Sécurité au travail, une obligation indissociable de la santé au travail

La santé et la sécurité au travail est partie intégrante des domaines d’action mentionnés dans la norme internationale ISO 26000 et dans ceux propres à la Responsabilité Sociétale des Organisations (RSE/RSO).

Le domaine de la santé et de la sécurité au travail concerne la promotion et le maintien du degré le plus élevé de bien-être physique, mental et social des travailleurs ainsi que la prévention d’effets négatifs sur la santé liés aux conditions de travail. Il porte également sur la protection des travailleurs contre les risques pour la santé et sur l’adaptation de l’environnement de travail aux besoins physiologiques et psychologiques des travailleurs. [6.4.6 Relations et conditions de travail]

Une directive-cadre du 12 juin 1989 a rassemblé les principes généraux dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail, dans l’optique d’améliorer les conditions de travail et les relations au travail. Cette directive est en application depuis le 1er janvier 1993.

Dans le droit français, l’obligation de sécurité de l’employeur est spécifiée dans le Code du travail (articles L4121-1 et L4121-5), ainsi que les Droits d’alerte et de retrait du salarié (articles L4131-1 à L4131-4). L’employeur met en oeuvre les mesures sur le fondement des principes généraux de prévention. Le non respect de ces obligations entraîne de fait la faute inexcusable de l’employeur.

La culture de sécurité au travail, adossée à la Politique de maîtrise des risques professionnels, englobe les différents aspects comportementaux, managériaux et techniques de maîtrise des risques d’un groupe de travail. Cette culture vise à être renforcée, à développer une perception du risque partagée par tous les membres de l’entreprise, à optimiser les comportements et les pratiques sécuritaires réduisant significativement la fréquence et la gravité des accidents.

L’e-Presse est fort diserte sur ce sujet, tant au plan de la presse nationale que locale, comme également les blogs et communications des internautes. On notera l’implication des parties prenantes (citoyen/salarié à titre personnel, IRP, syndicats de travailleurs et/ou organisations patronales).

Santé et Sécurité (ou vice versa) sont intimement liés, ainsi que Formation. Une analyse ciblée sur les thèmes rattachés au domaine de « la sécurité au travail » montre que :

  • Au premier semestre 2018, l’e-Presse a concentré son corpus sur les domaines suivants :
    • sécurité : règles de prévention et de sécurité au travail afin de préserver sa santé et sa sécurité ainsi que celle des autres; fonction HSE (Hygiène-Sécurité-Environnement); point infos sécurité aux employés; sûreté des entreprises…
    • prévention : formation des étudiants en santé sécurité; formation des élus; formation syndicale; prévention; transports-logistique ; prévention incendie; Prévention des risques professionnels; prévention au travail; HSE…
    • accident : accidents du travail chez les jeunes formés à la sécurité; accidents professionnels; incidents et accidents; effets de la prévention sur les risques d’accident; accidents et victimes; accidentologie, accidents routiers…
    • mort : décès (agriculteurs, travailleurs, mineurs, chauffeurs…)
    • norme : ISO 9001 ; ISO 14001, ISO 45001, normes de sécurité…
    • environnement de travail : santé publique et environnement; risques routiers…
    • gestion des ressources : gestion urbaine; humaines (les « talents »); matières dangereuses; ressources minières; ressources matérielles équipement…
    • syndicat : renforcer les missions de la recherche en sécurité au travail, équité de la santé et de la sécurité au travail, interdire les dépistages aléatoires de drogue…
    • amélioration : démarche santé et sécurité au travail; bonnes pratiques; amélioration de la santé des travailleurs; horaires de travail…
    • qualité : management de la santé-sécurité au travail ; qualité de vie au travail, sécurité au travail et qualité…

  • Tandis qu’en 2017, risque (risques professionnels, gestion des risques, pénibilité, risques psychosociaux, accidentologie) et changement (impacts des modifications technologiques, contexte situationnel des salariés en alternance, réforme du Code du travail et du droit du travail) ont été mieux cités, avec pour objectifs de changer la relation entre le travail et la santé.

La culture de sécurité résulte de l’ensemble des phénomènes techniques et organisationnels mais aussi beaucoup du comportement des individus vis-à-vis de la sécurité. Naturellement, la culture de l’entreprise interagit sur son niveau de culture de sécurité du travail.

En fonction de l’information véhiculée dans l’entreprise, on distingue plusieurs types de culture : Culture « pathologique », Culture « bureaucratique », Culture « générative ».  Lire + sur la typologie de Ron Westrum .

Document de référence 2018 : quels sont les thèmes-clés rattachés au domaine de la Sécurité au travail ?

Pour y apporter un premier niveau de réponse, nous avons exploré un lot de 20 documents de référence (DDR), publiés sur le site de l’AMF au cours du mois d’avril 2018. Les secteurs d’activités des entreprises choisies sont : l’immobilier, l’industrie lourde, l’industrie automobile, la banque, l’assurance et prévoyance, l’industrie agroalimentaire, le commerce de gros, les sociétés holding, l’énergie, les logiciels applicatifs… Le processus de forage utilisé pour l’e-Presse a été appliqué.

Santé et Sécurité (Sécurité et Santé), Sécurité au travail sont partie intégrante de la culture des entreprises, à une exception près (1 DDR sur 20).

On y trouvera la notion d’engagement, de bien-être, de prévention, de protection, de risques professionnels, de réglementation, d’identification, de procédures adaptées et de qualité de travail. Sécurité des personnes (ou des salariés / collaborateurs / travailleurs / consommateurs), critères HSE et/ou Management de la sécurité y sont également mentionnés et adossés à des stratégies de politique générale (conduite d’amélioration, accord d’entreprise…). 30% des documents de référence citent le « lanceur d’alerte ».

La sécurité au travail est un domaine auquel participent étroitement syndicat, délégué du personnel, management, comité mixte.

Le terme « Sécurité » est employé entre 30 et 40 fois par corpus (moyenne des occurrences par rapport au nombre total de mots des 20 DDR – 3 107 000 mots). On notera les taux de fréquence des expressions suivantes : « santé et sécurité » (20 fois), « sécurité au travail » (1,9 fois), « santé et sécurité au travail » (2,6 fois), « santé au travail » (1,3 fois).

On citera :

  • [Peugeot] améliorer la sécurité et le bien-être au travail, en particulier par des mesures de détection du niveau de stress (prévention des risques psychosociaux.
  • [BPCE] Outre les dépenses liées à des opérations spécifiques d’amélioration des conditions d’hygiène et de sécurisation des environnements de travail des collaborateurs, les entreprises mettent en œuvre les dispositifs classiques de suivi et de prévention.
  • {ERAMET] par ailleurs la priorité aux formations relatives d’une part à la sécurité et d’autre part au développement des compétences métiers visant à apporter notamment une meilleure maîtrise des procédés et de leur environnement.
  • [PCAS] une démarche forte d’amélioration de la sécurité visant une réduction du nombre d’accidents de travail sur nos sites de production a été engagée.
  • [LISI] (démarche d’amélioration) Ceci démontre que le changement de culture sécurité est bien un travail à long terme. Sur l’ensemble des sites de production du groupe, 55 maladies professionnelles ont été déclarées en 2017.

De manière générale, sur le terrain de la « sécurité au travail », les « préoccupations » des internautes rejoignent les déclarations des entreprises. Une communication plus ciblée et plus explicite sera de nature à « rassurer ».

 


Sources documentaires :

  • Legifrance, Code du travail
  • Sécurité et santé au travail : obligations de l’employeur – [service-public.fr]
  • Les 9 principes généraux de prévention – [INRS] – Les 9 principes généraux de prévention sont inscrits dans le Code du travail (article L. 4121-2). Ils doivent être mis en œuvre en respectant les [valeurs essentielles et les bonnes pratiques de prévention].
  • L’obligation d’évaluer les risques professionnels – La Directive cadre et sa transposition dans les pays de l’UE-15 (Octobre 2007) – [Eurogip]
  • SST = Santé et sécurité au travail
  • Journée Mondiale de la Sécurité et de la Santé au Travail – avril 2015 [OMS]
  • 3 Types of Culture – [Three Cultures Models, by Dr. Ron Westrum – Excella]

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Revue de presse RSE/RSO (2018-07)

ConvergenceRSO vous propose un extrait de sa curation presse pour illustrer une actualité que nous considérons comme marquante. D’autres illustrations sont accessibles sur les pages de Pertinences sociétales –  Risques, Santé, EnvironnementL’Effet Lepidoptera,

 

Les thèmes abordés dans cette revue de presse :

Engagement associatif

Biodiversité

Climat

Écologie


1- L’engagement associatif est généralement vecteur de développement de compétences

L’engagement associatif

Il y a quelques années, de nombreuses entreprises ne voyaient pas l’intérêt ou éprouvaient des difficultés à impliquer ou engager leurs collaborateurs sur des actions d’intérêt général. Les choses ont bien évolué depuis, elles sont de plus en plus nombreuses à percevoir les effets positifs de telles collaborations. 88 % des entreprises considèrent ainsi l’association comme un partenaire légitime pour fédérer et mobiliser les salariés de l’entreprise autour d’un projet partagé. (lerameau.fr / Etude PHARE-Entreprises/30-10-2015 : Perception des entreprises sur «Les fragilités et la co-construction en territoire»)

Les entreprises se considèrent concernées (préoccupées) par la situation économique de leur territoire et pointent les vulnérabilités qui s’en dégagent. Les rapports avec les associations (parties prenantes) entrent dans le champ du développement durable et de leur rôle social. Les fragilités associées au socle sociétal apparaissent pour les dirigeants un peu plus éloignées de la responsabilité directe du territoire, relevant d’un enjeu plus global.

On citera :

  • au plan local et territorial, les chefs d’entreprises estiment que « emploi/chômage/(ré)insertion professionnelle » sont une des premières fragilités auxquelles il faut porter des réponses.
  • le vieillissement, l’intergénérationnel, la mobilité (infrastructures, transports), le lien social, l’isolement, la santé… révèlent un champ de préoccupations au plus près du vécu des citoyens de leur territoire.

 

Lire sur MicroDon (Fondée en 2009 par Pierre-Emmanuel Grange et Olivier Cueille, microDON est une start-up sociale agréée ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale)

Lire+ : ESS : qu’est-ce que l’agrément « Entreprise solidaire d’utilité sociale » ?

Autonomisation des femmes

Actrice associative très impliquée et active au Maroc, Zineb Elouafi, en plus d’encadrer et de former les filles et femmes de sa ville natale aux métiers de la couture pour leur permettre de jouir d’une certaine autonomie financière, porte un intérêt particulier pour la protection de l’environnement, chose qu’elle a exprime à travers de nombreux projets dont celui de la valorisation des déchets ménagers, réalisé, avec l’Association Oued Zem.

Lire+ sur Fondation Yves Rocher

L’Association Derichebourg Mission Handicap

Avant tout le résultat majeur est qu’au sein du groupe, le handicap n’est plus un « tabou ». C’est essentiellement dû à la forte politique de formation et de sensibilisation développée avec notre partenaire adhere-RH auprès de toute la ligne managériale de l’entreprise.
Aujourd’hui, des personnes en situation de handicap sont régulièrement embauchées dans le groupe Derichebourg, des actions de maintien dans l’emploi sont régulièrement mises en oeuvre, des tuteurs et des référents handicap sont en place dans chaque filiale pour suivre les travailleurs handicapés.

Lire+ sur adhere-rh.com

 


2- La biodiversité soumise à l’intensification des pratiques agricoles : Dame Nature se porte mal !

Le silence dans les campagnes françaises

Le STOC, programme de sciences participatives de Vigie-Nature, dessine un paysage métropolitain de plus en plus déserté par ses oiseaux. L’accélération récente de la chute des oiseaux des milieux agricoles est tout particulièrement inquiétante (-10 points pour l’indice d’abondance entre 2015 et 2017).

Juin 2018, l’observatoire national de la biodiversité [ONB] publie son bilan 2018 « Menaces sur le vivant : quand la nature ne peut plus suivre », une synthèse de référence pour mettre en perspective les derniers faits marquant concernant l’état de la biodiversité et les menaces qui pèsent sur elle. Les pratiques agricoles et la consommation des intrants (pesticides <+18% en 5 ans >, engrais, engins mécaniques…) ont porté un coup alarmiste aux espèces qui faisaient jadis la richesse des paysages ruraux. Le rapport mentionne la vulnérabilité des espèces endémiques sur les territoires d’Outre-mer, attaquées par les espèces exotiques envahissantes. A ce constat, s’ajoute la fragilisation des écosystèmes autant par l’augmentation des températures que par l’acidification des océans.

Immense exploitation de soja à Campo Verde, au Brésil. ALF RIBEIRO (SHUTTERSTOCK.COM)

Les travaux * du laboratoire CESCO [Centre d’Ecologie et de Sciences de la COnservation] montrent que des améliorations « peuvent » être réalisées en agriculture conventionnelle et ce sans perte de revenu. Il faut tout particulièrement accepter de ne plus opposer agriculture et biodiversité, et considérer que c’est à l’agriculteur de choisir les pratiques qui permettent de maximiser les revenus qu’il tire de la production alimentaire et ceux qu’il tire de la production de biodiversité sauvage.

L’ONB place les priorités sur la gestion de l’artificialisation des territoires, sur une limitation des surfaces de prairies permanentes, la vigilance sur la conservation des ZNIEFF [Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique] et de leur réémergence, sur la « réparation » des milieux humides, particulièrement dégradés (selon l’UE, 73% des habitats naturels de la métropole et Corse, 91% des habitats humides).

Conflits d’intérêt sur les pollinisateurs ? L’IPBES a produit un premier rapport en 2016 sur la pollinisation, dont la publication avait été entachée de doutes. Deux de ses chapitres-clés étaient en effet sous la responsabilité de scientifiques salariés de Bayer et Syngenta, les deux principaux producteurs d’insecticides dits « néonicotinoïdes », fortement suspectés de décimer les populations d’abeilles, bourdons, papillons. Tous les experts doivent remplir un formulaire détaillant leurs liens d’intérêts, mais ces déclarations ne sont pas rendues publiques.

… de quoi susciter le doute dans l’esprit du citoyen ou de celui de la société civile.

Entre autres, aménageurs, territoires, agriculteurs, consommateurs doivent se rencontrer…

Lire+

* les études citées ont été partiellement financées par des conventions de partenariat de recherche avec les entreprises Bayer, BASF, Agrosolutions, ainsi qu’avec le Conseil régional d’Île-de-France.


3- Climat : il est grand temps de passer à l’action

Le Conseil de sécurité des Nations unies « réfléchit » à s’emparer du sujet du changement climatique 

Le « sujet sensible » du lien entre réchauffement climatique et conflits a fait l’objet d’un vaste débat mercredi 11 juillet au sein de la plus haute instance de l’ONU. En soi, son organisation est déjà un « succès« , estime la Suède qui a initié cette réunion. Même si aucune déclaration consensuelle ni mesures concrètes n’étaient prévues. Le dernier débat sur le lien climat et sécurité remonte à 2011. Si la Chine et la Russie sont plutôt sceptiques, les Européens poussent en ce sens.

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(c) Gellinger

Climat : comment expliquer la chaleur extrême ?

La France bat des records de température qui concernent la planète et l’hémisphère nord en particulier. Les climatologues sont clairs : elles sont la conséquence du réchauffement climatique. « On est sûrs que la multiplication des vagues de chaleur, de leur intensité, de leur fréquence et de leur durée, est liée aux activités humaines, à l’accroissement des gaz à effet de serre dans l’atmosphère« , explique Robert Vautard, du laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement du CNRS.

Lire+ sur francetvinfo

Au Groenland, un iceberg de 10 milliards de tonnes se détache de son glacier

Symbole de la fonte des glaces, un iceberg de 6 kilomètres vient de se détacher d’un glacier au Groenland. Les images, filmées par l’université de New York sont rares et montrent concrètement la fonte de la banquise à cause du réchauffement climatique.

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Voir la vidéo sur la fonte de l’Arctique entre mars et septembre 2017

Lutte contre le réchauffement climatique : l’urgence est là mais l’espoir aussi

Jean Jouzel, Climatologue, ancien vice président du groupe scientifique du GIEC de 2002 à 2015, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) – Université Paris-Saclay.

Ce qu’il faudrait vraiment c’est augmenter l’ambition de l’accord de Paris. Tant que Barack Obama était au pouvoir, une dynamique vertueuse était en place, quasiment tous les pays avaient signés. Le retrait annoncé des États-Unis, c’est la douche froide, pas simplement pour ce pays mais aussi à cause de l’effet d’entraînement qu’il pourrait engendrer.

Rester en dessous de 2°C, c’est un véritable défi : on n’a plus le droit qu’à une vingtaine d’années d’utilisation des carburants fossiles au rythme actuel.

Il faut dorénavant de la sobriété dans nos modes de vie et de consommation. Tout le monde a un rôle (…)

Lire+ sur Theconversation.com


4- Ça ne se voit pas mais ça pollue quand même !

La guerre des métaux rares : le vrai coût écologique et géopolitique du tout numérique

Les nouvelles technologies sont-elles vertes ? Non ! Panneaux solaires, batteries, voitures autonomes, smartphones : tous ces outils sont composés de métaux rares, dont l’extraction est extrêmement polluante. Guillaume Pitron lève le voile sur le bilan noir de ces technologies vertes. Son enquête est remarquable, bien que flippante.

Lire+ sur ladn.eu

 

73% des Français n’ont jamais entendu parler d’écologie digitale

L’écologie digitale est l’étude de l’impact des pratiques digitales dans le but d’en limiter les effets nuisibles pour l’environnement. L’écologie numérique concerne les matériaux – tout aussi polluant – utilisés dans nos appareils électroniques.

Lire+ sur ladn.eu

(c) webandi

Berlin confirme une enquête sur les émissions d’Opel

Dieselgate. L’autorité de tutelle du secteur automobile allemand, la KBA, prévoit une audition sur les technologies d’émissions polluantes utilisées par trois modèles d’Opel, racheté l’an dernier par le groupe français PSA, a confirmé le 15 juillet le ministère allemand des Transports.

Lire+ sur usinenouvelle.com

 

 

 


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La campagne Procter & Gamble mêle RSE et campagne produit

La place d’une mère.

Les Aetas sont une communauté aborigène des Philippines. Dans leur culture existe une notion de protection familiale très forte appelée « Pabaon ». C’est de cela que se sont inspirés P&G et l’agence Saatchi & Saatchi Singapore pour sa solution anti-bactérienne Safeguard. Le film retrace l’histoire de Norman King, le premier Aeta à être diplômé de l’université premier state des Philippines. Alors que le garçon a souffert de la discrimination de ses camarades dans son enfance, la protection de sa mère lui a permis de continuer jusqu’à devenir fier de ses origines et recevoir son diplôme en tenue traditionnelle.

Voir la vidéo

Source de l’article : lareclame.fr


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La RSE, un outil pour se développer à l’international

S’intéresser aux politiques de RSE, c’est bien sûr regarder comment les entreprises tiennent compte de leurs parties prenantes, externes notamment. Ainsi, dans le cadre de leurs activités sur le territoire national, les médias font parties des principales parties prenantes que les entreprises françaises choient, la dimension de communication étant encore significative. A l’international, ce n’est pas le cas : l’orientation est clairement business. Les clients sont considérés comme étant le groupe de parties prenantes le plus influent dans le développement économique de l’entreprise devant les pouvoirs publics, les investisseurs, les institutions internationales et la société civile.

En Europe, les questions liées à l’environnement, à l’égalité hommes-femmes, au handicap, à l’innovation, et à l’insertion professionnelle sont mises en avant. En Amérique latine ou en Afrique, le respect des droits de l’homme et les droits du travail sont plus souvent cités. De manière générale, la question du « licence to operate », de plus en plus comprise comme la capacité à se faire accepter par les parties prenantes locales, est essentielle.

« Innover pour le progrès social »

Limités jusqu’à présent aux grands groupes (Danone, Véolia, Orange, Essilor pour citer quelques exemples connus), ces nouveaux modes de développement se multiplient dans les pays émergents. 80% des entreprises pratiquant le social business indiquent en faire notamment par le biais du financement (ou la participation financière) de projets avec des associations ou des entrepreneurs. L’enjeu pour les entreprises est d’être très clair sur l’objet de cette participation : il ne s’agit pas de simples dons ou de mécénat mais bien d’une logique de développement commercial associant des pratiques de RSE. A terme, cet investissement sociétal doit permettre un développement économique pérenne au niveau local.

La maturité sur la question de la RSE et du développement international dispose encore d’une marge de progrès.

Lire l’intégralité de l’article


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Les salariés de Danone deviennent coactionnaires

capture d’écran – Europe1

C’est une initiative inédite. Le Français Danone, l’un des leaders mondiaux des produits laitiers, va offrir à chacun de ses salariés une action du groupe. Une démarche qui vise à intégrer davantage les employés dans le processus de restructuration de l’entreprise à l’horizon 2030. Ce sont ainsi plus de 100.000 salariés qui vont devenir co-actionnaires et co-décisionnaires de Danone. « C’est beaucoup plus que symbolique, ça donne du sens. L’opposition entre le social et l’économique a mis le monde à l’envers« , commente ainsi vendredi matin Emmanuel Faber, le PDG du groupe, invité de la matinale d’Europe 1.

Une autre vision du capitalisme. « La société se sent  sous la contrainte de l’économie, qui se sent sous la contrainte de la finance, alors que la finance devrait servir l’économie et l’économie la société« , développe le dirigent pour justifier sa vision. « Le capitalisme, tel qu’il est écrit dans les manuels, et tel qu’il est guidé par la finance aujourd’hui, n’est pas tenable. Nous, on construit une entreprise dans l’horizon court, moyen et long« , assure-t-il.

source : europe1.fr


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Pour les cadres, la RSE devrait prendre plus de place dans la stratégie de leur entreprise

La RSE n’est pas un concept militant défendu par des universitaires et des associations. D’après un baromètre Viavoice, HEC Paris et Society & Organisations Center (SnO), sept cadres sur dix affirment que la RSE devrait prendre plus de place dans la stratégie de leur entreprise.

A quelques jours de la discussion du projet de loi Pacte par le conseil des ministres, cette proportion est révélatrice de l’évolution des mentalités dans ce domaine. Avec ce Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), le gouvernement va chercher à surfer sur cette tendance pour faire passer un texte qui fera date.

Août 2017, le MEDEF et le cabinet d’études Viavoice publient le Baromètre d’opinion et de prospectives « Les chefs d’entreprise et l’avenir« . Face aux incertitudes de demain, les chefs d’entreprise privilégient l’emploi et l’Humain.

A la question « comment imaginez-vous l’entreprise d’après-demain ?« , 12% des chefs d’entreprise se projettent dans une entreprise responsable, soucieuse de l’environnement, transparente et à l’écoute de ses clients et des différentes parties prenantes.

« Migrer vers des énergies vertes » ; « Des produits qui laissent moins de traces sur l’environnement » ; « Une bonne entreprise qui écoute ses clients et anticipe leurs besoins » « Une entreprise de proximité avec des partenaires de proximité pour des circuits courts »

Pour 41% des chefs d’entreprise, les bonnes pratiques à adopter au cours des prochaines années doivent viser à améliorer le management, la formation, le bien-être des salariés.

 


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Bonduelle : saisonnalité ne rime plus avec précarité

Bonduelle s’implique pour que saisonnalité ne rime plus avec précarité


article de Audrey Ciesla, Responsable du développement des Hommes pour les activités du Frais et du Traiteur en Europe – Groupe Bonduelle


Manger des légumes de saison, c’est bon pour notre santé et celle de la planète. Grâce à Bonduelle, qui propose des légumes de plein champs, de saison, en conserve ou surgelés c’est devenu possible… toute l’année ! Même si une fois mis en boîte ou surgelés, nous pouvons les consommer à n’importe quel moment, il n’en reste pas moins que « légumes de saison » rime avec emplois saisonniers. Par la nature même de ses activités, rythmées par les récoltes, Bonduelle fait appel à de nombreux saisonniers, qui représentent 17 % de l’ensemble des contrats du groupe (en équivalent temps plein).

Bonduelle est conscient que les emplois saisonniers sont associés à une forme de précarité économique. Parce qu’il est un employeur engagé envers toutes les personnes qui travaillent pour lui, le Groupe Bonduelle développe des approches responsables pour offrir à tous des conditions de travail de qualité, fidéliser ses saisonniers et transformer son besoin de main d’œuvre en opportunités pour les bassins d’emplois concernés. Démonstration avec Audrey Ciesla, responsable du développement des Hommes chez Bonduelle pour les activités du Frais et du Traiteur en Europe.

Bénéficier de bonnes conditions de travail, quel que soit le contrat…


Lire l’intégralité de l’article

Lire également  « Chez Bonduelle : les salariés transforment l’entreprise »


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Mettre fin à la déforestation : un jugement de la Cour suprême de la Colombie

Par un jugement historique rendu le 5 avril 2018, la Cour suprême de la Colombie a ordonné au gouvernement colombien de mettre fin à la déforestation, lui rappelant son devoir de protéger la nature et le climat au nom des générations présentes et futures (lire la décision). Ce jugement fait suite à l’assignation en justice de l’État colombien par vingt-cinq jeunes citoyens. Les plaignants, dont la plus jeune a 7 ans, sont issus des 17 régions de Colombie qui risquent le plus d’être affectées par les changements climatiques.

Par cette décision, les juges enjoignent le gouvernement, les gouverneurs des différentes provinces et les municipalités d’élaborer un plan d’action dans les cinq mois à venir pour préserver la forêt.

La Haute Cour a également déclaré que l’Amazonie bénéficie de droits juridiques et de protection  en vertu de la loi. La Cour constitutionnelle colombienne avait en effet déjà statué en 2016 (décision T-622) que le fleuve Atrato, très pollué, avait des « droits » à la protection et la conservation.

Le gouvernement devra désormais élaborer ce plan intergénérationnel en faveur de la vie de l’Amazonie colombienne avec une large participation sociale, des plaignants, des scientifiques et des membres des communautés amazoniennes, pour prévenir la déforestation et réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Extraits de l’article publié sur theconversation.com

En complément, nous vous invitons à lire :

Vingt-cinq jeunes citoyens assignent l’État colombien en justiceOn voit de plus en plus des citoyens, ou des groupes de citoyens, saisir la justice sur des questions environnementales…

La Constitution peut-elle vraiment protéger le climat ?Pour les associations, auxquelles s’est associé le WWF, il s’agit d’une première victoire. Une lutte efficace contre le dérèglement climatique passe selon elles nécessairement par son inscription dans le droit.

La nature pourrait avoir un statut de personnalité juridique … Un fleuve en Nouvelle Zélande (2012) et les montagnes de l’Équateur (2008) ont déjà ce statut.

Le droit est un outil pour reconnaître une personnalité juridique à des écosystèmes…. _A quelques jours d’intervalle (2017), trois fleuves viennent d’être dotés d’une personnalité juridique. En Nouvelle-Zélande tout d’abord, où le Parlement vient d’accorder à la rivière Whanganui les mêmes droits qu’une personne. Et en Inde, où la Haute Cour de l’Etat himalayen de l’Uttarakhand a décrété que le Gange et l’un de ses affluents, la Yamuna, seraient désormais considérés comme des « entités vivantes ayant le statut de personne morale » et les droits afférents._


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RSE. Les Français toujours plus attentifs aux politiques des grandes entreprises…

Les Français s’intéressent plus fortement à la politique de RSE des grandes entreprises. Jusqu’à en faire un critère d’achat, selon une étude sur la RSE des grands groupes vue par les Français, réalisée par Denjean & Associés. Les Français se disent prêts à boycotter les entreprises qui auraient des pratiques sociales ou environnementales destructrices.

Premier enseignement de l’enquête : l’opinion des Français sur les grandes entreprises apparaît très fortement influencée par la politique de celles-ci en matière de responsabilité sociale et environnementale. En effet, 90% de nos compatriotes déclarent que d’une façon générale, ils apprécient plus les groupes qui ont une bonne politique de RSE que ceux qui se désintéressent de cette question!  82% sont prêts à changer d’avis…
Second enseignement de l’enquête : les Français (env 50%) s’inquiètent des nuisances infligées par les entreprises à l’écosystème… et sont plus « sévères » (env 60%) pour les actions des entreprises qui ont des impacts négatifs sur l’économie.
  • « Nos concitoyens sont révulsés par les pratiques sociales barbares »
    « Une bonne ou une mauvaise politique de RSE constitue un critère important de différenciation des grands groupes dans l’opinion publique »
  •  « Les Français rejettent en bloc le blanchiment d’argent, la corruption, les fausses factures et toutes les techniques d’évasion fiscale »

    « … »

     

Une enquête intéressante, pointant sur non seulement les effets de déviance sociétale ou d’une « mauvaise réputation », mais également sur l’opinion des salariés sur leur entreprise, les articles de presse pouvant être de nature à modifier sensiblement les opinions et/ou les comportements.

 

Distorsion entre communication corporate et attentes de la société civile.

Notre analyse des documents de référence [DDR] publiés par les groupes cotés Euronext (et accessibles sur le site de l’AMF) fait émerger les « plus disants » et/ou les « mieux disants » en matière de RSE / ISO 26000 .

  • On constatera que Bureau Véritas (DDR18) a élaboré son plan de vigilance en association avec les parties prenantes de la Société, et que les mesures se mettent progressivement en place et seront plus largement déployées au cours de l’année 2018.
  • De même,  EDF (DDR18) a fait évoluer son dispositif d’alerte éthique et conformité existant.

Parmi les préoccupations des grandes entreprises cotées, on citera (entre autres) le devoir de vigilance, le travail des enfants ou le travail forcé, les impacts sur l’environnement, la sécurité au travail,  la cartographie des risques (voir notre infographie sur les risques). Ces éléments de langage présentent une forte occurrence.

Toutefois, on regrettera que la sécurité des consommateurs, les données personnelles, la concertation avec les organisations syndicales, la consommation durable,  les impacts potentiels (externalités positives/négatives) ou les ressources renouvelables, … n’aient pas une exposition plus marquée.

L’enquête réalisée par Denjean & Associés révèle que les Français accordent une confiance de 5/10 aux campagnes de publicité ou aux informations que l’entreprise publie sur sa page Facebook.

Pourquoi les gouvernances et les politiques font-elles si peu référence aux « valeurs » de la RSE ?

Source(s) :

  • RSE, les Français toujours plus attentifs aux politiques des grands groupes (ouest france)
  • Devoir de vigilance, la difficile question de l’évaluation des tiers (usine nouvelle)

Autres articles :


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Politique de handicap et de diversité : abordons la !

Qualité de vie au travail, bonheur au travail, politique de handicap et de diversité : ces concepts émergent et prennent de plus en plus de place dans notre vocabulaire de RH. Cependant, les entendre ne veut pas forcément dire les comprendre ou les appliquer. Chez France Médias Monde, le sujet est assez important pour créer de réelles actions. Le groupe France Médias Monde est une société créée dans l’optique de superviser et de coordonner les activités des radios et des télévisions publiques françaises. Elle regroupe France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya.

Récemment le groupe a décidé de mettre en place un dispositif de sensibilisation au handicap et à la diversité. Par l’utilisation de ce programme, le groupe a réussi à faire changer les perceptions de ses collaborateurs sur le handicap.

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