Pour les cadres, la RSE devrait prendre plus de place dans la stratégie de leur entreprise

La RSE n’est pas un concept militant défendu par des universitaires et des associations. D’après un baromètre Viavoice, HEC Paris et Society & Organisations Center (SnO), sept cadres sur dix affirment que la RSE devrait prendre plus de place dans la stratégie de leur entreprise.

A quelques jours de la discussion du projet de loi Pacte par le conseil des ministres, cette proportion est révélatrice de l’évolution des mentalités dans ce domaine. Avec ce Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), le gouvernement va chercher à surfer sur cette tendance pour faire passer un texte qui fera date.

Août 2017, le MEDEF et le cabinet d’études Viavoice publient le Baromètre d’opinion et de prospectives « Les chefs d’entreprise et l’avenir« . Face aux incertitudes de demain, les chefs d’entreprise privilégient l’emploi et l’Humain.

A la question « comment imaginez-vous l’entreprise d’après-demain ?« , 12% des chefs d’entreprise se projettent dans une entreprise responsable, soucieuse de l’environnement, transparente et à l’écoute de ses clients et des différentes parties prenantes.

« Migrer vers des énergies vertes » ; « Des produits qui laissent moins de traces sur l’environnement » ; « Une bonne entreprise qui écoute ses clients et anticipe leurs besoins » « Une entreprise de proximité avec des partenaires de proximité pour des circuits courts »

Pour 41% des chefs d’entreprise, les bonnes pratiques à adopter au cours des prochaines années doivent viser à améliorer le management, la formation, le bien-être des salariés.

 


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Info ou intox pour les pratiques vertueuses dans le vignoble bordelais ?

source : pixabay

Faute d’indicateurs fiables sur l’usage réel des pesticides, et malgré les scandales sanitaires à répétition, l’évolution de la viticulture girondine vers des pratiques vertueuses reste à démontrer. Alors que les épandages reprennent avec le printemps, que se cache-t-il derrière les déclarations rassurantes des défenseurs de la filière ? … une enquête de Rue89.

Sur ce sujet hautement sensible de santé publique, faute d’indicateurs pertinents et fiables, la situation reste confuse. Certes, des avancées indéniables sont réalisés : par exemple, l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux peut s’enorgueillir à ce jour de compter 25% de ses 2300 hectares cultivés en bio ; non loin, dans le Libournais, aux Caves de Rauzan (3500 ha), le bio compte pour 200ha contre 20 en 2009.

Mais qu’en est-il de la situation générale ? Confrontée à de multiples scandales sanitaires, la viticulture bordelaise change-t-elle ses pratiques, comme le réclament régulièrement les collectifs inquiets de l’usage massif de pesticides ?

Le 27 février dernier, l’émission « Cash Impact » a quelque peu bouleversé la filière viticole en stigmatisant l’utilisation de produits phytosanitaires dans les vignes girondines. Le président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), Alain Sichel, a réagi via un communiqué :  le vignoble bordelais a amorcé une « sortie des pesticides », chiffres à l’appui.

« Cash Impact aurait pu dire que des molécules de produits interdits depuis plus de 10 ans peuvent encore laisser des traces dans l’environnement, c’est pour cela qu’ils ont été interdits. Cash Impact aurait pu révéler que le Diuron, bien qu’interdit depuis 10 ans en agriculture, est toujours autorisé pour d’autres usages, notamment le bâtiment (peintures et anti mousses de façades). Cash Impact ne devrait pas laisser croire, sans preuves, que des viticulteurs fraudent  en achetant à l’étranger des produits interdits en France… »

« Comme Allan Sichel s’y était engagé lors de son interview avec Elise Lucet, le CIVB a investigué :  Il est en mesure de révéler aujourd’hui que toutes les parcelles de vigne situées à proximité des écoles mentionnées dans Cash Impact, c’est-à-dire Listrac, Arcins et Pauillac sont aujourd’hui traitées avec des produits homologués en bio ce qui atteste donc de contaminations anciennes pas nécessairement agricoles. »

Le collectif Info Médoc Pesticides (CIMP) et l’association Eva pour la Vie avaient commanditées des études. Faisant suite aux commentaires du Conseil Interprofessionnel, Marie-Lys Bibeyran (CIMP), publie une lettre ouverte aux responsables du CIVB les invitant à « assumer leurs responsabilités » .

 

source : pixabay

 

Le label AB, seul indicateur sérieux

Pour l’heure, l’indicateur le plus sérieux permettant de chiffrer les progrès de la viticulture bordelaise en matière de réduction des pesticides est celui du pourcentage de vignes se convertissant au bio. L’obtention du label AB est en effet soumise à des contrôles stricts qui reposent sur les analyses de la terre des parcelles et du contenu des bouteilles : les pesticides, à l’exception du cuivre et su soufre, y sont prohibés.

Volontariat

L’incitation des exploitants à s’engager dans cette voie, sur la base de ce plan, permet ainsi au CIVB d’affirmer, que « plus de 55% du vignoble de Bordeaux était engagé en 2016 dans une démarche environnementale ».

Ladite démarche, en y regardant de plus près, repose en fait sur l’application du principe de l’agriculture raisonnée (…) Le 18 janvier dernier, les collectifs Alerte aux toxiques de Valérie Murat et Info Médox pesticides de Marie-Lys Bibeyran ont révélé que le vin (cuvée 2014) de Bernard Farges, le vice-président du CIVB, contenait, entre autres, quatre molécules dangereuses pour la santé. Le vin analysé bénéficiait pourtant du label Terra vitis, le “logo” de l’agriculture raisonnée.


Pour information

Le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), créé en 1948, représente les trois familles de la filière des vins de Bordeaux : la viticulture, le négoce et le courtage. À ce titre, le CIVB est chargé de 3 missions :

  • Marketing : développer la notoriété et renforcer l’image des vins de Bordeaux en France et à l’international par le biais de campagnes de publicité, de communication digitale, de relations publiques et presse et de formation ;
  • Économique : assurer la connaissance de la production, du marché et de la commercialisation des vins de Bordeaux dans le monde ;
  • Technique : faire avancer les connaissances, préserver la qualité des vins de Bordeaux et anticiper les nouvelles exigences en matière d’environnement et de sécurité alimentaire. (source : atout-france.fr)

Autres sources :

  • Toute la vérité sur le danger des pesticides dans le vin (lesechos.fr)
  • Dossier « filière viticole et pesticides » (La Revue du Vin de France)
  • Parkinson : les pesticides menaceraient aussi les riverains (larvf.com)
  • Dans le Beaujolais, une étude fait le lien entre cancer et pesticides (Un reportage – déc.2016 – de Daniel Pakonk, Pierre Lauchaux, Olivier Bodson) (france3.fr)
  • Vins de Bordeaux : Une filière responsable et engagée collectivement (CIVB)


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Rapport RSE du Groupe PSA : vigilance particulière sur les risques et les impacts

Rapport RSE du Groupe PSA : apporter une vigilance particulière sur les risques et les impacts

Le Groupe PSA vient de publier son 1er Rapport Intégré et son Rapport RSE annuel (ce 11 avril 2018).

Le Rapport sur la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) rassemble comme chaque année, les actions, les résultats annuels et les trajectoires du Groupe sur ses 23 enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux. Ce Rapport RSE est salué par le niveau « Advanced », attribué depuis trois années consécutives au Groupe PSA par le Pacte Mondial des Nations Unies. Ce label récompense à la fois la transparence et les pratiques exemplaires en matière de développement durable.

Nous avons appliqué notre méthodologie de scoring sur le contenu du rapport 2017, ainsi que sur les deux précédents (rapport 2016, publié le 6 avril 2017 ; rapport 2015, publié le 7 avril 2016).

Le score est défini selon notre baromètre Sim26k (Indice de Convergence avec la norme ISO 26000). Il situe les 3 rapports dans le 1er décile de notre panel. Le score progresse de 1,6% d’une année sur l’autre.

Nos constats

On notera que le groupe porte une attention de plus en plus marquée sur les risques, alors que celle dédiée aux impacts de ses activités, notamment sur l’environnement, stagne. L’attention portée au qualificatif de l’impact (négatif et/ou positif ; impacts internes et externes) est toutefois plus prononcée.

  • L’occurrence relative du terme « risque » a bondi de 8% en 2017, alors qu’elle avait chuté de 7% entre 2016 et 2015.
  • Le modèle de croissance du Groupe est illustré par des mesures d’impact

Illustrations :

  • Dès les phases de conception et à chaque étape du cycle de vie, les équipes du Groupe sont mobilisées pour limiter autant que possible l’impact de l’automobile sur l’environnement (maîtrise des consommations, des émissions de CO2, des polluants, utilisation raisonnée des ressources naturelles, meilleure recyclabilité, etc.).
  • L’ensemble des véhicules des marques du Groupe sont évalués sur leur impact santé et sécurité dans le cadre des procédures d’homologation et respectent les réglementations en vigueur.
  • Gestion durable de l’eau » – Impacts internes et externes (… ) anticiper des conflits d’usage dans les régions de stress hydrique, pouvant avoir des conséquences importantes (…altération des relations avec les parties prenantes avec des impacts économiques et sociaux…).

Cycle de vie des automobiles :

  • Dès les phases de conception et à chaque étape du cycle de vie, les équipes du Groupe sont mobilisées pour limiter autant que possible l’impact de l’automobile sur l’environnement (maîtrise des consommations, des émissions de CO2, des polluants, utilisation raisonnée des ressources naturelles, meilleure recyclabilité, etc.).
  • L’ensemble des véhicules des marques du Groupe sont évalués sur leur impact santé et sécurité dans le cadre des procédures d’homologation et respectent les réglementations en vigueur.

On relèvera une portée plus marquée des expressions ISO26000 suivantes :

  • risques pour les droits de l’homme et respect des droits de l’homme ;
  • rareté des ressources naturelles (réduire la ponction, utilisation raisonnée, préserver, surexploitation, consommations, volonté d’éviter tout gaspillage de ressources naturelles …) ;
  • impact des véhicules sur la qualité de l’air ;
  • violations des droits de l’homme.

A l’opposé, l’expression « risques potentiels » n’apparait plus en 2017, tandis que  « performances environnementales » est moins citée !

Les parties prenantes

Au plan sociétal, le constat est mitigé. La prise en compte des personnes en situation de handicap, l’actionnariat salarié, la représentation des salariés sont des actions mentionnées. On regrettera toutefois le net recul des expressions et items liés à la notion de « parties prenantes », tout en notant qu’une « prise de conscience » affirmée s’est construite dès 2016. Pourquoi les associations (telles que associations caritatives, associations d’insertion, associations de consommateurs) sont-elles moins identifiées ?

Néanmoins on citera :

Cartographie des parties prenantes :

  • liste des parties prenantes
  • présentation des parties prenantes ;

Relations avec les parties prenantes :

  • dialogue avec les parties prenantes ; dialogue permanent avec ses parties prenantes ; échanges réguliers avec les parties prenantes ;
  • construire un dialogue multi-parties prenantes sur les enjeux RSE du Groupe ;

Politiques :

  • synthèse des attentes de ses principales parties prenantes ;
  • prise en compte de l’intérêt des parties prenantes ;
  • en 2017, nous avons formalisé, avec nos parties prenantes majeures, sept challenges ;
  • Push to Pass est construit sur la convergence des attentes des parties prenantes principales du Groupe ;
  • donner une vision claire de sa stratégie à toutes ses parties prenantes ;
  • résultats tangibles pour le Groupe et ses parties prenantes.

 

En conclusion, le rapport mérite des alignements avec la norme de comportement ISO 26000, même si le groupe « exprime ses exigences sociales vis-à-vis de sa chaîne d’approvisionnement« .


Sources :


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Mettre fin à la déforestation : un jugement de la Cour suprême de la Colombie

Par un jugement historique rendu le 5 avril 2018, la Cour suprême de la Colombie a ordonné au gouvernement colombien de mettre fin à la déforestation, lui rappelant son devoir de protéger la nature et le climat au nom des générations présentes et futures (lire la décision). Ce jugement fait suite à l’assignation en justice de l’État colombien par vingt-cinq jeunes citoyens. Les plaignants, dont la plus jeune a 7 ans, sont issus des 17 régions de Colombie qui risquent le plus d’être affectées par les changements climatiques.

Par cette décision, les juges enjoignent le gouvernement, les gouverneurs des différentes provinces et les municipalités d’élaborer un plan d’action dans les cinq mois à venir pour préserver la forêt.

La Haute Cour a également déclaré que l’Amazonie bénéficie de droits juridiques et de protection  en vertu de la loi. La Cour constitutionnelle colombienne avait en effet déjà statué en 2016 (décision T-622) que le fleuve Atrato, très pollué, avait des « droits » à la protection et la conservation.

Le gouvernement devra désormais élaborer ce plan intergénérationnel en faveur de la vie de l’Amazonie colombienne avec une large participation sociale, des plaignants, des scientifiques et des membres des communautés amazoniennes, pour prévenir la déforestation et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Extraits de l’article publié sur theconversation.com

En complément, nous vous invitons à lire :

Vingt-cinq jeunes citoyens assignent l’État colombien en justiceOn voit de plus en plus des citoyens, ou des groupes de citoyens, saisir la justice sur des questions environnementales…

La Constitution peut-elle vraiment protéger le climat ?Pour les associations, auxquelles s’est associé le WWF, il s’agit d’une première victoire. Une lutte efficace contre le dérèglement climatique passe selon elles nécessairement par son inscription dans le droit.

La nature pourrait avoir un statut de personnalité juridique … Un fleuve en Nouvelle Zélande (2012) et les montagnes de l’Équateur (2008) ont déjà ce statut.

Le droit est un outil pour reconnaître une personnalité juridique à des écosystèmes…. _A quelques jours d’intervalle (2017), trois fleuves viennent d’être dotés d’une personnalité juridique. En Nouvelle-Zélande tout d’abord, où le Parlement vient d’accorder à la rivière Whanganui les mêmes droits qu’une personne. Et en Inde, où la Haute Cour de l’Etat himalayen de l’Uttarakhand a décrété que le Gange et l’un de ses affluents, la Yamuna, seraient désormais considérés comme des « entités vivantes ayant le statut de personne morale » et les droits afférents._


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Vivre et travailler en Île-de-France : une situation protéiforme

A Saint-Denis, un grand pont reliera la future gare du Grand Paris Express à celle du RER D, enjambant les voies ferrées du nord de Paris. C’est le projet de l’architecte Marc Mimram, largement destiné aux piétons, qui a été retenu. (Crédits : iStock)

 

Une région, une métropole, 12 territoires, 20 arrondissements, 12,1 millions de résidents et… 1.296 communes. De Paris, qui compte près de 2,2 millions d’habitants intra-muros, à Montenils (Seine-et-Marne) qui en recense 28, l’Île-de-France est tout sauf homogène. Or, comme ailleurs en France, il faut loger cette population, lui trouver un travail et, surtout, lui permettre de se déplacer le mieux possible.

C’est là que le bât blesse : le taux de pauvreté est 1,4 point supérieur au reste de la France métropolitaine tant les inégalités demeurent criantes.

(…) Être en poste, c’est mieux, sachant que le taux de chômage, toutes catégories confondues, varie du simple au triple selon le lieu de résidence. Toujours est-il qu’y respirer dans de bonnes conditions s’impose dans le même temps comme une condition sine qua non.

Quatre enjeux…

– La population demandeuse de la « ville du dernier quart d’heure »

– Un bonus pour transformer les bureaux en logements

Qui paiera la gratuité des transports ?

– Vers une réforme institutionnelle ?

Lire+ sur latribune.fr


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#Demain chez Bonduelle : les salariés transforment l’entreprise

Contexte

Entreprise familiale créée en 1853, Bonduelle s’est donné pour mission d’ ”être le référent mondial qui assure le bien-vivre par l’alimentation végétale”. Un des objectifs RSE du Groupe Bonduelle à 2025 est d’engager tous ses collaborateurs à être acteurs de la politique de développement durable. Dans ce cadre, Bonduelle donne l’opportunité à tous les salariés de réaliser leur projet RSE.

Objectif(s)

  • 100 % de collaborateurs engagés dans la RSE
  • Donner à tous les outils pour réaliser son projet RSE
  • Passer de l’envie, de l’idée à l’action
  • Transformer l’entreprise vers des pratiques plus durables

Source

Le pessimisme français au travail, une situation sans retour ?

Un pessimisme aux racines profondes

La France demeure, dans l’univers du travail, un modèle de culture hiérarchique. Les appellations « mon patron », « mon chef » restent les qualificatifs les plus courants pour désigner la représentation collective du hiérarchique. Elles ne sont pas neutres car elles font clairement référence à un sentiment conscient et inconscient de domination paternaliste, d’autorité à laquelle on se soumet, voire de peur. Entendues dès l’enfance dans la bouche de nos parents, elles sont ensuite intégrées et renforcées, certains diraient même cultivées au niveau sociétal.

Le cas de l’entreprise Techné

L’entreprise Techné, ayant son siège en région Lyonnaise compte 400 salariés en France et dans le monde et produit des joints d’étanchéité et des soupapes de sécurité. Les fils conducteurs de l’entreprise : le bonheur et l’optimisme. Cette entreprise repose sur quelques principes managériaux simples mais qui semblent faire merveille : la liberté, la rentabilité, l’innovation et le sens.

Source : Le pessimisme français au travail, une situation sans retour ?

Les mots du management : et si on faisait le ménage ?

On parle beaucoup de management, et souvent pour ses côtés sombres. On peut le comprendre, tant un mauvais management peut faire de dégâts ! Or, à employer les mots « manager » et « management » sans se reposer précisément la question de leur signification et de leur histoire, on finit par perdre ses repères ! Un retour aux sources pourrait bien être salutaire.

Ménageur plutôt que manager (même en anglais !)

Imaginons à présent que nous utilisions « ménager » et « ménagement » au lieu de « manager » et « management ». Un ménageur – et non un manager- est quelqu’un qui ménage ses troupes : il est attentif et bienveillant, respectueux de ses subordonnés. Il « aménage » leur temps de travail et leurs contributions au projet commun. Il les oblige à « se ménager ». Il ouvre des voies, crée des trajectoires que ses équipes puissent emprunter, il en vérifie la pertinence à l’épreuve des faits. Ménager veut dire aussi « ne pas ennuyer » : ménager quelqu’un c’est l’épargner (toujours cette économie de l’effort !), « je le ménage sinon il va craquer ».

Source : Les mots du management : et si on faisait le ménage ?

DDR16 Verbatim « Conditions de travail »… quels engagements ?

Toute société dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé ou un système multilatéral de négociation organisé peut établir, chaque année, un document de référence. Ce document d’information présente l’organisation, l’activité, la situation financière, les résultats et les perspectives de la société. (source : AMF [1])

Des détails sont annexés en fin de page.

Nous rappelons que le décret n°2012-557 met en application l’obligation pour les sociétés d’inclure des informations sociales, environnementales et sociétales dans le rapport annuel du conseil d’administration ou du directoire instituée par la loi n°2001-420 du 15 mai 2001 dite « NRE ». (lire+)

 

Cotation SIM26k des DDR [2]

Via sa méthode de classement ConvergenceRSO, LOG’ins Consultants a constitué un panel du TOP10 des meilleurs scores ISO 26000 – cotation Sim26k – relatifs aux documents de référence déposés auprès de l’AMF au premier semestre 2017.

Ce panel (10ème décile) regroupe 22 sociétés cotées sur la place de marché Euronext. Les 3 meilleurs documents RSO-minded (les mieux-disants) concernent ELECTRICITE DE FRANCE, RENAULT, BNP PARIBAS.

 

Conditions de travail… quels engagements ?

Le thème des conditions de travail fait régulièrement l’objet de l’actualité journalière (Loi Travail, QVT, Bien-être, Télétravail, CHSCT, IRP, Médecine du travail…) . Du danger à la prévention des risques professionnels, tous les secteurs d’activité sont concernés par les domaines de la Santé et Sécurité au Travail [3].

Comment les entreprises cotées présentent-elles ce thème ? Quels engagements mentionnent-elles ?

La norme de comportement ISO 26000 donne le ton « Les relations et conditions de travail d’une organisation englobent toutes les politiques et pratiques liées au travail réalisé au sein d’ une organisation, par elle ou pour son compte, y compris en cas de sous-traitance. (…) Les relations et conditions de travail vont au delà de la relation d’une organisation avec ses employés directs ou des responsabilités … sur un lieu de travail qu’elle détient ou qu’elle contrôle directement »

L’ensemble du panel évoque et présente la politique Santé et Sécurité au Travail. LOG’ins consultants en extrait le verbatim suivant :

ELECTRICITE DE FRANCE « Une priorité absolue : Garantir les meilleures conditions de santé et de sécurité au travail pour tous » (…) « À titre d’exemple, EDF s’engage …À favoriser, enfin, l’engagement des salariés par une meilleure articulation des temps de vie, par des conditions de travail adaptées et une organisation du travail encourageant les femmes à occuper des postes clés et à responsabilités dans l’entreprise. »

  • Objectifs : Charte de la parentalité signée et déclinée. Guide de la parentalité communiqué à l’ensemble des salariés. Une ambition de mixité des équipes de Direction. Déploiement du télétravail et du droit à se déconnecter pour tous.

RENAULT  « L’implication du management à tous ses niveaux et son soutien dans la réalisation des actions H&S assure une dynamique à la démarche. Tous les sites partagent la même politique d’amélioration continue qui encourage les employés et leurs représentants à s’impliquer encore davantage de façon à améliorer leurs conditions de travail et ainsi la compétitivité et l’attractivité de Renault. »

  • Après avoir créé une Direction HSE, le Groupe recrute un Directeur HSE (en 2016) et constitue une équipe.

BNP PARIBAS  « Les risques ESG des clients grandes entreprises appartenant à des secteurs non couverts par les politiques sectorielles sont également analysés à travers un outil dédié, le « CSR(1) Screening » (…) Au total, une vingtaine de risques sont mesurés pour rendre compte des enjeux liés à la pollution et à la protection des ressources naturelles, à la sécurité et aux conditions de travail des employés, à l’impact sur les communautés, à l’éthique et à la corruption. »

  • Action  : les entités dans 45 pays, couvrant près de 80 % des effectifs, négocient ou discutent des accords mieux-disants sur la santé et la sécurité des salariés ou prennent des mesures positives.

On citera :

CAP GEMINI « Nos politiques de santé et sécurité sont axées sur l’information, les instructions et la formation dans ces domaines (…) les initiatives visant à améliorer les conditions de travail, y compris les programmes d’équilibre travail-vie personnelle, les relations employé-manager, le bien-être physique et psychologique ; ... »

WORLDLINE   » Worldline a créé un module de formation dédié à la prévention des risques psycho-sociaux en vue d’améliorer les conditions de travail et l’équilibre vie professionnelle-vie privée »

LA POSTE  « … un effort de formation sans précédent, l’accompagnement des managers et l’intensification de la prévention et de l’amélioration des conditions de travail... »

VALEO [faits marquants] « En matière sociale, la santé et la sécurité au travail demeurent un objectif prioritaire. Ainsi en 2016, le Groupe a lancé les « Safety Talks », discussions de sécurité sur le terrain par des managers qui consistent à détecter, comprendre et corriger les comportements dangereux de collaborateurs. »

KERING « En 2015, la santé, la sécurité et la qualité de vie professionnelle forment le premier axe des engagements de Kering dans le cadre de l’accord Européen signé le 19 février 2015 avec le Comité d’Entreprise Européen du Groupe. »

(…)

Conditions de travail… les accords collectifs

Le thème des conditions de travail et des accords collectifs (ou locaux) est traité par l’ensemble du panel. On notera que ces accords concernent la Santé Et Sécurité, les Conditions de santé et de sécurité au travail, la Sécurité au travail, les Conditions de travail, la Santé au travail. LA POSTE évoque les négociations sur les conditions de travail. 

Chacune des parties améliore et/ou s’engage à améliorer les conditions de travail, ce de manière continue ou dans le cadre de programmes (ou démarche globale) de formation et/ou de prévention.

ARKEMA : « Ces accords, d’une durée moyenne de trois ans, portent notamment sur les rémunérations, la sécurité des salariés et des procédés et la qualité de vie au travail.  »

CAP GEMINI : « … Chaque jour, davantage d’entités développent des initiatives spécifiques pour améliorer la santé et le bien-être des collaborateurs… »

THALES : « … L’accord cadre Groupe relatif au télétravail, signé le 24 avril 2015 et complété par des accords sociétés s’inscrit pleinement dans la démarche d’amélioration de la qualité de vie au travail.  »

 

Conditions de travail… les facteurs de pénibilité ?

32% du panel évoque le contexte de la pénibilité du travail (suivi, critères, traçabilité, réduction…) et des facteurs de pénibilité (âge, sédentarité, travail de nuit…).

On notera que WENDEL, bien que n’étant pas soumis à la pénibilité, (…) la société a travaillé en étroite relation avec le CHSCT dans le cadre de l’analyse des facteurs de pénibilité au travail.

 

Les conditions de travail décentes sont évoquées par une seule entreprise. 50% du panel se préoccupe des TMS (troubles musculosquelettiques), 100% évoque les RPS (risques psychosociaux, stress), à des niveaux d’occurrence différents, le secteur bancaire étant le plus impacté (CREDIT AGRICOLE, BNP, BPCE).

Hygiène, Santé, Sécurité est évoqué (politique générale, gouvernance,  CHSCT, management, responsables, services dédiés, dispositifs d’amélioration continue, règles, chartes…) et s’appuie sur le renforcement de compétences via la formation, la prévention, la sensibilisation…

 


 

En application de son règlement général, notamment de l’article 212-23, l’Autorité des marchés financiers enregistre les documents de référence (date, numéro d’enregistrement).  Ce document a été établi
par l’émetteur et engage la responsabilité de ses signataires. L’AMF  vérifie « si le document est complet et compréhensible, et si les informations qu’il contient sont cohérentes ». Il n’implique pas l’authentification par l’AMF des éléments comptables et financiers présentés. [ndlr : extrait du liminaire apposé par l’AMF dans chaque publication]

Le document de référence est un document d’information et de reporting qui vise a améliorer la gouvernance des entreprises cotées, et qui doit donc être objectif et crédible, généralement éclairé par un commentaire des résultats financiers et perspectives. Il ne concerne généralement pas ou peu les questions fiscales « qui doivent en revanche être présentées dans la comptabilité fiscale » (wikipédia)

Le document de référence est établi par plus de la moitié des sociétés françaises cotées sur Euronext Paris et peut désormais être utilisé par les sociétés cotées sur Alternext Paris. Les éléments constitutifs de son contenu informationnel sont précisés sur le site de l’AMF.

A noter que le reporting RSE est remplacé par la déclaration de performance extra-financière [publication d’informations non financières et transposition de la directive RSE n°2014/95/UE]. L’ordonnance a été publiée le 19 juillet 2017 par le ministère de l’Économie et des Finances. Les dispositions de ce texte entrent en vigueur au 1er août 2017.

 


Autres sources d’information :

Nos actualités 

… Nos curation RSO, curation RSE

… Les impacts des décisions sur la santé et l’environnement (actualités RSE/RSO)

L’Effet Papillon ou la Représentation de l’influence d’un phénomène sur une situation ultérieure… (actus du Web)

Comment situer la communication (sociale, sociétale, environnementale…) des DDR par rapport à l’ISO 26000 ? Pour illustrer les résultats, nous vous invitons à lire notre livre blanc  Téléchargez le Livre Blanc (jan15) et à parcourir les pages de notre blog ConvergenceRSO et sa rubrique Cotation

 

Twitter : #docderef

Lien court : http://wp.me/p2OxiV-B4

(1) Autorité des marchés financiers

(2) Document De Référence

(3) SST, Santé et Sécurité au Travail

Images : Pixabay

Agnès Buzyn, ministre de la Solidarité, expose ses priorités pour renforcer l’autonomie des personnes

A l’occasion de la réunion du 5 juillet 2017 du Conseil d’administration de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA), Madame Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a tenu à s’adresser à l’ensemble des membres du conseil pour exposer les priorités qui guideront son action en faveur de l’autonomie des personnes âgées et handicapées.

(…) Ces enjeux sociétaux concernent des millions de personnes, en situation de handicap ou de grand âge, ainsi que leurs proches et leurs aidants. Un effort budgétaire conséquent et nécessaire leur est aujourd’hui consacré.

Source : CNSA : Agnès Buzyn expose ses priorités pour renforcer l’autonomie des personnes | AgeEconomie – Marché Seniors

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