Chercher le sens au sens ne manque pas de sens

L’agence de communication Wellcom a créé l’Observatoire du Sens afin de comprendre le… sens de cette quête absolue des marques.

La quête de sens a t-elle réellement du sens? Cette question pourra ressembler à un mauvais jeu de mots mais elle ne manque pourtant pas de… sens. « Depuis plusieurs années, le sens est entré au coeur de nos sociétés », assure Thierry Wellhoff, le président du cabinet de conseil en communication Wellcom « Ce lot est dans la bouche de tous les communicants et des spécialistes du marketing. Mais chacun voit le sens à sa porte. Nous avons donc cherché à comprendre ce que signifiait réellement ce terme ».

Étymologie

Le sens est, par son étymologie, associé au jugement et à la capacité de discernement : “avoir du bon sens”. Il s’oppose en cela à la folie qui est justement sa perte (“perdre le sens”). On pense aussi à percevoir le “sens (profond)” des choses, en faisant appel à son intuition, à la dimension sensorielle des 5 sens, voire à son 6e: ne dit-on pas “je le sens bien / mal” ?
Fabriquer du sens, c’est donc s’adapter en contexte à l’alter qui écoutera / sentira / lira / goûtera les signes émis. On fabrique du sens avec pédagogie.

Synonymie 
Le sens désigne la « faculté de bien juger » , la « direction privilégiée d’une chose (…) l’orientation selon laquelle s’effectue un mouvement » [Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales]
Le sens du progrès, de la science. L’acte bon est celui qui va dans le sens de l’histoire, l’acte mauvais celui qui s’y oppose: le progrès de l’humanité, voilà donc la norme suprême qui permet de juger de la valeur morale de l’action (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 20).
  • synonymes : esprit, sentiment, jugement, tendance, opinion…
  • antonymes : absurdité, aliénation, contresens, déraison, folie… 

Êtes-vous plutôt « engagés » ou « enracinés »

Le premier enseignement de cette enquête est qu’environ 6 Français sur 10 attachent de l’importance à la notion de sens et ce besoin est croissant pour 58% des sondés. Les consommateurs ne définissent toutefois pas la notion du « sens » de la même manière. Les publics « engagés » (29%) accordent une priorité absolue à l’éthique. Les « sceptiques » (26%) privilégient l’expérience client alors que les « libéraux » (25%) préfèrent l’utilité économique. Les « enracinés » (20%) pensent, eux, qu’il faut avant tout protéger l’environnement.

Source(s) : influencia.netwellcom.fr
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La novlangue, de George Orwell à Donald Trump

La conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, a justifié un mensonge flagrant de la Maison blanche en le qualifiant de « fait alternatif ». Une nouvelle expression qui a propulsé le roman « 1984 » de George Orwell en tête des ventes : il y développait le concept de « novlangue », un outil de contrôle.

Ce procédé – tordre le sens du langage pour que les événements deviennent conformes à une réalité que l’on souhaite voir exister – n’a pas attendu l’équipe de Donald Trump pour être conceptualisé : il existait déjà sous forme de fiction dans le roman « 1984 » de George Orwell. Dans cette oeuvre dystopique, l’écrivain décrivait la « novlangue », un langage devenu instrument de pouvoir et de contrôle des masses.

« Orwell disait que […] le langage qui est parlé à la télé, qu’on entend à la radio, qui est utilisé dans la presse, est finalement un langage qui oriente votre pensée. Faites attention à la façon dont vous parlez, faites attention aux mots qui vous sont répétés. Et j’aime beaucoup cette idée que tout peut finalement passer par le langage et qu’on peut vous décerveler complètement : non pas en vous racontant des histoires, mais en utilisant les mots dans un sens qui pervertit la langue et qui lui donne un pouvoir sur la liberté de l’individu. »

Source : La novlangue, de George Orwell à Donald Trump

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