Grand Débat : Les sous-jacents d’une « conscience écologique »

Au 2 mars 2019, le module TRANSITION ÉCOLOGIQUE  du Grand débat national recense 87.455 contributions. Nous avons analysé ces données accessibles sur la plate-forme data.gouv.fr

Thèmes clés cités par les contributeurs – Transition écologique (c) LOG’ins Consultants

 

Les conférences internationales COP 21-22-23… ont donné lieu à des préconisations. Pourquoi ne pas les respecter ? Les citoyens font remarquer que l’arsenal juridique existe d’une part pour entreprendre des actions et/ou mises à niveau, d’autre part pour sanctionner les contrevenants. Ce domaine d’action est à aborder au niveau européen !

 

Le comportement et les usages sont des marqueurs de la transition écologique. Nous entrons dans un nouveau paradigme où le changement de comportement est un acte volontaire et se doit être exemplaire, mais également à inciter, politiquement et fiscalement parlant. Tous les acteurs sont concernés : Etat, collectivités, politiques, industriels, citoyens.

Photo : PublicCo, Pixabay

La mobilité et les actuelles problématiques liées au déplacement sont des thèmes largement évoqués. Le contexte du milieu rural et le maillage restreint des modes de transports (renoncement aux moyens de transport collectif) ne permet pas d’abandonner la voiture… ce n’est pas possible. Si la localisation le permet, le citoyen n’utilise pas la voiture pour des déplacements quotidiens. Outre les déplacements de grande distance, la thématique devrait être sérieusement abordée au niveau local par le conseil départemental, voire régional, la communauté de communes, les collectivités locales, des opérateurs privés et/ou des associations. On pourrait même parler de « Plan Marshall », en regard de l’abandon des petites lignes. Covoiturage ou système D (les citoyens entre eux) se développent. Alternatives plébiscitées : les vélos en location dans les grandes villes et/ou métropoles.

La fabrication d’un produit (industriel, ménager, agricole, alimentaire, de consommation courante…), le cycle de vie suscitent la « curiosité » du citoyen et des interrogations sur le réel respect des normes environnementales. Il faudrait intégrer le prix des externalités à tous les produits.  Impact sanitaire, effet sur la santé, impact environnemental sont régulièrement cités par les contributeurs, qui gèrent dorénavant leurs décisions d’achat et modifient leurs actes d’achat.  L’omnicalité change la manière de consommer et modifie les comportements d’achat. Les circuits de consommation traditionnels sont secoués.

photo : sasint, Pisabay

La biodiversité et la disparition de certaines espèces inquiètent l’ensemble des contributeurs. Impossible de ne pas avoir peur pour nos enfants et petits-enfants. En causes, la démographie de l’humanité (limitation ?), le mode de production agricole, l’utilisation des pesticides, la pollution de l’eau, la pollution de l’air, les modes de production et la surconsommation au niveau mondial (comment les changer ?), les industriels de la chimie, le bétonnage, les nouvelles constructions d’habitation… pollution générale et la 2eme extinction de masse d’espèces en voie de disparition qui est enclenchée. La lutte contre la disparition des espèces (animales, végétales…) doit être mondiale : programmes de protection de préservation.

Les dérèglements climatiques (ou le dérèglement climatique au sens propre) et leurs impacts tels que les crues ou la sécheresse ont suscité un grand nombre de contributions (commentaires, propositions, alternatives). Le problème est mondial, la France a elle seule ne réglera pas le dérèglement climatique. Il conviendrait d’appliquer les recommandations issues de la COP 21 et d’apprendre à consommer de manière réfléchie. Le modèle « consumiériste » est taclé. Mettre tous les moyens disponibles pour réduire les gaz à effet de serre.  Une agriculture raisonnée est ardemment citée.

photo : stux, Pisabay

Conscient de l’impact du mode de chauffage sur l’environnement, de la réduction de la consommation d’énergie, mais également des effets sur son porte-monnaie, le citoyen ne peut opter immédiatement sur les solutions actuellement proposées. Malheureusement, certains modes de chauffages sont extrêmement onéreux (pompe à chaleur par exemple). De plus, les conseils ne sont assurément pas honnêtes, fiables et avisés. Il faudrait une aide financière sous forme de subvention ou crédit d’impôt pour l’installation d’un mode de chauffage écologique. Pour les offices HLM, il conviendrait d’imposer aux bailleurs des normes plus strictes sur l isolation et le mode de chauffage, tout en dotant les logements de modes de chauffages plus écologiques. Au plan général, les alternatives au mode de chauffage au fioul existent : insert, poêle à granulé, géothermie…

 

 

Quelques Illustrations

Mobilité > transports, voitures, bicyclettes, covoiturage…

  • développement des transports publics, transports en commun, horaires compatibles avec nos déplacements… faciliter les déplacements domicile-travail.
  • Le vélo et train, le vélo, la marche à pied, … Repenser les transports en commun.
  • gratuité des transports en communs.
  • Développement de différents modes de transport alternatif, simples, rapides et moins couteux
  • Le transport à la demande… l’auto partage, le covoiturage…
  • Les premiers concernés seraient les mairies en collaboration avec les communautés de communes. Un maillage des déplacements domicile/travail de tous les salariés pourrait également se faire par les employeurs moyennant une contribution de l’état pour aider à la mise en place. 
  • Les offres à mettre en place au plan régional ou local doivent faire appel à toutes les initiatives (entreprises privées, associations).
  • Réduire l’utilisation de la voiture, en utilisant au mieux les transports en commun.
  • Il faudrait peut-être intégrer dans vos calculs financiers de rentabilité des transports en commun les externalités positives [lire notre article] de ces modes de transport collectifs au regard de la voiture.

 

chiffres sur la mobilité des français (2019-03-27, Ipsos)

 

photo : Anelka, Pixabay

 

Produits, production, modèle économique…

  • Fiscalité des produits ayant fait le tour de la terre
  • Mettre en place des blocus économiques sur les produits étrangers ne respectant pas dans leur fabrication certaines normes environnementales.
  • J’évite d’utiliser les produits dangereux pour la nature, la faune et bien sur l’humain !
  • Rendre obligatoire l’étude d’impact de tout produit nouveau, tout projet sur la nature à court et long terme.
  • Taxer d’avantage les produits contenant des pesticides… taxe plus importantes sur les produits polluants…  
  • Les produits agricoles qui ne respectent pas les normes européennes devraient être interdits à l’importation.
  • La taxation de produits contenant des substances plastiques (micro billes de plastiques->dans les cosmétiques notamment.
  • La TVA peut être réduite sur des produits considérés comme respectueux de l’environnement (sans emballage plastique, sans perturbateurs endocriniens.
  • Je n’achète pas des produits alimentaires douteux (pesticides, agriculture surproductive…)
  • Ne pas consommer ou utiliser de produits inutiles ou néfastes (pas de pesticide dans mon jardin).
  • Exit les produits phyto chimiques et tous les produits phytosanitaires dangereux (pas besoin d’attendre 50 ans)
  • Achats responsables de produits non polluants et bio si possible. Pas d’utilisation de pesticides Transparence dans l’information de tous les produits de consommation (y compris vêtements)
  • Acheter des produits d’occasion (ressourcerie)… Obliger les grandes surfaces à revendre des produits d’occasion… Tri Sélectif et recyclage, valorisation des équipements usagés, achat de produits d’occasion.
  • Utilisation de produits de nettoyage plus écologiques
  • Interdire toutes ventes de produits issus de la surexploitation du milieu naturel (pêche, agriculture, forêts…)… et autres produits dangereux pour la nature la biodiversité et la santé
  • Privilégier les produits locaux.
  • INTERDIRE l’obsolescence programmée des produits par les industriels, purement et simplement.
  • Comme toute externalité, la pollution doit être taxée, pour tous les pollueurs.
  • Les commerces situés dans des centres commerciaux devraient être soumis à une taxe pour compenser les externalités négatives.

 

Photo : WikiImages, Pixabay

 

Biodiversité > disparition des espèces

  • Pour la biodiversité et la disparition des espèces, la France doit se montrer plus combative sur le plan européen. Mettre en œuvre l’arsenal juridique existant…
  • En matière d’agriculture, former davantage les nouveaux agriculteurs à l’agriculture biologique et l’agro écologie.
  • Étudier sérieusement au niveau européen la toxicité des pesticides, engrais, modes de culture intensive et d’élevage
  • Intensifier, par des mesures incitatives, coercitives et/ou punitives, la réduction et le recyclage des déchets par les professionnels et les particuliers, notamment le plastique.
  • Supprimer au plus vite tous les produits chimiques utilisés dans la nature (Agriculture y compris les jardins). … plus de fermeté vis à vis des industriels de la chimie…
  • Appliquer systématiquement le principe de précaution pour les substances potentiellement dangereuses pour l’homme et la nature.
  • Arrêter de bétonner à tout va.
  • arrêter de détruire tout
  • Limiter la démographie de l’humanité.
  • Arrêter les nouvelles constructions d’habitation, il y en a assez à rénover…
  • C’est un ensemble de problèmes qui ne se limitent à l’air, mais aussi la qualité de l’eau, la protection des espèces animales, la qualité de notre nourriture dégradée par les méthodes utilisées et l’agriculture productiviste défendue par Macron.
  • Comme toute externalité, la pollution doit être taxée, pour tous les pollueurs.

 

Photo : Engin_Akyurt, Pixabay

 

Dérèglement climatique  > sécheresse

  • accélérer les mesures au plan mondial et au plan national. En faire une vraie priorité et non pas simplement un argument électoral.
  • revoir le plan d’occupation des sols pour les risques de crues/submersion marine.
  • Mettre en place des mesures contraignantes visant les activités génératrices de CO2. Arrêter la fabrication des paquebots grands pollueurs… Investir dans le développement de la voiture électrique à hydrogène.
  • forcer les états pollueurs à engager des politiques écologiques en prenants des sanctions sur les imports exports… réglementation plus sévère des grands pollueurs (bateaux, avions, camions).
  • il faut dès l’école éduquer les futurs citoyens sur l’état de la planète. Aider le consommateur à identifier les produits les plus économes en émission de carbone. 
  • Agriculture Raisonnée (haies bocagères, pas d’énormes fermes d’élevage, moins de pollution des sols).
  • Taxer les carburants pour réduire l’utilisation de la voiture est une solution.
  • La rénovation des logements devrait être une priorité.
  • Viser à une AUTONOMIE alimentaire, énergétique, individuelle, collective, nationale
  • développer les énergies renouvelables.

 

Mode de chauffage

  • Optimisation du mode chauffage… réduction de la température de chauffage de la maison
  • Favoriser en premier lieu les travaux d’isolation, puis dans un second temps ouverture à des droits (sous preuves d’efficacité de l’isolation) dans le domaine du changement de mode de chauffage.
  • Financement intégral du nouveau mode de chauffage pour une retraitée comme moi ne pouvant pas rembourser un prêt par les gros pollueurs (exemple total) et négociation de prêt à taux 0% pour tous les autres.
  • Aide pour changer le mode de chauffage. Savoir simplement comment utiliser les avantages donnés par l’état pour changer son mode de chauffage.
  • Une gestion exemplaire dans les établissements publics (isolation, mode de chauffage) Verbaliser les comportements inappropriés (laisser les portes d’un magasins ouvert en plein hiver.
  • Disposer de conseils fiables sur le mode de chauffage le mieux adapté tant au plan de l’efficacité énergétique que de l’impact environnemental. ,
  • Maintenir et développer pour tous les aides financièrement importantes pour passer à un mode de chauffage le moins polluant.
  • Les citoyens devraient tous pouvoir choisir un mode de chauffage moins émetteur de co2 avec confiance.
  • Je ne peux pas changer mon mode de chauffage électrique.

 

Photo : wuzefe, Pixabay

 

Comportement et réduction de la consommation

  • réduction des déchets,
  • développer un programme ambitieux de réduction de la consommation d’énergie, de transformation de l’agriculture vers une agriculture bio, locale et de lutte des inégalités sociales.
  • diminution de l’usage des pesticides en agriculture qui fait disparaitre les insectes et les oiseaux.
  • réduction de la consommation d’eau en agriculture et l’industrie.
  • réduction de consommation de viande et poisson, alimentation bio et locale
  • réduction de mes déplacements
  • L’eau doit faire l’objet de protections et du déploiement d’une police environnementale notamment pour les abus d’irrigation et de pollution.

Documentation annexe

  • Le concept de transition écologique, créé par Rob Hopkins1, regroupe un ensemble de principes et de pratiques formés à partir des expérimentations et des observations d’individus, de groupes, de villages, villes ou communes, lorsqu’ils ont commencé à travailler sur les problématiques de résilience locale, d’économie en boucle et de réduction des émissions de CO2.
  • Conseil national de la transition écologique (wikipédia)
  • Ministère de la Transition écologique et solidaire (ici)
  • Transition énergétique et Transition écologique pour la croissance verte (Novethic)
  • Transition écologique – Les Amis de la Terre (wikipédia)
  • Pollution de l’air : agissons pour chaque enfant (unicef)

 

Plus de 3 enfants sur 4 respirent un air pollué et toxique en #France (unicef.fr) – dessin de Lisa Mandel

 


Licence de réutilisation des données

cf mention apposée à l’article « Grand Débat national : la naissance du citoyen sociétal » (bas de page) : Afin de déterminer les droits et les devoirs des réutilisateurs, la mission Grand Débat a adopté la licence ouverte d’Etalab, que vous vous engagez à respecter en téléchargeant les données mises à disposition sur ce site ou en utilisant les API.


Publié le 04/04/2019 –Modifié le 06/04/2019

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Credit photo : Pixabay, X

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Grand Débat : un « plan Marshall » pour l’organisation de l’État et des Services publics ?

Organisation de l’État et des Services publics : le pays a-t-il besoin d’un Plan Marshall des services publics ?

 

Grand débat national… Pour parer toute critique et par exigence de transparence, le gouvernement publie régulièrement toutes les données collectées, accessibles sur la plate-forme data.gouv.fr

Suivre sur Twitter : #GrandDébat #granddébatnational

 


Notre méthode

En ligne avec sa méthodologie proposée,  LOG’ins Consultants s’est intéressée aux contenus publiés (champs des questions ouvertes) et a appliqué sa méthode sémantique de forage et profilage de thésaurus sur les Contributions déposées au 17/02/2019 sur l’espace de participation « L’organisation de l’État et des services publics« .

Notre attention s’est portée sur les « signaux faibles », qui doivent faire l’objet d’une écoute anticipative, appelée veille, dans le but de participer à l’élaboration de choix prospectifs en vue d’établir une stratégie, et de réduire l’incertitude (wikipédia).

… et de proposer le verbatim, lié aux concepts « plan Marshall »

 

credit photo : skeeze, Pixabay

 


Le système de l’organisation de l’État et des services publics devrait être réformé en s’appuyant sur un plan Marshall ou plan Delouvrier, énoncent les contributeurs-citoyens à la plateforme en ligne.

Le Plan Marshall (après son élaboration, il fut officiellement appelé « Programme de rétablissement européen », en anglais European Recovery Program, ou ERP) était un programme américain de prêts accordés aux différents États de l’Europe pour aider à la reconstruction des villes et des installations bombardées lors de la Seconde Guerre mondiale. (wikipédia)

 

Nombreux sont les axes économiques, administratifs, sociaux, sociétaux évoqués et appelés à des « efforts » de développement.

On citera :

  • organisation du territoire : décentralisation, désenclavement ...
  • système social : chômage, charges patronales et apprentissage... créer un Plan Marshall de la fraude à la sécurité sociale
  • développement économique : mesures de relance pour dynamiser l’emploi …
  • transition énergétique : les nouvelles énergies…
  • transition écologique et urgence écologique : faire de l’écologie un vecteur de progrès, lancer un Plan Marshall écologique, plan de financement…
  • aménagement des espaces urbains : logements, urbanisme
  • système de santé : sauver l’hôpital français, réinvestir pour nos hôpitaux et personnels de santé …
  • organisation des territoires : mise en place d’un Plan Marshall pour les petites communes en liaison avec les Maires pour augmenter très fortement les regroupements...

 


Publié le 08/03/2019 –

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L’économie circulaire a le vent en poupe…

En février 2017, 33 grandes entreprises s’engageaient en faveur de l’économie circulaire. Presque deux ans après, l’Afep dresse un premier bilan. Selon l’association patronale, 95 % des promesses suivent le rythme prévu ou sont en avance. Dix exemples prouvent que la mobilisation est bien lancée.

L’heure du bilan a sonné pour les 33 entreprises engagées en faveur de l’économie circulaire. Selon l’Afep, 79 % des engagements pris en février 2017 suivent le rythme prévu et 16 % sont même en avance. « Il y a plus que jamais des entreprises moteurs, les choses avancent« , se réjouit Brune Poirson, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire. Elle organisait jeudi 25 octobre un colloque à l’hôtel de Roquelaure rassemblant les acteurs du secteur.

Novethic a sélectionné dix exemples illustrant cette dynamique.

(c) Afep

L’Afep a organisé avec 5 autres associations d’entreprises (C3D, EpE, France Industrie, INEC, OREE) à l’Hôtel de Roquelaure le 25 octobre 2018, le colloque « Économie circulaire : les entreprises dans la boucle ! ». L’Afep a rendu publics à cette occasion le suivi 2018 des 100 engagements économie circulaire pris en 2017 par 33 entreprises, et 21 nouveaux engagements de 12 entreprises, en soulignant le besoin que l’État poursuive avec les acteurs économiques les engagements pour la croissance verte.

 

Sources : Novethic ; Afep

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Pertinences sociétales – Mini-revue de presse du 2 février 2018

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Le fonds vert de la ville de Paris va investir 200 millions d’euros dans les PME vertes

Le fonds vert de la ville de Paris va investir 200 millions d’euros dans les PME vertes | Pertinences sociétales | Scoop.itUne vingtaine de PME vertes seront soutenues par le Fonds vert de la ville de Paris, piloté par la société de gestion spécialisée dans la transition écologique Demeter. Une démarche inédite qui doit permettre à la capitale de concrétiser ses engagements climat.

Daniel Lebègue (ORSE) : « La dynamique en cours sur la RSE est impressionnante »

Daniel Lebègue (ORSE) : "La dynamique en cours sur la RSE est impressionnante" | Pertinences sociétales | Scoop.itLa création de l’ORSE, en 2000, s’est faite au moment de l’émergence de trois dynamiques. Celles de la transparence, de la gouvernance et de la responsabilité des entreprises. En 15 ans, ces sujets ont pris une ampleur impressionnante, que ce soit au niveau français, européen mais aussi international.

J’en veux pour preuve deux évènements d’actualité. D’abord, le discours d’Emmanuel Macron au Forum Economique mondial de Davos autour du bien commun. C’est la première fois, à ma connaissance, qu’un chef d’État place au cœur de sa vision internationale la défense de l’intérêt général. Ensuite, la lettre du patron de BlackRock, le numéro 1 mondial de la gestion d’actifs qui demande à toutes ses entreprises de prendre en compte le bien commun et le long terme.


« Nous voulons introduire le climat dans la Constitution », Pascal Canfin (WWF France)

"Nous voulons introduire le climat dans la Constitution", Pascal Canfin (WWF France) | Pertinences sociétales | Scoop.itPascal Canfin, le patron du WWF France veut se battre en 2018 pour introduire la notion de changement climatique dans la Constitution française. Une issue logique à l’Accord de Paris de 2015, mais surtout un moyen de rendre nos lois compatibles avec le climat. Parmi les autres chantiers de l’année, il cite la mobilisation des entreprises autour de la biodiversité et l’intégration de la question environnementale dans la gestion des conflits


La féminisation des instances de direction des PME et ETI françaises : Un état des lieux

La féminisation des instances de direction des PME et ETI françaises : Un état des lieux | Pertinences sociétales | Scoop.itL’analyse des données récoltées dans 230 PME et ETI françaises montre que les taux de féminisation, faiblissent lorsque l’on monte en responsabilité et restent stables dans la durée lorsqu’il n’y a pas de quotas imposés.

 


Mécénat, les entreprises donnent près de 3 milliards d’euros aux associations

Mécénat, les entreprises donnent près de 3 milliards d’euros aux associations | Pertinences sociétales | Scoop.itCe sont des chiffres inédits qui prouvent l’essor du mécénat. L’étude de Recherche et Solidarités, que publie La Croix en exclusivité, illustre la croissance continue depuis 2010 des sommes versées par les entreprises au secteur associatif.

congruence-RSO’s insight:
(…) Une entreprise peut également « prêter » ses salariés, comme le fait #Sodexo en envoyant ses cuisiniers auprès de l’association Stop Hunger afin d’apprendre aux personnes en difficulté les astuces pour manger sainement à moindres frais.

« En Suède, l’égalité homme-femme est une priorité absolue »

"En Suède, l'égalité homme-femme est une priorité absolue" | Pertinences sociétales | Scoop.itL’ambassadrice de Suède en France, Veronika Wand-Danielsson, décrypte les ressorts du féminisme « à la suédoise ». Dans son pays, « l’affaire Weinstein » a relancé le débat.

(…) Plus tard, au 18e siècle, les Suédoises ont obtenu, durant une période, le droit de vote. Voilà près d’un siècle, en 1921, elles ont acquis le droit d’être candidates et de voter aux élections législatives. De nos jours, la question de l’égalité homme-femme est omniprésente dans le débat public: c’est une priorité de tous les partis politiques depuis au moins trois décennies.


Les musées comme producteurs de savoirs

Les musées comme producteurs de savoirs | Pertinences sociétales | Scoop.it

Ouverte en fin d’année, l’exposition «Local Dreams» se penche sur l’évolution de la Kunsthalle de Berne depuis la Seconde Guerre mondiale. Elle fait partie d’une tendance large qui voit les grandes institutions mieux valoriser leurs archives


RSE. La start-up Toovalu rejoint la certification B Corp

La start-up nantaise Toovalu édite un logiciel pour aider les entreprises à calculer leur empreinte carbone et mettre en place leur stratégie en RSE (responsabilité sociétale des entreprises). C’est la première entreprise labellisée B Corp à Nantes.

RSE. La start-up Toovalu rejoint la certification B Corp | Pertinences sociétales | Scoop.it« Concilier business et RSE », c’est le slogan de B Corp, label d’entreprises « citoyennes » de l’ONG B-lab. Le 28 novembre dernier, la start-up nantaise Toovalu a fêté son introduction dans la communauté B Corp.

 


Petit manuel de l’investisseur engagé

Petit manuel de l'investisseur engagé | Pertinences sociétales | Scoop.it24 avril 2013, l’immeuble Rana Plaza du quartier ouest de Dacca, au Bangladesh, s’écroule. Bilan: 1135 morts. Dans les jours précédents, l’immeuble avait été déclaré dangereux et son évacuation recommandée.

Le Bangladesh Accord on Fire and Building Safety: une initiative créative


Lutter contre les discriminations dans le sport demande de la lucidité

Le sport, amateur et professionnel, n’est pas un domaine « protégé ». Il faut avoir le courage de dire qu’on ne peut plus, aujourd’hui, défendre une neutralité du sport par rapport aux défis sociétaux et aux agendas politiques.

Il importe, en premier lieu, de continuer à dénoncer les inégalités et les discriminations – volontaires ou involontaires, conscientes ou inconscientes, institutionnelles, collectives ou individuelles, de quelque sorte que ce soit – que l’on y rencontre.

Lutter contre les discriminations dans le sport demande de la lucidité | Pertinences sociétales | Scoop.it

 

DDR16… 45% des documents de référence citent la « COP 21 »

CP : cop21.gouv.fr

CP : cop21.gouv.fr

L’ensemble (99.5%) des documents de référence de notre panel [ddr déposés auprès de l’AMF (1) et publiés entre janvier et avril 2016] contient des références sémantiques sur l’écologie.

45% des documents de référence indiquent la « COP 21« . Cette mention est soit indicative, soit illustrative des engagements comme acteur, partie prenante, participant, contributeur….

 

Développement durable et COP21

Les documents de référence citant la COP 21 mettent en avant prioritairement  le développement durable comme stratégie politique, l’environnement (impact, protection, pollution), l’énergie (énergie renouvelable, efficacité énergétique), le changement climatique (climat, effet de serre) et la gestion des déchets. Certains évoquent les obligations légales et réglementaires au travers de la loi Grenelle 2 (article 225 de la loi grenelle 2) et/ou la loi n 2010-788 du 12 juillet 2010.

 

Comme illustrations, on citera….

  • Saint-Gobain, partenaire officiel de l’événement, « a renforcé son engagement pour une croissance respectueuse de l’environnement et un monde décarboné. (…) Saint-Gobain a été impliqué très en France dans le groupe de travail de l’AFEP sur l’économie circulaire  qui a élaboré un rapport et des recommandations présentés pendant la COP21 ». (…) Saint-Gobain a soutenu également plusieurs initiatives internationales lors de la COP21.
  •  « L’année 2015 a été marquée par la 21e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP21) qui s’est tenue à Paris en vue de parvenir à un nouvel accord international sur le climat avec l’objectif de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C. C’est dans ce contexte qu’Ingenico Group a souhaité participer à un certain nombre d’initiatives… (…) [et] a décidé de soutenir l’initiative  « Business Proposals for COP21« . »
  •  GL events a apporté « plusieurs contributions importantes à la COP 21 qui, avec près de 42 000 délégués et 90 000 visiteurs, aura transformé le site du Bourget en ville éphémère durant deux semaines. »
  • Le Groupe VINCI « s’est fortement investi dans la COP 21 et les divers événements qui lui ont été associés, notamment au travers des interventions publiques de ses dirigeants.  Aux côtés du Comité 21 et du Club France Développement durable, il a participé à l’initiative Solutions COP 21 et à l’exposition du Grand Palais – événements consacrés aux propositions des entreprises pour lutter contre le changement climatique. (…) afin de sensibiliser les étudiants aux enjeux du changement climatique, VINCI a organisé en 2015 son Défi climat 2020, sous la forme d’un concours d’idées. »
  • JCDECAUX a participé aux côtés du Secrétariat Général de la COP21 à l’organisation de l’événement. (…) La COP21 a été aussi pour JCDECAUX, l’occasion de réaffirmer son engagement en faveur de l’innovation et de la mobilité douce.

 

 

Empreinte Carbone

Parmi elles, 52% présentent un « Bilan Carbone » dont 1 entreprise sur 2 a une stratégie de réduction de l’empreinte carbone et est engagée dans la « défense de l’environnement »

CP : empreintecarbonequebec.org

CP : empreintecarbonequebec.org

Les documents de référence citant le bilan-carbone, abordent prioritairement la Pollution (polluants, effets, lutte contre, prévention), la Biodiversité, l’Effet de serre (et GES – gaz à effet de serre), la Protection de l’environnement (étude, contrôle, maîtrise) et les Impacts environnementaux,  ainsi que la Gestion des déchets (caractéristiques, collecte, traitement, recyclage…) sans, pour autant et pour certains, porter une singulière attention au tri des déchets.  Le traitement des eaux (pluie, eaux usées, eau de récupération) est à la marge.

De même,  la réduction de la consommation énergétique (et/ou économie d’énergie) est un des enjeux rattachés à l’empreinte carbone.  On y joindra  l’efficacité énergétique et la performance énergétique,  le mix énergétique et les différents types d’énergie (renouvelable, éolienne, solaire,  atomique…). La consommation de carburant reste une préoccupation.  Le charbon est cité.

 

Comme illustrations, on citera….

  • « Les métiers du groupe Bouygues réalisent le Bilan Carbone lié à leurs activités conformément aux obligations de l’article 75 de la loi Grenelle II, (…) Diverses méthodes sont utilisées pour réaliser cette comptabilité Carbone [CarbonEco, ratios d’émissions CO2].(…) La stratégie de Bouygues Construction se décline selon deux axes majeurs : apporter des solutions bas carbone à ses clients et utilisateurs finaux, et diminuer sa propre empreinte carbone. »
CP : empreintecarbonequebec.org

CP : empreintecarbonequebec.org

  • Le Groupe identifie les facteurs contributeurs : cycle de vie des programmes, matériaux de construction et énergie, parc de véhicules… et reconnaît que l’objectif de réduire de 10 % ses émissions de CO2 sur le périmètre corporate (backoffice) entre 2012 et 2015 n’a pas été atteint, notamment à cause d’une forte augmentation des déplacements professionnels des collaborateurs (Bouygues Immobilier, corporate backoffice)
  • Malgré l’absence de Bilan Carbone, NRJ Group met en place des mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre. (…)
  • Le Groupe Ingenico travaille avec deux transporteurs qui font partie des leaders en matière de transport et de logistique. Tous deux certifiés ISO 14001, ils permettent à Ingenico Group de contribuer à une supply chain éco-responsable. Le Groupe a mis en place les actions suivantes :
  1. promouvoir l’utilisation de technologies respectueuses du climat pour des populations vulnérables.
  2. encourager ses salariés à se rendre sur leurs lieux de travail avec des solutions alternatives telles que le vélo (notamment électrique) ou le co-voiturage,
  3. intégrer les émissions de CO2 comme critère de sélection des véhicules de location.
  4. limiter les transports des salariés jusqu’à leur lieu de travail, en promouvant le télétravail.

 

Énergie et consommation d’énergie

La consommation d’énergie est abordée dans 93% des documents de référence, mais 1 sur 2 mentionne des actions sur les économies d’énergie, notamment la réduction. La facture énergétique ne concerne que 10% des ddr.

Les sources d’énergie, au sens général du terme, regroupe différents combustibles (biocarburant, fioul, pétrole, gazole, GPL, eau, charbon…). Une entreprise sur 4 porte attention à la consommation de carburant.

La production d’énergie est assurée par différentes filières, soit dites conventionnelles, soit dites alternatives. Les énergies renouvelables sont fréquemment mentionnées (soit comme sources d’énergie, soit comme moyens). On remarquera les références aux pompes à chaleur et à l’énergie de la biomasse (15%), aux énergies vertes (11%), à l’énergie calorifique et à l’énergie chimique (2%), à l’énergie par gazéification de déchets (0,5%).

CP : omegaenvironnement.fr

CP : omegaenvironnement.fr

En termes de performance, l’efficacité énergétique (80%) et/ou l’efficience énergétique (6%) sont un objectif prioritaire, garantissant ainsi une bonne performance énergétique (44%).

A ce titre, mentionnons le site institutionnel de Schneider Electric « l’efficacité énergétique est la façon la + simple , la + rapide et la + propre pour réduire nos consommations d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre. »

 

Comme illustrations, on citera….

  • Veolia développe par exemple, des solutions dans le domaine du recyclage et de la réutilisation des eaux usées, de la production d’énergie verte (installation de microturbines en divers points des réseaux, captage des calories présentes dans les eaux usées grâce à des pompes à chaleur, production…
  • Pour aller plus loin dans les technologies et les énergies vertes, Technip a adhéré au JIP (Joint Industry Project)… Cette énergie verte représentait environ 77%de l’énergie utilisée en interne dans les bureaux de Rome en 2015.
  • Au 1er novembre 2015, le Crédit Foncier a initié la bascule de ses contrats sur une offre 100% énergies vertes.
  • Bureau Veritas a conçu de nouvelles solutions destinées à développer les énergies vertes,
  • KeringLe développement progressif du recours aux énergies renouvelables Au total, la proportion d’électricité d’origine renouvelable du Groupe progresse grâce aux nombreux contrats énergie verte mis en place au sein des marques avec l’appui du Groupe. (…) L’utilisation d’énergie verte a réduit de manière significative l’empreinte carbone du site…
  • RubisVitogaz France a mis en place le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) permettant de valoriser plusieurs actions de réduction de la consommation énergétique.

 

Écologie

Pixabay

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Pollution, Recyclage, Biodiversité représentent le podium des familles thématiques se rapportant à l’écologie. Transition écologique, Biodégradabilité, biodégradation ne sont cités que dans 1% des ddr.

 

Comme illustrations, on citera….

  • Technicolorafin d’éviter la pollution accidentelle de l’eau, de l’air, et des sols.
  • AccorFavoriser l’écoconception 40% des hôtels intègrent au moins trois éléments écologiques dans leurs chambres
  • Renault...  lorsque des pollutions passées sont suspectées, une gestion spécifique est engagée. Cette démarche est appliquée sur tous les sites du Groupe présentant un risque potentiel de pollution, (…) Une grille de cotation permet d’évaluer le niveau de prévention des pollutions  lorsque des sources potentielles de pollution ont été identifiées,
  • PeugeotLe Groupe avait identifié le besoin de traiter la pollution des particules dès la fin des années 1990,
  • Par ailleurs, toutes les installations industrielles de Legrand sont contrôlées en termes de pollutions potentielles dues aux rejets dans l’eau.

 

13% citent les écolabels

Comme illustrations, on citera….

  • stock-vector-set-of-labels-eco-green-world-ecology-theme-139928581 (shutterstock.com)Le Groupe ELIS propose également à ses clients des gammes de produits écoconçus (dont certains ont le label de certification Écolabel Européen)
  • Gecina…  les matériaux possédant les labels et étiquetages les plus performants (classe A+, écolabel européen, Gut, ange bleu, cygne blanc, etc.),
  • Le papier utilisé porte l’Éco-Label européen (TF1, Métropole Télévision, Foncière Atland, Sequana, CNP Assurances)
  • Crédit Mutuel ArkeaConcrètement, cela se traduit par le choix de produits Ecolabel pour les prestations de ménage,…
  • Schneider Electric a matérialisé cet effort par l’écolabel Green Premium

 

Notre méthode d’analyse 

Sur les documents de référence 2016 & 2015, LOG’ins Consultants a appliqué sa méthode d’analyse via sa gamme de services ConvergenceRSO, qui comprend :

  • un positionnement relatif (par comparaison avec un panel) > Quartile d’un panel de contenus similaires (standard ou personnalisé).
  • un positionnement détaillé, relevant d’expressions terminologiques (ET) et d’expressions voisines (EV) de l’univers de référence normatif.

Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000

Pour illustrer les résultats, nous vous invitons à lire notre livre blanc  Téléchargez le Livre Blanc (jan15) et à parcourir les pages de notre blog ConvergenceRSO et sa rubrique Cotation

Autres sources d’information :

Nos actualités 

… Notre curation RSO

… Les impacts des décisions sur la santé et l’environnement (actualités RSE/RSO)

L’Effet Papillon ou la Représentation de l’influence d’un phénomène sur une situation ultérieure… (actus du Web)

 

(1) Autorité des marchés financiers

CGPME, le RDD 2013 orienté « fiscalité » et « transition énergétique »

Fin avril 2014, la CGPME, membre de la plateforme nationale d’actions globales pour la Rse, publie son 3ème Rapport Développement Durable, intitulé « S’engager durablement avec réalisme ».

 

Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), signifie l’engagement RSE et indique la tonalité du contenu du rapport…

L’avenir n’appartiendra ni aux plus anciens ni aux plus puissants mais aux plus réactifs et aux plus agiles. C’est pourquoi la CGPME a un rôle majeur dans la construction de ce futur commun et de nouveaux modèles sachant réconcilier performance économique, performance sociale et performance environnementale.

 

CGPME_rdd13

Le document de 26 pages est structuré en trois grands chapitres (Gouvernance-social-sociétal, Environnement et Économie), mais met en exergue 3 politiques clés entrecroisées : la transition énergétique, la fiscalité et le financement.

 

Au cours de l’année 2013 « deux sujets nous ont occupés tout particulièrement… la biodiversité et la fiscalité écologique » rappelle Guillaume de Bodard (1).

 

… la transition énergétique adossée à une transition écologique « juste » :

  • rénovation énergétique (créer un guichet unique des financements disponibles) ;
  • transition écologique, rappelant qu’il serait fondamental que « la France puisse profiter des atouts qu’elle possède. Le financement de la transition écologique sera d’autant plus difficile que nous ne profitons pas des avantages technologiques ni des ressources de notre territoire ».
  • éco-conception et réduction des coûts via l’efficience matière et énergie ;
  • démarches d’économie d’énergie (la transition énergétique ne doit pas être un coût supplémentaire pour les entreprises mais au contraire la possibilité d’engager des démarches d’économie d’énergie aussi bien dans l’industrie, les commerces, les services ou l’artisanat);
  • énergies renouvelables (le bois, la géothermie, l’hydroélectricité, l’éolien, les biocarburants…) ;

 

La CGPME invite ses adhérents à favoriser l’innovation comme axe prioritaire de la transition énergétique et rappelle sa sensibilité à l’économie circulaire, au titre des mesures déjà engagées dans [le] secteur.

Jean-Louis Marchand (2) fait état que le recyclage des déchets de déconstruction dans la réalisation de nouveaux ouvrages met en adéquation performances des matériaux et limitation de la pression sur les ressources naturelles non-renouvelables.

 

CGPME_rdd13_Schéma de l'économie circulaire

Schéma de l’économie circulaire – Source : Fondation Ellen MacArthur

 

Dans un axe de prospective et de développement probant, Laurent PRAT (3) ajoute que cette démarche, au-delà d’être une nécessité économique pour les entreprises est aussi une opportunité de croissance durable.

 

 

la fiscalité :

  • fiscalité écologique … « oui à l’incitation, non au rendement »… » oui à une fiscalité écologique qui permet une évolution accompagnée des comportements, non à une fiscalité de rendement ! »;
  • principe d’iso-fiscalité et réforme de la fiscalité française, en mentionnant que « la confédération n’est pas opposée par principe à la fiscalité écologique mais elle demande que ces débats se fassent dans le cadre d’une réforme plus globale de la fiscalité française, pour atteindre un cadre fiscal simple, lisible et stable, propice au développement des Tpe-Pme ».

 

La CGPME réprouve la hausse de la fiscalité … notant que « la charge qu’elle fait peser sur les entreprises » et que le « manque de lisibilité et de prévisibilité » sont préjudiciables aux entreprises. « Nous l’avons dit lors des Assises sur la fiscalité » précise Guillaume de Bodard (1), tandis que l’absence d’alternative quant à la fiscalité du diesel par rapport à l’essence nuit lourdement au secteur du transport.

 

le financement :

  • financements existants vers la transition écologique ;
  • financements adaptés, disponibles adossés à des garanties et une « simplification des démarches administratives obligatoires » ;
  • accompagnement de la professionnalisation des secteurs et des filières, un soutien renforcé à l’export ;
  • mécanismes de financement, pour privilégier les investissements les plus rentables ;
  • dotation d’outil financier fiable « pour accompagner l’investissement du tissu économique français qui fait défaut aujourd’hui » ;

 

Et de préciser que des financements nécessaires permettraient aux entreprises d’engager des investissements en faveur des énergies renouvelables.

 

Selon le baromètre Obsar (4), 26,8 % des entreprises sondées ont engagé une démarche claire de RSE tandis que 33,9 % sont conscients des enjeux de la RSE, mais n’ont pas encore engagé d’action dans ce sens.

 

Formation (formation aux enjeux de la transition énergétique, prestations adaptées aux TPE-PME, formation continue des salariés, bonnes pratiques), sensibilisation (accompagner et informer d’avantage les chefs d’entreprise aux actions énergétiques), formation professionnelle, reconversions, … sont délivrées. Cette dynamique reste néanmoins insuffisante et relève d’une stratégie de formation, qu’il convient de positionner avec les branches professionnelles qui sont vecteurs d’anticipation, notamment en termes de prospective sur le métier et ses besoins, d’évaluation et de stratégie d’avenir du secteur…. Les efforts d’éducation et de sensibilisation doivent être poursuivis.

 

Compte tenu des enjeux, des perspectives d’alignement réglementaire et de l’évolution du marché, l’ensemble de ces politiques s’inscrivent également dans une synergie efficiente avec les parties prenantes. La Rse doit être un moyen pour rééquilibrer la relation donneur d’ordres/sous-traitant et passer de la sous-traitance à la co-traitance.

Si les grandes entreprises considèrent leurs sous-traitants comme de véritables partenaires et non une variable d’ajustement, ainsi le donneur d’ordres et le sous-traitant y trouveront-ils un équilibre et un bénéfice mutuel tant du point de vue économique que social ou environnemental.

Nota : les constats et commentaires proviennent d’une analyse comparative entre le contenu du RDD2013 et celui des exigences de la norme internationale ISO 26000, via la méthode de cotation appréciative ConvergenceRSO de LOG’ins consultants

=> l’indicateur « Ess26k » de l’offre « ConvergenceRSO » de LOG’ins consultants situe le Rapport Développement Durable 2013 CGPME à proximité du 2° décile de son tout dernier panel 2013 de 33 rapports annuels.

 

Notes :

(1)     Président de la Commission Environnement et Développement Durable de la CGPME – Directeur Général de Calix Conseil

(2)     Président de la Commission Développement Durable de la FNTP

(3)     Président Directeur Général de Securlite, mandataire FIEEC auprès de la CGPME

(4)    Baromètre RSE des PME – éd. 2013 – ObsAR, CCI France, la Médiation Inter-Entreprises, CGPME

 

Source :

Ressources du Groupe de travail n° 2 de la Plateforme RSE (base documentaire sur strategie.gouv.fr)
Rapport de développement durable 2013 de la CGPME (communiqué sur strategie.gouv.fr)
Rapport Développement Durable RDD 2013 (CGPME)

 

 

 

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