Loi Mobilité : une responsabilité collective

Juillet 2018, Nicolas Hulot, Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, présente la loi d’orientation Mobilités, adossée à un plan ambitieux de développement de la mobilité et des modes de transport. Un des objectifs :  Diviser par deux le nombre de personnes voyageant seules dans leur véhicule.

On citera l’édito :

Nous ne pouvons plus attendre. La pollution atmosphérique nuit à la santé de millions de personnes et à notre qualité de vie. Le secteur des transports est le premier contributeur aux émissions d’oxydes d’azote. Par ailleurs, ses émissions de gaz à effet de serre continuent de croître alors que le réchauffement climatique est engagé.

Nos mobilités doivent se transformer en profondeur, nous pouvons inverser la tendance. C’est pourquoi j’en ai fait un enjeu prioritaire du Plan climat que j’ai présenté il y a un an. L’objectif est clair : nous devons atteindre collectivement la neutralité carbone pour nos mobilités à l’horizon 2050.

Pour réussir, cette dynamique doit être collective. L’État crée un cadre réglementaire et fiscal favorable à cette transformation, les collectivités organisent sur leurs territoires les mobilités, les entreprises et chaque citoyen adoptent, à chaque fois que cela est possible, un mode de transport le plus efficace et le plus propre possible.

Quels sont les thèmes-clés liés à la Mobilité  ?

Avec nos outils terminotiques et notre méthode d’analyse, nous avons exploré différentes sources non consanguines (1) évoquant le domaine de la Mobilité.  Il en ressort quatre groupes de thèmes-clés :

  • covoiturage, vélo et plan vélo, transports en commun, mode de transport, déplacement domicile travail ;
  • qualité de vie ;
  • pollution de l’air, qualité de l’air ;
  • transition énergétique.

 

(c) LOG’ins Consuttants – 2018

 

Quelques thèmes singuliers abordés :

Pour les internautes, le développement de la mobilité devient un enjeu majeur et outille la lutte contre la pollution. La notion de « mobilité » pour les grandes villes se décline en mobilités douce, durable, électrique, inclusive, propre et partagée. Les véhicules électriques et/ou propres et le vélo en ville représentent des alternatives et des solutions. La gratuité des transports est cité. Il est proposé des voies réservées et des zones à faibles émissions (id. loi Mobilités). 

L’e-Presse cite les enjeux de santé publique (pollution atmosphérique et impacts sur la santé), au travers des émissions de co2, émissions de polluants. Il convient d’adapter et de développer le réseau de transport, ainsi que la mobilité durable. Une réelle politique et un engagement fort sont soulignés.

On regrettera que la loi Mobilités ne cite pas la mise en place de dispositif(s) adapté(s) aux seniors et personnes handicapées [personnes en situation de handicap] : adultes, enfants.

Quelques solutions formulées par la loi des mobilités :

  • S’appuyer sur l’émergence de nouveaux marchés liés à la mobilité propre, grâce à un assouplissement du cadre réglementaire et un soutien financier fort de la puissance publique ;
  • Développer le marché des plateformes de mobilités partagées en particulier dans les zones peu denses ; le marché du vélo et autres engins de déplacements personnels ;
  • Dans les zones urbaines, opter pour des voies réservées ou des zones à faibles émissions;
  • Utiliser les services de covoiturage : financement du service, installation de places de stationnement réservées au covoiturage.

(1)  sources / biblio (1er semestre 2018) : loi d’orientation mobilité, flux d’actu  Twitter, e-Presse, blogs


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L’accompagnement du dirigeant de PME et la réaffirmation de son rôle sociétal

L’accompagnement, comme outil d’aide à la décision

 

Bien que représentant 99,9 % des entreprises françaises, les TPE-PME sont mal connues. Mieux les comprendre passe par l’intérêt porté à leur dirigeant, central mais paradoxalement très isolé.

Au-delà de l’amélioration attendue des performances économiques, accompagner le dirigeant peut lui permettre d’opérer une distanciation le réaffirmant dans son rôle sociétal essentiel.

En PME, un dirigeant central mais isolé

Bien qu’encore très minoritaire dans la recherche académique, la PME « ordinaire » fait l’objet, depuis plusieurs années, de nombreux travaux.

Ceux-ci ont permis de mieux en cerner les spécificités, la caractérisant, notamment, par un « mix de proximité » :

  • Une proximité hiérarchique, caractérisée par un dirigeant proche, physiquement (partageant le lieu et les conditions de travail de ses salariés) mais aussi humainement (connaissant chacun individuellement) ;
  • Une proximité fonctionnelle, qui se manifeste par l’absence de séparation des tâches et des fonctions, mais aussi par l’omniprésence et la polyvalence du dirigeant ;
  • Des systèmes d’information de proximité, la communication interne étant généralement simple et peu formalisée et les mécanismes de coordination souples et directs ;
  • Une proximité temporelle, avec un horizon court terme et une vision entrepreneuriale qui se confond avec la vision stratégique du dirigeant ;
  • Une proximité territoriale, qui passe par un marketing de proximité, dans un espace marchand relativement restreint, le plus souvent à l’échelle locale ou régionale, mais également par un réseau de voisinage, à l’intérieur duquel la PME recrute préférentiellement.

Cette analyse, comme d’autres, met en évidence le rôle central du dirigeant, même si tous ne se ressemblent pas. Certains sont plutôt « PIC » (cherchant prioritairement la pérennité et l’indépendance, la croissance ne venant qu’en troisième position). D’autres, à l’opposé, plutôt « CAP » (centrés sur la croissance et l’autonomie, mais beaucoup moins sur la pérennité).

Or, face à son rôle de décideur, le dirigeant de PME semble bien démuni. Selon l’enquête BPI 2016, les responsabilités face à un environnement complexe et incertain s’avèrent particulièrement lourdes. S’y ajoutent le manque de reconnaissance et les préjugés à l’égard des dirigeants de PME, la difficulté à s’entourer (en interne comme en externe), mais aussi les difficultés ponctuelles de trésorerie et la délicate conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Ces deux constats – centralité et isolement – rendent nécessaire de s’interroger sur, d’une part, la façon dont le dirigeant élabore sa vision stratégique, véritable sésame pour assurer une activité pérenne voire une croissance de l’entreprise et, d’autre part, l’accompagnement à prodiguer au dirigeant de PME, afin de l’aider dans ses décisions stratégiques, sans pour autant se substituer à lui.

La vision stratégique en PME : de l’intérêt d’un accompagnement

La vision stratégique consiste en la mise en tension vertueuse de l’entreprise. Elle est issue de l’écart entre ses objectifs et les moyens qu’elle va devoir mobiliser pour les atteindre. En PME, elle est d’autant plus cruciale que la stratégie y est peu formalisée, consistant à fixer des buts et des objectifs à l’initiative quasi exclusive du dirigeant propriétaire.

Ainsi, avant même d’évaluer la pertinence des décisions du dirigeant au regard de la vision, il convient de formuler (même implicitement) cette dernière. Certaines méthodes peuvent aider le dirigeant de PME, mettant l’accent sur la nécessité d’accompagner le dirigeant sur l’explicitation de sa vision stratégique, préalable indispensable à un nécessaire partage avec les autres membres de l’organisation, donc à la cohésion de l’entreprise.

Afin d’accompagner le dirigeant dans l’explicitation de sa stratégie – ce qui ne signifie pas élaborer la stratégie à ses côtés et encore moins se substituer à lui – le recours à un consultant peut s’avérer nécessaire.

Cependant, si le dirigeant attend parfois des « recettes » à contenu technique, lui permettant de résoudre immédiatement un problème qui se présente (par exemple, le recours à l’expert-comptable face à une demande spécifique des services fiscaux), l’accompagnement comporte une autre facette, moins visible mais plus ambitieuse : celle du partenaire de réflexion.

Et pour que l’accompagnement puisse porter ses fruits, il convient en amont que le dirigeant accepte d’être accompagné, donc fasse preuve de proactivité stratégique.

Permettre la distanciation

À travers une étude exploratoire portant sur cinq cas de PME ayant eu recours à une prestation d’accompagnement sur une durée de 2 ans, nous mettons en évidence trois niveaux d’analyse : l’effet positif de l’accompagnement sur la performance économique de la PME ; le travail de distanciation que l’accompagnement produit sur le dirigeant ; le caractère dynamisant d’une telle prestation.

Tout d’abord, la demande d’accompagnement est souvent liée à des difficultés financières. L’accompagnement prodigué permet une vraie amélioration de la performance économique, grâce à une meilleure proactivité et à un certain nombre de prises de décisions tant internes qu’externes.

Mais il convient de rappeler que les résultats financiers d’une entreprise ne témoignent que très imparfaitement de sa situation, et a fortiori de sa performance. En effet, cette dernière n’est pas seulement chiffrée, mais aussi sociale. Réussir à améliorer le résultat net ne passe pas par une compression purement mathématique des coûts, mais par la conduite de projets fédérateurs et partagés, le consultant aidant le dirigeant à repérer les meilleures méthodes de conduite du changement et de développement du potentiel humain.

Ensuite, le dirigeant se focalise en priorité sur des décisions opérationnelles. Il a de ce fait des difficultés à s’extraire du quotidien pour s’intéresser à des situations plus complexes et stratégiques pourtant nécessaires au développement et à la pérennité de son entreprise.

Ici, la prestation d’accompagnement peut permettre d’enrichir le dirigeant dans sa dimension stratégique. Les effets portent certes sur la performance économique de l’entreprise – qui constituent ce qui est d’abord attendu par le dirigeant en termes de résultats. Mais ils impactent aussi sa dimension plus personnelle, notamment par la distanciation qu’il va opérer.

En effet, le processus d’accompagnement permet au dirigeant de prendre du recul par rapport à la gestion quotidienne de son entreprise à travers trois relations structurantes :

  • Son rapport à l’environnement (concurrence) et/ou
  • Son rapport à son entreprise (activité et collaborateurs) et/ou
  • Son rapport à soi-même (en tant qu’individu et manager).

Enfin, un tel accompagnement, initié par une démarche proactive du dirigeant, agit comme une redynamisation entrepreneuriale. Celle-ci lui permet de « se penser lui-même dans son rapport avec l’entreprise » et son environnement, réaffirmant le dirigeant de PME dans son rôle sociétal essentiel.

Ainsi, alors que la plupart des PME restent frileuses vis-à-vis des consultants, peut-être est-il temps de réhabiliter l’accompagnement du dirigeant de PME en tant qu’outil central dans la formalisation de la stratégie.


Cet article a été publié sur The Conservation, le 9 novembre 2017, 22:06 CET

Auteurs

  1. Anne Albert-Cromarias

Enseignant-chercheur HDR, management stratégique, ESC Clermont

  1. Christophe Combaudon

Chargé de cours en management des organisations, Université Clermont Auvergne

Isatou Ceesay, pionnière du recyclage en Gambie

(c) geo.fr

Isatou Ceesay, 40 ans, est la fondatrice de Women’s Initiative-The Gambia (WIG) [1], une ONG regroupant 2 000 femmes qui confectionnent chaque semaine des portefeuilles, cabas, ballons pour les enfants, chaussures et autres créations à base de sacs en plastique. La vente de ces accessoires, découpés, tricotés ou cousus avec patience, leur assure un revenu mensuel pouvant monter jusqu’à quatre-vingts euros.

Dans la petite Gambie d’Isatou (deux millions d’habitants, dont la moitié vivant sous le seuil de pauvreté), les sacs en plastique ont longtemps représenté 20 % des déchets rejetés par la population. Avec des conséquences nocives sur l’environnement, la biodiversité et la santé publique.

« Pour aimer l’environnement, il faut commencer par s’aimer soi-même« , aime répéter Isatou à celles qui la rejoignent.

En dix- huit ans d’efforts, elle a contribué à faire bouger les femmes de son pays… et aussi les hommes ! C’est après avoir consulté son association que le gouvernement a finalement interdit, cette année, l’importation de sacs en plastique en Gambie.

Source : geo.fr   – Climate Heroes – Jeudi 17 décembre 2015

Découvrez d’autres héros qui changent le monde


[1] The Gambia Women’s Initiative exists to support financially poor women in The Gambia with a stated goal of increasing their income, and thus improving the standard of living for their families and communities.

Revue de presse RSE/RSO (2018-07)

ConvergenceRSO vous propose un extrait de sa curation presse pour illustrer une actualité que nous considérons comme marquante. D’autres illustrations sont accessibles sur les pages de Pertinences sociétales –  Risques, Santé, EnvironnementL’Effet Lepidoptera,

 

Les thèmes abordés dans cette revue de presse :

Engagement associatif

Biodiversité

Climat

Écologie


1- L’engagement associatif est généralement vecteur de développement de compétences

L’engagement associatif

Il y a quelques années, de nombreuses entreprises ne voyaient pas l’intérêt ou éprouvaient des difficultés à impliquer ou engager leurs collaborateurs sur des actions d’intérêt général. Les choses ont bien évolué depuis, elles sont de plus en plus nombreuses à percevoir les effets positifs de telles collaborations. 88 % des entreprises considèrent ainsi l’association comme un partenaire légitime pour fédérer et mobiliser les salariés de l’entreprise autour d’un projet partagé. (lerameau.fr / Etude PHARE-Entreprises/30-10-2015 : Perception des entreprises sur «Les fragilités et la co-construction en territoire»)

Les entreprises se considèrent concernées (préoccupées) par la situation économique de leur territoire et pointent les vulnérabilités qui s’en dégagent. Les rapports avec les associations (parties prenantes) entrent dans le champ du développement durable et de leur rôle social. Les fragilités associées au socle sociétal apparaissent pour les dirigeants un peu plus éloignées de la responsabilité directe du territoire, relevant d’un enjeu plus global.

On citera :

  • au plan local et territorial, les chefs d’entreprises estiment que « emploi/chômage/(ré)insertion professionnelle » sont une des premières fragilités auxquelles il faut porter des réponses.
  • le vieillissement, l’intergénérationnel, la mobilité (infrastructures, transports), le lien social, l’isolement, la santé… révèlent un champ de préoccupations au plus près du vécu des citoyens de leur territoire.

 

Lire sur MicroDon (Fondée en 2009 par Pierre-Emmanuel Grange et Olivier Cueille, microDON est une start-up sociale agréée ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale)

Lire+ : ESS : qu’est-ce que l’agrément « Entreprise solidaire d’utilité sociale » ?

Autonomisation des femmes

Actrice associative très impliquée et active au Maroc, Zineb Elouafi, en plus d’encadrer et de former les filles et femmes de sa ville natale aux métiers de la couture pour leur permettre de jouir d’une certaine autonomie financière, porte un intérêt particulier pour la protection de l’environnement, chose qu’elle a exprime à travers de nombreux projets dont celui de la valorisation des déchets ménagers, réalisé, avec l’Association Oued Zem.

Lire+ sur Fondation Yves Rocher

L’Association Derichebourg Mission Handicap

Avant tout le résultat majeur est qu’au sein du groupe, le handicap n’est plus un « tabou ». C’est essentiellement dû à la forte politique de formation et de sensibilisation développée avec notre partenaire adhere-RH auprès de toute la ligne managériale de l’entreprise.
Aujourd’hui, des personnes en situation de handicap sont régulièrement embauchées dans le groupe Derichebourg, des actions de maintien dans l’emploi sont régulièrement mises en oeuvre, des tuteurs et des référents handicap sont en place dans chaque filiale pour suivre les travailleurs handicapés.

Lire+ sur adhere-rh.com

 


2- La biodiversité soumise à l’intensification des pratiques agricoles : Dame Nature se porte mal !

Le silence dans les campagnes françaises

Le STOC, programme de sciences participatives de Vigie-Nature, dessine un paysage métropolitain de plus en plus déserté par ses oiseaux. L’accélération récente de la chute des oiseaux des milieux agricoles est tout particulièrement inquiétante (-10 points pour l’indice d’abondance entre 2015 et 2017).

Juin 2018, l’observatoire national de la biodiversité [ONB] publie son bilan 2018 « Menaces sur le vivant : quand la nature ne peut plus suivre », une synthèse de référence pour mettre en perspective les derniers faits marquant concernant l’état de la biodiversité et les menaces qui pèsent sur elle. Les pratiques agricoles et la consommation des intrants (pesticides <+18% en 5 ans >, engrais, engins mécaniques…) ont porté un coup alarmiste aux espèces qui faisaient jadis la richesse des paysages ruraux. Le rapport mentionne la vulnérabilité des espèces endémiques sur les territoires d’Outre-mer, attaquées par les espèces exotiques envahissantes. A ce constat, s’ajoute la fragilisation des écosystèmes autant par l’augmentation des températures que par l’acidification des océans.

Immense exploitation de soja à Campo Verde, au Brésil. ALF RIBEIRO (SHUTTERSTOCK.COM)

Les travaux * du laboratoire CESCO [Centre d’Ecologie et de Sciences de la COnservation] montrent que des améliorations « peuvent » être réalisées en agriculture conventionnelle et ce sans perte de revenu. Il faut tout particulièrement accepter de ne plus opposer agriculture et biodiversité, et considérer que c’est à l’agriculteur de choisir les pratiques qui permettent de maximiser les revenus qu’il tire de la production alimentaire et ceux qu’il tire de la production de biodiversité sauvage.

L’ONB place les priorités sur la gestion de l’artificialisation des territoires, sur une limitation des surfaces de prairies permanentes, la vigilance sur la conservation des ZNIEFF [Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique] et de leur réémergence, sur la « réparation » des milieux humides, particulièrement dégradés (selon l’UE, 73% des habitats naturels de la métropole et Corse, 91% des habitats humides).

Conflits d’intérêt sur les pollinisateurs ? L’IPBES a produit un premier rapport en 2016 sur la pollinisation, dont la publication avait été entachée de doutes. Deux de ses chapitres-clés étaient en effet sous la responsabilité de scientifiques salariés de Bayer et Syngenta, les deux principaux producteurs d’insecticides dits « néonicotinoïdes », fortement suspectés de décimer les populations d’abeilles, bourdons, papillons. Tous les experts doivent remplir un formulaire détaillant leurs liens d’intérêts, mais ces déclarations ne sont pas rendues publiques.

… de quoi susciter le doute dans l’esprit du citoyen ou de celui de la société civile.

Entre autres, aménageurs, territoires, agriculteurs, consommateurs doivent se rencontrer…

Lire+

* les études citées ont été partiellement financées par des conventions de partenariat de recherche avec les entreprises Bayer, BASF, Agrosolutions, ainsi qu’avec le Conseil régional d’Île-de-France.


3- Climat : il est grand temps de passer à l’action

Le Conseil de sécurité des Nations unies « réfléchit » à s’emparer du sujet du changement climatique 

Le « sujet sensible » du lien entre réchauffement climatique et conflits a fait l’objet d’un vaste débat mercredi 11 juillet au sein de la plus haute instance de l’ONU. En soi, son organisation est déjà un « succès« , estime la Suède qui a initié cette réunion. Même si aucune déclaration consensuelle ni mesures concrètes n’étaient prévues. Le dernier débat sur le lien climat et sécurité remonte à 2011. Si la Chine et la Russie sont plutôt sceptiques, les Européens poussent en ce sens.

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(c) Gellinger

Climat : comment expliquer la chaleur extrême ?

La France bat des records de température qui concernent la planète et l’hémisphère nord en particulier. Les climatologues sont clairs : elles sont la conséquence du réchauffement climatique. « On est sûrs que la multiplication des vagues de chaleur, de leur intensité, de leur fréquence et de leur durée, est liée aux activités humaines, à l’accroissement des gaz à effet de serre dans l’atmosphère« , explique Robert Vautard, du laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement du CNRS.

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Au Groenland, un iceberg de 10 milliards de tonnes se détache de son glacier

Symbole de la fonte des glaces, un iceberg de 6 kilomètres vient de se détacher d’un glacier au Groenland. Les images, filmées par l’université de New York sont rares et montrent concrètement la fonte de la banquise à cause du réchauffement climatique.

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Voir la vidéo sur la fonte de l’Arctique entre mars et septembre 2017

Lutte contre le réchauffement climatique : l’urgence est là mais l’espoir aussi

Jean Jouzel, Climatologue, ancien vice président du groupe scientifique du GIEC de 2002 à 2015, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) – Université Paris-Saclay.

Ce qu’il faudrait vraiment c’est augmenter l’ambition de l’accord de Paris. Tant que Barack Obama était au pouvoir, une dynamique vertueuse était en place, quasiment tous les pays avaient signés. Le retrait annoncé des États-Unis, c’est la douche froide, pas simplement pour ce pays mais aussi à cause de l’effet d’entraînement qu’il pourrait engendrer.

Rester en dessous de 2°C, c’est un véritable défi : on n’a plus le droit qu’à une vingtaine d’années d’utilisation des carburants fossiles au rythme actuel.

Il faut dorénavant de la sobriété dans nos modes de vie et de consommation. Tout le monde a un rôle (…)

Lire+ sur Theconversation.com


4- Ça ne se voit pas mais ça pollue quand même !

La guerre des métaux rares : le vrai coût écologique et géopolitique du tout numérique

Les nouvelles technologies sont-elles vertes ? Non ! Panneaux solaires, batteries, voitures autonomes, smartphones : tous ces outils sont composés de métaux rares, dont l’extraction est extrêmement polluante. Guillaume Pitron lève le voile sur le bilan noir de ces technologies vertes. Son enquête est remarquable, bien que flippante.

Lire+ sur ladn.eu

 

73% des Français n’ont jamais entendu parler d’écologie digitale

L’écologie digitale est l’étude de l’impact des pratiques digitales dans le but d’en limiter les effets nuisibles pour l’environnement. L’écologie numérique concerne les matériaux – tout aussi polluant – utilisés dans nos appareils électroniques.

Lire+ sur ladn.eu

(c) webandi

Berlin confirme une enquête sur les émissions d’Opel

Dieselgate. L’autorité de tutelle du secteur automobile allemand, la KBA, prévoit une audition sur les technologies d’émissions polluantes utilisées par trois modèles d’Opel, racheté l’an dernier par le groupe français PSA, a confirmé le 15 juillet le ministère allemand des Transports.

Lire+ sur usinenouvelle.com

 

 

 


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La pyramide de Maslow, revue et adaptée à notre époque

Pédagogue pour entreprise et Éditeur de livres et de contenus pour emmener dans le changement, sur des sujets durables, Karin Boras nous invite à revoir les concepts de la représentation pyramidale de la hiérarchie des besoins, élaborée dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow.

En partant de ses observations et de ses constats, Karin propose d’adapter la Pyramide de Maslow à nos nouveaux modes de fonctionnement et de motivation, en la recentrant non sur des « quantités » mais sur notre « conscience collective » et « l’intelligence collaborative dans des projets de bien commun ». La symétrie du sablier représente la dualité de 2 sens contraires pour trouver l’équilibre : équilibre dans le déséquilibre, l’ordre dans le changement.

 

La Pyramide de Maslow, revue et adaptée par Karin Boras

(Extrait)

La pyramide de Maslow me semblait incomplète face à nos grandes mutations.

En effet, après avoir été centrés sur nous, notre petit nombril, un grand mouvement positif et discret s’est engagé sur une nouvelle voie : celle du bien commun, de l’intérêt collectif.

Nous nous sommes rendus compte d’une part, que nous ne vivions pas dans un désert, et d’autre part, que les conséquences de nos actes nous obligent à résoudre des grands enjeux sociétaux. Et nous avons pris conscience que nous ne pourrons les résoudre, que tous ensemble.

Merci à Karin pour avoir impulsé ce modèle disruptif, mais en phase avec notre évolution. Ce thème est bien à propos en ces temps où la Loi Pacte bouleverse la notion de gouvernance.
Sources :

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Climat : c’est maintenant ou jamais

Treize personnalités publient une tribune et appellent l’Europe à mettre la création monétaire au service du climat et de l’emploi.

Voici la liste des signataires :

Karl Falkenberg ancien Directeur général Environnement à la Commission européenne, Pascal Lamy ancien Commissaire européen, ancien directeur de cabinet de Jacques Delors, Jean Jouzel climatologue, Pierre Larrouturou économiste, Enrico Letta ancien Président du Conseil italien, Denis Macshane ancien Ministre des Affaires étrangères de la Grande Bretagne, Miguel Moratinos ancien Ministre des Affaires étrangères de l’Espagne, Sandro Gozi ancien Ministre des Affaires européennes de l’Italie, Olivier de Schutter membre du Comité des Droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU, Sabine Thillaye Présidente de la Commission des Affaires européennes à l’Assemblée nationale, Christophe Arend député et Président du groupe d’amitié France-Allemagne, Franziska Brantner députée au Bundestag, membre du Groupe de travail franco-allemand, Jeanne-Françoise HUTIN Maison de l’Europe de Rennes

Voici leur texte.

(extraits)

Création d’une Banque européenne du Climat ?

Le projet de Pacte Européen pour le Climat rendu public le 7 décembre dernier par 150 dirigeants venus de 12 pays nous semble un levier très puissant, capable de répondre à plusieurs des crises qui minent nos sociétés. Les signataires de cet Appel demandent que l’Europe adopte au plus vite un Traité pour financer la transition énergétique, sur le territoire européen mais aussi en Afrique et dans tout le pourtour de la Méditerranée [1].

Rappelant que la Banque Centrale Européenne a créé plus de 2.500 milliards d’euros en moins de trois ans et que l’essentiel de ces sommes colossales est allé nourrir la spéculation, ils appellent à mettre la création monétaire au service du climat et de l’emploi, en créant une Banque européenne du Climat, chargée de fournir à tous les Etats membres et aux pays alliés des financements à taux 0, exclusivement consacrés aux économies d’énergie et au développement des énergies renouvelables.

S’appuyant sur les travaux de Sir Nicholas Stern, ils proposent que chaque pays dispose, chaque année, d’une enveloppe correspondant à 2 % de son PIB : la France disposerait chaque année de 45 milliards à taux 0. L’Allemagne de 65 milliards. L’Italie, 40 milliards. L’Espagne 25 Mds et la Belgique 9,5 Mds…

« Il est urgent de passer à l’action »

(…) L’Europe est à deux doigts du KO. Il est urgent que les dirigeants européens décident d’une action limitée mais décisive, qui aura un impact concret sur la vie quotidienne, l’emploi et le pouvoir d’achat des millions d’hommes et de femmes qui ne croient plus au projet européen. À tous ceux-là, il est urgent de prouver que l’Europe est à leur service. Comme il est urgent de donner tort à tous ceux qui pensent que l’Europe est incapable de se réformer parce qu’elle est aux mains des lobbies et au service des banques.

Oui, c’est maintenant ou jamais. En 1950, il a suffi de deux semaines à Schuman et Adenauer pour décider de l’Union Charbon Acier. Deux semaines seulement, après des décennies de guerre et de haines accumulées ! L’Europe est née avec l’Union Charbon et Acier. Elle peut renaître avec un Traité Climat et Emploi.

Pour soutenir le Pacte Climat européen, http://www.Climat-2020.eu

Lire l’intégralité de l’article sur ouest-france.fr


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Les aides sociales ne seraient ni coûteuses, ni inutiles

À en croire le discours ambiant, les aides sociales ruineraient la France sans réellement bénéficier à qui que ce soit. Il fallait vérifier ça.

Par Axel Leclercq – Publié le 3 juillet 2018 à 15:27 – Mis à jour le 5 juillet 2018 à 8:42

 « Les aides sociales coûtent super cher et ce n’est même pas efficace. » Sûr, vraiment sûr ? Rebondissant sur les déclarations d’Emmanuel Macron (le fameux « pognon de dingue ») Franceinfo s’est posé la question et a mené son enquête, histoire de vérifier cette évidence qui n’en est pas vraiment une.

Ceux qui défendent l’idée que la France dépense trop d’argent dans la protection sociale aiment à rappeler que ces sommes représentent 32% du PIB, soit plus que dans tous les autres pays d’Europe. Ce chiffre est incontestable mais, comme chacun sait, les chiffres, on peut leur faire dire n’importe quoi. La preuve, celui-ci englobe essentiellement l’assurance maladie et les retraites. Si on ne retient que les dépenses destinées à lutter contre la pauvreté, ce chiffre descend soudainement à… 2,5% du PIB pour les 9 millions de Français en difficulté. Ce taux est inférieur à la moyenne européenne (En Suède ou en Allemagne, ce taux est indexé au contexte économique de crise. On diminue ainsi le taux de pauvreté (Henri Sterdyniak, économiste à l’Organisme français des conjonctures économiques – OFCE ; Patrick Aubert, de la Direction de la recherche, des études et des évaluations des statistiques – DREES ). 

Voici, entre autres choses, ce que nous apprennent les journalistes de franceinfo, paroles d’experts à l’appui. cf la vidéo

Source


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Enquête sur le fardeau financier que les multinationales imposent à la société

Le vrai bilan des grandes entreprises françaises

Analyse de L’Observatoire des Multinationales sur les externalités positives/négatives

On nous parle sans cesse des bienfaits qu’apporteraient à la France ses « champions nationaux ». Bienfaits qui justifieraient les politiques de baisse de la fiscalité et d’allègements sociaux mises en oeuvre depuis trente ans, ainsi que l’inaction en matière de changement climatique ou de pollution de l’air. Dans une étude inédite publiée à l’occasion de la parution de notre « véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises », le Basic et l’Observatoire des multinationales se sont essayés à évaluer les coûts de ces politiques pour la collectivité. Enquête sur le fardeau financier que les multinationales (et les politiques de compétitivité qu’elles inspirent) imposent à la société.

Nous sommes constamment incités à considérer les grandes entreprises françaises sous un jour positif, comme sources de richesse économique, créatrices d’emploi, symboles et garantes du prestige de la France. Lorsque les grands groupes tricolores se portent bien, c’est toute la société française qui irait bien du même coup. Après tout, ne représentent-elles pas des centaines de milliers d’emplois en France et des dizaines de millions de taxes et impôts versés ?

Ces bienfaits apportés par « nos » multinationales justifieraient qu’il faille baisser les impôts et les cotisations sociales pour préserver leur « compétitivité ». Mais aussi qu’il vaille mieux éviter des mesures trop contraignantes pour réduire les pollutions occasionnées par leurs activités. Et qu’elles continuent à bénéficier d’un soutien sans faille de l’État français pour les aider à rester compétitives face à la concurrence internationale et étendre leurs activités à l’étranger.

Le « véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises » publié par l’Observatoire des multinationales montre de page en page le revers de la médaille. Derrière les « bienfaits » allégués de nos grandes entreprises françaises, il y a d’innombrables questions sur le partage des richesses qu’elles créent (et notamment sur leur générosité exorbitante envers les actionnaires, qui explique en partie leurs problèmes de « compétitivité ») ; sur la compatibilité de leurs modèles commerciaux et de leur stratégie de développement avec la sauvegarde du climat ; sur la situation faite aux travailleurs et travailleuses en France et, plus encore, à l’étranger ; sur leurs chaînes d’approvisionnement internationalisées qui contribuent à l’épuisement des ressources, à la destruction d’environnements naturels préservés, et favorisent d’innombrables atteintes aux droits fondamentaux ; et ainsi de suite.

Certes, nous dira-t-on, mais ne s’agit-il pas du prix indispensable à payer pour maintenir nos entreprises en bonne santé financière, leur permettre de créer (ou plutôt de ne pas trop supprimer) des emplois ?

  • En moyenne 300 millions d’euros de coûts annuels pour la collectivité
  • Le coût sociétal des gaz à effet de serre ou de la pollution de l’air demeure largement sous-estimé
  • En matière sociale et fiscale, des informations très partielles
  • Privatisation des bénéfices, socialisation des coûts
  • Que conclure de ces chiffres ?

Lire l’intégralité de l’article sur multinationales.org

par Olivier Petitjean


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La campagne Procter & Gamble mêle RSE et campagne produit

La place d’une mère.

Les Aetas sont une communauté aborigène des Philippines. Dans leur culture existe une notion de protection familiale très forte appelée « Pabaon ». C’est de cela que se sont inspirés P&G et l’agence Saatchi & Saatchi Singapore pour sa solution anti-bactérienne Safeguard. Le film retrace l’histoire de Norman King, le premier Aeta à être diplômé de l’université premier state des Philippines. Alors que le garçon a souffert de la discrimination de ses camarades dans son enfance, la protection de sa mère lui a permis de continuer jusqu’à devenir fier de ses origines et recevoir son diplôme en tenue traditionnelle.

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Source de l’article : lareclame.fr


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La « réparabilité », pilier de l’économie circulaire

Parmi les mesures annoncées par le gouvernement pour réduire les volumes de déchets, figure la création d’un « indice de réparabilité » des produits de consommation courante. A rebours du « tout jetable« , une économie du solide et du durable est de retour.

Les conclusions de l’étude, menée par le Conseil économique et social européen en 2016,  montrent que cette information [étiquettes de durée de vie des appareils] a bien une influence sur la décision d’achat des articles choisis à l’exception des TV. Ainsi, sur les lave-linge, 90% de l’échantillon s’est déclaré prêt à payer 102 euros de plus pour un appareil de la gamme de 300 à 500 euros assurant une durée de vie supérieure de deux ans. Autre enseignement de l’étude qui devrait rassurer les industriels : les produits à plus longue vie verraient leurs ventes augmenter de 56% en moyenne.

Une dynamique liée au « bon sens » et à l’engagement sociétal. La prolongation de la durée de vie passe aussi par la réutilisation. Vieux métier: Emmaüs est un des prolongateurs du métier centenaire de chiffonnier. Le secteur de la réparation/réutilisation se dynamise. Il est clé de le soutenir pour entrer dans une économie vraiment circulaire.

Et de citer… Recommerce, Spareka

Out l’obsolescence programmée ! Finis les objets à durée de vie courte et programmée par le constructeur ! Bonjour à une société basée sur la solidité des objets et sur leur durée de vie. C’est en tout cas l’objectif programmé du Premier ministre Edouard Philippe lors de la remise de sa « feuille de route économie circulaire ». Il semble que le gouvernement suive l’air du temps. Ainsi, l’affichage de la durée de vie du produit devrait séduire les consommateurs…

Lire l’intégralité de l’article sur sciencesetavenir.fr

 


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