)

les chutes (OMS – octobre 2012)

… Le financement de la perte d’autonomie liée au vieillissement (CREDOC –  déc. 2011)

document de concertation loi d’orientation et de programmation (Portail du gouvernement – nov. 2013)

… Un projet interdisciplinaire régional pour répondre aux questions du vieillissement de la population (Université de Nantes – fév. 2014)

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